1001 classiques

01 juillet 2020

C'est le premier, je balance tout (juin 2020) : ISSN 2607-0006

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1) MES LECTURES

Ce mois-ci, j'ai lu Un début dans la vie de Balzac. Nous retrouverons ces LC, le 27 septembre avec Les chouans et le 25 octobre avec La cousine Bette (avec Céline) et le 29 novembre avec La femme abandonnée. Une autre LC a été une déception : j'ai abandonné Les ferrailleurs de Carey. J'ai écouté aussi le dernier audio livre (Beloved de Morrison) pour le prix Audiolib dont les 5 finalistes ont été annoncés. Verne nous fait joyeusement voyager avec P. Fogg dans Le tour du monde en 80 jours, de même que la journaliste Nelly Bly dans Le tour du monde en 72 jours. Merci aux éditions Dystopia pour l'envoi des Chambres inquiètes de Tuttle : c'était une très belle découverte.

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2) MES ACHATS

Après la lecture de Miroir de nos peines, j'ai acquis Au-revoir là-haut de Lemaître, le premier volume de la trilogie. J'ai acheté deux nouveaux tomes de la séries du tigre des neiges, trois tomes de la série Isabella Bird, Le capitaine Rose, album de Fombelle et enfin un classique, Mauprat de Sand. Bonnes lectures à vous !

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3) PAUSE ESTIVALE

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28 juin 2020

Les chambres inquiètes de Lisa Tuttle : ISSN 2607-0006

Les chambres inquiètes

Chaque nouvelle du recueil des Chambres inquiètes de Lisa Tuttle est comme une pièce d'une maison hantée derrière laquelle se cache une histoire inquiétante ou malaisante et souvent fantastique. La romancière américaine a aussi écrit, avec Georges Martin, Elle qui chevauche les tempêtes, un roman de fantasy féministe. La même thématique se dessine à travers tous les récits du recueil même s'ils sont extrêmement variés et sémantiquement bien plus riches.

  Les quinze nouvelles - Un nid d'insectes", "sans regret", "en pièces détachées", "La tombe de Jamie", "Le lézard de Byzance", "L'autre chambre", "Oiseaux de lune", Propriété commune", "Une amie en détresse", "L'autre mère, " les mains de Mr Elphinstone", "La plaie", "Le nid" - parlent de la condition de la femme : elle est une proie pour l'homme dans "Un nid d'insectes" ou "En pièce détachées", une mère possessive dans "La tombe de Jamie" ou dans "L'autre mère", une soeur possessive dans "La plaie" ou "Le nid", une mère désespérée dans une famille dysfonctionnelle dans "Oiseaux de lune" par exemple.

"J'avais une vie imaginaire" ( "Une amie en détresse", p. 227) :

Souvent, l'auteur utilise des métaphores, des symboles pour représenter des situations angoissantes, qui restent parfois sibyllines : dans "Le lézard du désir", on comprend implicitement que des femmes sont battues mais qu'elles peuvent s'en sortir en possédant un lézard. Que représente cet animal ? Pourquoi veulent-elles en posséder un ? La nouvelle reste énigmatique. En revanche, en usant d'un rêve, répété comme un refrain, "Oiseaux de lune" se fait poétique : "Les oiseaux qui vivent sur la lune ont presque une tête pareille à celle des hommes, mais ils n'ont pas d'oreilles et leur visage inexpressif a l'air étrangement mort. Lourds et lents, il volent dans la nuit immobile et perchent, solitaires, sur la roche stérile et au flanc des cratères.

Amalie s'éveille en sursaut, comme si des serres glacées lui avaient agrippé le poignet. Le souffle lent et régulier de son mari emplit la chambre à l'instar du clair de lune ; il dort. Elle fait pivoter sa tête sur l'oreiller et se fige à la vue de ses yeux grands ouverts. Mais ceux-ci ne distinguent que ses rêves" (p. 195)...

