Bel-ami, Maupassant
*Maupassant (1850-1893)
Comment présenter Bel-Ami ? C'est un héros qui marche dans les pas de Rastignac, c'est l'ambitieux sans scrupules qui se sert des femmes comme d'un marchepied. Égoïste et attaché aux apparences, seuls son appétit de richesse et de pouvoir dictent sa conduite, commandent ses sentiments. Machiavélique, il parvient très bien à ses fins - par les plus abjects moyens - s'accordant ainsi avec la déchéance de toute son époque.
Bel-Ami, c'est aussi la description d'un troisième République corrompue, d'un milieu de la presse très affairiste, d'une société occupée par le scandale du Maroc - l'affaire tunisienne réelle - avec des spéculations de Walter très proche de celles d'un Saccard Zolien. Oui, ce Maupassant s'éloigne assez de l'influence du maître de Croisset pour se rapprocher de celle de Zola. Paris apparaît comme un "colosse apaisé", Walter, le directeur du journal où travaille George Duroy, comme un nouveau personnage de L'argent et la serre dans laquelle G. Duroy attire Suzanne, la fille de Walter, est tout aussi monstrueuse et personnifiée que celle de La curée.
Bel ami, c'est enfin toute une conception très schopenhauerienne de la femme soit naïve, soit frivole, et d'une vision pessimiste de la vie. Il y a beaucoup de personnages désespérés dans la comédie humaine maupassantienne que ce soit l'amour excessif et dément de Virginie Walter pour Bel-Ami ou l'agonie abominable de Forestier ou les pensées sur le néant de N. de Varenne. A la richesse des thèmes s'ajoute une écriture sensuelle qui cherche à dépeindre les couleurs et les odeurs : "Il arrivait au dernier salon, et en face d'eux s'ouvrait la serre, un large jardin d'hiver plein de grand arbres des pays chauds abritant des massifs et des fleurs rares. En entrant sous cette verdure sombre où la lumière glissait comme une ondée d'argent, on respirait la fraîcheur tiède de la terre humide et un souffle lourd de parfums. C'était une étrange sensation douce, malsaine et charmante, de nature factice, énervante et molle. On marchait sur des tapis tout pareils à de la mousse entre deux épais massifs de d'arbustes".... Un des plus vibrants des romans de Maupassant...
Maupassant, Bel-Ami, Livre de poche, 367 p.
Le diable amoureux de Cazotte
* Cazotte, 1719-1792
Etonnant est le destin littéraire qu'a connu cette oeuvre ! Loué par ses contemporains, elle a sombré dans les abymes depuis... Sa réputation s'est bâtie autour du fait que c'était l'un des premiers romans fantastiques français, écrit en 1772, le genre fantastique débarquant après avoir atteint les rivages de l'Angleterre et avant les terres allemandes. La dette à Cazotte est visible dans un roman comme Le moine de Lewis. Farouche royaliste, l'auteur a été décapité et sa vie a aussi influencé les écrits de Dumas notamment ses propres contes fantastiques Les mille et un fantômes et la grotte féérique dans le comte de Monte Cristo, mais aussi de Nerval, Nodier... Et pourtant ce roman est si étrange qu'on ne sait quoi penser en le refermant : est-ce un véritable conte ? Peut-on y voir une morale ? Comment parler de ce livre qui raconte les aventures d'un jeune homme qui mène une vie dissipée et dont le diable sous la forme d'une femme va s'éprendre de lui ?
Etrange histoire où le ridicule le dispute à l'allégresse du récit : lorsque notre protagoniste principal, dormant pas loin de Satan qui a pris l'apparence de Biondetta, gesticule tant qu'il casse son lit en deux : est-ce de la possession ou est-ce le symbole d'autre chose ? "Che vuoi ? " demande le diable à notre héros. Est-ce une allégorie sur les désirs humains ? Car ici, le roman est proche des contes hoffmanniens, ressemblant davantage à une fantaisie - le récit échevelé courant à sa fin, passant d'une apparition du diable à une tentative de meutre et de l'Italie à l'espagne - qu'à une histoire provoquant mystère et peur comme dans les romans gothiques. L'auteur, mystique initié, y a-t-il mis des signes cabalistiques ? Si le livre se lit plaisamment, si on découvre les thèmes majeurs du fantastique français, on est loin de la perfection et de la fascination que peut exercer une nouvelle fantastique comme Le tour d'écrou...
