9782742789511

Vous connaissez mal ou peu la littérature japonaise ? Ce récit pourrait être une bonne introduction pour découvrir un auteur comme Higashino : publié dans la collection Babel noir, La maison où je suis mort autrefois n'est pas véritablement un roman policier. Certes, il y a plusieurs morts, certaines symboliques, d'autres réelless mais l'enquête se tourne plus vers une quête identitaire que vers la découverte d'un coupable. 

Dans un récit cadre, le narrateur qui est un trentenaire, célibataire, réçoit une lettre de son père lui annonçant la destruction de leur maison. Elle lui en rappelle une autre plus terrifiante. Commence une analepse où le narrateur raconte comment deux ans plus tôt, pour aider une ex-petite amie Sayaka, il va se rendre dans une demeure contenant bien des mystères. Sayaka est tourmentée : elle a retrouvé dans les affaires de son père mort, une clé et un plan. En outre, peu à peu, on découvre qu'elle a de mauvaises relations avec sa fille de 3 ans. S'ajoutant à tous ces éléments, elle avoue qu'elle n'a pas de souvenirs d'enfance. La visite de l'étrange maison lui permettra-t-elle de retrouver la mémoire ? Que va -t-elle découvrir ?

Dans une écriture sobre mais détaillée, se succèdent d'infimes détails qui vont tous s'assembler pour mettre au jour une terrible vérité. L'atmosphère devient vite étouffante et angoissante. Mais au-delà d'un suspense terriblement efficace, le lecteur découvre les relations intergénérationnelles au Japon, l'éducation des enfants et leurs enjeux. La dimension psychologique et la question de l'enfance sont aussi très présents : " D'ailleurs, chacun n'a-t-il pas une maison où l'enfant qu'il était  est mort autrefois ?", s'interroge le narrateur...

La maison où je suis mort autrefois, Higashino, Babel noir, 254 p.