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Qui est-ce ? Si je vous dis que c'est un auteur victorien, qu'il est le précurseur du roman policier anglais, et qu'il est passé maître des intrigues mystérieuses et sensationnelles. Vous avez deviné ? Bien sûr, c'est Wilkie Collins ! "En cette nuit du 23 août 1829, sur la côte déchiquetée des Cornouailles, la résidence d'été des Treverton n'est plus que silence et ténèbres. Le manoir tout entier est suspendu aux battements du coeur de la maîtresse de maison qui rend bientôt son souffle, laissant derrière elle un époux accablé, une fillette en pleurs et beaucoup de questions sans réponses. Que contient par exemple, cette mystérieuse lettre confiée par Mrs Treverton à sa femme de chambre avant de mourir ? Et quel terrible secret Sarah Leeson préfère-t-elle dissimuler dans la demeure familiale avant de disparaître, s'opposant ainsi aux dernières volontés de la défunte ? Un secret suffisamment effroyable pour que, des années plus tard, la domestique sorte de son silence afin d'empêcher Rosamund Treverton de retourner sur les lieux de son enfance, au risque d'y perdre son âme... (Quatrième de couverture).

Voici trois bonne raison d'aimer Le secret :

- Quel est ce secret dont parle le titre ? Le suspense, dans ce roman est terriblement bien maintenu jusqu'aux derniers chapitres ! Bien qu'ayant des soupçons, le lecteur n'apprend la résolution de l'énigme que vers la fin du roman. L'intrigue se tisse autour de dialogues, qui en paraissent presque longs, tant on voudrait connaître le fin mot de l'histoire ! Ce qu'on aime aussi, c'est que la découverte du secret se fait toujours d'une manière littéraire...

- Que dire des personnages ? Contrairement aux personnages habituellement très troubles des romans wilkiens, ici, pas de "méchants". Pas de précipices pour y pousser un rival, pas d'étendues glaciaires pour y abandonner un compagnon détesté, dans Le secret, l'amour triomphe des apparences de la bonne société victorienne. Avec humour, Wilkie Collins développe une galerie de portraits d'excentriques, dont un misanthrope qui rappelle le "Scrooge" de Dickens, merveilleusement et humoristiquement dépeint, une jeune femme qui ne respecte pas les bienséances, une servante courageuse et mystérieuse. Voici un extrait du portrait de Andrew Teverton, le misanthrope : " On sut ensuite, et toujours par de vagues rumeurs, qu'il y menait la vie d'un avare, en compagnie d'un vieux domestique nommé Shrowl, encore plus misanthrope que son maître. [...] Andrew ne se rasait plus, et son domestique avait ordre de laisser, lui aussi, pousser la barbe. En 1844 (Ceci ne doit pas pas être perdu de vue), aux yeux de la partie la plus éclairée du peuple anglais, un homme était réputé malsain d'esprit par ce seul fait qu'il laissait son menton se couvrir de poils que la nature y fait pousser."

- Le secret est un imbroglio romanesque : un château, un fantôme, un secret, la description de la haute société anglaise, des rebondissements nombreux, tous les ingrédients wilkiens sont réunis. Si vous avez lu et aimé d'autres romans de Wilkie Collins  ( Profondeurs glacés, Hôtel hanté, Pierre de lune), celui-ci ne vous décevra pas...

Le secret, Wilkie Collins, édition du masque, 571 p., Lu dans le cadre du challenge dans Wilkie Collins addict de Chryssilda

Merci Alapage pour ce partenariat et l'envoi de ce roman...