Cazotte Jacques, Le diable amoureux, p. 103, mille.et.une.nuits.
Participation au challenge romantique de Claudia.
Robinson Crusoe, Daniel Defoe
* Ecrivain, voyageur et journaliste anglais (1661 - 1731), gravure de J Thomson.
Le buttler de Pierre de Lune ne jurait que par Robinson Crusoe et Rousseau lui donnait une place prépondérante dans sa bibliothèque dans l'Emile. Et on comprend mieux à sa lecture pourquoi. Tout d'abord un petit mot sur la nouvelle traduction : même si vous n'avez pas lu la version originale, on vous explique que nombre de passages sont souvent coupés. Ici, ce n'est pas le cas. En outre, Françoise sorbier a fait un effort pour rester fidèle à la dynamique écriture - sans anachronisme - de Defoe : point de vocabulaire affecté comme dans certaines versions, point de simplification. Cette version se veut fidèle.
Effectivement le dynamisme de l'écriture transparaît dans cette succession d'actions : Robinson, bourgeois de la classe moyenne, pour avoir désobéi à son père, est sauvé miraculeusement de trois naufrages et de l'esclavage dans lequel il est tombé près des côtes africaines. Mais ce n'est pas le moindre de ses problèmes. Lorsqu'il échoue sur une île déserte, il doit tout faire par lui-même : fabriquer son pain, des paniers, des tentes... et ses vêtements. Il n'y a ausun répit pour Crusoé, de même que pour le lecteur...
"Il n'est jamais trop tard pour être sage". La véritable odyssée humaine où Robinson passe par toutes les étapes de la civilisation, se double d'une odyssée métaphysique et philosophique : il réfléchit sur ses erreurs et sa situation, relativisant ses malheurs et les valeurs de la société : " tous les tourments que nous souffrons à cause de ce qui nous manque me paraissent venir d'un manque de gratitude pour ce que nous avons". Lui qui a participé à la traite des nègre devient l'ami d'un sauvage. Ce livre est une belle réflexion autour de la nature et de la civilisation, non sans humour : même dans le désarroi, Robinson se croit gouverneur de son île, se construit une résidence secondaire. Bien qu'il n'y ait personne pour le voir, ce qu'il souhaite le plus au monde sont des bas et des chaussures anglaises... Inspiré d'une histoire vraie, celle d'un marin Selkirk, Robinson Crusoe est une invitation au voyage ; c'est un héros à redécouvrir, malgré des inventaires un peu longs, mais moins pénibles que celle d'une autre Odyssée...
Robinson Crusoe, Daniel Defoe, Nouvelle traduction de Françoise Sorbier, Edition Albin Michel, p 432.
Merci pour ce partenariat à Ys et Newsbook !
Dracula, Bram Stoker
* Bram Stoker, Irlandais, 1847-1912.
Tout le monde connaît le célèbre Dracula, mais il faut tout de même lire ou relire le mythique roman de Bram Stoker. Bien que Jonathan Hacker s'exclame, "Je voudrais n'être jamais venu", lorsqu'il est prisonnier au coeur de la Transylvanie dans un château peuplé de goules et d'un comte sans reflet, le roman n'est pas effrayant. Bram Stoker impose originellement les jalons de tout l'imaginaire populaire du vampire effrayé par des hosties, vaincu par un pieu planté dans le coeur, tombant en poussière à sa mort, ne supportant pas l'odeur de l'ail, se transformant en chauve-souris géante... Le foisonnement d'intrigues et de formes, nous tient éveillé tout au long récit plein de rebondissements : journal de Mina Hacker, extraits de journaux, lettres et télégrammes, rapport du docteur Seward, memorandum de Van Elsing... Ce roman exploite divers genres tout en adoptant différents styles : Mina décrit les paysages, ses sentiments... tandis que Seward écrit dans un style télégraphique et sec des comptes-rendus de ses journées dans l'asile.
