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Ce mystérieux titre fait référence à une date - le 5 janvier de la 64eme année de l'ère Shôwa - et à une affaire. De quelle affaire s'agit-il ? une petite fille, Shôko, a été enlevée mais malgré les efforts de la police, elle est retrouvée morte. On soupçonne ausitôt les proches étant donné que le ravisseur connaissait bien la région pour avoir donné des lieux de rencontre avec le père de la fille montrant une certaine aisance à se déplacer dans le coin. Dix ans plus tard, malgré des recherches incessantes - l'équipe du six-quatre n'a toujours pas avancé d'un pouce... Mais lorsque le directeur général décide de venir voir le père de la victime, de sombres et douteux éléments du passé ressurgissent : à quoi font références les Notes Kôda ? Pourquoi deux policiers ont démissionné ? Pourquoi la criminelle refuse de communiquer avec les administratifs ? Que cachent les anciens inspecteurs ayant travaillé sur le six-quatre ?

Le début du roman est ardu car l'écrivain est un ancien journaliste judiciaire : il décrit donc le milieu dans lequel travaille son personnage principal avec précisions c'est-à-dire en indiquant la fonction et les noms de chaque rouage du système journalistique et policier. Le foisonnement des personnages de ce sytème - journalistes, policiers, familles des personnages principaux, de la victime - rend encore plus difficile la lecture.

Et pourtant, on s'attache aux menées de Akima, directeur de la RP (relation presse) et ancien policier ayant travaillé sur le 6-4 : comme les traditionnels inspecteurs de romans policiers, il doit faire face à de nombreux problèmes personnels comme la disparition de sa fille, des problèmes de couples... ce qui le rend vulnérable et humain. Va-t-il réussir sa mission en restant intègre ? Comment va se résoudre l'affaire du six-quatre ?

Il ne faut surtout pas se laisser rebuter par les premières pages et poursuivre sa lecture : grâce à ce polar se déploie toute une affaire policière à résoudre et le fonctionnement de la police gangrénée par la corruption et par des carriéristes. Non seulement le suspense est à son comble tout au long du roman mais en plus, le romancier nous réserve un dernier retournement de situation impressionant. C'est un roman fourmillant de détails, exigeant, foisonnant mais on est complètement thrillé tout au long de sa lecture !

logo Japon 2021Yokoyama Hidéo, Six-quatre, Point, Slovaquie, 12 janvier 2019, 678 p.

Participation au challenge un mois au Japon organisé par Lou et Hilde.

Sur le web : billet de A girl from earth, Dasola