10 septembre 2009

Chez Maupassant, Contes et nouvelles : ISSN 2607-0006

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2 DVD des nouvelles de Maupassant, dont tous les téléfilms sont très réussis... Voici la présentation de deux téléfilms :

"La Parure", un téléfilm de Claude Chabrol, (2006), scénario Gérard Jourd'hui et Jacques Santamaria, avec Cécile de France (Malthilde Loisel) et Thomas Chabrol (Charles Loisel), 30 min.

Une jeune femme, petite bourgeoise (incarnée par Cécile de France), mariée à un médiocre fonctionnaire,  est un jour invitée à un bal du Ministère de l'Instruction publique où travaille son époux. Dans un premier temps, elle refuse de s'y rendre, étant humiliée de ne pas avoir une belle toilette à se mettre. Finalement, son mari accepte qu'elle s'achète un nouvel habit et elle, de son côté, décide d'emprunter à une riche amie une parure. Elle est rayonnante, le soir du bal, jusqu'au moment où survint un drame tragique...

"Miss Harriet", Un téléfilm de Jacques Rouffio, (2007), scénario Philippe Claudel, avec Jérémie Rénier (Chenal), Laure (Miss Harriet) et Jean-Claude Dauphin (Chenal âgé), 1h

Au cours d'un dîner, une des convives de Chenal, qui est un peintre impressionniste, remarque une petite esquisse qui tranche par rapport au reste de sa production : chacun se tait devant ce tableau mystérieux, sombre, tourmenté. Chenal avoue que ce tableau lui a été inspiré par une femme... Tout le monde pense à une histoire d'amour mais Chenal entame un récit plein d'émotion, relatant l'histoire de la femme du tableau, une histoire singulière vécue vingt-cinq ans auparavant, mais qu'il n'a pas pu oublier.

Ces téléfilms mettent en images, très fidèlement l'univers des nouvelles de Maupassant : le patois des paysans normands, une campagne rude, la cruauté de la vie et des hommes... Le cadre historique est vraiment respecté ainsi que le pessimiste qui transparaît dans les nouvelles. Parfois drôles, parfois tragiques, tous ces téléfilms sont très plaisants à regarder. Vous trouverez aussi "Histoire d'une fille de ferme", "l'héritage", "deux amis", "Le père amabl"e, "Hautot père et fils" et "Toine".

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06 septembre 2009

Arsène Lupin de Salomé : ISSN 2607-0006

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Film de 130 minutes, de Jean Paul Salomé, avec Romain Duris, Kristin Scott Thomas, Pascal Grégory.

" Arsène Lupin est un voleur insouciant, détroussant l'aristocratie parisienne grâce à son charme redoutable. Sa rencontre avec une ensorcelante aventurière, la comtesse de Cagliostro va transformer le pickpocket débutant en en voleur de haut vol. Lancé sur la piste du trésor perdu des rois de France, que convoite une obscure confrérie royaliste, le jeune virtuose multiplie les coup d'éclat : attaque d'un train lancé à pleine allure, course-poursuite dan les catacombes parisiennes, vol spectaculaire à la cathédrale de Rouen... Mais sa quête va être perturbée par sa passion aveugle pour la vénéneuse comtesse..."

Arsène Lupin est un film à grand spectacle, avec des rebondissements en cascade,  des scènes spectaculaires, mais qui finalement paraissent un peu gratuites : l'intrigue est assez décousue. Tout s'enchaîne vite mais mal !

A la confusion du scénario, on peut déplorer un mélange des genres étranges : combat, film historique, fantastique... Tous les éléments pour racoler le spectateur sont présents mais peu efficaces...

Le roman policier est beaucoup plus subtil : l'énigme à résoudre se révèle passionnante et surtout le personnage de la comtesse de Cagliostro est extrêmement ambiguë et complexe : le personnage reste énigmatique jusqu'à la fin du roman et colore l'histoire d'une teinte fantastique, ce qui est bien mal rendu dans ce film... Aimant beaucoup les aventures d'Arsène Lupin, j'ai été assez déçue de cette adaptation qui semble chercher l'adhésion du plus grand nombre au détriment de l'intrigue...

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05 septembre 2009

Resurrection Row, Anne Perry : ISSN 2607-0006

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Resurrection Row, Anne Perry, 10/18, 313 p.

Tout commence par la profanation d'une tombe, celle d'un certain Lord Augustus Fitzroy-Hammond. Lorsque son cadavre réapparaît dans une église, l'inspecteur Pitt ne peut plus ignorer cette deuxième profanation de tombe et commence une enquête qui bouleverse la bonne société victorienne.

