1001 livres

15 octobre 2017

Le post-apocalyptique

 

hunger gameslivre le mur invisibleth

Dans un article du Monde diplomatique, Catherine Dufour s'interroge sur la SF : " Dépassée, la science-fiction ?" Elle distingue deux types, "la science-fiction romanesque" ( par exemple, La horde de contrevent, de Damasio) et "la science-fiction de proximité". Ce n'est pas de cette dernière dont je vais vous parler. C. Dufour la qualifie "d'habituation", c'est-à-dire qu'elle anticipe l'évolution technologique, comme dans 1984 d'Orwell pour ne citer qu'un paradigme.

Selon l'auteur, "la science-fiction romanesque" a de beaux jours devant elle et c'est d'elle dont je vais vous entretenir.

th

Le film Le mur invisible est adapté d'un roman allemand du même titre, écrit par l'Allemande Marlen Haushofer. Contrairement à beaucoup de ce roman de ce type, on ne saura pas les raisons pour lesquelles un mur indestructrible et invisible s'est formé au-dessus d'une petite maison isolée dans la montagne. Une femme y vit seule, enfermée. Un film ennuyeux ? Pas du tout ! tout d'abord, le film est assez court (1h30) pour éviter les longueurs. On nous raconte le quotidien de cette femme, forcée de s'habituer à ces nouvelles conditions : comment faire pour subsister lorsqu'on n'a plus accès à toutes les commodités d'une ville ? Comment survivre lorsqu'il ne reste pas une seule personne pour vous parler ?

Le suspense est maintenu : va-t-elle découvrir d'autres survivants ? Réussira-t-elle à trouver des ressources pour s'alimenter ? etc... On remarquera toutefois, le ryhtme assez lent du film : l'héroïne contemple souvent cette nature vidée d'hommes, qui finalement l'aide à vivre. Comme, le mystère autour du mur reste entier, on peut se demander alors s'il n'y a pas une valorisation du retour à la nature, d'une vie simple... En outre, ce film évite le cliché des survivals horrifiques avec zombies, hordes d'humains se battant entre eux pour survivre... L'actrice porte le film sur ses épaules, avant l'arrivée de toutes les héroïnes de post-apocalyptique comme Katniss ou Triss... Un film étrange dont le mystère reste entier...

 Le mur invisible, de Julian Polstler, 108 min avec Martina Gedeck

le paradoxe de fermi

Le paradoxe de fermi est certainement le roman post-apocalyptique le plus réaliste qu'il soit ! Ce que nous lisons est le journal intime d'un homme esseulé, survivant dans la montagne. Le narrateur décrit une catastrophe monétaire, qui progressivement amène le chaos. Il décrit alors comment s'organise la vie des survivants. Certains pensent encore pouvoir maintenir des savoirs pour pouvoir reconstruire le monde alors que d'autres s'acharnent à tout piller et détruire.

"La bête humaine survivra-telle ? Je ne sais pas. Sans la civilisation, nous sommes moins que des animaux"( p. 197) : dépassant le genre du survival, le roman se double de réflexions physique et métaphysique. L'auteur y a ajouté la question de l'évolution de l'espèce et il semble s'appuyer sur les analyses d'un darwiniste (Darwin et les grandes énigmes de la vie, S. Jay Gould). Qu'est-ce le Paradoxe de Fermi ? Le temps humain serait très court au regard de l'Univers : c'est pourquoi l'homme n'a pas trouvé trace d'autres vivants sur les planètes. Sommes-nous seuls dans l'univers ? L'homme est-il responsable de sa propre destruction ? Boutine donne sa réponse au paradoxe à la dernière page, avant, il faudra lire tout ce roman de SF très prenant...

Le paradoxe de Fermi de Boutine, Folio SF, 211 p.

légende

 

Paru en 1954, ce roman s'inscrit dans la longue mode des récits de vampires : un virus a peu à peu décimé la race humaine, les transformant en êtres assoiffés de sang. Seul Neville, un homme mordu par une chauve-souris réussi à survivre. Ce roman est des plus pessimistes : les causes de la pandémie semble être d'origine humaine, et c'est la faiblesse du personnage principal qui le ménera à sa perte. Point de héros pour reconstruire la civilisation après la mort de quasiment tous les humains.

