1001 livres

03 mars 2015

Fille noire, fille blanche Oates

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16 février 2015

Carrère, La moustache et l'adversaire.

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* Merci Anna et Folio pour ce partenariat.

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08 février 2015

De la mode 1

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* billet de Niki

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13 janvier 2015

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02 janvier 2015

Bonne année 2015

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29 décembre 2014

Le complexe d'Eden Bellwether, de Benjamin Wood

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05 octobre 2014

BREVES DU MOIS D'OCTOBRE 2014

BREVES OCTOBRE 002erratum : LC Le prince est prévue pour le 15 décembre.

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30 septembre 2014

DE LA PHILOSOPHIE POLITIQUE : Le discours de la servitude volontaire, La Boétie

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"Il en est que le métier ingrat de courtisan use dans la servitude volontaire"

De la briéveté de la vie, Sénèque

Quel paradoxe ! Pourquoi accepter le joug d'un tyran ? Pourquoi le peuple "s'asservit" et "se coupe la gorge" ? Ce bref texte de La Boétie suscite d'autres questions que celles de son titre oxymorique. Et tout d'abord qui est cet auteur dont on sait peu de chose ? La date de publication est incertaine et le message est des plus ambigus : comme Le prince de Machiavel qui connut un destin peu ordinaire (" on se perd en conjecture sur le sens de sa démonstration" dit Spinoza)  - de la naissance du concept du machiavélisme à l'interprétation " du livre des Républicains" de Rousseau - Le discours de la servitude est tantôt perçu comme un livre écrit au service du roi contre les Protestants, tantôt comme un discours contre le roi et défendant les parlementaires, ou tantôt comme un texte en faveur des Protestants... A-t-il été écrit contre les répressions de la Gabelle de 1548 ? Est-il un jeu rhétorique ou un pamphlet politique ? Huit versions de ce texte existent, qui ne cessent d'être réactualisés, brandis par les révolutionnaires de 1789 ou par les réplublicains en 1851...

" D'avoir plusieurs seigneurs aucun bien je n'y voy. Qu'un sans plus soit le maître, et qu'un seul soit le roi". La dénonciation du pouvoir est étonnamment moderne pour l'époque car elle s'affranchit de toutes allusions religieuses. Ce discours reflète l'appartenance au mouvement de l'humanisme de son auteur, avec la valorisation de l'amitié ( " L'amitié est un nom sacré") qui est synonyme d'égalité et de connaissance mutuelle, de savoirs partagés mais est aussi visible dans le recours aux exemples puisés dans l'histoire antique. Non seulement La Boétie contredit les idées d'Aristote, mais il ne fait pas de son discours un miroir du prince. Il analyse les moyens dont disposent le tyran pour maintenir sa domination : coutume, divertissement, religion et soutien des favoris. On peut donc y lire une corruption de l'ensemble de la société, annonçant le pessimiste de la fin du XVIeme siècle, déchirée par les Guerres civiles, une dégradation des idéaux de l'humanisme.

Si l'on considère ce discours comme l'exercice d'un rhéteur, on ne peut qu'admirer la prose de ce texte qui révèle une véritable éloquence : période cicéronienne, questions oratoires, accumulations, métaphores, parallélismes. En voici un bel exemple ( p. 85) : "Pour ce coup je ne voudrois rien entendre comm'il se peut faire que tant d'hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelque fois un tyran seul, qui n'a puissance que celle qu'ils lui donnent ; qui n'a pouvoir de leur nuire, sinon tant qu'ils ont vouloir de l'endurer ; qui ne sçauroit leur faire mal aucun, sinon lors qu'ils aiment mieulx le souffrir que lui contredire." Quel que soit l'idéologie portée par ce texte, sans cesse réactualisée, il incite à la réflexion et force l'admiration par sa magnifique rhétorique...

La Boétie, De la servitude volontaire, Tel Gallimard.

Lecture commune avec Margotte, Claudia, Océane.

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16 septembre 2014

T. More, L'utopie

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Planisphère de Martin Waldseemuler ( publié avec le texte d'origine)

Comme le Planisphère, à bien y regarder est aussi une vanité, le texte de More est au-delà d'un récit de voyage, comme un traité sur le meilleur gouvernement possible. Morus nomme ce procédé, la " menée oblique" : la fiction permet d'enrober l'aridité d'un essai de philosophie politique. Voguant sur les succès des publications des récits de voyages des explorateurs du XVeme siècle ( le Mundus Novus de Vespucci est un best-seller que tout le monde s'arrache à l'époque) , L'utopie est conçue comme la relation vraie d'un voyage d'un certain Raphaël Hythlodée, qui a participé au trois premiers voyages en Amérique d'Amérigo Vespucci, à Thomas Morus. Avant de révéler sa découverte de l'île, Raphael raconte un dîner avec les puissants de l'Angleterre. Là il décrit les travers de la Grande Bretagne, une dystopie, notamment les peines infligées aux voleurs, l'orgueil des hommes...

