11 mai 2013

Nelli Palomaki : ISSN 2607-0006

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Les photographies de Palomaki irradient de beauté : n'est-ce pas que cette photographie représentant deux jeunes femmes, à l'ombre d'un arbre, rappelle vaguement Le printemps de Millais ? Et cette petite fille, ne rappelle-t-elle pas les portraits de Julia Magaret Cameron ? Ces portraits se situent dans une tradition comme nous l'expliquent l’introduction de l'album de l'exposition : elles s'inscrivent dans l'oeuvre iconique d' August Sander ( 1876-1964)* ou de Diane Arbus ( 1923-1971)**.

Cependant, N. Palomaki arrive artistement à donner une impression surannée à ses photos : ses modèles sont photographiés généralement dans des décors anciens, face à l'objectif, dans un cadre épuré. Le noir et blanc fige ses modèles tout en donnant une impression de sérénité à ces personnes qui semblent vivre hors du temps. Cette photographe de l'école d'Helsinki nous livrent des visions en noirs et blancs de jeunes gens, s'inspirant de mises en scène réelles, dans des intérieurs bourgeois, de photographies françaises du début du XXeme siècle.

Sa fascination pour le passage à l'adolescence (l'âge des modèles est précisé à côté des prénoms dans le titre) et pour l'aspect historique des portraits ( de nombreuses photographies ont été prises en Normandie, notamment dans la maison Victor Hugo à Villequier) transparaît dans ces admirables photographies. Bien sûr, ces photographies sont la trace d'un souvenir mais elles contiennent une dimension esthétisant le quotidien. Dans l'introduction, "le silence d'un portrait", Peter Michael Hornung évoque très justement, à propos des photographies de Nelli Palomaki : " C'est leur force, en tant que descriptions de l'humanité empruntant le langage que véhicule toute expression photographique naturelle remarquable".

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august_sanders       *Ausgust Sander

Vous pouvez aussi voir ces photographies au musée Victor Hugo à Villequier, le site ici.

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09 mai 2013

Prenez la parole en public, La méthode pratique de Julien Combey : ISSN 2607-0006

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"Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,
Et les mots pour le dire arrivent aisément" (Boileau, Art poétique)

Et Julien Combey met en pratique cette sentence classique pour nous guider dans l'apprentissage de la prise de parole orale : comment dominer son angoisse ? Comment parler en public sans ennuyer son auditoire ? Quels gestes effectuer lors d'un dicours ? Quels mots employer ? Autant de questions auxquelles J. Combey répond : en dix chapitres, ponctués d’exercices concrets, J. Combey explique clairement comment éviter les écueils. Que ce soit des détails concrets comme les vêtements ou les déplacements, ou que ce soit des questions de vocabulaire ou de respirations, on nous propose plusieurs  exercices pour s'exprimer dans différentes occasions comme une réunion ou un examen.

L'intérêt de cette méthode est d'insister sur la pratique et de prendre en compte les conditions d'écoute ( les exercices peuvent être pratiqués n'importe où, dans une voiture, avant un discours...). Même si les exercices pratiques n'ont rien de révolutionnaires, on écoute avec plaisir et intérêt un programme d'entraînement rapide qui permet de s'exercer avec efficacité. Cet audiolib allie conseils théoriques et méthodes, de manière claire et agréable. Une très bonne méthode à écouter si vous avez besoin de développer vos talents d'orateur !

Prenez la parole en public, La méthode pratique audio en une heure par Julien Combey

Partenariat audiolib. Vous pouvez écouter un extrait sur cette page du site audiolib.

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24 mars 2013

Au mois de mars 2013...

safe_imageMême si mon activité bloguesque se réduit à une peau de chagrin, je viens toutefois vous parler des quelques livres, films et autres nouvelles de la blogosphère que j'ai pu noter, dont une magnifique exposition à Orsay intitulée " L'ange du bizarre". Au mois de mars 2013, l'événement livresque incontournable est le bien le salon du livre. Comme Bacelone est la ville invitée, Yspaddaden a lu avec plaisir Mendoza, La ville des prodiges, mais aussi, Meutre au comité central de Manuel Basquez Montalban et bien autres romans que vous pourrez voir chroniqués sur son blog... N'y étant pas allée cette année, j'ai pu suivre les impressions de certaines blogueuses comme L'irrégulières, Lou, Romanza, George ....

