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La genèse d'un livre peut être tout à fait étonnante. C'est en lisant un livre sur les jardins et notamment un passage sur les pommiers ( mais aussi une trilogie romanesque sur la vie des colons en Ohio) que soudain son histoire a germé déclare, dans les remerciements, Tracy Chevalier. Deux voix alternent pour raconter, tout d'abord, leur installation dans un milieu hostile : le père James Goodenough et sa femme Sadie. Ils ont plusieurs enfants ( Sal, Robert, Martha, Caleb et Nathan), qui les aident à vivre dans le Black Swamp, dans l'Ohio. Là, James veut faire pousser des pommiers contre l'avis de sa femme alcoolique, qui ne cherche qu'à fuir cet endroit recouvert de boue. On suit ensuite les tribulations de Robert, qui sillonne l'Amérique vers l'Ouest, jsuqu'en Californie, à travers des lettres envoyées à sa famille. Son nomadisme l'amène à être chercheur d'or, cow-boy... mais aussi botaniste.

S'inspirant de  personnages réels comme John Chapman ( le voisin des Goodenough dans le Black Swamp) et William Lobb ( herboriste), comme dans son précédent roman La dernière fugitive, l'arrière plan historique et social avec la vie des colons, la ruée vers l'or, l'herborisation, la découverte des séquoïas en Californie est tout à fait passionnante. A travers le destin de ses personnages, Tracy Chevalier retrace une partie de l'histoire américaine. 

Cependant, malgré des efforts pour renouveller la narration, la forme de ce récit est assez cahotique, cousu de fils blancs. On assite donc à une alternance de voix, de lettres, de récit, qui permet de dramatiser cette histoire. Pourtant, on n'arrive pas à s'attacher à ces personnages, antipathiques, peu approfondis. Paradoxalement, ce livre provoque de l'intérêt pour son sujet ( la vie des colons et les découvertes botaniques) mais de l'ennui pour ses personnages...

A l'orée du verger, Tracy Chevalier, folio, 390 p.

autres romans de l'auteur : La jeune fille à la perle, La dernière fugitive, Prodigieuses créatures

Merci Folio pour ce partenariat.