Quatrième opus des aventures de Thomas et Charlotte Pitt, L'affaire de Resurrection Row se situe quatre ans après la première enquête de l'inspecteur Pitt et de sa charmante femme : ainsi, on peut voir évoluer leur couple au fil des épisodes.   

Dénonçant l'amour du paraître de l'aristocratie de la fin du XIXeme siècle, Anne Perry sait habilement mêler peinture des moeurs et enquête policière. Même si le féminisme de Charlotte est anachronique, la question du progrès social n'est pas absente de cet épisode... Fausses pistes, vrai meurtre, mobile et meurtrier qu'on ne peut à aucun moment deviner : toujours aussi captivant...

Autre billet : Le cadavre de Bluegate fields

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04 septembre 2009

Inconnu à cette adresse, Kressmann Taylor : ISSN 2607-0006

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Inconnu  à cette adresse, Kressmann Taylor, Livre de poche, 90 p.

Max et Martin tiennent une galerie d'art à San Fransico, jusqu'au jour où Martin retourne vivre en Allemagne avec sa femme et ses enfants. C'est à ce moment que commence leur correspondance, en 1932. Max étant juif, leur amitié va-t-elle résister face à la montée du nazisme et à l'antisémitisme ambiant ? Griselle, soeur de Max, actrice, s'obstine à jouer à Berlin, mettant ainsi sa vie en danger. Quel va être son destin dans l'Allemagne nazie ?

La teneur des lettres est plutôt amicale au début de la nouvelle. Puis, peu à peu, au fur et à mesure de la montée du nazisme, la tension est palpable à chaque mot. La mésentente est totale lorsque Martin décide de rompre leur correspondance en raison de la menace nazie. La construction de cette nouvelle, la chute dramatique et émouvante, les ellipses, la teneur des lettres sont remarquables. Inspirée de lettres réelles, Kressmann Taylor traite d'un des épisodes les plus tragiques de l'Histoire avec beaucoup de finesse.

"Cher Martin,

Ci-joint la traite qui te revient et les comptes du mois. Je suis dans l'obligation de te faire passer ce bref message. Griselle est partie pour Berlin. Elle est trop audacieuse. Mais elle a si longtemps attendu son succès qu'elle n'est pas prête à y renoncer, et elle rit de mes craintes. Elle joue au théâtre Koenig. Tu es un fonctionnaire du régime, je te conjure donc,au nom de notre vieille amitié de me la protéger. Va à Berlin si tu le peux, et vois si elle n'est pas en danger.

Tu seras chagriné de constater que j'ai été obligé de supprimer ton nom de la raison sociale de notre affaire. Tu sais qui sont nos principaux clients : ils n'achèteront plus rien dans une maison qui porte un nom allemand.

Je ne peux pas discuter de ton changement d'attitude mais tu dois me comprendre. Je ne m'attendais pas à te voir prendre les armes pour mon peuple parce qu'il est mon peuple, mais simplement parce que tu étais un homme épris de justice.

Je te confie mon imprudente Gisèle. cette enfant ne se rend pas compte du risque qu'elle prend. Je ne t'écrirai plus. Adieu, mon ami. MAX

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01 septembre 2009

Le Cid de Corneille : ISSN 2607-0006

 

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Le Cid, Corneille, adapté par Mennetrier et Baillard, Petit à Petit, 240 p.

Castille, XIeme siècle. Chimène et Rodrigue s'aiment mais au moment d'officialiser leur union, le père de Chimène gifle le père de Rodrigue. Ce dernier, trop âgé, demande à son fils de le venger en engageant un duel avec Don Gomès, père de Chimène. Dilemme cornélien : Rodrigue va-til choisir l'amour ou le devoir ?  Il se dit "réduit au triste choix ou de trahir [s]a flamme ou de vivre en infâme" (acte I, sc. 6).

"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" (acte II, sc. 2)

Cette adaptation en bande dessinée de cette tragi-comédie possède une dimension pédagogique : à la fin de la pièce, a été ajouté un complément pédagogique qui permet de mieux aborder le théâtre au XVIIeme siècle : une biographie du dramaturge, la définition des genres théâtraux et la présentation de la "querelle du Cid". Tout au long du texte, les mots spécifiques du XVIIeme siècle sont expliqués dans des notes de bas de page.

La lecture du texte de Corneille est agrémentée et facilitée par les dessins de Mennetrier et Christophe Billard. En revanche, la dimension esthétique est quelque peu absente des images qui sont traitées très simplement : peu de décors et du noir et blanc. Cependant, elles ne sont pas dénuées d'imagination et d'humour et les dessinateurs déploient un certain talent à animer les longs monologues.

