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Lorsqu'on jette un rapide regard sur la littérature victorienne, on s'aperçoit que les auteurs usent d'ironie ou d'humour pour railler une société rigide. D'autres auteurs, font preuve parfois de fantaisie, présente par exemple, dans les romans de Wilkie Collins, où les rebondissements les plus invraisemblables se multiplient, ou dans des romans tels que ceux de L Caroll, comme si l'imaginaire romanesque voulait s'affranchir d'un carcan réel.

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Alice au pays des merveilles est l'un des romans marquants de ma jeunesse et je l'ai acquis dans des éditions différentes, magnifiquement illustrée par les dessins de Tenniel. Mais qui est Alice ? S'endormant sur un livre d'école, Alice tombe dans un monde où les lapins donnent des ordres, où les chats sourient et où La Reine de coeur fait couper des têtes. Dans le pays des Merveilles, Alice est confrontée à la folie des personnages et à la fantaisie du langage. Destiné à des enfants, il est lu par les adultes car c'est un conte avec un fol imaginaire qui pose la question de l'identité. Après plusieurs métamorphoses, Alice se demande : " mais si je ne suis pas la même, qui donc serais-je ?". En filigrane apparaît aussi l'ordre de l'ère victorienne : Alice est puni de ses actes irréfléchis, de son manque de savoir et de ses libres prises de paroles. A la vue du départ rageur d'une souris, une mère crabe dit à sa fille : "Ah! ma chérie ! que ceci te serve de leçon : ne perds jamais ton sang froid !". Mais cet ordre est remis en cause par la dimension ludique du langage- jeux de mots, calligramme, chanson populaire, dialogue absurde- qui frôle le non-sens. Découvrez l'étrange monde d'Alice, lisez ses aventures oniriques...

Je ne sais pas si j'irai voir l'adaptation de Tim Burton, mais je suis ravie de voir que le livre suscite encore un engouement !