Dans cette atmosphère de légende romantique - cimetière, tempête destructrice, superstitions, maisons abandonnées et poussiéreuses, château sombre - on suit divers personnages, Arthur Holmwood, ami de Quincey P. Morris et le docteur Seward qui observe un aliéné Rendfield qui se nourrit de mouches. Et puis il y a aussi Lucy, première victime de Dracula, et le fameux Van Elsing qui apporte une dimension scientifique à cette horrifique et surnaturelle présence vampirique. Si toute la partie du roman avant la mort de Lucy se lit d'une traite, car le mystère ne cesse de s'opacifier, la fin du roman s'essouffle un peu, les mêmes événements étant parfois racontés par divers protagonistes. Il est à noter que le charme de ce roman, qui narre la lutte du bien contre le mal, vient de ce que l'auteur n'oublie jamais d'être victorien jusqu'au bout des ongles, personne n'oubliant jamais de prendre son thé même dans les pires moments, tout le monde vivant dans le respect des bienséances - et contre la barbarie et la sensualité de Dracula - et le mépris des classes populaires, étrangement assoiffés à tout heure de la journée !
Dracula, Bram Stocker, Pocket, 567 p.
Thomas de Quincey, Le bras de la vengeance
Thomas de Quincey (1785-1859) est surtout connu pour être l'auteur des Confessions d'un mangeur d'opium, mais contraint d'écrire inlassablement pour ne pas être harcelé par ses créanciers, il écrit de nombreux textes aux tonalités très variées tels que Le bras de la vengeance. Cette nouvelle pose en quelque sorte les jalons du whodonit de part sa forme : dans une bourgade d'Allemagne, en 1816, une vague de crimes sanglants créent l'épouvante. L'horreur atteint son comble lorsque l'on ne trouvent pas de mobiles à ces méfaits.
Le choix de la première personne permet au narrateur, un professeur d'université, de narrer au lecteur que ce qui lui permet de maintenir le suspense, de garder secret jusqu'aux dernières pages l'identité du tueur secrète. Il s'interrompt volontairement pour ne pas mettre le lecteur sur la piste du vrai coupable tout en distillant savamment assez d'informations... pour nous mener sur une fausse piste. Une tension se crée surtout qu'on passe de citations de Wordworth comme comparer un personnage à un pauvre cerf qui " se retira au fond de la forêt sauvage" à des meurtres sauvages et inexpliqués.
En plus d'un conteur habile, cette nouvelle relate des éléments sur les juifs allemands. Sans être une nouvelle historique, cette dimension tranparaît et explique en partie l'intrigue : la politique de l'époque sans être le thème principal de ce bref récit est abordée indirectement, là où on n'attend qu'un récit policier. Cette découverte, sans être un chef d'oeuvre, permet d'entrer dans les débuts de la littérature policière anglaise.
Participation au mois anglais organisé par Lou, Cryssilda et titine.
Challenge de la nouvelle organisé par Sabbio.
Bruges de Niki
Remerciements aux petits doigts de fée de Niki qui m'a offert cette magnifique carte !
Jasper Fforde, La tyrannie des couleurs, "La route du haut safran"
Depuis l'utopie de Thomas More, ce genre exerce une attraction particulière sur les auteurs qui aiment à développer des sociétés idéales pour mieux dénoncer les problèmes contemporains. Ffjorde avec une imagination tout bonnement délirante invente une chromocratie où la vie des personnages est régentée par une hiérarchie stricte codée par des couleurs : les rouges et les jaunes sont socialement plus élevés que des gris, simples ouvriers...C'est une société régie par des valeurs très strictes où même un noeud papillon mal fait peut vous valoir des "démérites".
