12 octobre 2012

The melancholy death of Oyster boy and other strory, Tim Burton

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Après avoir vu l'exposition Tim Burton fourmillant d'anecdotes sur la vie de l'auteur et de vidéos inédites comme une surprenante version surnaturelle de Hansel et Gretel transposé au Japon (!) ainsi que des publicités aussi macabres qu'humoristiques, j'ai prolongé la découverte de l'univers de Tim Burton par la lecture de The melancholy death of Oyster boy : on retrouve donc avec plaisir et horreur l'univers burtonien des exclus de la société, des êtres étranges à l'instar d'Edward aux mains d'argent, des histoires des plus morbides mais saupoudrées d'ironie du sort et d'inventivité. Des poèmes, des contes, des histoires d'amour et les événements du quotidien - avec la présence de beaucoup de déchets et de poubelles, il faut dire que Tim Burton s'est fait connaître en gagnant un concours pour une illustration pour une campagne d'éboueurs - se métamorphosent en histoires pleine d'étrangeté et de cruauté. Pensez-vous que l'amour puisse exister entre une brindille et une allumette ? " But could a flame ever burn/ for a match and a stick? / It did quite literally; / he burnd up pretty quick" !

Découvrez des illustrations dans la lignée de Noces funèbres aux  anti-noël comme celui Mr Jack... et plongez, avec des frissons de dégoût, de surprise, d'angoisse et de fascination, dans les tristes aventures sombres et oniriques des créatures de Tim Burton

James : " Unwisely, Santa offered a teddy bear to James, unaware that/ he ha been mauled by a grizzly earlier that year".

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The Boy with Nails in his Eyes : " the Boy with nails in his Eyes/ put up his aluminum tree. / It looked pretty strange because he couldn't realy see".

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Et la dernière page est un clin d'oeil à cette période de l'année : "for Halloween,/ Oyster boy decided to go as a humain".

La triste fin du petit Enfant Huître et autres histoires, Tim Burton, 10/18, p. 122. billet de Lou.

Participation au challenge Halloween organisé par Lou et Hilde.

 

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08 octobre 2012

Persuasion, Jane Austen

Persuasion nous projette à nouveau au coeur d'une famille de la gentry. le baronnet Sir Walter est aussi vain que vaniteux : " à ses yeux, la beauté n'était inférieure qu'à la la noblesse, et le Sir Walter Elliot, qui réunissait tous ces dons, était l'objet constant de son propre respect et de sa vénération". Avec un pareil père, comment bien se marier ? Surtout avec un père qui n'a de considération que pour que sa fille aînée et pour sa cadette mariée et qui délaisse la douce et résignée Anne.

Venons-en justement à l'héroïne : elle a dû refuser de se mésallier avec Fréderick Wenworth, qui était pauvre alors, avant de devenir capitaine et riche.  Voyez comme  Sir Walter considère les gens de mer : " Ballotés par tous les climats, ils [les marins] arrivent à n'avoir plus figure humaine. C'est fâcheux qu'ils ne meurent pas subitement avant d'arriver à l'âge de l'amiral Balwin" qui a une quarantaine d'années ! Lorsque défraichie, elle revoit Wenworth, elle est toujours éprise de lui ; en effet, alors qu'elle prêche la résignation à une personne " elle craignit d'avoir  comme les grands moralistes et les prédicateurs été éloquente sur un point qui n'était pas en rapport avec sa conduite".  Mr F. Wenworth la bat froid, mais Anne saura-t-elle se résigner à nouveau ? Ou va-t-elle succomber au charme de l'héritier présomptif de Sir Walter, William Elliot?

Miss Austen n'a jamais dépeint de manière aussi caustique et caricaturalement cette aristocratie imbue d'elle-même et jamais les conventions sociales n'ont été aussi pesantes. Vanitas vanitatum ! Notre héroïne, écrasée par une soeur toujours malade, un père inconséquent et endetté, va-t-elle échapper à leurs préjugés et emprise ? "Qui peut douter de la suite de l'histoire ? " comme le dit si bien Jane Austen. Si Anne est douce et assez effacée finalement, de nombreux personnages secondaires plein de duplicité et de fourberie ravivent cette peinture de moeurs... Et on prend toujours autant de plaisir aux péripéties amoureuses de nos chers héros austeniens...

Persuasion, Jane Austen, archipoche, 236 p.

Lecture commune avec Ellcrys.

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01 octobre 2012

Biasi, Flaubert, une manière spéciale de vivre

A Ernest Feydeau, G. Flaubert écrivait en 1859 : "Après mille réflexions, j'ai envie d'inventer une autobiographie chouette, afin de donner de moi une bonne opinion:

1° Dès l'âge le plus tendre, j'ai dit tous les mots célèbres dans l'histoire : nous combattrons à l'ombre - retire-toi de mon soleil - quand vous aurez perdu vos enseignes et guidons - frappe, mais écoute, etc...[...]