En effet, nous avons affaire à un héros faible, buvant pour oublier les horreurs qu'il voit quotidiennement. Par rapport aux romans antérieurs portant sur le même sujet, Matheson a introduit une dimension plus scientifique, puisque Neville cherche des solutions en analysant le virus qui transforme les êtres en vampire. Quelques clichés demeurent comme l'utilisation de l'ail.  L'auteur a-t-il cherché à renouveler le mythe des vampires ? Donne-t-il sa vision de l'humanité ? J'ai trouvé le livre vide et le personnage sans intérêt ( excepté, pour montrer les bas instincts de l'homme...)

Je suis une légende de Matheson, folio SF, 228 p.

Posté par maggie 76 à 12:39 - Commentaires [14] - Permalien [#]


06 octobre 2017

Pourquoi lire des romans policiers ?

Pourquoi lire des romans policiers ? Pour se divertir ( malgré les meurtres) !

th

Le lieu du crime : un théâtre, à Siglufjördur, Islande. La victime : Hrolfur, un vieil écrivain, qui a connu la gloire grâce à un roman, Au nord des collines. L'arme : une chute. Les suspects : Leifur est un menuisier, qui s'occupe des décors du théâtre. Ugla est une jeune fille arrivée depuis peu à Siglufjördur et elle joue le rôle principal dans la pièce écrite par Palmi. Ce dernier est un instituteur à la retraite, qui a écrit la pièce de théâtre jouée par la troupe amateur. Karl a le premier rôle et Anna, joue un rôle secondaire dans la pièce. Elle est jalouse d'Ugla, la protégée du vieil écrivain. Ulfur, ancien ambassadeur, dirige toute la troupe. L'inspecteur : Ari Thor, un jeune enquêteur, tout juste sorti de l'école de police.

Voici tous les éléments posés : qui est l'assassin ? Quel est son mobile ? Il n'y a pas d'arrière-fond social dans ce roman policier, contrairement aux romans d'un autre célèbre auteur islandais, Indridasson ( L'homme du lac ). On suit l'évolution des sentiments d'Ari Thor, qui a des difficultés à s'intégrer dans ce petit village, où rien ne reste caché.

Snjor s'inscrit dans la lignée des whodonits : l'auteur a été un traducteur d'A. Christie et on le perçoit bien en le lisant. D'ailleurs, la résolution de l'enquête ne repose pas entièrement sur des preuves mais sur la psychologie des personnages. D'autres morts s'accumulent sur le chemin du pauvre Ari Thor, oppressé par la neige : un bon whodonit.

Snjor, Jonasson, Editions de la Martinière, 348 p.

Merci Lewerentz pour ce roman. Billet de Dasola. PArticipation au challenge nordique de Margotte.

Pour sa dimension littéraire !

th

"Je sais apprécier un bon roman policier. Mais voyez-vous, ils commencent toujours pas le mauvais bout ! Ils commencent par le meurtre. Or le meurtre n'est jamais que la fin. L'histoire débute bien avant ça - des années plus tôt, parfois - avec les mille et une causes et la longue suite d'événements qui font que des individus donnés sont présents un jour donné, à une heure donnée, dans un endroit donné. [...] Tous ont convergé vers un point donné dans l'espace et le temps... Et le moment venu, hop ! le couvercle a sauté. L'heure zéro...", déclare Mr Treve (p. 10)

Ainsi A. Christie va-t-elle mettre en oeuvre cette théorie. On commence par voir une personne, qui n'est pas nommée, mettant au point un plan diabolique. Puis, tous les personnages vont converger vers cette heure zéro. A Saltcreek, demeure de Lady Tressilian, sont rassemblés un tennisman Neville Strange et sa femme Kay. L'ex-femme de Neville, Audrey, son ami d'enfance, Thomas, Ted, un ami de Kay et enfin le juge Treve sont aussi présents.  Un premier mort survient. Crime ou accident ? Un deuxième meurtre est commis. "le couvercle a sauté"

Dans ce huis clos, on nous donne différents éléments, même des pistes assez éloignées  - comme un vol soi-disant perpétré par la fille de Battle - pour nous donner la longue suite d'événements qui vont mener au meurtre : saurez-vous trouver le vrai coupable ? C'est l'inspecteur Battle qui enquête avec son neveu. Ce whodonit se démarque des autres intrigues par sa construction atypique, commenté par l'un des personnages lui-même ( Treve).

