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26 juin 2011

Rebus et le loup garou de Londres de Ian Rankin : ISSN 2607-0006

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 Voici notre célèbre enquêteur écossais appelé à travailler à... Londres : un tueur en série sévit, assassinant sauvagement des femmes en laissant une morsure sur leur ventre. Cependant le modus operandi ne présente aucun point commun : différents lieux, différentes professions, les victimes ne semblent pas avoir de lien. Mais les difficultés ne font que commencer pour Rebus car ses collègues ne semblent pas apprécier un étranger ( = écossais) dans l'équipe et la communication n'est pas l'apanage de Rebus. Outre ses déboires professionnels, à Londres, vivent aussi son ex-femme et sa fille qui a pour ami un jeune homme qui déplaît à Rebus...

 Si vous avez aimé L'étrangleur d'Edimbourg, vous serez assez surpris par ce troisième opus. Rebus est un personnage très différent et a beaucoup évolué en un quidam assez insignifiant. Il tombe amoureux au premier regard, il est bien évidemment en froid avec son ex-femme, et correspond plus à un cliché qu'à un personnage avec sa propre psychologie. Voilà le hic : cette enquête est très proche des séries télévisées, ce dont l'auteur est conscient et y fait quelques allusions. "Rebus lui-même se faisait l'effet d'un spectateur et pensait à tous ces films et séries policières qu'il avait pu regarder, où la police débarque en masse dès la première minute (détruisant au passage les indices matériels) et résout l'affaire à la cinquante-neuvième ou quatre-vingt-neuvième minute. ridicule à vrai dire. Le travail d'enquêteur n'était que ça : du travail. Acharné, répétitif, besogneux, frustrant, et surtout de longue haleine".

Heureusement, l'humour pince-sans-rire de Rebus et un regard moqueur sur la psychologie, l'atmosphère londonienne - où traine un ou deux excentriques dont un dentiste exalté et une scène spectaculaire dans la National Gallery - et une intrigue infaillible - impossible de deviner qui est le tueur avant les dix dernières pages - permettent de compenser un style qui regorge de comparaisons incongrues et de clichés même si c'est pour mieux s'en moquer...

 Rankin, Rebus et le loup Garou de Londres, Livre de poche, p. 349.

Lecture dans le cadre du mois kiltissime organisée par Lou et Cryssilda.

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Commentaires
M
@ Titine : J'ai été déçue, d'où mon billet... En plus, je viens de finir un Mankell (le cerveau de Kennedy) qui m'a séduite davantage par l'écriture et aussi par l'arrière fond social... Rien de tout ça chez Ian Rankin....<br /> <br /> @ Lou : moi aussi, c'est terminé !<br /> <br /> @ Maribel : le premier est pas mal du tout mais il faut dire que je n'ai lu que deux romans et je ne compte pas continuer... J'ai trop d'auteurs à découvrir !!!!
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M
Je retiens le titre du premier de la série, ça pourrait peut-être me plaire. Mais je n'ai pas trop aimé la nouvelle de cet auteur dans le recueil One city..
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L
Oh non, je crois que mon histoire avec Ian Rankin ne durera pas !
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T
La suite de Rébus n'a pas la côte, Cryssilda n'a pas aimé le 2 et toi pas le 3 ! C'est dommage, les aventures de notre ami écossais commençaient pourtant bien.
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M
@ Ys : Le loup-garou est une déception, disons parce que j'avais l'impression de voir une de ces banales adaptations télévisées... Ca ne m'a empêchée de rire à certaines réflexions... <br /> <br /> @ Dominique : Je ne sais pas si j'en lirai d'autres... je ne connais pas Mankell par exemple et je pense que je vais plutôt essayer de découvrir un autre auteur.
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