23 avril 2016

Piste noire de Manzini : ISSN 2607-0006

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Dans le nord de L'Italie, dans la vallée de l'Aoste, une dameuse écrase un homme. C'est le sous-préfet Rocco Schiavone qui va enquêter. Ce dernier, fraîchement muté de Rome, supporte mal le froid et son exil. D'ailleurs, il supporte mal tous ses collègues, dont il se moque allègrement. Dès que le corps est identifié, on soupçonne un ancien amant de la femme de l'homme assassiné. Evidemment les apparences sont trompeuses et malgré ses défauts, le sous-préfet mènera à bien son enquête, grâce à de petits indices mentionnés mais l'identité du meurtrier est difficilement soupçonnable...

Si l'enquête est assez traditionnelle, le personnage principal, R. Schiavone, l'est beaucoup moins. Non seulement, le protagoniste est désagréable, mais contrairement, à nombre de policiers qui enfreignent les lois au nom d'une certaine justice et droiture, il commet des actes illégaux pour des raisons personnelles. Il n'hésite pas à menacer et à frapper les témoins. Le lieu qu'il choisit pour dévoiler l'identité de la victime n'est pas moins original. Bref, voici un héros atypique que j'ai fini par trouver attachant malgré son caractère. Ce personnage odieux évolue parmi d'autres personnages immoraux. De nombreux politiques sont corrompus, univers familier pour ceux qui ont déjà lu des romans policiers italiens.

Dans cette première enquête de R. Schiavone, sa vie sentimentale est développée de manière plus subtile. Des passages en italique explorent les sentiments du personnage principal. On comprend mieux ainsi ses motivations. Malgré des doutes, on ne découvre qu'à la fin le drame de ce policier brutal et irascible. Une enquête classique à lire si vous arrivez à supporter le sous-préfet R. Schiavone, qui à force de misanthropie provoque un certain comique...

Manzini, Piste noire, Folio policier, 290 p.

Merci folio pour ce partenariat

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10 avril 2016

La revanche du petit juge de Gangemi : ISSN 2607-0006

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En Calabre, Alberto Lenzi est un magistrat peu considéré, un juge de peu d'envergure et de sucroît noceur. Lorsque son ami Giorgio Maremmi, un magistrat aussi, est assassiné, pour le venger, Alberto va risquer sa vie pour faire justice. Quelle enquête Giorgio menait-il pour que sa vie soit en péril ? Qui avait intérêt à le faire taire ? D'emblée, les preuves semblent accuser la 'Ndrangheta, la mafia calabraise. En effet, les hommes accusés du meurtre de Giorgio sont des 'Ndranghetistes, eux-mêmes retrouvés morts.

La revanche du petit juge s'inscrit dans la veine des "giallo" - les collections romans noirs italiens sont jaunes, d'où ce nom m'a expliqué la libraire - qui mêlent meurtres sanguinaires, politiques véreux, mafia, noirceur des personnages. Quelle immersion ! Quelle enquête tortueuse où la population préfère se taire que d'affronter les 'Ndranghetistes ! Gangemi décrit ainsi une société calabraise dominée par l'argent et des hommes ayant leur propre code et ne se référant pas à la loi. On découvre donc les codes d'honneur, le "chef de bâton", le fonctionnement et la structure de la mafia calabraise. En outre, Alberto, tout en faisant face à ses problèmes conjugaux, filiaux, amoureux, découvre que le parquet cache une taupe. Les morts pleuvent autour de lui et les assassins ont toujours une longueur d'avance... d'où un suspense jusqu'à la dernière page.

Après un temps d'adaptation, la traduction semble parfois faite mot à mot ( j'ai découvert des expressions étranges " vu qu'il ne mettait pas de sel s'il s'agissait d'ouvrir le feu et que tuer était pour lui un métier comme un autre", p. 18 ), j'ai pris plaisir à côtoyer tous ces personnages secondaires bien développés. Certes ce roman violent, parfois cru dans la narration des amours d'Alberto ne manque pas d'humour : l'excès caractérise tous les personnages, sans oublier de jolies descriptions de la Calabre. Il existe un cercle où les personnages ont pour principale activités le commérage, de véritables fantôches : " C'était surtout don Saro, propriétaire terrien, qui tenait le crachoir. Il revenait tout juste d'un long séjour en Australie. Et il en racontait des merveilles. Il parlait des farms à l'intérieur du pays, où la terre était si fertile que les pommes de terre y pesaient en moyenne trente kilos [...].( p. 307).