Il existe aussi un téléfilm assez fidèle mais simplifié de ce roman avec, à la place de Battle, Miss Marple. ( série avec Géraldine Mc Ewan, 2007)

L'heure zéro, A. Christie, Livre de poche, 251 p.

billet de LewerentLilly

Pour sa dimension sociétale :

th

Rébus - célèbre commissaire créé par Rankin - est à la retraite et travaille à la résolution des affaires non classées. La disparition d'une jeune fille semble être l'oeuvre d'un tueur en série.

"Tu es vinyles, nous sommes numériques", réplique Clarke, une collègue de Rankin. Effectivement, l'enquête, comme dans une série comme Brodchurch, montre l'importance des nouvelles technologies dans les enquêtes actuelles. Elles peuvent aider la policer par l'envoi de photos, ou a contrario, la freiner en diffusant des informations allertant le tueur. Rien de bien original, mais Rebus est un homme attachant, intuitif, et bien évidemment, alcoolique et solitaire.

Rankin, Debout dans la tombe d'un autre, Livre de poche, 600 p.

Posté par maggie 76 à 19:47 - - Commentaires [15] - Permalien [#]

01 octobre 2017

C'est le premier, je balance tout ( septembre 2017)

 

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinLogo d'allez-vous faire lire

Alors que la rentrée littéraire bat son plein, je n'ai pas beaucoup lu... ni écrit... Voici donc un bref bilan.

1) LES FILMS

Vive le cinéma coréen ! Il produit des films à voir absolument, dans tous les genres, tout en les mêlant et les renouvelant : il y a eu récemment une parodie de films de zombie ( Dernier train pour Busan), une film catastrophe atypique ( Le tunnel), un film postapocalyptique (The Snowpiercer), un film fantastique ( The host)...

Pourtant les deux derniers films que j'ai pu voir était plutôt décevants.

J4ai

Kim Jee woon, dans J'ai rencontré le diable, filme un agent secret qui décide de venger la mort de sa fiancée. Lorsqu'il retrouve le tueur en série, il ne l'arrête pas mais décide de le torturer. Le film est donc constitué de scènes violentes, d'une succession de sévices infligés au sérial killer. Le réalisateur ne nous épargne ni les détails sordides, ni la cruauté des personnages. Ce film, qui traite de la vengeance, parle aussi de la monstruosité de chacun... Un film assez éprouvant à voir.

J'ai rencontré le diable, Kim Jee Woon, 2h22, 2011

 

th

 

Navet ou parodie ? Ce film mêle fantastique et écologie : une bête féroce mange des hommes. Plusieurs hommes partent la traquer, amenant une réflexion écologique ( " la vie d'un être humain vaut plus que des pommes de terre") : cette bête est née de la pollution provoquée par les humains, qui empiètent sur son territoire. Le fond sociétal est intéressant mais les effets sont grossiers. Clairement parodique, le film exagère tant qu'on est à la limite du nanar ( manque de budget ? ) : on se moque du "gros bras" venu traquer la bête, une sorte de rambo coréen, on se moque aussi des policiers incompétents, qui font des roulé boulé dans toutes les scènes... La bête est si mal faite qu'une peluche paraît plus réelle ( voir ci-dessous)... Il n'y a pas une personne folle mais deux... Dommage, l'excès empêche d'apprécier complètement le film.

Chaw, Shin Jung Won, 2h00, 2019

 

th

 

2) MES LECTURES sans TOP...

th

J'ai peu apprécié ma lecture de L'usage du monde de Bouvier : il raconte son voyage, partant de la Yougoslavie et aboutissant en Inde. Bouvier, ce n'est pas l'exostisme romantique des grands tours qu'il recherche, mais sa quête est à la fois géographique, historique et sociale... Pourtant, la répétition des mésaventures et un humour que je ne partage pas, m'a emmené laborieusement vers la fin du voyage... Son récit est littéraire, total ( il a intégré des dessins de Thierry Vernet et il aurait voulu y ajouter des photographies) mais ses observations n'ont pas suscité l'émerveillement qu'il a ressenti : sans doute, il y a différentes façons d'être au monde...

le paradoxe de fermi

En revanche, je vous parlerai bientôt du paradoxe de Fermi, le livre de Boutine, que j'ai trouvé très intéressant : encore de la SF intelligente...

th

Et pour terminer, j'ai découvert l'une des deux dernières pièces de Racine, ses pièces religieuses jouées par les demoiselles de Saint Cyr : Esther. Commande de Mme de Maintenon, cette tragédie mêle chant et vers. Evidemment, on est admiratif devant le vers racinien...

