19 mars 2016

Palmyre, L'irremplacable trésor, Paul Veyne

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buste d'Aqmat, fin IIeme siècle

Paul Veyne, spécialiste de l'Antiquité gréco-romaine se fait "guide de tourisme dans le temps" pour nous emmener au II siècle à Palmyre, son apogée. Son livre témoigne, avec un cahier photographique en couleurs et des descriptions, de ce que fut " la splendeur de Palmyre qu'on ne plus désormais connaître qu'à travers les livres".

Tout en décrivant les monuments, dont le temps de Bêl, il nous dévoile les moeurs, le commerce, la religion, l'épopée de Zénobie, les rites funéraires de cette civilisation millénaire. Cet essai est extrêmement documentée, précis avec des notes de bas de pages, des sources, qui n'alourdissent pas la lecture car cet historien fait surtout l'éloge de la diversité culturelle de cette antique ville. Paul Veynes ne cesse de souligner la richesse des influences de cette ville syrienne qui s'allie harmonieusement avec leur propre culture aréméenne : "Les palmyréens sont donc des Araméens, mâtinés d'éléments arabes, qui ont persisté à parler araméen en famille comme tous les syriens mais aussi à l'écrire concurremment au grec, leurs riches mausolées familiaux ont souvent une inscription bilingue à leur porte, mais à l'intérieur l'épitaphe de chaque défunt n'est qu'en araméen ; la bilingue attestait l'intérêt que la famille portait au vaste monde".

Tout en étant un ouvrage érudit, Palmyre se lit facilement et agréablement. Quel cicerone ! Quelle étude passionnée ! Paul Veyne n'oublie pas de nommer les villes actuelles équivalent des cités antiques ou n'omet pas de donner des comparaisons avec les autres civilisations plus connues du lecteur, comme celle des Romains. Son livre est une belle manière de voyager dans la somptueuse Palmyre, de visiter les rues et de cheminer sur la route des caravaniers. Bel ouvrage de vulgarisation, Palmyre est un ouvrage achéologique mais aussi une ode à la liberté comme l'atteste ces deux citations que j'ai relevées dans la conclusion : " loin d'aboutir à l'universelle uniformité, tout patchwork culturel, avec sa diversité, ouvre la voix à l'inventivité" ( p. 139) et " oui, décidément, ne connaître, ne vouloir connaître qu'une seule culture, la sienne, c'est se condamner à vivre sous un éteignoir".

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temple de Baalchamîn, détruit par l'EI en 2015

Paul Veyne, Palmyre, Albin Michel, 141 p.

Palmyre, l'apogée d'un lieu sur France culture

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16 mars 2016

Les 8 salopards, Tarantino

True grit 001Les 8 salopards, Tarantino :

Des personnages bavards et violents, des scènes grandguignolesques, plusieurs héros qui s'entrecroisent dans une intrigue originale : on reconnaît vite un film de Tarantino ! Huit personnages, dans un paysage enneigé, se retrouvent dans une auberge : un chasseur de prime a capturé une femme pour la faire pendre.  Leur arrivée dans une auberge et leur enfermement ressemblent à un traquenard.

L'originalité de la narration est indéniable ! Le spectateur est pris dans un emboîtement de flashbacks et de faux-semblants impressionnants. Cependant, l'aspect sanguinolent de certaines scènes et la longueur des répliques alourdissent inutilement le film. On en reconnaît pas non plus la musique d'Ennio Morricone si caractéristique. Paradoxalement, les 2h40 passent vite, on est piégé par le scénario... mais on en ressort ennuyé par le verbiage des personnages. J'ai préféré ses précédents films tels que Inglourious Basterds ou Django Unchained, moins inventif au niveau formel mais plus remarquable, en ce qui concerne l'histoire.

Billet d'Alex,

 True Grit, Coen, 2011, 1h50 avec Jeff Bridges, Hailee Steinfeld...

Pour une poignée de dollars, 1966, 1h36, Sergio Leone, avec Clint Eastwood...

Les 8 salopards, Tarantino, 2016, 2h48, avec Samuel L. Jackson, Kurt Russel, Jennifer Jason Leight

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12 mars 2016

Lire ou ne pas lire : Ragougneau et Moussa Konaté

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onaté 3 002autre roman de Moussa Konaté : La malédiction du Lamantin

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04 mars 2016

Pierre Bordage, Ceux qui sauront/ nouvelle vie

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29 février 2016

Au mois de février 2016

1) Expositions

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 Cette expo, au sujet original, reflète bien la société mercantile du XIXeme siècle. Ce que dépeint Maupassant dans Bel-Ami, est restitué dans les oeuvres bacchiques de Pradier, Rodin, Bougereau, Moreau... : une société tournée vers le plaisir matériel, où la femme semble avoir un statut d'objet sensuel. Les formes académiques ne masquent pas l'érotisation des bacchanales. L'inspiration est doublement antique : non seulement les peintres, sculpteurs choisissent des sujets mythologiques mais dans leur forme même, les artistes copient les bas-reliefs ou les motifs antiques.