Après avoir aimé Toute passion abolie  de Vita Sackeville West je me laisserai bien tenter par Au temps du roi Edouart, lu par Eiluned ou shelbylee. MissyCornish nous explique pourquoi elle n'a pas apprécié La légende de Bloodsmoor de JC Oates, en revanche elle nous conseille Littératures de Nabokov. Quant à Niki , elle nous a préparé un très beau billet sur la mode et Yve saint-Laurent.

Dans un billet intitulé "Period drama are the best", Summerday nous incite à voir trois séries dont The hour, Paradis End et Paradise. The hour qui a été intégralement diffusée sur arte est un véritable bijou esthétique sur les débuts d'une émission sur la BBC doublée d'une intrigue machiavéliquement bien ficelée autour d'espions dans le contexte de la guerre Froide ( mais rien à voir avec James Bond, c'est très subtil !). Tiens, en parlant de l’Angleterre, vous avez peut-être pu remarquer que le mois anglais était de retour chez Titine et  Lou et il y a évidemmment des LC prévues. Rendez-vous au mois de juin ! D'ailleurs étant depuis peu sous le charme de Gaskell, je suis absolument ravie de voir une vague de billets sur cette romancière dont un titre que je ne connaissais pas encore : Lady Ludlow lu par titine.

Et voici une photo des succulents et magnifiques cadeaux de ma co-organisatrice du challenge I love London : merci titine et merci Séverine pour ton cadeau ! Et bonnes lectures à tous !

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09 mars 2013

Une place à prendre de J.K. Rowling : ISSN 2607-0006

 

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Après le retentissant succès des aventures du célèbre apprenti magicien, j'étais bien curieuse de connaître le nouveau roman de J. K. Rowling. Malheureusement, l'écoute de son dernier ouvrage a été long et pénible pour deux raisons. Si j'apprécie particulièrement d'écouter des histoires - ce format est indéniablement une réussite - , j'ai trouvé que la lecture de P. Résimont était parfois excessive dans sa volonté de lire de manière expressive : quelle besoin de parler comme un fausset pour essayer d'imiter la voix d'une femme ? Bref, quelques passages m'ont paru discordant...

En outre, après un début fracassant - la mort brutale de Marry Fairbrother - l"histoire se développe, autour de rivalités politiques, de conflits familiaux, amoureux..., comme une série télévisée, autour de quelques personnages censés représenter la société contemporaine, avec des pauvres, des nantis, des jeunes, des familles...On comprend rapidement l'enjeu du livre qui est de critiquer l'hypocrisie de la société... Mais que de redites ! Que de longueurs ! Et impossible de s'attacher à tous ces personnages caricaturaux... Mais ce qui m'a paru le plus déplaisant est le style ampoulé côtoyant des mots grossiers, bien que je puisse comprendre qu'une junkie ou des adolescents du XXIeme siècle ne puissent pas parler comme la marquise de Sévigné, si récurrents que ça en devient presque un tic, sans compter l'absence d'humour... Bref, la ville de Pagford n'a rien des charmants et humoristiques petits villages anglais, servant de théâtre à la satire de la société, dont regorge la littérature anglaise...

Une place à prendre, J.K. Rowling, 20h52. Lu aussi par Kalistina, L'irrégulière,....

Partenariat Audiolib, vous pouvez retrouver la fiche de cet audiolib  et écouter des extraits.