...LES FLOPS

th

Dans cette autobiographie, S. Tesson énonce les motivations qui l'ont conduit à se réfugier dans une cabane en Sibérie. Il décrit ce qu'il voit et ce qu'il vit, en comparant son isolement sibérien à sa vie parisienne. Autour de sa cabane, il y a de la neige, une mésange et la solitude. Puis, il y a de la neige, une mésange et la solitude. Oui, comme vous l'avez compris, j'ai trouvé son récit assez répétitif, superficiel et je n'ai pas réussi à m'intéresser aux élucubrations de l'auteur et à ses allusions quotidiennes à l'alcool, qui me semble s'éloigner de l'idée de " se retrouver soi-même".

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, folio, 290 p.

th

Je suis une légende de Matheson, un livre culte ? Je me suis beaucoup ennuyée en le lisant et je vous dirai bientôt pourquoi...

3) LES ACHATS

Ken Liu, L'homme qui mit fin à l'histoire, Volupté de Sainte-Beuve et merci Lewerentz pour Sidney Chambers et l'ombre de la mort, LEs mystères de Grantchester de James Runcie.

ththth

Posté par maggie 76 à 08:26 - Commentaires [14] - Permalien [#]

16 septembre 2017

Donna Leon, Brunetti entre les lignes/ Une question d'honneur

9782757862827

Contrairement aux giallos, d'une grande noirceur, Brunetti entre les lignes est remplie de douceur, de nostalgie, et un meurtre n'est commis qu'au milieu du roman. Mais en quoi consiste donc l'enquête ? Le commissaire est appelé par la bibliothèque (fictive) de Merula car des manuscrits ont été volés. Une bibliothèque ancienne, des livres rares, un prêtre défroqué et érudit qui est appelé "Tertullien" : pourtant cet univers est très éloigné du complexe et riche d'Au nom de la Rose.

L'intrigue se met lentement en place, au rythme des souvenirs de Brunetti, se rappelant ses années estudiantines, son amour des livres, partagé par sa femme Paola, professeur dans une université. Venise est amoureusement décrite par l'auteur, qui semble prendre plaisir à décrire rues, canaux, bâtiments... Une enquête sur les trafics de livres anciens lente et reposante, pas des plus remarquables.

Brunetti entre les lignes, Donna Leon, Editions Points, 301 p.

Une-question-d-honneur

Claudia est presque l'incarnation vénitienne de Lili Barth, héroïne malheureuse d'Edith Wharton, romancière qui fait l'objet des cours de la femme de Brunetti. Cette jeune étudiante souhaite réhabiliter la mémoire de son grand-père, accusé de vol d'oeuvres d'art pendant la seconde Guerre Mondiale. Est-il coupable ? Brunetti fait face à son passé et à d'anciens fascites.

"De plus en plus curieux", répondit Paola, la femme de Brunetti en citant Alice aux pays des merveilles. Quant au commissaire, il répond à ses enfants : " Est-ce que vous n'avez pas honte de consacrer toute votre énergie à acquérir davantage de richesses, sans penser un seul instant à la vérité et à la compréhension des choses, ainsi qu'à la perfection des âmes" ( Platon). Mais les références littéraires ne sont pas le seul attrait de ce livre. L'enquête amène l'auteur a aborder plusieurs problèmes sociétaux, notamment les pots de vins, les malversations, les immigrés... mais aussi des considérations sur l'art, l'histoire, la justice et la littérature... On prend vraiment plaisir à mener l'enquête aux côtés de Brunetti, même si tout semble un peu édulcoré. D'autres lectures de la série viendront certainement, bien que les enquêtes semblent d'inégales factures.

Une question d'honneur, une enquête du commissaire Brunetti, Donna Leon, Points, 340 p.

