09 janvier 2018

Premier contact, Villeneuve : ISSN 2607-0006

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Les scénarios de Villeneuve sont toujours des réussites : je pense à Sicario ou Prisoners. Dans Premier contact, une linguiste Louise Banks est appelée à la rescousse par l'armée car des extra-terrestres ont débarqué sur terre. Que veulent ? Viennent-ils pour détruire la terre ? Aidée d'un astro-physicien, Louise a peu de temps pour dialoguer avec les aliens car le monde est au bord du chaos et de nombreux états sont sur la défensive... Parallèlement à ces événements, Louise a de nombreux souvenirs qui ressurgissent soudainement...

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Premier contact

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2001, L'odyssée de l'espace

Ce qui est dommage, c'est que la présence des aliens ne semble là que pour traiter de questions qui touchent le personnage principal. D'ailleurs, les raisons de leur présence ne me semblent pas très claire. Des éléments du scénario m'ont paru incohérents : pourquoi la linguiste arrive à déchiffrer le langage alien mais eux ne semble pas pouvoir communiquer avec elle ? Comment a-t-elle fait pour créer ce langage ? La décision finale du personnage étonne, c'est un peu comme si les savoirs qu'elle avait acquis ne servaient à rien...

En revanche, Villeneuve surprend en ne voguant pas sur le genre du film à grand spectacle mais en mettant l'accent sur la communication, la découverte de l'autre, la rencontre. L'esthétique choisie semble faire signe vers l'Odyssée de l'espace ( autre film que je n'ai pas su apprécier et que je n'aurai peut-être pas compris si je n'avais pas lu le livre), qui a peut-être influencée l'histoire un peu fantastique de Louise Banks...

Premier contact, Denis Villeneuve, 2016, 1h56, avec Amy Adams, Jeremy Renner

Arrival Official Trailer 1 (2016) - Amy Adams Movie

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07 janvier 2018

Thor, Kenneth Branagh : ISSN 2607-0006

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Dans Thor, nous pouvons découvrir un des héros de Marvel atterrir sur terre, contre sa volonté, et percuté par une scientifique étudiant des phénomènes scientifiques dans le Nouveau Mexique. Nous apprenons dans un flash-back qu'il devait être couronné roi d'Asgard : lors de la cérémonie, Thor lance son marteau en l'air, ( capture d'image ci-dessous même si elle n'est pas très nette)  se fait acclamer par la foule, fait des clins d'oeil aux femmes... et surtout déclenche une guerre contre les Géants de glace.  Face à ce dieu arrogant, narcissique et immature, Odin décide de l'envoyer sur terre : le dieu du tonnerre perd tous ses pouvoirs et Mjollnir ne pourra être soulevée que par un héros de valeur...

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J'ai failli abandonner le film dans le premier quart d'heure : je trouvais les décors en toc et l'acteur tout en muscle insupportable. Puis, je me suis laissée entraîner par l'histoire : bien m'en a pris. On voit donc le héros progresser pour mériter son marteau et ses pouvoirs : comme dirait l'oncle de Spider Man, "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" ! Outre l'évolution du personnage, c'est la dimension humoristique qui participe pour beaucoup à rendre attrayant ce film. L'adaptation de Thor dans un monde qui n'est pas le sien crée des décalages et du comique de situation. N'oublions pas que ce film est adapté d'un "comics", mot transparent.

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Surtout, lorsqu'on écoute les commentaires de Kenneth Branagh, dans les bonus ( il commente entièrement le film), on comprend mieux les choix du réalisateur : par exemple, les deux captures d'écran sont des images débulées. Ce choix a été fait, explique le réalisateur, pour donner du dynamisme, imiter les BD. De même, de nombreux plans ont été pensés pour mettre en scène le conflit entre le père et le fils.  Décors, costumes, choix des acteurs donnent un divertissant film d'action. Une bonne surprise...

Thor, Kenneth Branagth, 2011, 1h55, avec Chris Hemsworth, Anthony Hopkins, Natalie Portman...

autre film de Branagh : Frankenstein

THOR (VF) - Bande Annonce

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04 janvier 2018

Norcturnal animals, Tom Ford : ISSN 2607-0006

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Tom Ford avait déjà réussi un film particulièrement esthétique : A single man. Avec Nocturnal aminals, on retrouve de magnifiques couleurs contrastées, des paysages somptueux ( même la mort est esthétisée !). C'est une variation aussi sur le deuil d'un amour de jeunesse et sur la solitude. Mais le scénario se déroule de manière originale et la fin n'est pas aussi perssimiste que le laisse entendre la violence des images et la souffrance des personnages. Mais qui sont les personnages ? Quel est le synopsis ?