Sans être sensible à cet art académique, j'ai apprécié le choix judicieux du thème comme reflet d'une époque, la diversité des supports ( vases, tableaux, photographies...).

Bachanales modernes ! Le nu, l'ivresse et la danse dans l'art français du XIXeme siècle, 12 au 23 mai, Galeries des Beaux-Arts

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Dans cette expo, on peut découvrir quelques photos, en couleurs, d'ouvriers de l'ex-RDA, en train cultiver leur jardin. Les poses semblent peu naturelles et bien banales. En revanche, Burce Milpied, comme un reporter, a photographié les derniers mineurs de Jiu, situé en Roumanie. Le noir et blanc apportent une touche crépusculaire et émouvante à ces lieux dévastés, désertés et à ces hommes, qui évoquent les "gueules noires" de Zola. Il avait déjà photographié des ouvriers sur le port de Bordeaux. Pour en découvrir davantage sur ce photographe,  son site.

Bruce Milpied, " A force de vie faites de murs", jusqu'au 26 mars, Musée d'Aquitaine, entrés libre

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Vulcan, Roumanie, 2004, B. Milpied

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2) Films 

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La presse a parfois mauvaise presse, mais le film de McCarthy, qui s'inspire d'une véritable enquête, menée par les journalistes du Boston globe, dans les années 2000, redore leur blason. Un journaliste découvre une sombre histoire d'abus sexuels dans le milieu écclésiastique. En menant des recherches, il découvre comment l'Eglise cherche à cacher les agissements de certains prêtres. Cependant, les journalistes de Spotligh ne cherchent pas à écrire un scoop, mais veulent dénoncer tout un système, qui mêlent Eglise, justice, argent et victime.

La réalisation est très sage mais c'est un hommage aux journalistes, qui ont fait un travail d'investigation exceptionnel, et qui n'ont pas eu peur de braver l'opinion publique. Un sujet grave traité sobrement.

Spotligh, de McCarthy, 2016, 2h08, avec M. Keaton, ruffalo Mark, Rachel Adams...

billet de Dasola, Niki, parenthèse de caractère,

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El clan est un film très rythmé par une bande-son dynamique et par une double temporalité. Le dénouement horrible et l'histoire terrifiante, inspiré là aussi de faits vrais, se déroulent parallèlement, ce qui redouble la violence du sujet. En effet, on nous montre l'histoire d'une famille en Argentine, qui enlève des gens, dans l'après-dictature de Peron. Ce qui est assez effrayant, c'est qu'autant le fils ( dont on ne sait pas vraiment à quel point il est complice de son père) semble pris de remord ou de dégout pour ce qu'il a fait, autant le père semble maître de lui-même alors qu'il a commis plusieurs meutres. Quand on sait, qu'il a appris le droit en prison et qu'il a plaidé jusqu'à un âge avancé, cela fait froid dans le dos...

Ce long métrage, qui alterne violence des kidnapings et vie ordinaire, nous montre à la fois le contexte sociétal - une famille patriarcale - et le contexte politique, dans la démocratie balbutiante des années 1980, à Buenos Aire. Un film à voir malgré de nombreuses scènes violentes...

El clan, de Plabo Trapero, 2016, avec Guillermo Frrancella, Peter Lanzani, 1h49,

billet de Dasola, et un billet très complet chez Alex,

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3) ACHATS

- Rosa Montero, Des larmes sous la pluie, + Herbert Zbigniew, Le labyrinthe au bord de la mer + Bakewall, Comment vivre ?, Une vie de Montaigne en une question et vingt tentatives de réponse + Arendt Hannah, Le système totalitaire + Fabrice Colin, Les étranges soeurs Wilcox et Projet Oxatan +  Raymond Depardon, La solitude heureuse du voyageur, précédé de notes + Antony Beevor, La seconde guerre mondiale + Gisèle Freud, Photographie et société + Pierre Bordage, Ceux qui sauront + Lawrence Durrell, L'ombre infinie de César, Regard sur la Provence + H.M Koetzle, Photographes A-Z + Montaigne, Essais, livre II

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26 février 2016

Rosa montero, Des larmes sous la pluie

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Après des études de journalisme et de psychologie, Rosa Montero est chroniqueuse à El Pais et un écrivain reconnu en Espagne. En France, elle s'est surtout fait connaître grâce à son roman de science-fiction Des larmes sous la pluie, qui vient de sortir en poche aux éditions Métailié. Un deuxième opus de la série vient de sortir : Le poids du coeur ( billet de Yueyin et Keisha).