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21 février 2013

Elles de V. Woolf : ISSN 2607-0006

 

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 Elles rassemblent articles sur des femmes d'époque et de conditions différentes comme Dorothy Osborne, Mary Wollstonecraft, Sara Coleridge... Même lorsqu'on ne connaît pas ces femmes - intentionnellement peut-être puisque V. Woolf semble vouloir porter la lumière sur des femmes méconnues de leur vivant - , V. Woolf nous en dresse un portrait si vivant qu'on ne peut s'empêcher d'y prendre intérêt. Qu'est-ce qui en fait donc l'intérêt quand on méconnaît le nom même de la personnage dont V. Woolf nous parle ? C'est évidemment son écriture et sa finesse d'analyse  : lorsqu'elle analyse les lettres de Mme de Sévigné, je trouve son portrait absolument réussi : elle saisit la marquise dans son siècle mais aussi comprend tout à fait sa langue. Sans jargon littéraire - pas besoin de vocables comme "métalangage", " expolition", elle saisit la quintessence de ce qui fait la beauté des lettres de Mme de Sévigné : "Les livres sont pour elle une demeure naturelle, de sorte que Flavius Josèphe ou Pascal ou les romans absurdement longs de l'époque, elle ne les lit pas, elle les intègre à son esprit". Et effectivement, l’épistolaire savait mieux que quiconque user de citations, pasticher des maximes qu'elle attribue malicieusement à La Rochefoucault. Mais ce ne sont pas seulement les lettres qu'elle évoque mais aussi sa vie aux Rochers, tout ce qui faisait l'intérêt de sa vie comme sa fille...

Si je n'ai pas pu me rendre compte de la justesse de ses remarques sur le travail d'écriture des autres femmes portraiturées que je connaissais moins, l'auteur de Mrs Dalloway raconte si bien leur biographie qu'on se croirait dans un roman : comment fait-elle pour nous parler des romans de Géraldine Jewbury ? C'est à travers sa relation épistolaire puis de voisinage avec Mme Carlyle qu'on voit se dessiner sous nos yeux le "personnage". Car, oui, on se croirait vraiment dans un roman, on s'interroge sur l'évolution des relations entre la bienséante Mme Carlyle et l'impétueuse Géraldine : et c'est ce qui semble intéresser V. Woolf, les sentiments, les pensées, les relations de ces deux femmes, leur inscription dans leur siècle... surtout que les romans que Géraldine a écrit ne semble pas mémorable : " on tourne les pages des trois petits volumes jaunâtres, on se demande ce qu'on a pu y voir qui fût susceptible d'être approuvé ou désapprouvé, quel spasme d'indignation ou d'admiration s'est exprimé en marge de tel trait de crayon [...] Un chapitre après l'autre glisse aimablement, s'écoule avec fluidité".  La romancière anglaise tire de l'ombre ces femmes oubliées mais qui restent inoubliables sous sa vivante plume.

Woolf, Elles, Rivages poche, 155 p.

Lu aussi par Fleur. Particiation au Challenge V. Woolf organisé par Lou

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19 février 2013

Le paysan parvenu, Marivaux vs Les confessions de Rousseau : ISSN 2607-0006

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Le style de Marivaux est tellement reconnaissable et si fin qu'il a donné lieu à une annomination : le marivaudage. Le paysan parvenu porte la marque de ce style précieux, au tempo vif, plein de dialogues enjoués... Cette histoire du XVIII siècle s'inscrit dans la vogue des romans-mémoiresle paysan Jacob prend la parole pour raconter sa très romanesque et fulgurante ascension, puisqu'en quelques jours, il arrive à se hausser jusqu'aux portes de l'aristocratie où malheureusement le roman s'achève puisqu'il manque la dernière partie.

Ancêtre de Bel-Ami, Jacob qui s'appelle désormais de la Vallée, va grâce aux femmes, notamment son mariage avec Mlle d'Habert, réussir une belle ascension sociale. Mais les enjeux sont très différents de ceux de Maupassant : anthropologiquement, Marivaux montre la perfectibilité de l'homme au contact de la société - les thèses rousseauistes ne sont pas loin - et dessine le type de l'honnête homme. Notre domestique Jacob parvient à se hisser dans les hautes sphères de la société grâce à son esprit et à sa belle mine : "Mais dans ce monde, toutes les vertus sont déplacées, aussi bien que les vices. Les bons et mauvais coeurs ne se trouvent pas point à leur place". Marivaux esquisse dans ce roman-mémoire, l'avènement de l'individu dont les mérites priment sur la naissance. Un très beau classique à lire absolument !