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Susan est une galeriste, originaire d'une famille catholique texane et délaissée par son mari. Elle reçoit un roman de son ex-mari. Insomniaque, elle commence à lire le roman, qui met en scène une famille, qu'on visualise sous les traits d'Edward et d'une femme qui lui ressemble. Sur une route du Texas déserte, Edward et sa famille se font agresser. Parallèlement à la lecture du roman, Susan s'interroge sur sa vie présente...

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Ce film est riche de symboles et porté par des acteurs qui jouent avec une grande justesse. Le film n'est en rien sentimental et met en parallèle une enquête très violente - celle racontée dans le roman - et la vie de Susan. Est-elle heureuse ? A-t-elle fait les bons choix ? L'histoire racontée par le roman est angoissante, pleine de suspense, s'opposant à la vie très normée de Susan : ce changement de rythme nous tient en haleine jusqu'au bout. Outre les thèmes que j'ai déjà cités - la solitude, le deuil, l'amour - s'ajoute aussi me semble-t-il une réflexion sur l'art contemporain, les écrivains et l'art qui peut directement impacter la vie réelle.

Nocturnal animals, Tom Ford, 116 min, avec Amy Adams, Jack Gyllenhaal, 2016

NOCTURNAL ANIMALS - Official Teaser Trailer - In Select Theaters November 18

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01 janvier 2018

C'est le premier, je balance tout (Meilleurs voeux 2018) : ISSN 2607-0006

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TOPS : FILMS

Mon palmarès n'a rien d'original, surtout que j'ai vu moins de films cette année et que je n'ai pas pu voir 3 longs métrages qui me tenaient à coeur : Okja de Bong Joon Ho, Un homme intègre, et Blade runner 2049 de Villeneuve.

La planète des singes, suprématie, Matt reeves

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Le Caire confidentiel, Tarik Saleh

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Get out, Jordan Peele

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TOPS : LIVRES

Même chose pour les livres : mes lectures se sont réduites à une peau de chagrin ! Je vais, en outre, vous présenter des livres dont je n'ai pas parlé pendant l'année mais qui m'ont marquée.

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Ce roman jeunesse est une merveille : Lyra vit accompagnée de son daimon Pantalaimon et d'Erudits. Elle est intriguée par la Poussière évoquée par son oncle Lord Asriel. Lorsque son ami Roger est enlevé, Lyra part à sa recherche... De l'aventure, des psychologies développées sans infantilisation, des personnages attachants, des rebondissements où l'auteur n'a pas hésité à introduire de la cruauté, de la noirceur, plusieurs milieux inventifs. Bref, l'accumulation des qualités de ce roman pourrait être longue : une belle surprise ! J'ai hâte surtout de découvrir la suite des aventures de Lyra !

A la croisée des mondes, Le royaume du Nord, Pullman, folio 533 p.

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Le regard de Ken Liu et Le poids du coeur de Montero sont deux romans qui parlent sensiblement des mêmes sujets, dans des styles très différents : ces auteurs questionnent la finitude de l'homme, notre monde contemporain, les dérives de la technologie en utilisant la structure d'une enquête.

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Après Piste noire où nous avons découvert un inspecteur cynique et bougon, dans Froid comme la mort, il est à nouveau confronté à meurtre : une femme est retrouvée pendue dans son salon. Suicide ? Assez rapidement, il découvre que c'est en réalité un meurtre. Mais le vrai coupable n'est pas celui qu'on croit. Voici l'inspecteur le plus désagréable, le plus mal embouché, le plus sarcastique confronté à l'anniversaire de sa maîtresse, au mauvais temps hivernal de l'Aoste, à la bêtise de ses agents, à un assassinat, qui va se résoudre avec un clin d'oeil à la littérature. Sans avoir l'air d'y toucher, avec son personnage original et avec de l'humour noir, Manzini place au coeur de son roman un problème sociétal. Dans les remerciements, Manzini souligne qu'"il y a 122 cas de féminicide en Italie, selon la Maison internationale de la femme de Rome".

Manzini, Froid comme la mort, 293 p., Folio policier.

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Enfin, Monsieur Jabot de Topffer, l'inventeur de la BD, dont l'humour est délicieux ! Bouvier soulignait d'ailleurs "le rire qui monte de ses albums" dans Boisonnas.

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"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" (Wilde)

Bonne année & belles lectures pour 2018...

