04 septembre 2009

Inconnu à cette adresse, Kressmann Taylor : ISSN 2607-0006

52094488

Inconnu  à cette adresse, Kressmann Taylor, Livre de poche, 90 p.

Max et Martin tiennent une galerie d'art à San Fransico, jusqu'au jour où Martin retourne vivre en Allemagne avec sa femme et ses enfants. C'est à ce moment que commence leur correspondance, en 1932. Max étant juif, leur amitié va-t-elle résister face à la montée du nazisme et à l'antisémitisme ambiant ? Griselle, soeur de Max, actrice, s'obstine à jouer à Berlin, mettant ainsi sa vie en danger. Quel va être son destin dans l'Allemagne nazie ?

La teneur des lettres est plutôt amicale au début de la nouvelle. Puis, peu à peu, au fur et à mesure de la montée du nazisme, la tension est palpable à chaque mot. La mésentente est totale lorsque Martin décide de rompre leur correspondance en raison de la menace nazie. La construction de cette nouvelle, la chute dramatique et émouvante, les ellipses, la teneur des lettres sont remarquables. Inspirée de lettres réelles, Kressmann Taylor traite d'un des épisodes les plus tragiques de l'Histoire avec beaucoup de finesse.

"Cher Martin,

Ci-joint la traite qui te revient et les comptes du mois. Je suis dans l'obligation de te faire passer ce bref message. Griselle est partie pour Berlin. Elle est trop audacieuse. Mais elle a si longtemps attendu son succès qu'elle n'est pas prête à y renoncer, et elle rit de mes craintes. Elle joue au théâtre Koenig. Tu es un fonctionnaire du régime, je te conjure donc,au nom de notre vieille amitié de me la protéger. Va à Berlin si tu le peux, et vois si elle n'est pas en danger.

Tu seras chagriné de constater que j'ai été obligé de supprimer ton nom de la raison sociale de notre affaire. Tu sais qui sont nos principaux clients : ils n'achèteront plus rien dans une maison qui porte un nom allemand.

Je ne peux pas discuter de ton changement d'attitude mais tu dois me comprendre. Je ne m'attendais pas à te voir prendre les armes pour mon peuple parce qu'il est mon peuple, mais simplement parce que tu étais un homme épris de justice.

Je te confie mon imprudente Gisèle. cette enfant ne se rend pas compte du risque qu'elle prend. Je ne t'écrirai plus. Adieu, mon ami. MAX

Posté par maggie 76 à 12:13 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


01 septembre 2009

Le Cid de Corneille : ISSN 2607-0006

 

43352423

Le Cid, Corneille, adapté par Mennetrier et Baillard, Petit à Petit, 240 p.

Castille, XIeme siècle. Chimène et Rodrigue s'aiment mais au moment d'officialiser leur union, le père de Chimène gifle le père de Rodrigue. Ce dernier, trop âgé, demande à son fils de le venger en engageant un duel avec Don Gomès, père de Chimène. Dilemme cornélien : Rodrigue va-til choisir l'amour ou le devoir ?  Il se dit "réduit au triste choix ou de trahir [s]a flamme ou de vivre en infâme" (acte I, sc. 6).

"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" (acte II, sc. 2)

Cette adaptation en bande dessinée de cette tragi-comédie possède une dimension pédagogique : à la fin de la pièce, a été ajouté un complément pédagogique qui permet de mieux aborder le théâtre au XVIIeme siècle : une biographie du dramaturge, la définition des genres théâtraux et la présentation de la "querelle du Cid". Tout au long du texte, les mots spécifiques du XVIIeme siècle sont expliqués dans des notes de bas de page.

La lecture du texte de Corneille est agrémentée et facilitée par les dessins de Mennetrier et Christophe Billard. En revanche, la dimension esthétique est quelque peu absente des images qui sont traitées très simplement : peu de décors et du noir et blanc. Cependant, elles ne sont pas dénuées d'imagination et d'humour et les dessinateurs déploient un certain talent à animer les longs monologues.

Même si les dessins sont un peu austères, cette bande dessinée a le mérite de vulgariser l'un des chefs-d'oeuvre de Corneille, illustrant à merveille ce qu'on a appelé le dilemme cornélien : " l'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir" (acte III sc. 6)

Posté par maggie 76 à 12:00 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 août 2009

Sherlock Holmes attaque l'Orient Express : ISSN 2607-0006

Sherlock_Holmes_attaque_l_Orient_Express

Watson est inquiet pour son ami Sherlock Holmes, à cause de sa dépendance à la cocaïne. Il décide, avec l'aide de Mycroft, frère du célèbre détective, de l'envoyer à Vienne pour se faire soigner... par Freud !