Quelques années plus tard Rousseau entreprend aussi de raconter son autobiographie : contrairement à l'autobiographie fictive entreprise par Marivaux, l'auteur du Contrat social, décide de détailler toute sa vie réelle. Le pacte est posé, mais le jeune Rousseau, dès 6 ans, déclare avoir lu L'Astrée et Plutarque avant même de découvrir la vie : sa sensibilité romanesque explique "l'appel du roman" ( Starobinski) qui est perceptible à travers bien des épisodes de la vie de Rousseau. Se qualifiant lui-même de "berger extravagant" ( Livre IX), il se peint souvent sous les traits d'un héros picaro et a des affinités avec le parvenu de Marivaux. Il est lui aussi un laquais devenu l'un des plus célèbres philosophes des Lumières et dira un peu comme le paysan de Marivaux, lors de l'épisode de la devise : " ce fut un des épisodes trop rares qui replacent les choses dans leur ordre naturel" ( Livre III).

Pour qualifier ce livre, A. Maurois parlait du "meilleurs des romans picaresques" : si cette appellation est excessive, on prend plaisir à lire la prose humoristique de J.J. Rousseau dont on découvre le caractère "romanesque et bizarre". Bien sûr l'orgueil incommensurable du personnage est peut-être désagréable, bien sûr sa manie apologétique amène toujours l'auteur de La nouvelle Héloïse à se justifier en sa faveur, bien sûr, "les fadaises de son enfance" (L'année Littéraire) semblent bien longues parfois mais lu sous le biais de l'intertextualité, les livres I à VI des confessions deviennent très réjouissants, notamment dans la peinture des portraits souvent similaires à ceux qu'on trouve dans Le roman comique de Scarron ou les nombreux passages burlesques d'un Rousseau don quichottesque !

 Marivaux, Le paysan parvenu, GF, 384 p.

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16 février 2013

Au mois de Février 2013...

Alex Beaupain - Pourquoi battait mon coeur - TV5Monde

Alex Beaupain - Brooklyn Bridge

J'ai l'impression d'être une revenante, après m'être absentée un petit moment, et après une grande inactivité livresque, je reviens pour vous parler des récentes découvertes sur la blogosphère qui, elle, n'a pas oublié de tourner...

 L'un des films qui me tente beaucoup est Anna Karenine de Joe Wrigth qui a plu à Eiluned; qui nous dévoile de nombreuses et belles images. Si Dasola nous conseille de voir le biopic de Hitchcock, Titine n'a pas vraiment apprécié ce film. Côté série, j'ai suivi avec intérêt la vie de Mildred Pierce : Céline et Romanza l'évoquent dans deux billets élogieux... de même que Retour à Whitechapel, qui bien que disparu des écrans ( ce qui est dommage, étant donné que les programmateurs préfèrent diffuser des navets), présentaient quelques aspects originaux pour une série policière - avec un fabuleux archiviste aux états d’âme amusants mais qui ne sert à rien ! - déjà évoqué par Lou.

Côté challenge, Céline en fait le tour dans son blabatage et je n'ai pas pu résister au challenge de British Mysteries organisé par Lou. Romanza se lance dans le challenge Myself, où nous devons choisir nos propres critères : j'ai choisi de lire les pavés de ma PAL, notamment le Ulysse de Joyce mais aussi Daniel Deronda, Guerre et paix etc....

Non, je ne travaille pas dans une librairie mais j'ai pu repérer la sortie poche des rééditions de Wharton comme les New-Yorkaises. Après Amélia Opie, Malice nous fait découvrir une biographie de l'ère victorienne écrite par David Waller. Quant à Niki, elle revient à un grand classique anglais que je rêve de lire : The mysteries of Udolpho. Le Japon est aussi à l'honneur avec La course au mouton sauvage de Murakami dont parle Miss Léo, et elle a aussi lu Un café maison, de Keigo Higashino qui est très en vogue et qui a été aussi analysé par Dasola....

