1001 classiques

31 décembre 2018

C'est le premier, je balance tout ( Meilleurs voeux 2019) : ISSN 2607-0006

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TOP : FILMS

J'ai sélectionné 5 films sur les quelques long-métrages que j'ai pu voir : La forme de l'eau de Guillermo del Toro, L'île aux chiens de Anderson, Au poste de Dupieux, The third murder de Kore Eda et Détective Dee : la légende des rois célestes de Tsui Hark.

LA FORME DE L'EAU (The Shape of Water) Bande Annonce VF (2018)

"L'Île aux chiens" de Wes ANDERSON

AU POSTE ! Bande Annonce (2018) Grégoire Ludig (Palmashow)

THE THIRD MURDER - Trailer - Release/Sortie : 11.04.2018

DETECTIVE DEE : LA LÉGENDE DES ROIS CÉLESTES - Bande-annonce officielle VOST

TOP : LIVRES

Cette année sera marquée par la lecture d'oeuvres balzaciennes : Le cabinet des antiques, Le colonel Chabert, Gobseck, L'auberge rouge, La bourse. Je poursuivrai avec deux autres lectures communes : En février ( 23.02), "L'élixir de longue vie" et en mars ( 23.03) "Pierre Grassou".

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Trois auteurs se sont trouvés sur mon chemin et j'ai bien l'intention de les recroiser : Antoine Bello ( Ada, Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet), Laura Kasischike ( Les revenants), Ness ( Quelques minutes après minuit) et quelques auteurs dont je n'ai pas parlé mais que j'ai beaucoup appréciés : De Beauvoir ( Anne ou quand prime le spirituel, La cérémonie des adieux, Mémoires d'une jeune fille rangée, Une mort très douce), Higashino (Le dévouement du suspect X, La maison où je suis mort autrefois, La lumière de la nuit) et Passi Ilmari Jaaskelainen ( Lumikko).

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Je commence l'année avec une pause hivernale.

Bonne année et belles lectures à tous pour 2019 !

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29 décembre 2018

Le colonel Chabert de Balzac : ISSN 2607-0006

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Le retour des personnages est l'une des inventions balzaciennes : dans Le colonel Chabert, nous retrouvons le notaire Derville, présent dans Gobseck. Ce dernier reçoit, dans son cabinet, un étrange vieillard à l'allure fantastique : " Le colonel Chabert était aussi parfaitement immobile que peut l'être une figure de cire de cabinet de Curtius ou Godeschal avait voulu mener ses camarades. cette immobilité n'aurait pas été un sujet d'étonnement, si elle n'eût complété le spectacle surnaturel que présentait l'ensemble du personnage. [...] Le visage pâle, livide, et en lame de couteau, s'il est permis d'emprunter cette expression vulgaire, semblait mort" ( p. 33).

Mais qui est ce pauvre homme ? Présenté et considéré comme un mort, nous prenons connaissance de Chabert, ancien grognard, soldat qui s'est illustré à la bataille d'Eylau, il cherche à reconquérir son identité. Mais comment faire ? sa femme s'étant remariée, elle ne souhaite plus partager son héritage. Cupide, manipulatrice, la comtesse de Ferraud prépare une comédie pour duper son ancien mari.

A quoi ressemble "la comédie humaine" pour Balzac ? A un drame judiciaire "où toute les horreurs que les romanciers croient inventer sont toujours en au dessous de la vérité" ( p. 97). Ancien fabriquant de mélodrames, Balzac sait créer le pathos autour de la figure de Chabert. Avec la fin de l'épopée napoléonienne, se clôt l'ère de l'héroïsme. Du champ de bataille, on aboutit à une bataille judiciaire. Il oppose "l'homme héroïque" à Mme de Ferraud qui "joua le rôle d'une femme à la mode" ( p. 67). A travers cette " scène de la vie privée", Balzac continue d'explorer l'envers sociétal de la Restauration, peint des milieux ( les études de clercs) et l'âme humaine. Avec Le colonel Chabert, n'a-t-il pas réussi ce qu'il ambitionnait à la fin de la préface de La comédie humaine "un plan qui embrasse à la fois l’histoire et la critique de la Société" ?

Lecture commune avec Claudia, Miriam, Cléanthe. Prochaines lectures communes en février (23.02) avec "L'elixir de longue de vie" et en mars ( 23.03) avec "Pierre Grassou".

Le colonel Chabert, Balzac, Etonnants classiques, 120 p.