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24 décembre 2017

Joyeux noël 2017 ! : ISSN 2607-0006

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16 décembre 2017

La quête d'Ewilan, 2. Les frontières de glace, Bottero : ISSN 2607-0006

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Audiolib présente des romans policiers, "bien-être et spiritualité", des essais et se lance dans la littérature jeunesse : ici, sur le site. Quelle bonne idée ! Je vous ai déjà présenté Hunger Games et je suis en train d'écouter Songe à la douceur de Beauvais. Je vous propose aujourd'hui de vous parler d'un livre de Bottero.

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L'année dernière, j'ai lu le tome 1, intitulé  la quête d'Ewilan, "D'un monde à l'autre", où j'ai pu découvrir Camille, une adolescente vivant dans notre monde contemporain. Mais son vrai nom est Ewilan lorsqu'elle rejoint, par un pas sur le côté, Gwendalavir. Ce royaume enchanté - où on peut dessiner des images qui prennent vie - est sous le pouvoir des Ts'liches, qui ont enfermé dix humains ( les figés), très puissants par leur imagination.

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Dans ses pérégrinations, l'héroïne est accompagnée de son ami Salim, originaire du même monde qu'elle,  d'une marchombre ( une jeune femme extrêmement douée pour le combat); d'un rêveur ( il peut guérir les blessures), d'un chevalier Bjorn et de Duom ( une vieil analyste, un savant). A ce groupe, s'ajoute un Faëls, sorte d'humain plus petit et plus agile... Une fois accoutumé à tous ces personnages dans le premier volume, on peut voir, dans ce nouvel opus, Ewilan combattre des rais ( monstres à la solde des Ts'liches) car elle se rapproche des Figés.

Deux sentiments dominent à l'écoute de cette histoire : tout d'abord, j'ai admiré la place laissée à l'imagination. C'est grâce à elle que le personnage principal arrive à se sortir de tous ses mauvais pas. En outre, cette même imagination a permis de construire des villes et des objets d'une très grande beauté : "Jaillissant de la plaine comme un bastion inexpugnable, un plateau rocheux aux bords verticaux s'élevait à une cinquantaine de mètres. La capitales était construite à son sommet, tours défiant le ciel, coupoles de nacre, passerelles arachnéennes. Chacun des toits semblait tissé de lumière et l'enseble tenait davantage du chef-doeuvre prêt à l'envol que de la ville classique". Les descriptions sont brèves et l'action domine dans ce roman destiné aux 8-11 ans, mais jamais le vocabulaire n'est enfantin.

En revanche, l'histoire n'est pas neuve. Ewilan est blessée par un Ts'liche et ressent une douleur à chaque fois qu'elle est proche d'eux. Le faëls est un être très agile et maniant l'arc avec dextérité. Salim apporte de la gaieté et de l'humour. Les hordes raïs ressemblent à des gobelins et Ewilan doit affronter un dragon etc... bref, cela ne vous rappelle rien ? J'ai trouvé beaucoup de similitudes dans cette quête avec Le seigneur des anneaux.

Le livre est bien écrit mais clairement destiné à la jeunesse. La voix, celle de Kelly Marot, que vous avez pu entendre comme "voix française de Jennifer Lawrence" dans la série Hunger Games, permet de donner vie à cette histoire avec beaucoup de dynamisme et les courts chapitres permettent une écoute facile... Vous pouvez écouter un extrait ici.

La quête d'Ewilan, Les frontières de glace, Bottero, 6h37, texte intégral lu par Kelly Marot,

Merci audiolib pour ce partenariat.

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09 décembre 2017

C'est le premier, je balance tout (novembre 2017) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

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 Un billet intitulé "c'est le premier, je balance tout", publié le 9 du mois ne paraît pas logique. Cela ne va pas m'empêcher de vous parler littérature... Ce mois-ci, en me promenant dans le labyrinthique réseau de blogs, j'ai déniché Derniers regards de William H Gass. Peut-être connaissez-vous ce nom ? Océane en parle avec tant de passion que je l'ai noté, me promettant de l'acheter ou de le lire au plus vite : ici son billet.

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Un autre billet passionné a occasionné un achat, celui de Claudia qui parle de la "poésie du grand nord" avec les contes d'Andersen. Je ne les connais pas tous. C'était donc l'occasion pour moi d'acheter l'édition illustrée par Dulac.

2) MES TOPS...

Commençons par une exposition : "Le théâtre du pouvoir", au édition du Louvre.