On découvre donc avec plaisir, une société de propriétaires terriens amoureux de leurs oliviers, une société en mutation où les pères ne comprennent pas que leurs filles fassent des études, où même la mafia modifie ses code en accord avec une société qui évolue, le fonctionnement du Parquet où officie Alberto, où Dieu et tous les saints sont régulièrement invoqués et où un simple mal de tête devient l'annonce d'une mort imminente ! Apparemment, un deuxième opus est en traduction, je l'attends avec impatience...

Gangemi, La revanche du petit juge, Points, 401.

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12 mars 2016

Lire ou ne pas lire : Ragougneau et Moussa Konaté : ISSN 2607-0006

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A lire : Konaté,  L'empreinte du renard, meurtre en pays Dogon,  Points, 260 p.

C'est armée d'une carte du Mali que j'ai commencé la lecture de L'empreinte du renard. Ne connaissant pas ce pays, j'ai découvert grâce à l'enquête de Habib, commissaire fameux de Bamako, les coutumes et les moeurs des Dogons.

En effet, des meurtres étranges sont commis en pays Dogons : après un duel traditionnel entre deux amis, d'autres meurtres s'ensuivent. c'est Issa, le conseiller du ministre, qui dépêche Habib dans ce lieu où l'irrationnel domine. Là, le commissaire et l'inspecteur Sosso sont confrontés au silence des Dogonos et à leurs rites qui leurs paraissent étranges, bien qu'habitant le même pays.

On découvre donc le rôle du Hogon, le chef spirituel, un Dama, une fête funéraire ou une séance de divination où des devins observent des messages laissés par des renards... Dans cette communauté, ce qui les surprend, c'est la jeunesse du maire et de ses adjoints, qui semblent très riches malgré leur petit salaire. Le personnage principal applique la loi mais cela ne l'empêche pas de mener des réflexions : " Ce qui est sûr, dit Habib, c'est que j'ai reçu la plus belle leçon d'humilité de ma vie. J'ai rencontré des personnes qui mettent l'homme au centre du monde. S'ils commettent un crime, ce n'est jamais pour défendre des intérêts personnels, mais pr sauver l'honneur et maintenir les fondements de leur société. [...] Ils vivent peut-être en dehors du temps, ils s'accrochent peut-être à un monde condamné à disparaître, mais ce monde a un sens".

L'empreinte du renard permet de découvrir presque de manière ethnologique la communauté des Dogons, mais en plus, la langue est sobre et élégante. Il n'y a pas de longues descriptions pédagogiques : les informations sont intégrés dans des dialogues. Un très bon roman où le suspense est maintenu et qui donne envie de découvrir les autres enquêtes de cet inspecteur.

Autre roman : La malédiction du Lamantin

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A ne pas lire : Ragougneau, La madone de Notre-Dame, Points, 230 p.

Comme j'avais lu une bonne critique du deuxième roman de Ragougneau, intitulé Evangile pour un gueux, publié aux Editions Hamy et qu'on soulignait sa ressemblance avec Fred Vargas, j'ai décidé d'ouvrir son premier roman : La madone de Notre-Dame.

Une jeune femme arabe est assassinée à l'intérieur de l'église mais qui a pu commettre ce crime dans un lieu clos ? Est-ce un crime raciste ? Le mobile est-il religieux ? L'enquête est menée par le commandant Landard, un homme mysogyne, raciste, et brutal :

"C'est ça mon garçon. La statue la Vierge, les curés, les chevaliers de saint frusquin et la petite poule en blanc qui tortillait du cul à pas deux mètres de toi. Tu t'en souviens ?

- Oui, je m'en souvens, oui mais vous avez de ces mots..."

Effectivement, le personnage antipathique et le vocabulaire employé m'a tellement déplu que je n'ai pas fini le roman. Dommage, ce roman policier finissait chaque chapitre en dévoilant un élément essentiel qu expliquait toute la scène antérieure, créant un bon suspense mais cela n'a pas suffit à me donner envie de découvrir le fin mot de l'histoire.

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23 janvier 2016

Goodbye Billy, Les rats de poussière de Whale : ISSN 2607-0006

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L'avis positif d'Adalana

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03 janvier 2016

Le bonhomme de neige de Nesbo : ISSN 2607-0006

Une femme adultère découvre un bonhomme de neige en sortant de chez son amant. Avec son fils, ils rentrent chez eux terrifiés. S'ensuivent d'autres meurtres similaires. La septième enquête d'Harry Hole présente une mécanique parfaitement huilée, dans un Oslo enneigé.

