La chasse au snarck, Caroll
Quatrième de couverture : " Un cireur de souliers, un fabriquant de bonnets, un boulanger, un avocat et un castor, entre autres personnages, partent à la chasse d'un animal fantastique : le snark. En espérant qu'il ne s'agira pas d'un boojum ! Moins connu qu'Alice au pays des merveilles mais aussi extravagant, La chasse au snark conserve toute sa puissance comique. En regard du texte anglais, accompagné des illustrations originales de Henry Holiday, la traduction de l'oulipien Jacques Roubaud respecte l'oralité de ce long poème. Elle est suivie d'une analyse par le linguiste Bernard Cerquiglini. L'occasion d'une promenade savoureuse à travers l'oeuvre de Lewis Carroll pour redécouvrir, à l'aune des recherches de Joyce et d'Artaud, l'un des chef d'oeuvre de la littérature victorienne."
"Les mots n'ont que le sens qu'on leur donne"
Un castor qui sauve tout un équipage ? Un boulanger qui s'évanouit lorsqu'il voit un snark ? Bienvenue dans le monde du nonsense de Lewis Carroll. L'auteur crée ses propres animaux fabuleux, comme la description d'un mystérieux oiseau, le Jubjub, et du fabuleux Snark... C'est aussi un univers dominé par le rêve où la logique des sonorités des mots, des associations d'idées gouvernent les lois rationnelles. " Car le visage était tout noir/ C'est à peine si on pouvait voir/ avec le Banquier une vague ressemblance/ son effroi fut si grand / que son gilet devint blanc/ En vérité un phénomène étrange".
Ce court texte est fascinant par son extravagance et devient un beau sujet de rêverie grâce à son imaginaire déjanté et comique, proche de l'absurde : "Ils le chassèrent avec des dés à coudre/ Ils le chassèrent avec passion/ Ils le poursuivirent avec des fourchettes et de l'espoir/avec une action de chemin de fer/ Ils le charmèrent avec des sourires et du savon" !
Ce poème est suivi d'un bref essai posant la question de la traduction de jeux de mots, tels que les mots valises, d'une langue à l'autre, dans le célèbre poème du "Jabberwocky", présent dans Alice aux pays des Merveilles. On peut noter aussi les magnifiques illustrations du peintre préraphaélite, Henry Holiday. Voici deux gravures du peintre :
Lecture dans le cadre du partenariat avec BOB que je remercie.
Lu aussi par Praline, Alice, Mélisendre, Tortoise.
Les avis de Cryssiylda, Lilly...
Lewis Carroll, La chasse au snarck, Folio, 131 p.
Challenge "English classic" de Karine.
Commentaires sur La chasse au snarck, Caroll
J'ai adoré ce petit livre. D'ailleurs, je me suis plongée dans une bio de Carroll, mais je n'en ai lu que quelques pages pour l'instant.
@ Lilly : J'avais lu ce poème, il y a très longtemps mais j'en gardais aucun souvenir... Cette lecture a été vraiment très agréable : en fait, on comprend très bien l'histoire et on retrouve des thèmes, comme celui du procès, déjà présent dans "Alice...". J'ai eu ma période Carroll, et j'ai plus d'une dizaine de bio et de critiques sur ses livres : n'hésite pas à me faire signe, si tu veux que j'en fasse voyager un, ce sera avec plaisir, pour te remercier pour ton aide au sujet du blog-it
PS : tu as vu, je l'ai installé, grâce à toi !
Euh... c'est peut-être plutôt le blog de tutorat qui t'a aidée, non ? ;o))Ton offre est adorable et alléchante, je retiens !
@ Lilly : n'hésite pas... si sa vie et son oeuvre t'intéresse. Je te dirai en détail ce que j'ai...
C'est tout tout simplement mon œuvre préféré de Carroll ! Il y a une métaphore de la vie, qui me guide un peu depuis un moment, une sorte de K inversé !
@ Océane : J'ai vraiment apprécié cette lecture, surtout la marmotte, elle me plaît beaucoup : son amitié avec le boucher, sa passion pour la dentelle (mais pourquoi ?)... Cependant, je ne comprends pas ton histoire de K inversé : ferais-tu toi aussi tu nonsense ?
Je rejoins ton avis de très près!
Ooooh, et tu parles de marmotte, je n'avais pas pensé à ça, tu crois que le Castor de la chasse au Snark est en fait la marmotte qui prend le thé en compagnie du Lièvre de Mars et du Chapelier Fou?
(*tilt!*)
@ Tortoise : Je me suis trompée ! Lapsus ? En fait, il est bien question d'un castor et non d'une marmotte... La fatigue ou un clin d'oeil à son autre chef-d'oeuvre ???? Ce personnage m'a marquée ! Je trouve ce castor, parce que c'est un bien castor et non une marmotte, très drôle et très touchant...
Ah Carroll et son nonsense ! J'adore ! J'ai lu celui-ci il y a très longtemps mais emprunté donc je ne l'ai pas dans ma bibli...L'occasion de l'acheter et de le relire ! Et puis mon Alice se sentira moins seule, lol.
@ Elizabeth : Moi aussi je l'avais lu, il y a déjà pas mal de temps et ça été un vrai plaisir de le relire !
(n'empêche que ça aurait pu coller, lol! bon, si je commence à penser aussi à Carroll en matière de fanfics, je risque pas de m'en sortir, moi...)
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