Ici, sur le site du Louvre, un aperçu de la collection. Quel rapport entre l'art et le théâtre ? Comment la scénographie du pouvoir est-elle représentée dans les arts ? Plusieurs parcours de l'Egypte ancienne, en passant par le fameux couronnement de Napoléon et en s'arrêtant sur les attributs de la République, sont détaillés. N'ayant pas l'occasion d'aller voir l'exposition, voici un livre qui comblera en partie la visualisation des oeuvres du Louvre.

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Parmi mes dernières découvertes, je vous avais parlé de Monsieur Jabot de Toepffer ("le plus féroce des bédéistes", selon Bouvier dans Histoires d'une image) qui décrit la vie de Mr Jabot. Quelle est son ambition ? Plaire aux aristocrates et se conformer aux usages du monde, à ce qui est convenu, attendu d'un homme du monde. Toepffer en profite pour le ridiculiser : Mr Jabot se retrouve ainsi accroché à un clou, tombe à de nombreuses reprises et prend feu ( ci-dessous). L'auteur se moque donc de notre personnage arrogant et suffisant. Les traits de dessins sont simples et confinent à la caricature : considéré comme le père de la BD, je rapprocherai plutôt ses planches des romans graphiques...

jabot30a-1Je continue avec constance à écouter des audiolivre : rien de mieux pour vous accompagner dans les longues files d'attentes, les trajets dans des transports en communs. Ce mois-ci, le tome 2 de la quête d'Ewilan de Bottero m'a tenu compagnie...

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3) MES ACHATS

Ruffin est un auteur qui aborde toutes les époques et tous les genres. Etant assez surprise de voir qu'il avait même écrit une utopie, j'ai fait l'acquisition du livre, assez curieuse de voir comment il imaginait notre société dans Globalia... Même surprise devant ce titre de Balzac, Un début dans la vie, qui ne me semble pas très connu... et après ce classique, j'ai acheté un livre contemporain Réparer les vivants, qui a été adapté récemment et qui a été très médiatisé...

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02 décembre 2017

Ken Liu, la ménagerie de papier : ISSN 2607-0006

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19 nouvelles sont rassemblées dans La ménagerie de papier aussi dissemblables les unes que les autres. Quel foisonnement ! "La plaideuse" est une enquête policière. "Le peuple de Pélé" ou "Renaissance" racontent la rencontre avec d'autres peuples extraterrestres. "Trajectoire" médite sur la mort et "L'oracle" ou "Faits pour être ensemble" abordent les nouvelles technologies.

Pourtant, ces nouvelles se cristallisent autour de l'altérité et les différences de culture, de l'imagination au pouvoir, de la mémoire et de la langue. En introduisant des thèmes originaux, Ken Liu arrive à renouveler le genre de la SF. Certains sont plus classiques. Prenons, par exemple, "L'algorithmes de l'amour" : cette nouvelle s'interroge sur l'âme des androides. Une poupée semblable à l'homme peut-elle remplacer un enfant mort ? Quant à "Faits pour être ensemble", ce court récit fait penser à 1984 ou le film The circle : l'ultrasurveillance est-elle acceptable ? "L'oracle" dans la nouvelle éponyme permet de prédire les crimes futurs (comme les précop de P. K. Dick). Cependant, ces nouvelles ont toujours un aspect surprenant, une chute qui permet de ne pas avoir l'impression de relire de pâles copies du genre.

L'auteur, né en Chine, a émigré aux EU à 11 ans nous informe la succincte biographie dans l'ouvrage Folio : cet élément ne semble pas anodin. La rencontre avec d'autres cultures extraterrestres est au coeur de nombreuses nouvelles : cohabitation ou incompréhension, l'auteur imagine différents scénarii, sans tomber dans l'idéalisme, la diabolisation... C'est justement là où réside l'art de cet écrivain qui sait nuancer les caractères, les situations, ses univers. Prix Hugo, prix Nebula, prix Seiun, World fantasy award, Grand prix de l'imaginaire ont bien été mérités pour ce recueil.

Ken Liu, La ménagerie de papier, folio SF, 503 p.

Autrres romans de Len Liu : L'homme qui mit fin à l'histoire, Le regard.

Merci Folio pour ce partenariat, site ici.

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18 novembre 2017

Promesse de Jussi Adler-Olsen : ISSN 2607-0006

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J'ai découvert le fameux auteur danois, Jussi Adler-Olsen, créateur des enquêtes du département V, via une adaptation : Profanation est une enquête assez sombre, dont les suspects évoluent dans les hautes sphères de la société danoise. La série est noire, mais peu originale. J'ai un souvenir assez précis de l'intrigue mais j'ai complètement oublié la personnalité des enquêteurs, ne me rappelant que de la belle qualité de l'image et d'une intrigue à nous tenir en haleine.