La comédie humaine

1. Scènes de la vie de province : Engénie Grandet, Le cabinet des antiques

2. Scènes de la vie parisienne : La fille aux yeux d'or, La duchesse de Langeais

3. Etudes philosophiques : La peau de chagrin, L'auberge rouge

4. Scènes de la vie privée : Mémoires de jeunes mariées, Le père Goriot, "La bourse", Le colonel Chabert, "Gobseck"

5. Scènes de la vie de campagne : Le lys dans la vallée

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25 décembre 2018

Joyeux Noël 2018 ! : ISSN 2607-0006

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Je vous souhaite un Joyeux Noël féérique !

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14 décembre 2018

Nouvelles espèces de compagnie de Suzanne Lafont : ISSN 2607-0006

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 Vous aimez la nature dans les arts et dans votre ville ? Vous pouvez vous rendre à la galerie des Beaux-arts de BordeauxSuzanne Lafont a choisi une scénographie particulièrement complexe pour nous exposer son point de vue sur les rapports entre le règne végétal et humain. Dans la salle du rez-de-chaussée, elle a sélectionné des tableaux de la réserve ou de la galerie des beaux-arts pour disposer, sans titre, ces peintures qui retracent une histoire : au milieu de marines, un tableau d'Odilon Redon représente un masque qui tire la sonnette d'alarme ( Un masque sonne le glas funèbre) sur les problèmes écologiques. Ces navires disloqués par une nature indomptable sont symboliquement le reflet de notre réalité, celui du déréglement climatique. ces tableaux sont encadrés par d'autres qui représentent Mme du Châtelet, grande mathématicienne ou Galilée... des personnes illustres qui ont révolutionné notre vision du monde.

Pour cette exposition de commande artistique, Suzanne Lafont a photographié, pendant une année, de nombreuses "mauvaises herbes" trouvées dans Bordeaux : elle les rangeait dans une boîte et les photographiait en gros plan sur une table lumineuse. Le nom de ces plantes sauvages ne sont pas toujours identifiables mais ces photographies n'ont pas une vocation scientifique. A côté de ces immenses fleurs et feuilles sur fond blanc, on peut les admirer aussi sur fond noir, retouchées numériquement. Ainsi rejoignent-elles le discours déjà amorcé dans la première salle : ces chimères florales semblent menaçantes, inquiétantes, envoûtantes. Voici un questionnement sur l'évolution du végétal en milieu urbain extrêment esthétique !

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@ Suzanne Lafont

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Exposition Galerie des Beaux-arts,

 Place du colonel Raynal

33000 BORDEAUX

site : Musée des Beaux -arts de bordeaux

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07 décembre 2018

Culottées 1 de Pénélope Bagieu : ISSN 2607-0006

 

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Culottées 2, où Bagieu décrit le destin de plusieurs femmes comme Nelly Bly, prolonge une première série de portraits, qui vient de paraître dans la collection Folio en format poche. Deux volumes permettent de découvrir les vies de 14 femmes telles que Clémentine Delait, Nzinga, Margaret Hamilton, Las Mariposas, Josephina Van Gorkum, Lozen, Annette Kellerman, Delia Akeley (partie 1), Joséphine Baker, Tove Jansson, Agnodice, Leymah Gbowee, Girogina Jorgensen, Wu Zetian ( partie 2).

Reprenant le système de courtes biographies, suivie d'une double page s'intercalant entre les planches, la bédéiste croque rapidement la trajectoire hors du commun de femmes, qui sont méconnues comme l'impératrice Wu Zetian. Popularisée par le film de Tsui Hark dans la série des détective Dee, elle apparaît comme une impératrice intelligente et ambitieuse. Elle améliore la condition des femmes, des paysans, faisant de son règne l'un des plus propères de l'histoire chinoise. Bagieu retrace sa biographie en mettant à distance la légende noire qui entoure ce personnage : " longtemps, les historiens officiels ont dépeint Wu Zetian comme une sorte de version chinoise de la reine de coeur d'Alice aux pays des merveilles, en se focalisant sur sa police secrète et sa tendance à se débarrasser de ses ennemis". Le ton humoristique, se fait parfois critique, en dénonçant certains stéréotypes : "En revanche, il est systématiquement précisé (et souligné comme un fait inoui) qu'elle était "redoutable", "ambitieuse", "intransigeante"... Des traits de caractères communs et valorisés chez à peu près tous les empereurs de l'histoire..." ( p. 75, livre I, partie 2).

