Ephéméride de Valérie Rouzeau : ISSN 2607-0006
Qui est Valérie Rouzeau ? Voici la présentation dans la poéthèque :
"Née le 22 août 1967 à Cosne-sur-Loire (Nièvre), Titulaire d’une maîtrise de traduction littéraire, elle vit désormais à Paris.
Nombreuses rencontres poétiques et ateliers dans les établissements scolaires, notamment dans le cadre des opérations « L’Ami littéraire » et « Poètes dans la classe » de la Maison des Écrivains, d’une belle résidence dans les bibliothèques de Pantin (financée par le Conseil Général de la Seine Saint-Denis), d’une autre belle résidence au Centre Culturel, Centre de Création pour l’Enfance de Tinqueux, à l’initiative de son directeur Michel Fréard (résidence de deux ans, de septembre 2003 à juin 2005)…
Elle vit en poésie : elle en écrit, elle en traduit ("La Traversée" de Sylvia Plath, Poésie/Gallimard, 1999 ; Le Printemps et le reste" et "Je voudrais écrire un poème" de Williams Carlos Williams ou encore Emily Dickinson), elle en lit à voix haute (lectures publiques), elle l’anime (ateliers d’écriture en milieu scolaire).
Son ouvrage, Pas revoir (le Dé Bleu, 1999) a obtenu un grand succès. Il offre dans un lyrisme chahuté, une grande liberté formelle, imprimant à la langue un trouble imprévu qui surprend, bouscule le lecteur sans jamais empêcher le vibrato émotionnel."
On apprend aussi sur France info, qu'elle a reçu le prix Apollinaire et qu'elle a aussi écrit des paroles pour le groupe Indochine ( par exemple ladyboy). Comment vit un poète ? Comment écrit un poète ? Dans Ephéméride, la poétesse y livre sans ordre chronologique des extraits de préfaces, des interviews, des mails reçus, des souvenirs, des poèmes, des citations... Elle note ses réflexions que ce soit sur sa vie quotidienne, qui est très présente dans ses poèmes, et pas toujours facile à vivre, ou que ce soit sur les poètes qu'elle admire, qu'elle traduit ou qu'elle préface.
On voit bien la difficulté d'être une femme poète mais aussi ses préoccupations politiques, écologiques, poétiques. Voici ce qu'elle dit dans un entretien proposé par Catherine de Fromilhague : "J'ai le goût des mots forgés ou détournés, le goût, le goût des téléscopages verbaux, des figures sonores, homophonies diverses : assonances, allitérations, holorimes, contrepètrie, paronomases... J'ai aussi le goût des mots des autres, que j'ai quelquefois présentés comme étant "mes mots des autres" dans Quant mes deux, notamment".
Enfin citons deux poèmes : "
"Chez mes hôtes en pays gaga
Il n'y a pas de presse-cheveux de sèche agrumes
Pas de clous pas de vis pas d'enclume
Pas de fer à cheval pas de cheval
Encore moins de le pingouin mécanique en fer
Avec lequel petite jouait ma mère
Il s'est noyé en noir et blanc dans les vécés avec sa clef
Chez mes hôtes se bousculent sourires et souvenirs
Il n'y a pas un seul regret".
"Pour faire une prairie il ne faut qu'un trèfle et juste une abeille
Juste un trèfle et juste une abeille,
et la rêverie.
La rêverie sinon seule suffira,
Abeille ou pas.
Rouzeau Valérie, Ephéméride, Poésie, La table Ronde, France, mars 2020 , 135 p.
Jean-Gilles Badaire (peintre qui a illustré un de ses recueils Charbonnières)
Article rédigé par Dans "Vrouz", paru en mars, Valérie Rouzeau se frotte pour la première fois aux sonnets. Ses 151 poèmes qui ont tous 14 vers, sont des instantanés de vie quotidienne, parfois prise dans sa plus extrême banalité.
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