Posté par maggie 76 à 14:20 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

07 septembre 2017

Rosa Montero, Le poids du coeur

1846479-gf

A la page 152, le personnage principal, la répliquante Bruna Husky, des Larmes sous la pluie fait elle-même un bilan de la situation : " Tout un coup le monde entier semblait être devenu radioactif. D'où l'intérêt de cette ancienne mine d'uranium. Un diamant volé, une fausse veuve, une épouse morte, un accident simulé, deux cadavres réels, un bras amputé, un rapport d'incident sanitaire escamoté et de la radioactivité partout" (p. 91). Ainsi Bruna enquête sur un cimetière nucléaire tout en faisant face à de nombreux problèmes, notamment ses problèmes existentiels. Alors que les heures de la répliquante sont comptées ( il ne lui reste que 3 ans à vivre), elle se bat pour plus de justice.

Ce nouvel opus lorgne vers le space-opéra puisque la répliquante doit poursuivre son enquête sur Labari, planète artificielle : là on découvre une société médiévale en quelque sorte, qui en imite l'esthétique mais qui permet à l'auteur de dénoncer un système de castes, notamment la place accordée aux femmes. Non seulement ce roman de SF aborde de multiples sujets passionnants (écologique, téchnologique, politique) mais en plus, il ne manque pas d'humour avec quelques personnages secondaires bien campés. Il faut aussi savoir que les remarques scientifiques sur la radioactivité, présents dans ce roman, reposent sur des faits réels et dans les remerciements, Montero nous conseille Into Eternity, un documentaire de Michael Madsen. On attend la suite des aventures passionnantes de l'androïde !

th

Dans ce documentaire, le réalisateur s'interroge sur le stockage des déchets racioactifs. Qu'en faire ? En Finlance, se construit un tunnel qui permettraient de les stoquer pendant 100 000 ans. En attendant, dans quelles conditions sont-ils gardés ? Comment protéger les générations futures de ce lieu ? En s'appuyant sur des images tournées à Onkalo même (où une partie du livre se déroule), sur des interviews de scientifiques, Madsen livre un intéressant documentaire, bien qu'un peu lent et répétitif. On peut regretter, marketing oblige j'imagine, la mention sur la jacquette de "meilleur film de SF depuis 10 ans" ! Into eternity n'est ni un film, ni de la science-fiction.

Madsen, Into Eternity, 1h15

Rosa Montero, le poids du coeur, Métaillié, 357 p.

Du même auteur : Les larmes sous la pluie.

Posté par maggie 76 à 21:19 - - Commentaires [14] - Permalien [#]


01 septembre 2017

C'est le premier, je balance tout (septembre 2017)

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinlogo d'Allez vous faire lire

1) FILMS

th

 Mae ( jouée par Emma Watson) est embauchée par The circle - un groupe de nouvelles technologies - qui amène les gens à être ultra connectés. Cependant, on n'a pas attendu J. Ponsoldt pour savoir que la surveillance constante peut être néfaste. Quelques incohérences sont, en outre, à relever dans le rôle de l'héroïne et du concepteur du logiciel. C'est un film oubliable, étant donné que la thématique n'est pas neuve et qu'elle est traitée sans originalité.

The circle, de Ponsoldt, avec Emma Watson et Tom Hanks, 2017, 1h50

th

La planète des singes, suprématie clôt la trilogie commencée par La planète des singes, les origines. César pense qu'une cohabitation est possible entre les hommes et les singes mais le colonel Mccullough, un militaire fou - tel un nouveau Kurtz sorti d'Apocalypse now- décide de traquer les singes. Il y a aussi une autre apocalypse qui est évoquée, mais celle-ci biblique, avec le slogan des soldats ( l'alpha et l'oméga renvoyant au jugement dernier dans l'Evangile de Saint Jean). Un peu de comique, un peu de sentiments ( trop à la fin, avec une fin un peu bavarde), des questionnements sur l'humanité et l'animalité, des motion captures saisissantes : un film à voir pour ceux qui ne l'auraient pas encore vu !

La planète des singes, suprématie, de Matt Reeves, 2017, 140 min, Billet sur la route du cinéma, Dasola,

2) MES LECTURES : TOP...