Les planches permettent de sortir de l'oubli des femmes comme Delia Akeley, primatologue, Las Mariposas qui sont deux soeurs engagées politiquement ou  Annette Kellerman, une Australienne qui a coupé les jambes de son maillot et qui a fait une carrière d'actrice aquatique. "J'ai aidé les femmes à libérer  leur corps", peut-on lire dans la dernière bulle... Culottées est ainsi un bel hommage à toutes ces femmes. Le format, plus petit qu'une BD traditionnelle est facilement maniable, transportable, et ne perd pas en qualité : feuilles épaisses, couleurs vives, bulles très lisibles. Encore une série de très beaux portraits  à découvrir !

Culottées 1, Partie 1 et partie 2 Pénélope Bagieu (en deux tomes, folio, 71 p. partie 1 et 69 p. partie 2)

Autres BD : Cadavre exquis, Culottées 2,

Sur le web : site de la bédéiste

Merci Folio pour ce partenariat

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03 décembre 2018

C'est le premier, je balance tout ( novembre 2018) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

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Dilectae, Aurélia Frey, Musée Saché

 Sur le site Ma librairie, un billet sur Le lys de la vallée est illustré de photographies d'Aurélia Frey. La photographe  a imaginé au cours d'une résidence de deux mois au musée Balzac, à Saché, les dernières pensées et traces de l'héroïne du Lys dans la vallée. C'est donc une occasion pour relire Le Lys dans la vallée, mais on peut aussi simplement admirer les belles photographies qui sont venues orner les murs de la maison du musée Balzac. L'exposition Dilectae, surnom de la femme aimée par Balzac, Laure de Berny, montre donc l'herbier d'Henriette ici et des représentations mentales de Mme de Morsauf. Les magnifiques photos sont issues de ce parcours dans la vallée de l'Indre au cours de l'été 2018. Voici quelques clichés argentiques et les fleurs d'herbier en cyanotype :

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Dilectae, Aurélia Frey, Musée Saché

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Dilectae, Aurélia Frey, Musée Saché

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 Dilectae, Aurélia Frey, Musée Saché

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Dilectae, Aurélia Frey, Musée Saché

Du 1er novembre au 15 novembre 2018

Musée Balzac

Château Saché Site ici

2) LES FILMS

BLACKKKLANSMAN Trailer (2018)

Si le film de Spike Lee est encore projeté dans votre cinéma, n'hésitez pas à aller le voir. Spike Lee nous parle à nouveau des minorités dans ce film qui a pour protagoniste principal un policier noir, Ron Stallsworth. D'emblée des images d'Autant en emporte le vent introduit le thème de l'esclavage, des inégalités : la scène qui montre la défaite des Sudistes, par la représentation de centaines de morts, ne sonne pas le glas d'un certain sud raciste et antisémite. Au contraire, la violence se perpétue jusqu'à nos jours, ce que prouvent des images d'archives de Charlottesville.

Blackkklansman raconte la vraie infiltration d'un policier noir au sein du KKK, aidé d'un policier juif. Il fait aussi la rencontre d'une étudiante noire, Patrice, qui défend les droits des Noirs. Cela permet de faire un montage parallèle entre des scènes où les Afro-américains revendiquent leurs droits et d'autres qui montrent des suprémacistes blancs. Une comédie ? On ressort de ce film plutôt choqué et révolté. Certes le montage du réalisateur est un peu moins subtil que dans Inside man avec des inserts d'affiches lorsqu'il évoque des films, des visages qui se découpent sur fond noir lors d'un discours, des mises en abymes, avec des films dans le film... Maladroit formellement et un peu long, peut-être, mais indispensable à voir !

Blackkklansman, Spike lee, 2018, avec Adam Driver, John David Washington, Laura Harrier

Autres films : Inside man

Sur le web : Le cinéma de Durandal, Le monde Cinéma " Blackkklansman : Spike Lee attaque le suprémaciste blanc", billet de Dasola,

3) LES LIVRES

Voici une nouvelle lecture de Balzac : L'auberge rouge. Nous poursuivrons nos découvertes balzaciennes avec la lecture du Colonel Chabert le 29.12. Cléanthe, Marilyne, Claudia,Miriam,  se sont déjà inscrites et vous pouvez nous rejoindre.

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4) LES ACHATS

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30 novembre 2018

Inside man de Spike Lee : ISSN 2607-0006

 Inside Man - Bande Annonce

Lorsqu'on commence à visionner Inside man, on pense voir un énième film de braquage de banque. Vous n'aimez pas ce genre ? Surtout, restez devant votre écran. De facto, une première surprise vous attend : une banque est attaquée à Manhattan. Rapidement, on perçoit que ces braqueurs ne sont pas de simples voleurs. Spike Lee a glissé au coeur de son film une autre problématique, bien plus riche, bien plus intéressante...