BladeRunner

Blade runner, Ridley Scott

C'est sous l'égide de l'oeuvre de P. K. Dick, que se place ce roman futuriste. Mais Des larmes sous la pluie n'est pas une pâle copie de Blade runner. En 2109, sur terre, une réplicante de combat, Bruna Husky, enquête sur la mort d'autres techno-humains, mourant en faisant des victimes humaines. Pour quelles raisons a-t-on manipulé les mémoires de ces androïdes ? Un organisme politique a-t-il intérêt à inciter à la haine entre espèces ? Pourquoi des humains liés à un projet d'implants de comportement induit pour humains sont-ils tués ? Quelle intrigue policière ! Plusieurs suspects, des retournements de situation, des déguisements, des combats... Rien ne manque dans cette histoire enchevêtrée.

On avance donc, comme dans un labyrinthe, dans ce monde inconnu, mais qui paraît dans le prolongement du nôtre. Pour éviter les longues descriptions informatives, Rosa Montero a choisi d'intégrer intelligemment des pages d'archives synthétisant l'histoire des réplicants, de l'évolution climatique ou politique. Comme tous les romans d'anticipation, le monde évoqué critique indirectement la société actuelle. Comme dans Blade Runner, certains animaux ont disparu, comme les ours. Le climat s'est détérioré, l'air pur est payant... Les humains sont constamment surveillés, manipulés politiquement par des publicités abusives...

Et quelle héroïne ! Ce personnage d'androïde est extrêmement complexe : elle ne cesse de s'interroger sur sa nature, sa mémoire factice, sa mort. Mais elle éprouve aussi de l'agacement face à ses réflexes de combat de machine. Ce genre est d'ailleurs, selon l'auteur dans son entretien "Mauvais genre" diffusé sur France culture, le meilleurs moyen d'interroger la condition humaine. Si elle refuse la mièvrerie, elle trouve émouvantes les paroles du réplicant de Blade Runner : " J'ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez pas croire. De grands navires en feu surgissant de l'épaule d'Orion. J'ai vu des rayons fabuleux, des rayons c briller dans l'ombre de la porte de Tannhauser. Tous ces moments se perdront dans l'oubli comme des larmes sous la pluie. Il est temps de mourir". Les androïdes ont-ils une âme ? Lisez ce roman et succombez à l'immense richesse de ce roman haletant...

Rosa Montero, Des larmes sous la pluie, Editions Métailié, 404 p. billet de Keisha, Cachou

Mauvais genre, Rosa Montero parle de son dernier livre, à écouter sur France culture.

Blade runner, Ridley Scott

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19 février 2016

Le café de Tresniek, Seethaler

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photo de la couverture : visite d'Hermann Goering à Vienne, 1938

A quoi ressemble Vienne en 1937 ? Dans Le tabac de Tresniek, Seethaler l'évoque à travers l'histoire d'un adolescent de 18 ans, Frantz. Ce jeune garçon, originaire d'un petit village d'Autriche, Salzkammerzt, arrive dans cette ville, à une époque troublée : " C'était impressionnant. La ville bouillonnait comme une cocotte minute. Tout était perpétuellement en mouvement, rue, les murs mêmes avaient l'air de vivre, de respirer, d'onduler. C'était comme si on avait pu ententdre les pavés gémir et les tuiles grincer".Subtilement, Seethaler évoque l'ascension d'Hitler. A plusieurs reprises, Tresniek, un unijambiste qui s'est battu pour son pays en 1814, est inquiété par son voisin qui le considère comme l'ami des juifs. Un facteur ne se soucie pas de voir le courrier censuré par la Gestapo. Il se réjouit au contraire de voir son sac s'alléger. Dans les journaux, que lit Frantz, on apprend que chaque jour des communistes se suicident... De nombreuses évocations de la ville sont entrecoupées de descriptions extrêmement poétiques, richement évocatrices, de la campagne autrichienne, de la ville natale de l'adolescent.

Seul le personnage principal nuit partiellement à l'histoire : après la narration affligeante de son premier amour, on nous narre sa rencontre avec Freud, narration tout aussi insipide. Pourtant l'évolution du personnage, qui ressemble bien à un parcours iniatique, finit par le rendre moins insignifiant. Le tabac de Tresniek n'est pas un roman historique mais témoigne de l'ambiance d'une époque, à travers de splendides descriptions. Un livre moins anodin qu'il n'en a l'air.

Seethaler, Le tabac de Tresniek, 271 p., folio

Le billet de DasolaDominique

Merci pour ce partenariat Folio

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18 février 2016

Paco et l'orchestre, Magali Le Huche

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" Paco est très contente

Ce soir, il y a un beau concert

dans la forêt. Mais où sont

donc les musiciens ? ".