Certaines nouvelles comme "Une amie en détresse" ressemble davantage à un court récit de science-fiction, usant de l'existence de mondes parallèles. D'autres renouvellent le genre du récit fantastique avec des maisons délabrées, hantée par des choses, ou par des fantômes pour exprimer le mal-être des personnages. Dans "Sans regret", une femme a fait le choix de devenir poétesse au lieu d'épouser un homme et de fonder une famille. Une dizaine d'années plus tard, elle voit les fantômes de la vie qu'elle aurait pu avoir. Est-elle vraiment "sans regret" ?

Toutes ces nouvelles présentent une écriture fluide, qui captivent par leur chute pas toujours explicite. En très peu de mots, Lisa Tuttle arrrive à peindre ses personnages, une situation quotidienne, qui devient vite anxiogène, fantastique, symbolique, tout en montrant des héroïnes tuttliennes en proie à leurs problèmes. Un recueil fascinant !

Tuttle Lisa, Les chambres inquiètes, Dystopia, France, Avril 2014, 357 p.

Autres romans : Elle qui chevauche les tempêtes

Merci aux éditions Dystopia pour ce SP.

Ceridwen

"La silhouette voilée pourrait être Ceridwen, la déesse blanche de la mort et de la création" ( p. 247, "L'autre mère")

Ceridwen (1910) par Christopher Williams.

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24 juin 2020

Un début dans la vie de Balzac : ISSN 2607-0006

Un début dans la vie

L'histoire de la genèse de ce roman est aussi mouvementée que la vie de l'anti-héros d'Un début dans la vie. Lorsqu'en 1841, Piquée directeur du Musée des familles, réclame un texte à l'auteur de La comédie humaine, Balzac choisit un scénario fourni par sa soeur Laure ( Notice p. 224). Mais après une première version avec une fin morale, le romancier a ajouté des chapitres pour la publication en roman-feuilleton dans le journal (Notice). De fait, le roman final semble digressif et disparate.

Un début dans la vie commence comme bien des romans de Balzac par poser le cadre - l'histoire des transports dans la province - pour ensuite égréner la vie des différents protagonistes : ainsi découvre-t-on la vie du conducteur Pierrotin et du comte de Sérizy. Ce dernier, étant trahi par son régisseur Moreau (dont la vie nous est aussi dévoilée) décide de retourner dans son château de Presles, en prenant une voiture publique, incognito. Dans le coucou, plusieurs personnes engagent la conversation sur leur passé : George Mesrat, un jeune élégant, serait un ancien officier. Quant à J. Bridau - personnage de "La Bourse" -, il prend le nom du grand peintre Shinner... Chacun, comme Oscar Husson, un autre passager, s'invente une vie extraordinaire. Pourtant, les masques tombent lorsque tous se retrouvent au château de Presles. A partir de moment, on suit particulièrement le parcours d'Oscar punit par sa vanité et qui connaîtra moults rebondissements avant la fin du récit.

Tout d'abord, notons que la conversation, dans la voiture publique, est une succession de mystifications, émaillée de proverbes déformés par Mistrigris, l'apprenti peintre donnant une coloration drôlatique à toute cette première partie : "Châssez le naturel, il revient au jabot" (p. 88) ou "faire d'une pierre deux sous" (p. 103) etc... Mais le premier dénouement, qui se termine par une démonstration morale - ne pas être vaniteux, savoir être discret... -, se double par le parcours d'Oscar devenu notaire puis soldat : l'histoire se mue en récit d'apprentissage et prend une dimension historique dans la dernière ligne. Un début dans la vie révèle bien des surprises et une dimension sociale très balzacienne qui n'ont rien à envier à ses grands classiques.

Balzac, Un début dans la vie, folio, France, mars 2011,  288 p. 