Ce film est une adaptation d'un livre de Meyer, La solution à sept pour cent, qui pastiche les aventures de Sherlock Holmes. On ne s'ennuie pas devant ce film policier rocambolesque, grâce à de nombreuses scènes burlesques : l'apparition de Holmes déguisé en éboueur, l'effacé Watson jette de rage un verre d'eau sur un baron, puis, il est attaqué par des chevaux tueurs !

L'idée d'une rencontre entre le célèbre détective et Freud est savoureuse et entraîne un morceau de bravoure où apparaît le génie de la déduction de Holmes : rien qu'à la vue du bureau du psychanalyste, il peut en déduire ses goûts littéraires, le nombre d'enfants...

Je regrette juste que le rôle de l'enquêteur ne soit pas joué par Jérémy Brett qui incarne si bien le célèbre détective dans la série télévisée diffusée par Granada. Toutefois, en surjouant leur rôle, les acteurs apportent une bonne dose de comique. De rebondissements en rebondissements, Holmes détourne un train, le détruit à moitié et se bat sur le toit dudit train ! Extravagant et invraisemblable ! Film divertissant et drôle, destiné aux admirateurs de Sherlock Holmes !

Posté par maggie 76 à 09:30 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

28 août 2009

La promesse de L'aube de Romain Gary : ISSN 2607-0006

51MhGQ5FN4L

La promesse de l'aube, Romain Gary, Folio, 390 p.

La promesse de l'aube est une autobiographie retraçant la vie de Romain Gary ( biographie ici), notamment sa relation avec sa mère. Le père est absent mais la mère possessive rêve d'un avenir grandiose pour son fils. Il sera un "virtuose du violon" ou un " titan de la littérature française". Elle est âgée mais travaille dur pour son fils et il lui rend hommage dans ce livre :

" Ma mère faisait, dans ses lettres, la description de mes prouesses, que je lisais, je l'avoue, avec un certain plaisir. "Mon fils glorieux et bien aimé, m'écrivait-elle. Nous lisons avec admiration et gratitude les récits de tes exploits héroïques dans les journaux. Dans le ciel de Cologne, de Bremen, d'Hambourg, tes ailes déployées jettent la terreur dans le coeur des ennemis". Je la connaissais bien et je comprenais fort bien ce qu'elle voulait dire. Pour elle, chaque fois qu'un avion de la R.A.F. bombardait un objectif, j'étais à bord. Dans chaque bombe, elle reconnaissait ma voix. J'étais présent sur tous les front et je faisais frémir l'adversaire. J'étais à la fois dans la chasse et dans le bombardement et, chaque fois qu'un avion allemand était abattu par l'aviation anglaise, elle m'attribuait tout naturellement cette victoire."

Tout en exagération, entre souvenirs tendres et épisodes comiques, Romain Gary romance sa vie, parle de sa vocation d'écrivain et fait le portrait de sa mère, à qui il donne un rôle prédominant aussi bien dans sa vie que dans son oeuvre. L'auteur s'attache à raconter de nombreuses anecdotes qui ont marqué son enfance. On rit beaucoup en lisant ce récit où s'accumulent des situations cocasses et des sentiments exacerbés. J'ai pris plaisir à lire cette autobiographie dont l'écriture est hyperbolique... drôle et émouvante !

Posté par maggie 76 à 12:12 - - Commentaires [11] - Permalien [#]

26 août 2009

Le crime d'Hallowen d'Agatha Christie, adapté par Chandre : ISSN 2607-0006

9782848101682

Voici un nouvel épisode des célèbres aventures d'Hercule Poirot, personnage créé par A. Christie ( biographie sur le site Larousse) : Lors d'une fête d'Halloween, organisée par Mrs Blake,  une enfant, prénommée Joyce, est retrouvée morte dans la bibliothèque. Juste avant d'être assassinée, elle dit à Mrs Olivers, auteur de roman policier : "J'ai déjà assisté à un vrai meurtre quand j'étais petite...". Ces paroles signent son arrêt de son mort. Mrs Olivers fait alors appel à son ami Poirot pour élucider ce meurtre...

Ce tome 15 des aventures du célèbre détective est mis en images aquarellées par Chandre. Malgré les nombreux personnages, on lit facilement cette BD policière sans cartouche et avec des dialogues sobres. Cette adaptation est agréable à lire : l'intrigue est bien ficelée et Hercule Poirot toujours aussi perspicace !

Autre adaptation en BD d'Agatha Christie, par le même dessinateur : Témoin indésirable

Posté par maggie 76 à 08:00 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


25 août 2009

Roses à crédit d'Elsa Triolet : ISSN 2607-0006

52131372

Rose à crédit, Elsa Triolet, Folio, 300 p.