Une deuxième surprise vous cueillera : l'histoire n'est pas racontée de manière linéaire. Rapidement arrivés sur les lieux, deux inspecteurs, incarnés par Denzel Washington et Clive Owen, doivent faire face à l'ingéniosité des voleurs. Ces derniers ont habillé leurs otages de la même manière qu'eux, les rendant inidentifiables. Ils ne semblent pas assoiffés de sang, ni d'argent. Que sont-ils venus chercher dans cette banque ? Quel est leur objectif ? Mais parallèlement, on voit un défilé de témoins, c'est-à-dire les témoignages des otages, qui devraient se dérouler chronologiqement après. Bref, même déconstruite, la narration nous tient en haleine : comment les braqueurs cachés parmi les victimes du hold-up vont-ils faire sortir leur butin ?

Enfin, dernière belle surprise et non des moindres, Spike Lee n'hésite pas à utiliser tous les types de cadrages, de travelling ( la caméra fait des travellings de gauche à droite pour suivre les allées et venues d'un des braqueurs, marquant par là, la confusion du début des événements, la nervosité du bandit), les témoignages semblent filmées avec des couleurs surexposées, des travellings circulaires mettent en valeur le personnage clé de cette affaire, le directeur de la banque, etc...). La caméra de Spike Lee est particulièrement virtuose et cela confine presque à l'exercice de style, tant les mouvements de caméra se diversifient. Ce hold-up original, filmé de manière ingénieuse, ne fait pas oublier un thème qui semble tenir à coeur au réalisateur, c'est-à-dire les minorités.

Inside man de Spike Lee, Netflix, 2006, 2h10, avec Denzel Washington, Clive Oven, Christopher Plummer, Jodie Foster.

Sur le web : les mouvements de caméra Blow up, Inside man : Spike Lee réalise un gros coup, Le monde

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24 novembre 2018

Passage des ombres d'Indridason : ISSN 2607-0006

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Dans le dernier opus de La tilogie des ombres, nous nous retrouvons dans deux époques différentes de L'Islande. Comme dans La femme de l'ombre et Dans l'ombre, "la situation" et l'histoire contemporaine sont évoquées en alternance. En effet, cette nouvelle enquête se présente comme une affaire non classée : un vieillard est retrouvé mort dans son lit avec de nombreuses coupures de presse sur une ancienne affaire de meurtre, celui d'une jeune femme morte dans le passage des ombres. Lorsqu'on découvre que ce vieil homme est Thorson, un enquêteur canadien  - qui venait en aide à Flovent dans les deux premiers opus de La trilogie des ombres -, un ancien inspecteur Konrad décide de reprendre l'affaire. Aurait-on assassiné Thorson ? L'affaire du meurtre du passage des ombres étant résolue, pourquoi Thorson continuait-il à être hanté par cette affaire ?

Indridason termine brillamment sa trilogie : enfin, il donne une grande place à l'histoire de l'Islande, non pas comme un historien, mais en créant une atmosphère susceptible de rendre compte ce qu'a été "la situation", notamment pour les femmes islandaises. Trompées et abusées par des Américains, elles vivent une difficile condition. La domination danoise, les légendes populaires, le spiritisme, le comportement des élites, l'occupation américaine prennent de l'ampleur par rapport à l'enquête plutôt simple et laborieusement expliquée dans les derniers chapitrres.

Le récit rend passionnant cette période historique et renoue avec le style des premiers romans de l'écrivain islandais où le contexte historique avait une grande importance comme dans La femme en vert ou L'homme du lac. Les dernières aventures du duo d'enquêteurs sont encore lues avec brio par Philippe Résimond : sur le site vous pouvez écouter un extrait.

Passage des ombres, la trilogie des ombres, tome 3, Indridason, audiolib, texte lu par Philippe Résimont, 8h27

autres romans : Dans l'ombre, La trilogie des ombres, tome 1, Indridason, audiolib.

La femme de l'ombre, La trilogie des ombres, tome 2, Indridason

Hiver arctique, L'homme du lac, Indridason

Le lagon noir, Indridason

Sur le web : Télérama, article de C. Ferniot.

Merci audiolib pour ce partenariat.