Pierre Laforgue, « Par où commencer et comment finir : Un début dans la vie », Fabula / Les colloques, Le début et la fin. Roman, théâtre, B.D., cinéma. URL : http://www.fabula.org/colloques/document755.php, page consultée le 21 juin 2020.

  LC avec Miriam. Prochaine LC le 26 septembre avec Les chouans.

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La comédie humaine :

1. Scène de la vie de province: " Pierrette", Le curé de Tours, Ursule Mirouet, Eugénie Grandet, Le cabinet des antiques,

2. Scène de la vie parisienne : Ferragus, La maison Nucingen, "Pierre Grassou", La fille aux yeux d'or, La duchesse de Langeais

3. Etude philosophique : Maître Cornélius, Un drame au bord de la mer, Fascino cane, Louis Lambert, Melmoth réconcilié, La peau de chagrin, L'auberge rouge, L'élixir de longue vie.

4. Scène de la vie privée : Un début dans la vie, La vendetta, Une double famille, "Le bal de Sceaux", Mémoires de deux jeunes mariées, Le père Goriot, La bourse, Le colonel Chabert, Gobseck

5. Scène de la vie de campagne : Le lys dans la vallée

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22 juin 2020

Les ferrailleurs 1, Le château de Carey : ISSN 2607-0006

ferailleurs couverture

Comme le romancier italien Dino Buzzati, E. Carey est un auteur britannique, qui est aussi illustrateur. De fait, le roman comporte des portraits des différents personnages qui prennent la parole pour raconter leur histoire (ci-dessous la première illustration). C'est en visitant un musée d'ojets récupérés en Chine qu'il a eu l'idée d'écrire ce roman dans lequel les choses ont une importance extrême.

Dans une Angleterre imaginaire, vit une famille noble au milieu d'une immense décharge. Chacun reçoit à sa naissance un objet, qu'il emmène toujours sur lui et qui semble même influencer leur caractère. A 16 ans, on les marie mais parmi nos personnages principaux, le chétif et maladif Clod diffère des autres membres très excentriques pourtant de sa famille. Non seulement, il entend les objets parler mais en plus, il refuse d'épouser celle qu'on a choisi pour lui. Mieux vaut ne pas dévoiler trop d'éléments de l'intrigue pour laisser aux lecteurs le plaisir de découvrir à quoi va lui servir son don et à qui il va donner son coeur...

unknownLes ferrailleurs tient à la fois de roman traditionnel où les serviteurs vivent dans un lieu bas, caché, et les nobles dans leur château et à la fois du roman de fantasy comme La passe-miroir de Christelle Dabos (l'auteur a bien évidemment dessiné un plan des lieux comme dans tous romans de fantasy). Les caractères des personnages et le décor sont des plus originaux, de même que le monde fantaisiste sorti de la plume de Carey.

Illustration p. 11 Les ferrailleurs © Carey

L'auteur a talentueusement entrelacé plusieurs intrigues secondaires, pour retenir l'attention du lecteur, comme la disparition d'une servante qu'on appelle indistinctement "les ferrayors", le mariage de Clod, la disparition d'objets, une maladie mystérieuse qui réifie les humains... Cependant, le monde décrit peut aussi rebuter le lecteur avec ses saletés, ses immondices et l'aspect glauque aussi bien des dessins que des descriptions sordides.

Carey Edward, Les ferrailleurs 1 "Le château", livre de poche, France, avril 2013, 470 p.

Lecture commune avec Ingannmic et A girl.

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17 juin 2020

Les finalistes du prix Audiolib 2020 : ISSN 2607-0006

Voici la liste des finalistes du prix Audiolib 2020 pré-sélectionnés par les blogueurs (ma pré-sélection ici), que vous pouvez retrouver sur le site Audiolib avec des extraits d'avis de blogueurs et des extraits à écouter :

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Vous pouvez, à partir de maintenant jusqu'au 21 août, voter pour votre livre audio préféré. J'ai été ravie de découvrir tous ces romanciers et je remercie Audiolib pour l'organisation de ce prix, maintenant à vous de participer !