Comme dans Fahrenheit 451, le jeune héros Edouard Rousseau va se rebeller contre l'iniquité et les atrocités de cette "tyrannie des couleurs", des mensonges de la chromocratie. Les mots "racailles" et le fait que les personnages portent des codes barres ne semblent pas anodins et semble renvoyer implicitement à la seconde guerre mondiale. Au-delà des idées mises en oeuvre dans ce roman, qui se révèlent assez banales, le roman est assez indigeste à lire : l'auteur a entièrement créé un monde nouveau, une géographie nouvelle avec des noms transparents comme le "reboot", "les franges extérieures", "Carmin Est"... une histoire nouvelle toute aussi transparente, en parlant à plusieurs reprises des "Bonds en arrière", jamais explicités... Mais parfois le texte reste très allusif et on ne sait rien de cette maladie appelée le mildiou sauf qu'il vous expédie dans le reboot. On ne sait pas pourquoi non plus certaines personnes n'ont plus d'oreilles etc... Peut-être l'auteur prévoit-il une suite comme le suggère la fin du roman. "Les Pucks, les balayages de mémoires, le Lincoln, le citron vert et le Gordini, tout ça n'en est qu'une faible partie" : le fatras d'inventions décourage parfois un lecteur déjà réfractaire à cet univers. C'est sans compter aussi que le héros est jeune, idéaliste et a des préoccupations d'adolescent. Un livre pour la jeunesse ? Cela y ressemble, surtout que le vocabulaire et le style est des plus banales, voire sans saveur particulière. Soit on entre de plain pied dans cet univers colorée, soit on reste en marge à s'ennuyer ferme par cette longue mise en place d'éléments.
La tyrannie des couleurs, Jasper Fforde, Fleuve noir, 589 p.
Merci à Caroline et à dialogue pour ce partenariat
Signé Chanel, Loïc Prigent
Dans la mythique rue Cambon, c'est le calme avant la tempête : on attend la Nouvelle collection. Karl Lagerfeld arrive et commencent alors la valse des tissus, des doigts qui brodent, des essayages... Dans Signé Chanel, Loïc Prigent montrent comment les ouvrières, les brodeuses, le chapelier, le bottier... donnent vie aux croquis du célèbre styliste d'une marque mondialement renommée. Non sans humour, Loic Prigent filme les différentes phases de la confection des habits - des patrons, du choix des tissus aux essayages.
Le jour du défilé, ce ne sont qu'applaudissement et admiration. Mais ce n'est pas sur la coupe des vêtements ou les choix esthétiques de cette maison de haute-couture que s'arrête la caméra du réalisateur mais sur l'envers du décor. C'est tout le savoir-faire de ces ouvrières patientes et expérimentées qui s'offrent à nos yeux émerveillés devant tant d'adresse et de talent. Ce travail artisanal est particulièrement symbolisé par Raymonde Pouzieux, passementière qui a connu Mademoiselle : elle travaille minutieusement plusieurs heures d'affilé à la fabrication de ses galons sur une archaïque machine dont elle seule en connaît le maniement ! Et Le bottier recommence à plusieurs reprises la fabrication d'un talon pour qu'il corresponde parfaitement à la volonté de K. Lagarfeld. Quant à Laurence, elle est obligée de recommencer entièrement dans un autre tissu, une robe en panne de velours qu'elle a mis plusieurs jour à coudre. On se rend compte alors du travail demandé, des ajustements ou rectifications multiples qui sont faites, de la pression du dernier soir où les ouvrières travaillent jusqu'à trois heures du matin... Oui, la haute-courture est un art mais celui d'un créateur en harmonie avec ses couturières... Visitez les coulisses surprenants et instructifs d'un des ateliers les plus réputés...
Signé Chanel, documentaire de Loïc Prigent, 2005
challenge "Read me, I'm fashion"organisé par l'Irrégulière.
Happy new year 2012 !
C'est sous des torrents de pluie et un fog presque londonien que je vous souhaite " amour, gloire et beauté" pour la nouvelle année 2012 - à prendre au dixième degré !-. Même si je n'ai pas pu lire autant que je le souhaitais cette année et que je n'ai pas été à la hauteur pour les challenges - pour ne pas changer ! - voici un petit bilan de l'année 2011 :
Mes coups de coeur cinématographiques : Black Swan, Les misérables et Créatures célestes.
