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18 mars 2010

Pofondeurs glacées de Wilkie Collins : ISSN 2607-0006

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Après la Suisse (Hôtel hanté), l'Italie (L'abîme), Collins nous dépayse complètement avec un expédition polaire, très loin de l'Angleterre victorienne : très vite, on quitte l'univers d'un bal londonien pour les grandes étendues polaires. Mais même dans le grand Nord, on retrouve le style de Wilkie Collins, avec les déchirements  de personnages à la personnalité trouble, une place faite au destin ou aux coïncidences et son habileté à créer le suspense, sans oublier le surnaturel et l'aventure !  A conditions de vie extrême, sentiments extrêmes !

Richard est repoussé par Clara, qui aime Frank. Les deux hommes s'embarquent pour le Nord : c'est l'expédition Franklin. Richard arrivera-t-il à supprimer son rival ? La manière dont Richard apprend l'identité de son rival est tout simplement époustouflante ! L'aventure des hommes perdus dans la blancheur des étendues glacées se déploient lentement. L'affrontement des deux hommes est assez elliptique et l'auteur accorde quelque importance à son héroïne, qui est pourtant falote. Trahison, amour, suspense et un dernier rebondissement spectaculaire nous entrainent vers la fin de ce roman passionnant, ce qu'on ne pressent pas à la lecture du  titre ou de la quatrième de couverture. Certes, l'intrigue écrase un peu les personnages, qui manquent de consistance mais un roman de Wilkie Collins est toujours à découvrir !

La préface présente un grand intérêt : Le Bris nous décrit le rapport conflictuel entre les deux grands romanciers victoriens, que sont Dickens et Collins. Petite anecdote amusante, nos deux romanciers jouèrent cette oeuvre et lorsqu'on sait la rivalité qu'il existait entre les deux hommes, l'affrontement de Dickens en Wardour et Collins en Aldersley, sur les planches a dû être peu banale : Le Bris imagine " le plaisir qu'eut Collins, pour une fois, à se donner un rôle d'officier quand Wardour était simple matelot - mais aussi le plaisir qu'eut Dickens à délirer devant un Aldersley réduit à sa merci, rêvant d'assassiner dans les pires souffrances celui qui se croyait son ami...".

Collins, Profondeurs glacées, Phébus Libretto, 135 p.

 Lu dans le cadre du challenge Wilkie Collins Addicts organisé par Chryssilda.

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Commentaires
M
J'ai aussi La dame en blanc : il faut que je le lise, dès que j'aurai un peu de temps... Bientôt, j'espère car dans deux semaines, suis en vacances...
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C
J'ai très envie de lire Collins! J'ai La dame en blanc dans ma pal...celui-ci a l'air aussi passionnant.
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M
Titine, je veux moi aussi tous les lire ! Je suis complètement wilkinisée ! Merci à Chrysilda d'avoir lancé ce challenge qui m'a permis de découvrir un auteur qui me charme à chacun de ses romans : aucune déception pour l'instant mais bon, pour l'instant, je n'en ai pas lu beaucoup... En tout cas, la couverture, la quatrième de couverture et le titre du roman sont vraiment trompeurs ! Il ne faut pas se fier aux apparences, car même si on est loin de la société londonienne traditionnellement mise en scène dans les romans de Wilkie, on est quand même face à une intrigue mystérieuse pleine de rebondissements, des héros wilkiens énigmatiques etc...
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C
Je vais le relire sous peu celui-ci :) <br /> (Titine, je te le passe si tu veux!)
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T
Comme je le disais à Lou, je ne me serais pas jetée en premier sur ce Wilkie mais comme j'ai l'intention de lire tout Wilkie Collins je vais bien finir par l'acheter !
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