J'ai redécouvert un chef d'oeuvre ( L'éducation sentimentale de Flaubert), découvert un autre auteur remarquable, Lobo Antunes ( Le cul de Judas dont je vous parlerai bientôt) et j'ai continué la série policière écrite par Connely (Mariachi plaza).

ththth

... FLOP

9782757823118

Alors que j'avais lu avec admiration tous les livres de Rosa Montéro ( Les larmes sous la pluie, le poids du coeur et L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir), j'ai abandonné à la page 100 Le territroire des barbares. Ce roman narre la traque de Zarza, une jeune femme qui vit seule, par son frère jumeau, qui cherche à se venger. Rien dans l'écriture ou l'histoire n'a retenu mon attention.

Le territoire des barbares, Montero, points,  288 p.

thth

yenneAutre abandon : Divergente 2. Dans un futur post-apocalyptique, une société est divisée en 5 factions : les altruistes, les audacieux, les Erudits, les Sincères et les Fraternels. Comme vous l'avez compris, selon votre caractère, vous êtes destinés à une fonction et malheur à celui qui n'arrive pas à rentrer dans une case et qu'on appelle alors un "divergent". Notre jeune héroïne, Béatrice Prior, est une divergente, conséquemment, elle ne ressent pas les effets d'un sérum, qui permet à Jeannine ( une érudite) de dominer toutes les autres factions. C'est un bon livre young adult qui aborde de nombreux problèmes liés à l'adolescence ( quelle place dans la société ? comment s'intégrer dans un groupe ? L'amour et l'amitié ) mais aussi à un système totalitaire. Malheureusement, les sentiments de Béatrice envahissent trop le deuxième tome et j'ai abandonné ce roman qui était pourtant très intéressant.

Divergente 1, Roth, Pkj, 488 p.

Divergente 2, Roth, Pkj, 523 p.

3) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

ththth

Le fossoyeur de film et Durendal sont tous deux des critiques de cinéma talentueux. Ils proposent des analyses de films précises, parfois comiquement présentées et richements argumentées. Grâce à eux, j'ai vu des films peu connus ( comme Jusqu'en enfer de Sam Raimi ou  Planète hurlante, une adaptation de P. K Dick, voir ici), ils m'ont donné envie de voir un classique du genre ( 2001 L'Odysée de l'espace) ou ils m'ont aidé à mieux comprendre certains univers comme le Marvel cinematic universe (ici) etc... Deux sites très différents mais à découvrir !

4) ACHATS

Ce mois-ci peu d'achats ( Balibar, Marie Curie, 2001 l'Odyssée de l'espace, Clarke et La vague de Strasser), je m'attaque à ma PAL !

ththth

Posté par maggie 76 à 00:00 - - Commentaires [16] - Permalien [#]

01 août 2017

C'est le premier, je balance tout (aout 2017)

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinlogo d'allez-vous faire lire

1) FILMS

le-caire-confidentiel-128751-250-400

 En 2011, au Caire, le commissaire Nourredine cherche à découvrir l'assassin d'une chanteuse, retrouvée égorgée dans un hôtel. On apprécie dans ce film policier, la trajectoire d'un flic corrompu face à des crimes odieux. L'enquête est moins importante que le contexte social ( les inégalités flagrantes) et historique : le réalisateur filme en caméra semi-objective, la révolution égyptienne de 2011, qui va renverser le président Moubarak. Un excellent film à voir !

Le Caire Confidentiel, de Tarik Saleh, avec Fares Fares, 1h50. Billet de PascaleDasola, Trillan

Spider-Man_-Homecoming-Poster-691x1024550722

Spiderman homcoming, 2017, 2h14, de Jon Watts, Tom Holland, Robert Downey. Billet de Pascale

Valerian et la cité des mille planètes, de Besson, avec Dane DeHann, Cara Delevingne, 2h18

 Encore une nouvelle adaptation de Spider man où on insiste sur l'apprentissage moral du jeune homme et l'apprivoissement de ses pouvoirs parce que ce n'est pas toujours facile de tisser des toiles pour retenir deux moitiés d'un paquepot ou de marcher sur les plafonds... Dans ce nouveau film, il fait face à un homme vauteur, qui exploite malhonnêtement des énergies extraterrestres.

Quant à Valérian, c'est un space opéra où deux agents intergalactiques doivent lutter contre un méchant militaire pour éviter un génocide.

Ce sont des films qu'on regarde pour le divertissement, qui allient rythme rapide, images de synthèse époustouflantes mais qui ne sont pas particulièrement originaux. Il me semble, toutefois, que certains réalisateurs choississent des héros adolescents pour un public bien ciblé. Ces films me paraissent l'équivalent de la littérature "young adult".

