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13 octobre 2019

Shining de Kubrick : ISSN 2607-0006

Bande annonce VF SHINING (1980)

Stephen King a inspiré de nombreux réalisateurs : actuellement sur nos écrans, vous pouvez voir Ca 2 et Doctor sleep, la suite de Shining, va bientôt paraître sur nos écrans, fin cotobre 2019. Vous n'avez pas encore vu Shining réalisé par Kubrick ? En cette époque halloweenesque, il est temps de le visionner : pourtant, malgré sa réputation de film horrifique, il faut savoir que Shining, comme beaucoup des romans de S. King, repose surtout sur l'horreur psychologique.

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Shining, Stanley Kubrick, 1980

Certaines images iconiques contribuent à faire du long métrage de Kubrick un film d'horreur (photogrammes 1 et 2 ci-dessus), comme des hectolitres de sang jaillissant d'un ascenseur, une vieille femme décatie sortant d'une baignoire ou l'apparition de deux jeunes jumelles au bout d'un couloir, alors qu'il est surtout question des tourments d'un écrivain en proie à la folie. D'ailleurs les dernières photographies rendent plus ambigues l'interprétation du film.

Au contraire, la symétrie des décors, la propreté des lieux, les couleurs chaudes viennent contraster avec les films horrifiques. Shining n'est pas seulement un film gore mais confronte un écrivain à la page blanche, à ses problèmes d'alcoolisme comme dans nombre des romans de l'auteur de Misery ou de La part des ténèbres.

Comme le rappelle Hélène Lacolomberie dans sa revue de presse, cette adaptation du roman de S. King n'a pas été unanimement célébrée lors de sa sortie : pourtant, il ne faut pas oublier les prouesses techniques - avec l'utilisation de la steadicam dans les couloirs hantés de l'hôtel Overlook.

Que l'on aime ou que l'on n'aime pas ce long métrage, on doit reconnaître une certaine recherche technique dans la manière de filmer et des innovations par rapport au genre filmique. Il est devenu un classique, inspirant d'autres réalisateurs comme Spielberg dans Ready player one, qui exploite les scènes de l'ascenseur, des jumelles et de la femme dans la baignoire...

Kubrick, Shining, avec Jack Nicholson, Shelley Duvall, Danny Lloyd, 1h55, 1980.

Autres billets : Simetierre,

Challenge Halloween 2019 organisé par Lou et Hilde

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Sur le web : Sotinel Thomas et Régnier Isabelle, "Stephen King au cinéma : le meilleur et le pire en dix films", Le monde, mis en ligne le . URL : https://www.lemonde.fr/culture/article/2013/11/15/stephen-king-au-cinema-le-meilleur-et-le-pire-en-10-films_3514731_3246.html

Lacolomberie Hélène, "revue de presse de Shining", cinémathèque, mis en ligne le 7 mars 2019. URL : https://www.cinematheque.fr/article/1386.html

Guedj, "De "Shining" à "Ca" : pourquoi Hollywood adore Stephen King ?", Le point pop, mis en ligne le 28 août 2019. URL : https://www.lepoint.fr/pop-culture/cinema-le-clown-tueur-d-enfants-est-revenu-pourquoi-stephen-king-remet-ca-28-08-2019-2332040_2920.php

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Commentaires
L
Figure-toi que je ne l'ai jamais vu, sans doute par peur d'avoir un peu trop peur, parce que Mr Lou l'a détesté. Je n'avais pas réalisé qu'il y avait des scènes gores, j'avais plutôt l'image d'un film psychologique. Tes commentaires sur la manière de filmer me donnent envie de le découvrir, enfin !
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D
Bonjour Maggie, pas revu depuis sa sortie. C'était un film qui m'avait fait frémir. Nicholson fait peur. Bonne soirée.
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F
Le roman m'avait déjà fait frémir, je ne pense pas avoir le courage de regarder le film un jour :-)
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M
Je lis présentement le livre Shining de Stephen King. Je n'ai jamais vu le film mais il m'attend à la maison. Dès que j'aurai fini le livre, je le regarderai :)
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H
Je l'ai vu il y a longtemps, j'avais bien aimé et sans doute eu un peu peur aussi. Cet été, j'ai découvert le roman de Stephen King pour la première fois, un excellent moment de lecture. J'ai bien ressenti quelques frissons aussi. La manière dont le personnage bascule dans la folie est encore plus effrayante que les manifestations de l'hôtel. Brrr!
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