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14 juin 2020

Le tour du monde en 72 jours de Nellie Bly : ISSN 2607 0006

couv64721817Le tour du monde

 Né en 1864, Nellie Bly est devenue une journaliste américaine iconique. Ce qui frappe dans le portrait tracé dans les premières lignes du Tour du monde en 72 jours, c'est sa détermination farouche. Au rédacteur du New York world qui lui affirme qu'elle n'arrivera pas à faire le tour le monde et qu'il va envoyer un homme, la journaliste répond : "Fort bien ! Alors je partirai en même temps que lui [un homme]". Avec sa devise, "quand on veut, on peut", elle décide de prendre un seul bagage - exploit, car chacun le sait, une femme ne peut pas voyager sans dix valises - et de voyager.

 D'emblée son ton est simple et ne recherche pas le sensationnalisme : comme dans une conversation familière, elle avoue ses problèmes comme le mal de mer et détaille les transports qu'elle emprunte. Cependant, elle dit crûment les désagréments du voyage en nous laissant une mauvaise impression : elle semble arrogante et plaintive. Comme Phileas Fogg, elle cherche davantage à gagner son pari qu'à se cultiver ou à faire preuve de curiosité... Même lorsqu'elle rencontre Jules Verne après son arrivée à Londres, elle détaille simplement la rencontre sans romanesque. Il n'y a ni humour, ni références littéraires, ni émerveillement : ce n'est pas une voyageuse comme Bouvier, par exemple...

La globe-trotteuse insère au milieu de ses écrits des extraits de journaux, ceux du New York World mais aussi ceux de journalistes commentant sa circumnavigation qui témoignent de l'audace de la jeune fille. C'est un témoignage à connaître même si la journaliste n'a rien de sympathique par son nationalisme et semble toujours chercher à se mettre en avant, ce qui est en partie compréhensible étant donné l'époque...

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Carte du voyage de Phileas Fogg, illustration originale d'Alphonse de Neuville et de Léon Benett. {{PD-Art}}

Nellie Bly se comporte donc dans son désir de relever son pari comme Philéas Fogg. Ce personnage est issu d'un roman de Jules Verne, publié en feuilleton en 1872. Ce récit populaire relève du roman d'aventures avant tout, mais les progrès de l'époque sont présents dans les transports pris par P. Fogg : le personnage principal use de tous les moyens de locomotion, de tous les progrès de la révolution industrielle pour accomplir son voyage.

Contrairement au récit de non-fiction de Nellie Bly, on tombe sous le charme de ce roman divertissant, agrémenté des illustrations des éditions Hetzel. Cependant, sous l'exotisme et le romanesque stéréotypés - attaque d'un train par des indiens, amour avec une jeune femme sauvée de la mort -, on retrouve l'humour présent aussi dans Voyage au centre de la terre avec un duo comique reposant sur les contrastes et avec des scènes burlesques, provenant essentiellement du personnage français Passepartout. Voici donc un roman d'aventures à lire et une journaliste intrépide à découvrir malgré son reportage empreint de nationalisme.

Bly Nellie, Le tour du monde en 72 jours, France, juin 2017, Points, 205 p.

Verne, Le tour du monde en 80 jours, Folio, France, décembre 2017, 411 p.

Sur le web :billet de Keisha

Sinard Alisonne, "Nellie Bly : mieux que Phileas Fogg, un tour du monde en 72 jours" Savoir, France culture, mis en ligne le 28 décembre 2017. URL : https://www.franceculture.fr/medias/nellie-bly

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 Illustration du "Le tour du monde en quatre-vingts jours", Alphonse de Neuville & Léon Benett/ source : http://jv.gilead.org.il/rpaul/Le%20tour%20du%20monde%20en%2080%20jours/

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10 juin 2020

Bilan prix audiolib 2020 : ISSN 2607-0006

PRIX AUDIOLIB 2020_logoRappelez-vous qu'en février, j'ai commencé à écouter les audiolib du prix 2020. J'ai fait de belles découvertes mais d'autres écoutes furent déceptives. Merci Audiolib pour l'organisation de ce prix auquel j'ai participé avec un immense plaisir !