2) MES LECTURES ( cliquez sur l'image pour avoir les liens vers les billets)...

mysteres-avebury115814807116607462

th116491866116180971

3) LES TOPS...

Ce mois-ci, j'ai découvert avec plaisir l'excellent roman historique de Laurent Binet HHhH ( infographie ici), L'heure zéro de l'indémodable Agatha Christie, que je chroniquerai plus tard.  J'ai décidé de relire toute la saga d'Harry Potter de Rowling que je n'avais pas terminé. Et j'aime toujours autant Rosa Montero dont j'ai lu L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir et Le poids du coeur ( billet à venir pour ce roman de SF)

L-heure-zero9782253157342-001-THarry

thth

...ET FLOP

C'est la deuxième fois que j'abandonne un livre de Camillieri à cause de la traduction. "S'areveilla", " pinser" au lieu de "penser" sont des choix expliqués dans l'avertissement du traducteur mais qui, à la lecture, deviennent vite pénibles. Je n'ai donc pas achevé ma lecture. Dommage, j'avais beaucoup aimé un de ses précédents romans ( Meutre aux poissons rouges)...

Les-ailes-du-sphinx

3) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

fermi

 Cette chronique parle d'un monde venu d'ailleurs, du futur plus précisément : en 2022, une crise économique mondiale plonge la terre dans le chaos. Margotte nous conseille ce livre, Le paradaoxe de Fermi de JEan Pierre Boudine et l'émission " de la SF plein la valise" (France culture). Sitôt son billet lu, sitôt le livre acheté...

4) ACHATS

Violaine Gelly, Charlotte Delbo + Aucun de nous ne reviendra, Delbo + Ceux qui avaient choisi, Delbo, Harry Potter et la chambre des secrets, Rowling, Laurent Julllier, Une brève histoire du cinéma, Marie Curie, Petit

couv36768750296011~v~Aucun_de_nous_ne_reviendra9782081380479_CeuxQuiAvaitChoisi_Couv_BD

harry-potter-et-la-chambre-des-secrets4-203x3009782818504819Marie-Curie

5) PETITE PAUSE ESTIVALE, BONNES LECTURES A TOUS...

Posté par maggie 76 à 09:25 - - Commentaires [26] - Permalien [#]

29 juillet 2017

Intérieur nuit, Marisha Pessl

product_9782072723650_195x320

Après un premier roman à succès, comme La physique des catastrophes, on attendait avec impatience une autre oeuvre du même auteur. Mais sera-t-elle à la hauteur ? En ce qui concerne le deuxième roman de Marisha Pessl, je l'ai beaucoup apprécié tout en le trouvant moins crédible que le premier ( le défaut de la fin du roman La physique des catastrophes, la théorie du complot, s'étend en quelque sorte à l'ensemble de Intérieur nuit).

Intérieur nuit, c'est l'enquête d'un journaliste Scott McGrath sur la mort mystérieuse de Ahsley Cordova, la fille d'un non moins mystérieux réalisateur. Ses films d'horreur ne sont pas projetés en salle et ses tournages restent entourés d'une aura de mystère. Scott découvre un monde cinématographique fascinant, autour du PEak, demeure de Cordova. Ashley s'est-elle suicidée ? Etait-elle possédée ? Malade ? L'intrigue est à la frontière du fantastique, voire du satanique, du réel et de la fiction... Comment découvrir la vérité derrière les mensonges, les mises en scène ? Comment rester lucide devant ces faux-semblants ? "Je me faisais des films" (p. 302), contaste le narrateur...

Mais quelle inventivité en ce qui concerne les personnages et la forme que prend la narration ! Autant le personnage de journaliste relève du cliché, autant pour Cordova, Pessl fait preuve d'une inventivité démiurgique, recréant une filmographie, une demeure, un univers ténébreux... Et puis admirez, ci-dessous, la forme des informations distillées au lecteur : pages de sites, fausse couverture, photos permettent de donner vie à cette inextricable aventure. Un roman à lire même si, parfois, l'histoire paraît un peu trop abracadabrantesque...

Numérisation_20170531 (6)Numérisation_20170531 (8)Numérisation_20170531 (7)

Marisha Pessl, Intérieur nuit, folio, 487 p.