J'ai beaucoup aimé le billet d'humeur du cabinet des curiosités, car j'aurai pu écrire la même chose, et paradoxalement j'adore aussi les amants de papier de Romanza : très belle idée où Romanza nous parle de ses coups de foudre pour les héros de roman ! Et pour finir en musique, Audouchoc nous fait écouter une chanson d'Alex Beaupin " les tempêtes de l'inéluctable" dont voici sa plus belle chanson " Brooklyn Brige" ....  Bon week-end à tous sans oublier mon traditionnel souhait de bonne lecture !

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10 février 2013

L'Inconnu du Nord-Express de Hitchcock

 

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Certaines scènes sont cultes et inoubliables dans les films d'Hitchcock, il suffit de penser à la scène de la douche dans Psychose, à l'attaque des oiseaux... Et même chose dans L'inconnu du Nord Express où on suit d'abord, en gros plan, les chaussures des personnages principaux avant de découvrir leur physique et leur histoire : c'est ainsi qu'un célèbre joueur de tennis - Guy Haines - rencontre Anthony Bruno - un homme désoeuvré mais dérangé : Quel est leur sujet de conversation ? Le meurtre parfait existe-t-il ? Comme dans La corde, Anthony élabore sa théorie du crime parfait et va l'imposer à Guy : puisque celui-ci veut quitter sa femme infidèle et intéressée et que lui-même souhaite tuer son père, pourquoi n'échangeraient-ils par leur crime ? N'est-ce pas le mobile qui conduit souvent les policiers à l'assassin ?

Mais Hitchcock ne se contente pas de ce scénario tout fait et va au contraire multiplier les surprises : rien ne se passe comme prévu pour nos deux personnages.... A début spectaculaire, fin spectaculaire ! De rebondissements en rebondissement, jusqu'à la dernière minute la mécanique hitchcockienne s'emballe pour terminer sur une scène étourdissante ! Un film que je revois avec plaisir tant le réalisateur a un art si particulier de filmer, notamment les meurtres de manière indirecte, et de créer le mystère à partir de ses thèmes fétiches... Quand on sait que le magnifique Plein soleil de René Clément est un remake - de même que le talentueux Mr Riplay, on ne peut que souligner l'originalité d'Hitchcock. La présentation d'Hitchcock de ce film en ces termes devrait vous inciter à visionner ce film terriblement étourdissant et impressionnant : "Le point de départ, c'est que, si vous serrez la main d'un fou furieux, vous vendez peut-être votre âme au diable..." (sur le site allociné)

L'inconnu du Nord-Express, Hitchcock, adapté du roman de Patricia Hitgsmith, 1952, 1h40,

vu aussi par titine.

Autres films : Psychose, La corde, Une femme disparaît, La loi du silence, Mais qui a tué Harry ?, chantage,

Challenge Hitchcock, organisée par Titine

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07 janvier 2013

Au mois de janvier... : ISSN 2607-0006

 image_10_001___Copie* Exposition l'impressionnisme et la mode. Figure suggérant une toilette féminine proposée par la maison C. Wilmann-Mulhouse, printemps 1881

Janvier est le mois des bonnes résolutions et des projets : je vais me passer de l'un et de l'autre. Il suffit que je prenne pour une résolution pour qu'elle soit oubliée ou pas tenue... Donc, je vais me contenter de mon petit bilan du mois et juste souligner mon engouement pour Nord et sud de Gaskell, que ce soit avec le roman ou la mini-série. Et j'ai commencé Les confessions de Mr Harrison...

Quelques belles lectures communes s'annoncent notamment chez Adalana : elle propose la lecture De Grandes espérances -  déjà lu par titine - de Middlemarch, Guerre et Paix et Quelle époque ! Quelques idées de films chez Aifelle ( Renoir), Love actually chez Lou, Ivory chez Niki, des bilans cinématographiques chez Céline, tops et flops du cinéma 2012 chez Dasola, Fleur, ... 