Voici mon classement qui n'a pas été facile à faire surtout pour la première et deuxième place :

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1. Ici n'est plus ici de T. Orange : un témoignage contemporain et émouvant sur les Amérindiens

2. Miroir de nos peines de Lemaître : un regard satirique et romanesque sur l'exode

3. Le bal des folles de Mas : un roman sur la condition des aliénées au XIXeme siècle

4. Vie de Gérard Fulmard d'Echenoz : une amusante parodie de roman d'espionnage

5. L'homme qui savait la langue des serpents de Kivirähk : un roman surprenant sur un monde légendaire et fantaisiste estonien

6. Dans la forêt de Jean Egland : une dystopie optimiste

7. Né d'aucune femme de Bouysse : un roman sombre plein de suspense sur la destinée d'une héroïne

8. La femme révélée de Nohant

9. Beloved de Morisson

10 Girls d'O Brien

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07 juin 2020

Beloved de Tony Morisson : ISSN 2607-0006

 

Toni Morrison

Toni Morrison (1931-2019) est née dans l'Ohio au sein d'une famille ouvrière de quatre enfants. Après avoir suivi des études de Lettres et...

https://www.audiolib.fr

 Toni Morrison, dans Beloved, aborde la question de l'esclavage à travers plusieurs personnages : elle ne le fait pas d'une manière didactique mais c'est le ressassement et les répétitions de souvenirs et de mots qui nous racontent l'histoire de Sethe et de sa fille Denver. On en apprend davantage sur ses proches comme la grand-mère Baby Suggs décédée ou Paul D, l'amant arrivé en même temps qu'une mystérieuse Beloved.

"Il n"y a rien d'inoffensif dans ce monde" (partie 2, Beloved)

Sethe s'est enfuie d'une plantation, où elle était exploitée, maltraitée et fouettée et a tué son enfant pour qu'elle n'ait pas à vivre dans ce monde d'esclavage. Cependant, l'enfant semble hanter la maison où elle habite libre désormais. L'entrelacement des destins des différents personnages et les retours incessants dans le passé rendent confus l'histoire.

Cette confusion est aussi renforcée par la voix de la lectrice qui est chuchottante et endormante. La lecture monotone empêche toute dramatisation et ne communique aucune émotion. On peine à suivre l'histoire, mais c'est peut-être un roman à découvrir dans un format papier...

Beloved, Tony Morisson, Audiolib, lu par Anne Alvaro, 2 CD, 12h38, France, mars 2020.

Sur le web : Zand Nicole, "Beloved, de Tony Morisson : l'amour à mort d'une mère au temps de l'esclavage", Le monde, mis en ligne le 13 décembre 2019. URL : https://www.lemonde.fr/archives/article/1989/09/15/la-maison-des-esclaves_4133183_1819218.html

autres romans du Prix Audiolib 2020 : Le bal des folles de V. Mas, Dans la forêt de Jean Hegland, Girl d'Edna O'Brien, Ici n'est plus ici de Tommy Orange, Né d'auncune femme de Bouysse, L'homme qui savait la langue des serpents de Kivirähk, Miroir de nos peines de Lemaître; Vie de Gérard Fulmard de Echenoz

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03 juin 2020

C'est le premier, je balance tout ( mai 2020) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

Si vous êtes en quête de romans, Christie nous propose de découvrir La pierre tombale de Oh Jung Hi et Hilde nous conseille Les cerisiers fleurissent malgré tout de Ichigushi. Pour ceux qui auraient envie de voyager, Keisha présente La chevauchée des steppes de Tesson.

fukushimaTesson la chevauchée des steppesLa pierre tombale

2) MES LECTURES

126081624La LC balzacienne de ce mois était Maître Cornélius. Pour le mois de juin (24 juin), nous lirons Un début dans la vie et le 26  juillet, Les chouans. La LC des Ferrailleurs avec A girl et Ingannmic se fera le 22 juillet.