Son prédécent billet : La physique des catastrophes, Pessl

Merci Folio pour ce partenariat.

Posté par maggie 76 à 11:49 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

27 juillet 2017

Laurent Binet, HHhH

new-piktochart_23580570_9ca57a1e0baa8505d719cfbbba04de592e08fbc9

Laurent Binet, HHhH, audiolib, 11h06, 2017.

Laurent Binet, HHhH, Le livre de poche, 442 p. billet d'Agnès (mon biblioblog)

Merci Audiolib pour ce partenariat. Pour écouter un extrait : ici.

 

Posté par maggie 76 à 11:25 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

19 juillet 2017

Mourlevat, La rivière à l'envers l'intégrale en audiolib + Silhouette

978226620046251puW9k5gQL

"La vie a plus de fantaisie que moi" Mais quel conteur ! Quand on ouvre  le livre des aventures de Tomek, on a l'impression de traverser le miroir d'Alice aux pays des merveilles. Lorsqu'Hannah, une jeune fille entrée dans son épicerie lui avoue qu'elle part à la recherche de la rivière à l'envers, Tomek part aussitôt à l'aventure. Mais pourquoi cette rivière coule à l'envers ? Où se situe-t-elle ? Et quelle aventure ! Le jeune héros doit traverser la forêt de l'oubli, le village des parfumeurs, répondre à des énigmes sur une île qui n'existe pas etc... Que d'inventions ! Que de poésie !

"Mais tu dois savoir qu'aucun de ces cadeaux n'égalera cette histoire que je vais te dire" Aussitôt La rivière à l'envers refermé, on n'a qu'une envie c'est de rester dans ce monde enchanteur ! Le récit d'Hannah, qui reprend certains éléments de celui de Tomek, est aussi poétique et exaltant : à nouveau, on découvre des lieux étranges, des personnages hors du commun, des caravanes qui n'existent pas, des villages en ruine et des équipées diaboliques, une princesse Alyzée maudite... Hannah nous ensorcelle avec son récit comme une nouvelle Shéhérazade : " Je t'ai lu presque tout le grand livre des Mille et Une nuits, Tomek Plus de 800 pages... Quelquefois, je perdais le fil de l'histoire, et je laissais couler les mots dans ma bouche sans m'occuper de leur sens. D'autres fois, au contraire, je le suivais si bien que je devenais Shéhérazade. J'étais allongée auprès du sultan Sharhriyar, et je contais pour ne pas mourir".  Des enchantements, le monde du conte, des références littéraires, un univers à découvrir, un auteur à lire et à aimer !

9782367624181-001-T

Cette oeuvre estampillée "jeunesse", mais qu'adulte, on peut tout autant savourer est déjà une oeuvre transmédiatique grâce à audiolib. Vous pouvez désormais écouter les histoires de Mourlevat, en intégral, lu par l'auteur lui-même. Sa voix très agréable nous entrainer rapidement dans les aventures de nos héros. Le découpage en courts chapitres permet une écoute facile. En outre, l'écoute de CD est autorisée en classe. Ces CD d'audiolib sont encore une véritable réussite !

La rivière à l'envers, Mourlevat, audiolib, 6h56

Merci audiolib. Extrait à écouter ici.

113166645_o

Alors que Terrienne m'avait fait aimer un auteur pour son humour et son style, j'ai abandonné son recueil de nouvelles Silhouette. Une femme appelée à figurer dans un film... Un adolescent qui veut sauver son chat... Cruelles et ancrées dans la réalité quotidienne, je n'ai pas, dans ces courts récits, retrouvé le style de l'auteur. Est-ce le genre qui m'a déplu ? Les nouvelles à chutes sont légions maintenant... Est-ce les thèmes qui renvoient à un univers banal qui m'ont fait abandonner ce recueil ? Sans être déplaisantes, je n'ai pas voulu passer plus de temps avec ce livre.

Sihlouette, Mourlevat, Gallimard jeunesse, 220 p.

Mourlevat, La rivière à l'envers, 1. Tomek, PKJ, 191 p.

Mourlevat, La rivière à l'envers, 2. Hannah, PKJ, 158 p.

Posté par maggie 76 à 20:20 - - Commentaires [13] - Permalien [#]