Les doigts rouges d'Higashino : ISSN 2607-0006
"Les doigts rouges" du titre font référence à un élément clé de l'histoire : un vieillard atteint de démence sénile met du rouge à lèvre sur ses doigts pour s'amuser. Ce roman d'Higashino, dont l'intrigue est aussi machiavélique qu'Un café maison, se contruit autour de la famille, que ce soit celle des enquêteurs ou celle du meurtrier, notamment autour des personnes âgées et du vieillissement de la population japonaise...
Mais quelle nouvelle enquête vont devoir résoudre Kaga et son cousin ? Akio est un employé de bureau qui fuit son foyer : sa femme, Yaeko, qui a accepté de l'épouser par peur de ne pas avoir d'autres demandes de mariage, n'aime guère sa belle famille. Elle empêche les grands-parents de voir leur fils unique. A la mort du père de son mari, elle accepte d'aller vivre dans leur maison par opportunisme. Assez vite des conflits entre la belle-mère, devenue sénile, et Yaeko crée des tensions au sein de la famille. Lorsque le fils de 14 ans tue une petite fillle, le mari et son épouse décident de mettre un scénario en place pour sauver leur fils.
"tu [Matsumiya] va être dans une situation incroyable", affirme un lieutenant connaissant bien Kaga, l'enquêteur chargé de cette sordide enquête. Kaga est accompagné de son cousin, Matsumiya, qui débute dans la police. Ce dernier est choqué par le comportement de son cousin qui ne rend jamais visite à son père mourant... Kaga, plus perpiscace que Sherlock Holmes, finira par percer les apparences créées par cette famille. Autour de l'amour filial ou l'amour maternel, Higashino tisse une intrigue diabolique !
Higashino, Les doigts rouges, Actes Sud, Arles, février 2028, 237 p.
du même auteur : La maison où je suis mort autrefois
Participation à un mois au Japon organisé par lou et Hilde
Lu par Dasola