Profanation, de Mikkel Norgaard, 2015, 1h59

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Dans la sixième enquête du département V, Promesse, un policier se suicide le jour où il prend sa retraitre car il n'arrive pas à résoudre une enquête et il a demandé de l'aide à Carl Morck. Il enquêtait sur la mort d'une jeune fille renversée par un chauffard, affaire vieille de 17 ans. Deux histoires se mettent en place et finiront par se rejoindre : parallèlement à l'enquête du trio, est développée une histoire de secte, des adorateurs du culte du soleil.

Quelle n'est pas ma surprise quand je découvre plusieurs éléments comiques, voire plutôt de l'humour noir dans les premiers chapitres alors que je croyais que l'univers de cet auteur était très sombre ! La mort d'un cousin laisse notre inspecteur Carl Morck complètement indifférent, voire juge cyniquement le frère de ce cousin intéressé. Ensuite, son assistant Assad prend à la lettre les expressions lexicalisées créant du comique de mots.

Le romancier a su doser plusieurs ingrédients traditionnels : vie privée des enquêteurs, actions, rebondissements... . Assad se fait appeler Said mais nous n'en saurons pas plus dans cet opus. On assiste aux relations familiales et sentimentales de Morck. Le roman est un peu bavard, avec de nombreuses intrigues secondaires, mais à l'écoute, cela n'est pas gênant : les chapitres étant découpés en petites parties s'écoulant rapidement. Toutefois, ce roman policier reste une lecture de divertissement, étant donné qu'aucune dimension particulière n'est développée, si ce n'est le fonctionnement des sectes, mais là, rien de bien nouveau... Disons que cet opus-là ne me paraît pas remarquable mais se laisse écouter facilement...

Jussi Adler Olsen, Promesse, Audiolib, 16h53, lu par Julien Chatelet. Présenté ici, sur le site audiolib, que je remercie pour ce partenariat. Vous pouvez y écouter un extrait et le résumé.

Participation au challenge nordique de Margotte.

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11 novembre 2017

Dans l'ombre d'Indridason : ISSN 2607-0006

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Le documentaire diffusé sur arte " L'Europe des écrivains : L'islande" montraient trois auteurs présenter leur île : Thorarinsson, auteur de polars, Stefansson et Olafsdottir. Ces auteurs soulignaient des aspects primordiaux dans la littérature et l'histoire du pays : l'importance de la nature violente et aride, la crise écomonique du XXeme siècle et la "Situation", c'est-à-dire l'occupation des Américains pendant la seconde Guerre Mondiale.

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Image de l'" Europe des écrivains : l'Islande"

C'est d'ailleurs cet aspect-là que le premier opus, Dans l'ombre, de cette trilogie policière développe : sur fond de nazisme et d'occupation américaine, se noue un drame sentimental et idéologique. 

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 Point d'Erlendur, mais un duo d'enquêteurs, dont les personnalités sont juste esquissées, va tenter de résoudre cette affaire. Flovent, enquêteur islandais et Thorson,  enquêteur militaire. On a découvert dans un appartement de Reykjavik, un représentant de commerce tué d'une balle, avec une croix gammée sur le front. Mais assez vite, on s'aperçoit que la véritable cible était le fils d'un directeur d'école, qui aurait des accointances avec les nazis. Tout un passé sombre va ressurgir.

Surtout, leur enquête les amène à interroger les militaires américains, permettant à l'écrivain islandais de décrire l'influence de ces jeunes soldats dans le pays, mais aussi à interroger des gens vivant dans des endroits reculés montrant l'aspect plus rural du pays ( dimension sociétale qu'on trouve avec bonheur dans ses précédents romans comme La femme en vert ou ou L'homme du lac). Indridason lorgne vers le roman d'espionnage pour ce premier volume de la trilogie des ombres, sans tomber dans des complications incompréhensibles. Si les dialogues patinent un peu, on attend tout de même impatiemment la suite...

La mise en voix de ce texte présente de grandes qualités, mais les changements d'intonation lors des dialogues m'ont paru un peu excessifs. La lecture est suffisamment expressive sans les cabotinages. Vous pouvez écouter un extrait ici.

Dans l'ombre, Indridason, lu par P. Réismont, 9h03.

Merci Audiolib pour ce partenariat.

Participation au challenge nordique de Margotte.

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