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Dans cette enquête, une nouvelle recrue, Katrin Bratt, jeune et efficace, et Harry Hole mènent l'enquête tambour battant. Avec un machiavélisme incroyable, Nesbo accumule les fausses pistes, où chaque détail se révèlera a posteriori très important. On est loin de la frénésie des personnages psychotiques, de la surenchère de violence, d'horreur et des crimes spectaculaires présents dans Police, le dernier opus sur le fameux inspecteur.

Certes plus traditionnel, Le bonhomme de neige muliplie les fausses preuves et met à l'épreuve l'esprit de déduction du lecteur. C'est l'aspect le plus remarquable de cette enquête où chaque nouveau chapitre, très bref, présente un nouveau tueur potentiel, comme un inquiétant chasseur de champignons, venu assainir la maison de Harry.

Bref, l'intrigue est bien construite, ce qui ne nous empêche pas d'en apprendre davantage sur la vie alcoolisée du personnage principal et sur ses relations avec Rachel, une ex-compagne. En effet, c'est l'un des agréments des séries : on retrouve des personnages familiers et l'auteur réussit à reconstruire tout l'univers quotidien de son personnage.

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Habillé d'un élégant boitier cartonné noir, ornée d'une étoile blanche dentelée, ce beau livre vous ravira tant par son intrigue efficace que par son bel extérieur. Une enquête qui donne envie de poursuivre la découverte des précédentes aventures de l'inpecteur Hole.

Nesbo, Le bonhomme de neige, Folio policier, 584 p.

Billet de Miss Léo, de Niki où vous trouverez d'autres liens...

Autre roman : Police.

Partenariat Folio

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12 juillet 2015

Police de Nesbo : ISSN 2607-0006

 

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 L'homme chauve-souris a fait connaître Nesbo, un romancier norvégien. Police est le dixième opus des enquêtes de Harry Hole. Ce dernier est devenue professeur de l'école de police. Quant à ses collègues, ils font face à plusieurs meurtres de policiers, commis sur les lieux de crimes non élucidés. Harry acceptera-t-il de les aider ?

Ce roman policier, à l'intrigue trépidante n'est pas fondalement différents des autres romans nordiques. Il est difficile au début de d'entrer dans cette histoire car elle reprend certains éléments, des personnages des enquêtes précédentes et le rythme est soutenu. Lieux et actions s'enchaînent sans laisser de répit au lecture.

Ce n'est pas seulement l'inspecteur Harry qu'on suit mais chaque personnage dont le destin est parfois surprenant, comme la mort d'un des personnages principaux. L'intrigue est complexifiée à souhait : les suspects et les événements se multiplient. Le style est nerveux et les phrases brèves. Certaines phrases en anglais, très simples, ne sont pas traduites. Cette langue remplacera-t-elle les fameux mots en français en italique ?

Malgré l'intrigue bien menée et les rebondissements qui s'accumulent, ce roman policier est somme toute bien commun. Rien ne le démarque vértitablement des autres polars nordiques, si ce n'est les détails horrifiques, et l'enquête aurait pu se passer n'importe où. Fred Vargas fait entrer l'histoire dans ses intrigues, A. Christie a créé un personnage hors du commun mais pour Nesbo, je ne saurais dire...

Lassitude ? Absence de personnages charismatiques ? Clichés  ( corruption de la police, tueurs en série en pagaille, criminalité délirante !) ? Une lecture qui convient parfaitement pour l'été...

Nesbo, Police, Folio policier, 617 p.

Partenariat Folio

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23 mars 2015

Black Coffee d'A. Christie, adapté par Charles Osborne : ISSN 2607-0006

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Un nouveau Agatha Christie, pensais-je acheter en voyant ce titre que je ne connaissais pas encore. Impulsivement acheté, quelle n'est pas ma surprise en voyant écrit que c'est en réalité une pièce adapté par Charles Osborne. Black Coffee est en réalité une pièce de théâtre, ce qui se ressent dans la structure de l'histoire, qui se déroule dans un lieu unique : le salon d'un savant atomiste. Autour de lui gravite sa famille qui ne l'aime guère. Préoccupé par ses inventions, Sir Claud Amory agit comme un avare et un égoïste. Une formule qu'il a mise au point lui permettrait de détruire massivement des villes. Est-ce sont fils qui l'a tué pour s'en emparer car il manque cruellement d'argent ? Est-ce cet Italien étranger qui a volé la dormule pour la vendre au plus offrant ? Qui est coupable ?