J'ai écouté pour le prix audiolib 2020 de nouveaux romans : Né d'aucune femme de F. Bouysse, L'homme qui savait la langue des serpents de Kivirahk, et La femme révélée de Nohant et Miroir de nos peines de Lemaître. Je dois encore finir d'écouter Beloved et je ferai un classement pour le 10 juin des livres audio. Pour le mois du Japon organisé par Lou et Hilde, qui s'est prolongé, j'ai lu Les Mystères de Taisho de Kei Toume et Le bateau de Thésée de Tashiya. Et enfin, pour le challenge coréen de Chrisite, j'ai lu le manga Dr Stone dessiné par Boichi.

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3) MES ACHATS

Voici quelques achats que je n'avais pas eu le temps de présenter encore... Les attracteurs de Rose Street de Shepard, L'homme qui plantait des arbres de Giono et plusieurs volumes des Mille et nuits.

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31 mai 2020

Le bateau de Thésée de Toshiya Igashimoto : ISSN 2607-0006

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© VEGA / Toshiya Higashimoto

 Conseillés comme un des quatre thrillers en cours de publication à découvrir par le Parisien, Le bateau de Thésée est un seinen qui plaît autant par sa forme que par ses dessins. Ce manga nous plonge rapidement mais progressivement dans un monde fantastique. Pour ceux qui connaissent l'anime Erased adapté du manga de Kei Sanbe, seinen paru en 2014, on retrouve le même concept : un jeune homme, Shin, dont le père est un policier accusé d'un meurtre qu'il n'aurait pas commis, se retrouve brutalement dans le passé. Il arrive à modifier le cours des actions mais certaines ont lieu comme dans les articles des journaux rassemblés par sa femme.

Peut-il modifier le passé ? Cela changera-t-il sa vie future faite de peur et de honte ? En effet, être le fils d'un supposé criminel n'aide pas à s'intégrer et à se faire accepter, même par sa belle-famille. Shin, étant devenu lui-même père, doit-il léguer ce dramatique héritage à son propre fils ? Le héros commence donc une enquête où il rencontre tous les protagonistes des meurtres perpétrés quelques années avant. 

Quel rapport avec le bateau de Thésée ? Ce titre renvoie à un paradoxe : "Pour perpétuer le souvenir de Thésée, leur héros, les Athéniens ont entrenu son bateau... Le bateau de Thésée est le nom donné à un paradoxe. En remplaçant, petit à petit ses planches usées par des neuves, jusqu'à ce qu'il n'en ait plus une seule origine. Peut-on dire que ce navire est resté le même ? D'où ce paradoxe...".

bateauLa forme du "voyage temporel" n'est pas neuve, ni le trait des dessins plutôt classiques pour un manga. Les fonds sont blancs et le dessin est généralement très sobre, pour mieux mettre en valeur les expressions des visages et les personnages. Cependant, le mangaka a intégré des extraits de journaux (planche 1) pour reconstituer la vieille affaire de meurtres, manière originale de nous permettre de comprendre les faits. Rien d'innovant mais on est curieux de connaître la réponse

Pl. 1 Le bateau de Thésée © VEGA / Toshiya Higashimoto

du mangaka à la question inaugurale : à propos du paradoxe de Thésée, "qu'en est-il si on transpose cette réflexion à l'homme ?"

 Igashimoto Toshiya, Le bateau de Thésée, (10 volumes, terminé), Vega, 2019, 182 p.

Participation au challenge un mois au Japon de Lou et Hilde

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