Mary Kom d'Omung Kumar : ISSN 2607-0006
"Qui t'épousera quand tu auras le nez cassé ?", demande le père à sa fille Mary Kom, qui boxe en secret. En effet, cette dernière, fille d'un pauvre agriculteur du Manipur, région du Nord-est de l'Inde brave l'autorité de son père et décide de s'inscrire à un club de boxe. Elle n'hésite pas non plus à défendre les autres filles contre les agresseurs masculins. Va-t-elle réussi à convaincre un coatch de l'entraîner ? Va-t-elle remporter des victoires ? Mary Kom romance la vie de l'indienne Chungneijang Mery Kom Hmangte (portrait fait par Olivier Bertrand dans "Mary Kom, la mouche décoche", Libération, 2012).
"Tu es une battante", lui dit son mari Onler lorsque Mary remonte sur le ring après la naissance de jumeaux. Son mari la soutient et garde les enfants pour qu'elle puisse continuer à boxer. On a droit, à ce moment à une version féminine de Rocky avec des entraînements intensifs. Pas facile de faire du sport avec deux enfants et en faisant partie d'une des ethnies demandant l'indépendance ! Cette question est aussi abordée à plusieurs reprises (pour en savoir plus, vous pouvez lire l'article de François Chipaux dans Le monde : "Politique, économie, religion : le sous-continent indien mène des guerres internes sur plusieurs fronts") : Mary est persuadée que la fédération de boxe ne la valorise pas à cause de son origine mais elle se déclare indienne avant tout (d'ailleurs pourquoi avoir choisi une actrice aussi peu ressemblante à la vraie sportive ?).
Le film, peu bollywoodien, est un joli hommage à cette championne, film permettant aussi de découvrir des musiques indiennes telles que Ziddi Dil de Vishal Dadlani, Salaam India de Shashi Suman ou Saudebaazi d'Arijit Singh...
Mary Kom d'Omung Kumar, avec Priyanka Chopra, 2h, Netflix, 2014.
PArticipation aux étapes indiennes organisée par Blandine (billet Mary Kom de Blandine) et par Hilde.