Mes coups de coeur livresques : Prodigieuses créatures de Tracy Chevalier, La lettre écarlate d'Hawthorne et Les affinités électives de Goethe... sans oublier Stevenson, Dickens, Wharton ( Chez les heureux du monde... lu en 2010 mais qui m'a fortement impressionnée.).
J'ai été extrêmement amusée par le mois Halloween organisé par Lou et actuellement par le mois anglais organisé par Cryssilda, Lou et titine. Les autres challenges qui me passionnent sont le challenge "Back to the past" organisé avec Lou et le challenge romantisme de Claudia, qui aborde aussi bien la peinture, la musique que les grands classiques du romantisme. En passant, jetez un coup d'oeil aussi sur les billets d'Alice qui parle justement de l'Alice carrollienne, mais aussi de la vie d'une jeune londonienne A l'aube du XXeme siècle. Titine, quant à elle, nous fait part de ses impression esthétiques sur la nouvelle Jane Eyre de Fukunaga... Pour rester dans le ton du mois anglais, Cryssilda nous fait partager son admiration pour Nord et sud de Gaskell, Neph pour le faiseur d'histoire, un très drôle roman de SF de Fry, Céline d'une biographie de Jane Austen, Keisha de Beryl Markham et Karine me tente avec un mystérieux livre - the nature of monsters, de Clare clark - arrivé non moins mystérieusement dans sa PAL. Dasola chronique A dangerous method, film que j'ai apprécié. Si vous avez le temps, regardez le documentaire sur les studio Harcourt, intitulé "Harcourt, l'histoire d'un mythe" (ici) pour en savoir plus sur l'art de la photographie comme esthétique et le destin d'une femme hors du commun qu'on compare souvent à Chanel et celui sur Tim Burton, ici, créateur du gothic popcorn,à l'honneur en mars à la cinémathèque...impossible d'être exhaustive, mais je vous souhaite un "Happy new year" à tous !
Créatures célestes, Peter Jackson
Lisez-vous des livres d'Anne Perry ? Connaissez-vous son histoire ? Avant de rencontrer le succès avec L'étrangleur de Cater street, elle a connu un drame dans sa jeunesse mouvementée d'enfant atteinte de la tuberculose. C'est grâce à Peter Jackson dans Créatures célestes que nous découvrons la jeunesse de la "reine du crime", qui s'appelait alors Juliet hulmes.
Mais c'est plus que la narration d'un sordide crime que filme le réalisateur : il nous livre les sentiments exacerbés de deux adolescentes souffrantes et perturbées. A la rigueur de leur école où elles portent uniforme et doivent faire preuve de bienséance, s'oppose un monde imaginaire issu de leur lecture, de leur amitié. Amitié d'ailleurs des plus ambiguë... Au-delà des magnifiques décors et du talent des actrices - film qui révélera Kate Winslet -, l'atout de ce film biographique est de représenter l'imaginaire de l'écrivain : comme Alice de Lewis Caroll qu'elle admire et qui est cité dans le film, elle traverse le miroir dans un monde époustouflant, déjanté, féérique..., monde extrêmement réussi grâce à des effets spéciaux insérés avec fluidité dans la trame des images. On admire aussi la diversité de tons, passant du drame à des scènes de comédie, d'images idylliques d'une jeunesse turbulente et joyeuse à des scènes morbides et malsaines... Peter Jackson arrive à sublimer les protagonistes d'un macabre faits divers en "créatures célestes". Un film à connaître pour sa beauté visuelle et son imaginaire délirant comme une aventure d'Alice aux pays des merveilles...
Participation au mois anglais organisé par Chryssilda, Lou et Titine.
Peter Jackson, Créatures célestes, avec Kate Winslet et Mélanie Lynskey , 1994, 100 min.
Billet de Mélodie grâce auquel j'ai découvert de film.
Créatures célestes Bande annonce





