Puis, il commence la description de l'Utopie. Comment se présente cette île ? Quelles sont ses moeurs ? Quel est le système politique et économique ? Grâce aux notes, nous pouvons voir que l'Utopie ressemble beaucoup à la Réplublique de Platon, ce qui n'est pas étonnant lorsque l'on connaît l'amour immodéré des Humanistes pour les sources antiques. Ainsi, les utopiens ne connaissant pas la propriété, rejettent l'expansionnisme et n'idôlatrent pas l'or. En creux, cette description critique l'Europe à l'époque de More, notamment les enclosures ( en Angleterre), les conquêtes sanglantes du Nouveau Monde ou " le goût déraisonnable du luxe". Cette île du " non-lieu" présente des aspects modernes pour l'époque comme l'étude pour tous, la mise en valeur du savoir, une des préoccupations humanistes. C'est pourquoi, ils ont beaucoup de temps de loisir " afin qu'ils consacrent à cultiver et à affranchir leur esprit. Car c'est en cela, croient-ils, qu'est située la félicité humaine".

Cependant dans la conversation finale entre Raphael et Morus, nous comprenons que ce dernier est réticent face à certains aspects des propos du jeune voyageur : Morus n'est pas un idéaliste et a une approche plus aristotélicienne de la politique, en favorisant la pratique aux spéculations. Tolérance, vertu, équité, L'utopie est-elle la Res publica idéale ? Il faut surtout se demander si l'on pourrait l'expérimenter... Ce texte m'a permis de réfléchir sur la politique et la morale des utopiens mais aussi à renouer avec les auteurs antiques, notamment la philosophie des stoïciens...

T. More, L'utopie, folio, 382 p. avec le paratexte.

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09 septembre 2014

Les mémoires d'Hadrien, Yourcenar/ L'oeuvre au noir

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"Deux êtres profondément différents l'un de l'autre : l'un reconstruit sur des fragments de réel, l'autre imaginaire, mais nourri d'une bouillie de réalité" : ainsi M. Yourcenar décrivait ses deux oeuvres. Les mémoires d'Hadrien peuvent faire penser aux biographies de Suétone, par leur dimension anecdotique, privée, qui développe la vie de Néron, Caligula, décrivant précisément, de manière fouillée leur règne. De facto, l'empereur rend compte de son oeuvre politique, de l'histoire de la Rome du IIeme siècle... comme un "miroir du prince" qu'il adresserait à Marc-Aurèle, son successeur. Mais c'est aussi une méditation sur la mort : au seuil de la mort, Hadrien se juge, médite, confronte diverses philosophies tout en avouant sa fascination pour les différents cultes qu'il a contribué à restaurer. Mais Les Mémoires d'Hadrien ont parfois été appelés par la critique le "roman d'Antinous" : le culte insensé qu'Hadrien rendit à ce jeune homme frappa les historiens de l'époque et Marguerite Yourcenar dessine les lignes de cet amour si tragique qui imprègne le roman d'une grande mélancolie et d'un grand désespoir. Ce livre qui raconte la vie " d'un génie politique", réussissant à instaurer la paix dans l'Empire romain, est aussi une mytification et une poétisation des amours d'Hadrien. Le style togé - style académique, surfait, que les critiques dépréciaient -, la beauté de la langue si chère à l'auteur, enchante le lecteur dès les premières lignes. Et ciselé dans cette belle écriture, à travers la voix d'Hadrien qui relate sa vie, M. Yourcenar construit le véritable tombeau d'Antinous.

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" Je me suis gardée de faire de la vérité une idole, préférant lui laisser son nom plus humble d'exactitude", dit Zénon, le héros de L'oeuvre au noir. Personnage fictif, Zénon est proche de figures réelles comme Léonard de Vinci, Campanella... - que M. Yourcenar énumère dans ses notes. Toujours en fuite, et fuyant tout dogme, ce personnage de médecin, d'alchimiste traverse le seizième siècle qui est à feu et à sang, déchiré par les guerres d'Italie, les guerres de Religions.  Il vit dans un monde boschien ou bruegelien, où les rois sont les débiteurs de marchands cupides,  où les religieux sont des fanatiques, où tout ce qui n'est pas expliqué par le divin paraît hérétique.  Mais Zénon dit aussi : " La révolte qui vous inquiète était en moi, ou peut-être dans le siècle". En effet, au delà du XVIeme siècle, Zénon incarne une figure de contestataire contre toutes les valeurs, tous ces " châteaux d'idées" qui enferment l'homme. Il incarne une certaine image de l'homme qui agit et choisit la liberté comme principe. Ecrit en 1968, L'oeuvre au noir éblouit par son style et par son personnage, qui résiste littérairement parlant - à une époque où Sarraute a proclamé "l'ère du soupçon" dans laquelle le personnage est entré -, et à tout dogmatisme. Est-ce le classicisme de son écriture qui voue M. Yourcenar à un relatif oubli ? Est-ce son érudition qui poussent les lecteurs à refermer ses romans ? Toujours est-il que ses deux magnifiques romans fascinent et éblouissent.

"Les bâtisseurs d'empire : l'empire romain", est un documentaire d'History Channel ( Engineering an Empire) qui s'attarde surtout sur les prouesses architecturales des Romains, de César à Claude.

Le premier siècle de l'Empire romain, Evocation très superficielle des premiers empereurs romains.

Lecture commune avec Claudia, Océane, Praline, Alison, Margotte.

Posté par maggie 76 à 23:24 - Commentaires [20] - Permalien [#]



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