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22 juin 2020

Les ferrailleurs 1, Le château de Carey : ISSN 2607-0006

ferailleurs couverture

Comme le romancier italien Dino Buzzati, E. Carey est un auteur britannique, qui est aussi illustrateur. De fait, le roman comporte des portraits des différents personnages qui prennent la parole pour raconter leur histoire (ci-dessous la première illustration). C'est en visitant un musée d'ojets récupérés en Chine qu'il a eu l'idée d'écrire ce roman dans lequel les choses ont une importance extrême.

Dans une Angleterre imaginaire, vit une famille noble au milieu d'une immense décharge. Chacun reçoit à sa naissance un objet, qu'il emmène toujours sur lui et qui semble même influencer leur caractère. A 16 ans, on les marie mais parmi nos personnages principaux, le chétif et maladif Clod diffère des autres membres très excentriques pourtant de sa famille. Non seulement, il entend les objets parler mais en plus, il refuse d'épouser celle qu'on a choisi pour lui. Mieux vaut ne pas dévoiler trop d'éléments de l'intrigue pour laisser aux lecteurs le plaisir de découvrir à quoi va lui servir son don et à qui il va donner son coeur...

unknownLes ferrailleurs tient à la fois de roman traditionnel où les serviteurs vivent dans un lieu bas, caché, et les nobles dans leur château et à la fois du roman de fantasy comme La passe-miroir de Christelle Dabos (l'auteur a bien évidemment dessiné un plan des lieux comme dans tous romans de fantasy). Les caractères des personnages et le décor sont des plus originaux, de même que le monde fantaisiste sorti de la plume de Carey.

Illustration p. 11 Les ferrailleurs © Carey

L'auteur a talentueusement entrelacé plusieurs intrigues secondaires, pour retenir l'attention du lecteur, comme la disparition d'une servante qu'on appelle indistinctement "les ferrayors", le mariage de Clod, la disparition d'objets, une maladie mystérieuse qui réifie les humains... Cependant, le monde décrit peut aussi rebuter le lecteur avec ses saletés, ses immondices et l'aspect glauque aussi bien des dessins que des descriptions sordides.

Carey Edward, Les ferrailleurs 1 "Le château", livre de poche, France, avril 2013, 470 p.

Lecture commune avec Ingannmic et A girl.

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Commentaires
L
Même si c'est glauque, ça m'intrigue. Il faut aussi que je reprenne la série "Gormenghast" dont le premier tome a été un coup de coeur absolu.
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M
Il me tente je ne l'ai jamais lu et j'aime bien ce que tu en dis alors je le note ! Merci de cette présentation
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A
Aaah c'est un musée d'objets récupérés en Chine qui lui a inspiré cette histoire. Je l'ignorais et je me demandais vraiment d'où lui venait cette trouvaille (géniale) autour des objets de naissance (et des objets tout court). En tout cas pour l'instant, le tome 1 m'a vraiment conquise, et là je suis un peu en attente de la suite avec le tome 2.
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I
Ah, et j'ai oublié, il me semble qu'il y a une coquille dans ton billet : Buzzati est italien.
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I
En effet, tu es moins enthousiaste qu'A girl et moi. Il faut dire que c'est justement cette ambiance glauque qui m'a plu (et aussi les trouvailles inventives de l'auteur, et les rebondissements dont il pimente son intrigue). Cette trilogie m'a personnellement rappelé celle de Mervyn Peake ("Gormenghast"), pour son atmosphère et ses personnages, mais aussi un peu, comme je l'écrivais chez A girl, celle de Pullman (La croisée des mondes), où les héros sont liés dès leur naissance à un"daemon", sorte de petit animal dont ils sont indissociables, un peu à la manière des objets dans la trilogie de Carey..
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