En appuyant sur des icones, vous pouvez écouter des musiques et des sons. Paco entre dans une belle forêt colorée, et rencontre un chat qui joue de la clarinette. Puis, on peut écouter un ours au piano. Contrebasse, violoncelle, célesta... s'ensuient plusieurs animaux jouant divers instruments. Quel est ce concert ? En appuyant sur l'icone, à côté de la clarinette, on entend "Le coucou dans les bois" du Carnaval des animaux. D'autres extraits tels que "fossiles", " Volière", de la musique de Saint-Saens peuvent être écoutés, rendant ainsi abordable la musique classique pour les plus petits ( 3 à 6 ans), même si la suite de Saint Saens n'est pas respectée, ni l'ordre des animaux ( ordre que vous pouvez trouver dans cet article).

Ce beau livre - même si les dessins ne sont pas particulièrement remarquables - permet de découvrir la musique classique de manière ludique. Chaque découverte d'instruments est accompagné d'un court texte de quelques lignes, fil d'Ariane de la promenade de Paco. L'aspect pédagogique n'est pas oublié avec une page récapitulant tous les instruments... Et pour prolonger le plaisir, vous pourrez écouter Paco et le rock, Paco et la fanfare et Paco et le jazz.

Paco et l'orchestre, livre sonore, Gallimard jeunesse musique,Magali Le Huche ( un extrait à écouter sur le site Gallimard), 24 p.

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07 février 2016

Le code Rebecca, Ken Follet

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30 janvier 2016

au mois de janvier 2016...

Claudia 001Aurélia Frey, Image extraite de Variations, 2013, photographie argentique

Comment a commencé l'année ? Tout d'abord, je remercie Folio et audiolib pour leur partenariat car ils me permettent de découvrir de nouveaux auteurs ou des livres que je n'aurai peut-être pas lus... Merci Claudia, aussi, pour le joli colis plein de douceurs que j'ai reçu et à tous les blogueurs qui laissent des commentaires.

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Dasola conseille les Délices Tokyo de Noami kawase, Alex nous donne envie de voir Spotlight. Le coup de coeur de Trilllian est Le garçon et la bête.

Voici quelques films que j'ai vus récemment, mais je vous fais grâce de Star wars, le réveil de la force :

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Dans Imitation game, on peut découvrir un génial mathématicien du nom d'Allan Turing, qui a cassé le code Enigma, code utilisé par les nazis. Le contexte de la Seconde guerre Mondiale est présent à travers des images d'archives en noir et blanc, venant rappeler le rôle primordial de ce surdoué associal dans cette période de guerre. La découverte de cette personnalité hors du commun permet aussi de découvrir le sort réservé aux homosexuels dans les années 50 en Angleterre mais aussi de voir la souffrance d'une personne inadpatée à la société qui l'entoure. Une sage biopic, très classique, mais instructive.

Imitation game, 2015, M. Tyldum, avec Benedit Camberbatch, Keira Knightley, 1h55

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Comment est le dernier Spielberg ? Le pont des espions est un film très académique mais il permet de montrer avec sobriété les rapports de forces entre les grandes puissances que sont les EU, la RDA et l'URSS pendant la Guerre Froide. Un avocat doit défendre un espion soviétique, devenant ainsi anti-patriotique, aux yeux des Américains. Pourtant, grâce à sa ténacité, il arrive à négocier l'échange de cet espion contre un pilote fait prisonnier par les soviétiques. Certes, il y a un héros typiquement américain, de l'humour, des rebondissements, une histoire sentimentale, de bons sentiments, mais ce qui est vraiment intéressant c'est l'histoire des conséquences de la construction du mur de Berlin. Un film à voir pour sa dimension historique.

Le pont des espions, 2015, Spielberg, 2h12,  avec Tom Hanks. billet d'Alex, Parenthèse de caractères

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Profanation, les enquêtes du département V est un film policier assez classique, suite de Miséricorde : deux enquêteurs ouvrent une ancienne affaire, qui compromet un riche milliardaire danois. Décidément, les pays nordiques ne cessent de briser l'image idéaliste qu'ils peuvent véhiculer avec ce long métrage très violent et montrant la corruption dont font preuve les hommes politiques. Une partie de l'histoire fait d'ailleurs penser à un campus novel avec des héros évoluant dans un lycée très chic cachant des dépravations. Très classique dans la manière de filmer, mais l'intrigue est plutôt prenante et donne fortement envie de lire les romans dont ils adaptés (Judi Adler Ossen).

Profanation, les enquêtes du département V, 2015, de M. Norgaard, 1h59 min

Bon mois de février et belles lectures...

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