Sir Claud ayant fait appel à Poirot avant sa mort pour protéger sa formule, ce dernier accompagné d'Hasting va brillament mener l'enquête. Si Black Coffee ressemble tant à une enquête d'A. Christie, c'est parce qu'Osborne n'est pas un sombre inconnu comme je le croyais tout d'abord, coupable d'avoir bêtement repris une intrigue de la célèbre reine du crime. En effet, grâce à Niki, j'ai découvert qu'il n'était rien moins qu'un des spécialistes reconnus de la romancière anglaise. Il a notamment écrit The life and the crimes of A. Christie et adapté ses pièces de théâtre. Effectivement, les personnages sont conformes à ceux de l'auteur des Dix petits nègres. La machination romanesque est particulièrement bien huilée, comme toutes les intrigues de la romancière anglaise, j'ai donc mené une autre enquête : traquer les différences avec les romans d'A. Christie.

En fait, cette adaptation est particulièrement réussie, voire caricaturale. Tout y est : Poirot est toujours obsédé par la symétrie et les grains de poussières imaginaires, Hasting a toujours moins de matière grise que le fameux détective, le crime est commis par la personne la moins soupçonnable... La seule entorse est que Poirot fume, ce qui n'apparaît pas dans les autres enquêtes me semble-t-il...

Dans cette traque des ressemblances et des différences, une chose m'a surprise : certaines expressions, comme le visage en forme d'interrogation de Poirot, paraissent étranges ou peut-être est-ce un problème de traduction. Finalement, en jetant un rapide coup d'oeil sur les ouvrages, on constate que Black coffee est très ressemblant aux originaux, un pastiche réussi donc !

Black coffee d'Agatha Christie, adapté par C. Osborne, Livre de poche

Sur le web : biographie de Charles Osborne ( wikipedia), billet Black Coffee de Niki

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23 août 2014

Code 1879/ Depuis le temps de vos pères de Dan Waddell : ISSN 2607-0006

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C'est en regardant, avec plaisir, la série Whitechapel ( l'épisode 4, de la troisième série), que j'ai repensé à la trilogie de Dan Waddell. En effet, Les inspecteurs J. Chandler et Ray Miles utilisent les archives rangées par Ed Buchan qui ne manque pas d'humour noir ( en rangeant les dossiers sur l'Islande, il prévient son patron que s'il trouve des harengs sur les lieux d'un meurtre, il pourra toujours chercher dans les meutres islandais...).

Dans Code 1879, on découvre donc une sombre d'affaire résolue en partie avec l'aide d'un généalogiste : ces cadavres découverts dans des cimetières prennent sens par rapport à un passé lointain. Et c'est Nigel Barnes qui est amené à tisser ces liens entre le passé et le présent. L'amateur-enquêteur est original et sympathique ( l'officier Heather Jenkins tombe même sous son charme), le final spectaculaire et on découvre aussi le milieu des généalogistes...

Nous retrouvons donc Nigel, dans une deuxième enquête Depuis le temps de vos pères : la mort d'une femme et l'enlèvement de sa fille est la nouvelle enquête confiée à l'inspecteur Foster. D'anciennes affaires similaires dans la même famille sont révélées. Quel lien cette affaire entretient-elle avec le passé ? Si dans Whitechapel, le lien entre passé et présent est fortuit ( dans l'épisode dont je parlais la ficelle est des plus grossières : une affaire exactement similaire se serait produite des années antérieures (?), où un jeune patissier éconduit aurait empoisonnée son aimée avec un poison, exactement le même cas que doit résoudre Chandler), ici, le rapport avec l'histoire familiale sera primordiale pour résoudre l'énigme. Comme dans le premier opus, corollairement à l'enquête, nous est racontée l'histoire d'une jeune fille en lien avec l'enquête. Assez vite, le lecteur peut faire les liens entre les deux histoires. Et pourtant, nous continuons la lecture : cette nouvelle aventure de Nigel dévoile de nouvelles informations sur les recherches généalogiques, sur sa vie personnelle, et sur l'église des Mormons. Un ouvrage agréable à lire, en attendant le troisième tome...

Dan Waddell, depuis le temps de vos pères, Babel noir, 392 p. Billet de Soie.

Waddell, Code 1879, Babel noir, 361 p.

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