Même si les dessins sont un peu austères, cette bande dessinée a le mérite de vulgariser l'un des chefs-d'oeuvre de Corneille, illustrant à merveille ce qu'on a appelé le dilemme cornélien : " l'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir" (acte III sc. 6)

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30 août 2009

Sherlock Holmes attaque l'Orient Express : ISSN 2607-0006

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Watson est inquiet pour son ami Sherlock Holmes, à cause de sa dépendance à la cocaïne. Il décide, avec l'aide de Mycroft, frère du célèbre détective, de l'envoyer à Vienne pour se faire soigner... par Freud !

Ce film est une adaptation d'un livre de Meyer, La solution à sept pour cent, qui pastiche les aventures de Sherlock Holmes. On ne s'ennuie pas devant ce film policier rocambolesque, grâce à de nombreuses scènes burlesques : l'apparition de Holmes déguisé en éboueur, l'effacé Watson jette de rage un verre d'eau sur un baron, puis, il est attaqué par des chevaux tueurs !

L'idée d'une rencontre entre le célèbre détective et Freud est savoureuse et entraîne un morceau de bravoure où apparaît le génie de la déduction de Holmes : rien qu'à la vue du bureau du psychanalyste, il peut en déduire ses goûts littéraires, le nombre d'enfants...

Je regrette juste que le rôle de l'enquêteur ne soit pas joué par Jérémy Brett qui incarne si bien le célèbre détective dans la série télévisée diffusée par Granada. Toutefois, en surjouant leur rôle, les acteurs apportent une bonne dose de comique. De rebondissements en rebondissements, Holmes détourne un train, le détruit à moitié et se bat sur le toit dudit train ! Extravagant et invraisemblable ! Film divertissant et drôle, destiné aux admirateurs de Sherlock Holmes !

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28 août 2009

La promesse de L'aube de Romain Gary : ISSN 2607-0006

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La promesse de l'aube, Romain Gary, Folio, 390 p.

La promesse de l'aube est une autobiographie retraçant la vie de Romain Gary ( biographie ici), notamment sa relation avec sa mère. Le père est absent mais la mère possessive rêve d'un avenir grandiose pour son fils. Il sera un "virtuose du violon" ou un " titan de la littérature française". Elle est âgée mais travaille dur pour son fils et il lui rend hommage dans ce livre :

" Ma mère faisait, dans ses lettres, la description de mes prouesses, que je lisais, je l'avoue, avec un certain plaisir. "Mon fils glorieux et bien aimé, m'écrivait-elle. Nous lisons avec admiration et gratitude les récits de tes exploits héroïques dans les journaux. Dans le ciel de Cologne, de Bremen, d'Hambourg, tes ailes déployées jettent la terreur dans le coeur des ennemis". Je la connaissais bien et je comprenais fort bien ce qu'elle voulait dire. Pour elle, chaque fois qu'un avion de la R.A.F. bombardait un objectif, j'étais à bord. Dans chaque bombe, elle reconnaissait ma voix. J'étais présent sur tous les front et je faisais frémir l'adversaire. J'étais à la fois dans la chasse et dans le bombardement et, chaque fois qu'un avion allemand était abattu par l'aviation anglaise, elle m'attribuait tout naturellement cette victoire."

Tout en exagération, entre souvenirs tendres et épisodes comiques, Romain Gary romance sa vie, parle de sa vocation d'écrivain et fait le portrait de sa mère, à qui il donne un rôle prédominant aussi bien dans sa vie que dans son oeuvre. L'auteur s'attache à raconter de nombreuses anecdotes qui ont marqué son enfance. On rit beaucoup en lisant ce récit où s'accumulent des situations cocasses et des sentiments exacerbés. J'ai pris plaisir à lire cette autobiographie dont l'écriture est hyperbolique... drôle et émouvante !

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26 août 2009

Le crime d'Hallowen d'Agatha Christie, adapté par Chandre : ISSN 2607-0006

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Voici un nouvel épisode des célèbres aventures d'Hercule Poirot, personnage créé par A. Christie ( biographie sur le site Larousse) : Lors d'une fête d'Halloween, organisée par Mrs Blake,  une enfant, prénommée Joyce, est retrouvée morte dans la bibliothèque. Juste avant d'être assassinée, elle dit à Mrs Olivers, auteur de roman policier : "J'ai déjà assisté à un vrai meurtre quand j'étais petite...". Ces paroles signent son arrêt de son mort. Mrs Olivers fait alors appel à son ami Poirot pour élucider ce meurtre...