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17 novembre 2018

Japon Express de Depardon : ISSN 2607-0006

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De deux courts séjours au Japon, Raymond Depardon, armé de son Leica, a pris une série de "photographies de rue" au gré de ses déambulations. Personne ne pose, ce sont des des instantanés urbains qui donnent un aperçu du "Pays du Soleil-Levant" des années 2016 et 2017.

A travers une centaine de clichés, on peut donc y voir la cohabitation de l'Orient et l'Occident, des aspects traditionnels ( les kimonos) et de la modernité. Ce qui frappe dans ces images, ce sont les couleurs, dites "formica", celles des néons plus nombreuses qu'en France ou celles des habitants, des lieux... Elles tranchent avec les photos en noir et blanc qu'il avait faites en 1964 pour les Jeux Olympiques à Kyoto. Quelques mots accompagnent ces photographies, qui ne sont pas légendées. On perçoit vite son admiration pour le métro tokyoïte. De brèves annotations permettent de présenter les rituels du mariage dans les hôtels, le quartier chic de Ginza. Il prend en photographies des sujets divers, aussi bien l'empereur Akihito, des cadres, le vieillissement de la population, ou la tour Mori.

Dans l'entretien qui précède l'album ( propos recueillis par Philippe Séclier, janvier 2018 à Clamart), le photographe souligne le dépaysement d'un tel voyage : " tout est différent, tout est nouveau". On le questionne aussi sur les photographes japonais, ses références cinématographiques ( il a d'ailleurs photographié la tombe d'Ozu, un réalisateur qu'il admire)... A travers ces photographies, il nous fait partager "le premier regard, la découverte rapide" du Japon.

"On se sent là-bas réellement au coeur de ce monde qui ne cesse de bouger et de changer. Un voyage au Japon est une expériences unique" ( p. 14)

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Japon Express, Depardon, Points, 128 p.

Sur le web : France info, France inter : dans l'objectif de Raymond Depardon,

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13 novembre 2018

The chase de Kim Hong-Seon : ISSN 2607-0006

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En lisant Première ici, vous pourrez apprendre que Netflix, après Dernier train pour Busan ou Psychokinesis, a acheté de nouveaux films coréens : The chase en fait partie. Un viel homme acariâtre, Sim Deok-Soo, possédant plusieurs appartements, vient régulièrement harceler ses locataires d'un quartier misérable pour récupérer l'argent des loyers. Il est en outre serrurier. Cet homme brutal et grincheux va pourtant faire deux rencontres qui bouleversent sa vie : une de ses locataires est une jeune étudiante qui donne tout son argent à sa mère malade et qui se montre respectueuse envers lui alors que tout le monde le méprise. L'autre rencontre est celle d'un vieux locataire, un ancien inspecteur de police qui est obsédé par une affaire vieille de 30 ans et qui pense qu'un meurtrier en série a recommencé à tuer. Ce dernier est toujours en contact avec un ancien policier ( Park Pyong Dae) qui est atteint de la maladie d'Alzheimer et qui a vu les yeux du tueur. Malgré lui, notre vieux misanthrope va être embrigadé dans cette enquête lorsque la jeune étudiante disparaît après le meurtre de deux vieillards.

Si l'enquête policière structure l'ensemble du film, ce qu'on retient de ce long métrage, c'est sa dimension comique et sociétale. Le comique provient évidemment de ce duo d'enquêteurs improbables dont l'un a alzheimer et l'autre est misanthrope. On apprend d'ailleurs que Sim Deok-Soo aurait pu être soupçonné dans la première enquête, 30 ans auparavant, mais dans les papiers de l'inspecteur, on découvre qu'il a noté qu'il était trop "bête" pour les commettre, ce qui déclenche la colère de notre irascible anti-héros.

Le réalisateur met aussi en exergue la condition des personnes âgées - qui constituent une grande partie du casting - obligées d'aller manger à la soupe populaire, ou mourant seules dans des misérables logis. Néanmoins, point d'apitoiement, c'est ce même élément qui crée le comique, avec une course poursuite anti-héroïque : on voit, par exemple, notre bougon propriétaire, sur son scooter, poursuivre un jeune mais qu'il n'arrive pas à rattraper alors que ce dernier est éclopé ! Le tout culmine lorsque le vieux Park arrive à mettre au tapis une vingtaine de jeunes qui se moquaient de lui... Ainsi nous retrouvons avec plaisir l'hybridation générique commune aux films coréens.

The chase, Kim Hong-Seon, avec Yun-Shik baek, Chun Ho-Jin, 2017, Netflix, 1h50

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