Martine est née dans la misère. Lorsqu'elle monte à Paris, exercer son métier de manucure, elle y rencontre un amour d'enfance idéalisé, Daniel Donelle, rosiériste, qui rêve de créer la rose parfaite. Pour Martine, la beauté se situe dans le confort moderne et les objets. Leur amour s'étiole peu à peu, ne résistant pas aux objets de leur passion véritable.

Rose à crédit, titre qui concentre les deux thèmes majeurs de ce roman méconnu d'Elsa Triolet, stigmatise subtilement la consommation de masse. Dans une prose sobre, pleine de références culturelles, on assiste à l'ascension et à la chute de l'héroïne, dans le contexte de l'après-guerre, décrit d'une manière réaliste. Martine, née dans la pauvreté, voue un culte immodéré aux objets. Elle se constitue un appartement tout droit sorti d'un magazine : les objets l'envahissent au point d'oublier de vivre, au point de ne pas voir que Danielle s'est lassé d'elle et de sa vie consumériste. Lorsqu'elle ouvrira enfin les yeux, ce ne sera que pour constater l'ampleur des désastres. Le sujet de ce roman est encore brûlant d'actualité... Ce récit est aussi aussi un hymne à l'amour impossible. En voici deux extraits

"Parfumés, aérés, silencieux, capitonnés, antiseptiques, polis, aimables, souriants, fleuris, étaient les salons de l'Institut rose et bleu ciel... Flacons, écrins, colifichets, lingerie, transparences, étincellements. Les femmes, sorties des mains des masseuses, manucures, coiffeurs, comme repeintes à neuf, fraîches et euphoriques. Martine, manucure, se trouvait au coeur de son idéal de beauté, elle vivait à l'intérieur des pages satinées d'un magazine de luxe." (p. 71).

"L'amour de Martine était fait d'un matériau impérissable, tel qu'on en concevait jadis. Y a-t-il donc des passions anachroniques ? Personne n'est allé chercher dans les dossiers de la cour d'assises une réponse à cette question. D'ailleurs pourquoi chercher la réponse dans les statistiques du crime ? ... La passion ne se mesure pas au crime... Pourtant elle faisait penser au crime, la passion totale de Martine. Pas une passion  de série, pas du préfabriqué, de la matière plastique. Et c'est pour cela que des mots se sont mis à parler de la passion profonde et noire comme la nuit, de ce que ces ténèbres empêchent de voir  dans ses profondeurs. De Martine, se tenant à l'entrée de la nuit, à l'orée d'une sombre forêt, y attirant le voyageur, l'y entraînant... Daniel la suivait, c'était un homme." (p. 99)

Posté par maggie 76 à 09:45 - - Commentaires [3] - Permalien [#]

24 août 2009

Témoin indésirable d'A. Christie : ISSN 2607-0006

untitled_Christie43126489_p

Témoin indésirable, Tome 14, Agatha Christie, scénario et dessin de Chandre, Emmanuel Proust édition, 49 p.

Un soir, deux ans plus tard après l'assassinat d'une femme, un inconnu, le Dr Calagary vient bouleverser la tranquillité d'une famille en confirmant l'alibi du meurtrier : Jack Argyle. Celui-ci, violent et instable, aurait tué sa mère qui refusait de lui donner de l'argent. Le Dr Calagary n'a pas pu témoigner avant à cause d'une amnésie, due à un accident de voiture et d'une expédition scientifique.

Cette révélation jette le désordre au sein de la famille : qui est le véritable meurtrier de Mrs Argyle ? Son mari, qui souhaite se marier avec sa secrétaire, Gwenda Vaughan ? La domestique ? Elle aime tous les membres de la famille sauf la défunte ou Mary, Hester, Mikael et Tina, ses enfants adoptifs, qui étaient dépendants financièrement d'elle ?

L'adaptation en images ne gâche en rien cette enquête policière. L'intrigue complexe reste tout à fait compréhensible. Huis clos et drame familial créent un suspense cruel : chaque membre de la famille s'épie et se soupçonne. Les dessins aquarellés sont d'une facture très classique. Rien d'original, mais on passe un moment de détente à lire un classique de la littérature policière...

Posté par maggie 76 à 10:59 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

22 août 2009

Le cadavre de Bluegate Fields d'Anne Perry : ISSN 2607-0006

9782264028105-us

A la fin du XIXeme siècle, dans les égouts de Londres, on découvre le corps d'un jeune homme de bonne famille, de seize ans, complètement nu. Pourquoi a-t-il été assassiné ? Que faisait-il dans ce quartier mal famé ? Qui avait un mobile pour vouloir sa mort ? Tout semble indiquer que l'auteur du meurtre est le précepteur du garçon, Mr Jérome. Celui-ci clame son innocence mais il est condamné à mort.