Je suis toujours étonnée de voir que le Vaudeville a autant de succès : Dasola est allée voir une pièce de Feydeau. Céline fait une listes des musiques de l'année, Séverine l'éloge d'un classique anglais, Adeline Mowbray d'Amelia Opie, (lu aussi par Keisha) en littérature jeunesse, Waterloo necropolis semble un livre très tentant - présenté par Shelbylee et Mrs figg - et Romanza revient en cette époque hivernale vers les contes de noël de Dickens, et vers l'indémodable (La mort dans les nuages) A. Christie. Méloe nous parle de la revue dossier des sciences et de l'homme néandertalien et voici un lien vers un documentaire Arte sur les baleiniers, bonne introduction historique pour lire Moby Dick...

Et voici quelques challenges pour finir : Lou propose de prolonger les lectures de V. Woolf, Eimelle poursuit le challenge théâtre de Bladelor et un défi spatial est proposé chez le Cabinet des curiosités... Et pour éviter que mon billet ressemble à une liste rabelaisienne, je me contente de vous signaler la sortie de Drood qui est venu rejoindre ma PAL, ainsi que Bienvenue au club de Coe grâce à Lou que je remercie et le roman Fenêtre panoramique de R. Yates et Novecento de Baricco grâce à Titine , que je remercie aussi pour le beau marque-page shakespearien et la carte postale tout droit venue du Musée d'Orsay. Merci à Dialogue pour La foire aux vanités et audiolib pour Une place à prendre ! Bonne année livresque à vous tous !

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02 janvier 2013

Nord & sud de Brian Percival : ISSN 2607-0006

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Voici 3 bonnes raisons  - mais il en existe mille, croyez-moi - de découvrir la mini-série BBC Nord & Sud:

1) Les personnages sont admirablement interprétés par des acteurs remarquables, notamment Richard Armitage, un séduisant J. Thornton, qui incarne merveilleusement un homme dur mais juste, sensible mais pas mièvre. D'où la naissance du mouvement de la Thorntonmania... On remarquera aussi la prestation humoristique de la soeur de J. Thornton, une écervelée aimant dilapider la fortune de son frère qui travaille âprement... Quant à la mère, elle est effectivement comme le fait remarquer une des ouvrières le " dragon de la filature". En revanche, Mr Bell est beaucoup moins caustique que dans le roman... Mais ce qui est appréciable dans cette adaptation, c'est que jamais les caractères ne semblent manichéens et figés, excepté bien sûr les figures caricaturales... Par conséquent, pas de redondance comme dans le cinéma américain, les sentiments passent subtilement par des gestes et des regards et un jeu d'acteurs convaincant...

2) " I believe I have seen hell and it's white, it's snow-white" : Les qualités de la reconstitution sont immanquablement à la hauteur des autres séries BBC : que ce soit les usines, les mouvements de foules ou les décors extérieurs des rues de Milton, tout semble ressusciter le début de l’industrialisation de l'Angleterre. La série exploite les contrastes entre la verte campagne du Sud et la noire ville de Milton, entre l’exiguïté de la demeure des Hale au faste de la maison des cousins de Margaret, pour mieux les réunir à la fin de l'histoire...

3 ) Presque fidèle au roman de Gaskell ( biographie sur le site Larousse), l'intrigue contribue pour beaucoup dans le plaisir de voir cette adaptation : toute la première partie - mariage de la cousine et la vie à la campagne de Margaret - est évoquée rapidement pour plonger dans le vif du sujet en développant l'aspect social et l'intrigue amoureuse. Mais la lutte des classes et des préjugés se fait sur fond de tableau esthétique : Milton a beau être noirâtre, lorsqu'on découvre la manufacture, les ouvriers et les machines évoquent un ballet harmonieux enneigé de coton... On regrettera un moment d'égarement du scénariste qui tout au début du film met en scène mélodramatiquement et invraisemblablement un pugilat entre Thornton et un ouvrier et un baiser final qui n'était pas indispensable... Mais de nombreux rebondissements, une merveilleuse reconstitution et des personnages tout aussi intéressants transforment le beau roman de Gaskell en une fresque vivante et brillante qu'on n'est pas prêt d'oublier !

Nord & Sud, mini-série BBc, de Brian Percival, avec Richard Armitage. 3h, 2011

Vu par Romanza,

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