Ce tome 15 des aventures du célèbre détective est mis en images aquarellées par Chandre. Malgré les nombreux personnages, on lit facilement cette BD policière sans cartouche et avec des dialogues sobres. Cette adaptation est agréable à lire : l'intrigue est bien ficelée et Hercule Poirot toujours aussi perspicace !

Autre adaptation en BD d'Agatha Christie, par le même dessinateur : Témoin indésirable

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25 août 2009

Roses à crédit d'Elsa Triolet : ISSN 2607-0006

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Rose à crédit, Elsa Triolet, Folio, 300 p.

Martine est née dans la misère. Lorsqu'elle monte à Paris, exercer son métier de manucure, elle y rencontre un amour d'enfance idéalisé, Daniel Donelle, rosiériste, qui rêve de créer la rose parfaite. Pour Martine, la beauté se situe dans le confort moderne et les objets. Leur amour s'étiole peu à peu, ne résistant pas aux objets de leur passion véritable.

Rose à crédit, titre qui concentre les deux thèmes majeurs de ce roman méconnu d'Elsa Triolet, stigmatise subtilement la consommation de masse. Dans une prose sobre, pleine de références culturelles, on assiste à l'ascension et à la chute de l'héroïne, dans le contexte de l'après-guerre, décrit d'une manière réaliste. Martine, née dans la pauvreté, voue un culte immodéré aux objets. Elle se constitue un appartement tout droit sorti d'un magazine : les objets l'envahissent au point d'oublier de vivre, au point de ne pas voir que Danielle s'est lassé d'elle et de sa vie consumériste. Lorsqu'elle ouvrira enfin les yeux, ce ne sera que pour constater l'ampleur des désastres. Le sujet de ce roman est encore brûlant d'actualité... Ce récit est aussi aussi un hymne à l'amour impossible. En voici deux extraits

"Parfumés, aérés, silencieux, capitonnés, antiseptiques, polis, aimables, souriants, fleuris, étaient les salons de l'Institut rose et bleu ciel... Flacons, écrins, colifichets, lingerie, transparences, étincellements. Les femmes, sorties des mains des masseuses, manucures, coiffeurs, comme repeintes à neuf, fraîches et euphoriques. Martine, manucure, se trouvait au coeur de son idéal de beauté, elle vivait à l'intérieur des pages satinées d'un magazine de luxe." (p. 71).

"L'amour de Martine était fait d'un matériau impérissable, tel qu'on en concevait jadis. Y a-t-il donc des passions anachroniques ? Personne n'est allé chercher dans les dossiers de la cour d'assises une réponse à cette question. D'ailleurs pourquoi chercher la réponse dans les statistiques du crime ? ... La passion ne se mesure pas au crime... Pourtant elle faisait penser au crime, la passion totale de Martine. Pas une passion  de série, pas du préfabriqué, de la matière plastique. Et c'est pour cela que des mots se sont mis à parler de la passion profonde et noire comme la nuit, de ce que ces ténèbres empêchent de voir  dans ses profondeurs. De Martine, se tenant à l'entrée de la nuit, à l'orée d'une sombre forêt, y attirant le voyageur, l'y entraînant... Daniel la suivait, c'était un homme." (p. 99)

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24 août 2009

Témoin indésirable d'A. Christie : ISSN 2607-0006

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Témoin indésirable, Tome 14, Agatha Christie, scénario et dessin de Chandre, Emmanuel Proust édition, 49 p.

Un soir, deux ans plus tard après l'assassinat d'une femme, un inconnu, le Dr Calagary vient bouleverser la tranquillité d'une famille en confirmant l'alibi du meurtrier : Jack Argyle. Celui-ci, violent et instable, aurait tué sa mère qui refusait de lui donner de l'argent. Le Dr Calagary n'a pas pu témoigner avant à cause d'une amnésie, due à un accident de voiture et d'une expédition scientifique.

Cette révélation jette le désordre au sein de la famille : qui est le véritable meurtrier de Mrs Argyle ? Son mari, qui souhaite se marier avec sa secrétaire, Gwenda Vaughan ? La domestique ? Elle aime tous les membres de la famille sauf la défunte ou Mary, Hester, Mikael et Tina, ses enfants adoptifs, qui étaient dépendants financièrement d'elle ?

L'adaptation en images ne gâche en rien cette enquête policière. L'intrigue complexe reste tout à fait compréhensible. Huis clos et drame familial créent un suspense cruel : chaque membre de la famille s'épie et se soupçonne. Les dessins aquarellés sont d'une facture très classique. Rien d'original, mais on passe un moment de détente à lire un classique de la littérature policière...

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