A l'époque victorienne, les rapports de classes régissent la société. L'inspecteur Pitt a de grandes difficultés à mener l'enquête, dans un milieu aristocratique où il est malséant de parler d'assassinat. Heureusement, Charlotte, née dans la haute société, femme de l'inspecteur, franche et volontaire, décide de venir en aide à son mari. Faisant jouer ses relations, elle arrivera à bousculer ce monde conventionnel et à démasquer le vrai coupable.

Ce roman policier historique dépeint très bien l'époque victorienne, avec beaucoup d'humour. De nombreux sujets plus graves transparaissent au détour de l'enquête : la pauvreté, la prostitution et la place des femmes... Les dialogues sont enlevés, les personnages attachants et le suspense est présent jusqu'aux dernières pages. Comme j'apprécie l'ambiance victorienne de ce roman policier et l'ironie mordante des personnages, je vais m'empresser de découvrir les autres opus de cette série...

Le cadavre de Bluegate Fields, Anne Perry, 10/18, 382 p.

Posté par maggie 76 à 12:04 - - Commentaires [4] - Permalien [#]

21 août 2009

Les âmes grises d'Yves Angelo : ISSN 2607-0006

18435570

En 1917, près du front, la fille d'un aubergiste est retrouvée morte près du château du procureur Destinat. Qui est le meurtrier ?  Deux déserteurs vont être accusés, sans avoir été vraiment jugés. Le juge Mierk ne recherche pas la vérité mais des coupables. En revanche, un policier continue l'enquête, peu satisfait de ce procès inique. Quelques temps avant, une jeune institutrice, Lysia, est retrouvée morte, probablement un suicide, dans le château du procureur où elle résidait. Des morts, il y en a beaucoup. Il y a aussi ceux de la première Guerre Mondiale, guerre jamais montrée mais qui sert d'arrière-fond à cette tragédie...

Malgré une très belle distribution, le film n'est pas captivant. Les scènes sont décousues et manquent de rythme. L'intrigue policière est décevante, le mystère reste opaque et le spectateur est perdu dans cette longue et lente enquête. Surtout, l'émotion est absente de ce film austère. Dommage, le livre est très bien écrit : voici un extrait du roman :

"Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, les oies balourdes traçaient des cercles. Elle semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé.

"c'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil.

- La paix mon os" lui lança son collègue qui rabattit la laine trempée sur le corps de la fillette."

Les âmes grises, P. claudel, Yves angelo, J. Villeret, J. P. Marielle, M. Hand, P. Podalydes, 1h43, 2005

Les Ames grises (2004)

 

Posté par maggie 76 à 18:14 - - Commentaires [7] - Permalien [#]

20 août 2009

Truman Capote de Bennet Miller : ISSN 2607-0006

 

50531991

Truman Capote est un auteur que je n'ai pas encore lu mais ce film m'a fait découvrir la genèse d'une de ses oeuvres, qui a marqué la littérature américaine du XXeme.

Le film Truman Capote décrit une partie de la vie de l'auteur : ce n'est donc pas une biographie mais le portrait d'un artiste en train de créer ce qui deviendra son oeuvre la plus connue. En 1959, par hasard, l'auteur découvre dans le New-York Times un article sur le massacre d'une famille de fermiers dans le Kansas. Avant même que les meurtriers soient arrêtés, il décide d'aller sur les lieux, avec une amie d'enfance, Harper Lee, pour se documenter. L'écrivain a décidé que ce fait divers servira de matière à son nouveau "roman de non-fiction" qui sera intitulé de Sang-froid. Ce livre, qui paraîtra 6 ans plus tard, a pour thème le meurtre du Kansas et la relation  de Truman Capote avec les deux meurtriers. Condamné à mort, l'un des deux tueurs reçoit de fréquentes visites du célèbre écrivain qui désire connaître les détails de la nuit du massacre. Une relation troublante et choquante se noue : Truman Capote est prêt à tout, au nom de la création littéraire.

Le portrait de cet écrivain est saisissant : il est à la fois horripilant avec sa voix haut perchée et désopilant par son esprit féroce. S'il est présenté comme un orateur, qui séduit son auditoire grâce à des réparties spirituelles, T Capote n'est pas présenté de manière flatteuse lorsqu'il s'agit de son travail d'écrivain. En effet, on montre aussi la genèse de De sang froid : l'écrivain n'hésite pas à mentir aux deux meurtriers pour avoir les renseignements qu'il désire. Il noue des liens avec les deux prisonniers mais les dénoue aussitôt que son intérêt pour eux retombe. Ce film est sombre, dérangeant et angoissant car il laisse une grande place à la vie des prisonniers et à leurs derniers pas dans le couloir de la mort mais il permet aussi de faire connaître un auteur.

TRUMAN CAPOTE - Bande-annonce VF

Posté par maggie 76 à 12:36 - - Commentaires [3] - Permalien [#]