3° J'annonçais une intelligence démesurée. Avant dix ans, je savais les langues orientales et lisais la Mécanique céleste de Laplace"

4° j'ai sauvé des incendies, 48 personnes ;[...]

10 ° Tous les éditeurs s'arrachent mes manuscrits ; sans cesse je suis assailli par les avances des cours du Nord; [...]

12° ( et dernier). Je suis religieux !!! J'exige que mes domestiques communient"

Cette autobiographie plus ou moins rêvée et comique apparaît au seuil de la biographie titanesque consacrée à Flaubert par P-M de Biasi : c'est symptomatique du travail fait par ce théoricien de la génétique des textes qui part des avant-textes, des brouillons, des carnets de l'auteur pour pour aller vers sa vie, son style, son oeuvre... A partir de la métaphore du dada de l'écriture, Biasi déroule la vie de Flaubert entre amour des chevaux, des femmes et de l'écriture. Il nous fait plonger dans les détails de l'oeuvre - l'analyse stylistique du mot "baquet" dans l'Education sentimentale, le "nous" de Madame Bovary... - entrant ensuite dans les méandres des oeuvres plus généralement, tout en suivant les anecdotes biographiques de "l'homme-plume". Les détails foisonnent sur le style de l'auteur qui l'a beaucoup commenté dans ses lettres. On retiendra notamment l'axiome de Goethe ou l'impersonnalité de Flaubert et sa documentation scientifique qui n'est pas celle plus ethnographique de Zola. "Madame Bovary, c'est moi" : qui a dit ça ? reposant sur des analyses sérieuses, vous apprendrez que l'ermite de Croisset n'a jamais énoncé cette célèbre formule.

Quelle est cette manière si spéciale de vivre ? Flaubert a vécu dans le culte de l'art, jouant la stratégie du rhinocéros ; isolé, il rejette la bêtise de son siècle : " Il n'y a plus de place dans ce monde pour les gens de goût. Il faut comme le rhinocéros, se retirer dans la solitude en attendant sa crevaison". Bien sûr, parmi toutes les citations de ses lettres, les analyses de ses oeuvres, il y a une place pour L. Colet, Maupassant, Sand et Tourgueniev... Oui, Gustave Flaubert, une manière spéciale de vivre est un véritable travail de titan, nous faisant redécouvrir une oeuvre oscillant entre tentation du réel et l'Orient...

Pour en savoir plus, écoutons H. Guillemin : quelle verve ! De manière pédagogique - illustrée par de nombreuses anecdotes, Guillemin génial orateur, souligne les mêmes éléments que de Biasi : de manière originale, il commence par comparer Flaubert à Rimbaud, ce qui a priori paraît bien étonnant ; mais c'est dans la désillusion du réel que se rejoignent ces deux écrivains et dans la plongée de tous les stupres. De même,  Biasi et Guillemin se rejoignent en finissant respectivement leur tour d'horizon flaubertien par la question de la religion de Flaubert... Deux grandes études d'un des auteurs les plus connus de la littérature française mais qu'on redécouvre encore...

Biasi , Gustave Flaubert, une manière spéciale de vivre, livre de poche, 578 p.

Archive rts, Flaubert présenté par Henri Guillemin.

Les nouveaux chemins de la connaissances, Flaubert : biographie et correspondance.

Les romans de Flaubert : Madame Bovary, La tentation de Saint-Antoine, Bouvard et Pécuchet...

Lecture commune avec Dominique.

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25 septembre 2012

La dactylographe de Mr James, Michiel Heyns

" Vous êtes une extension de la machine, et votre tâche consiste à la faire fonctionner" a-t-on enseigné à Miss Frieda Wroth - dont le modèle est Théodora Bosanquet - qui est engagée comme dactylographe en 1907 par Henry James. Mais Miss Wroth est bien plus qu'une simple secrétaire. Elle a recherché son indépendance en bravant les préjugés de Mr Dodds, un banquier et futur mari potentiel assez repoussant, et les préceptes de sa défunte mère. Elle a lu plusieurs romans d'Henry James et porte un regard critique sur l'entourage du grand écrivain, sur sa famille et ses nombreux admirateurs...

A travers cette héroïne, Michiel Heyns s'empare d'un moment de la vie d'H. James hautement romanesque : le vol d'une liasse de correspondance, écrite par Morton Fullerton, et concernant aussi Edith Wharton, injustement dépeinte comme une femme odieuse, orgueilleuse et arrogante. cet épisode dramatique va permettre à Frieda de s'efforcer d'obéir à la maxime jamesienne : "profitez de la vie autant que vous le pouvez, c'est une erreur de ne pas le faire".

L'auteur a su relater cet épisode biographique en captant l'ambiance de l'époque, évoquant tout à tour, les suffragettes de Boston, la vogue du spiritisme, l'opposition entre Ancien et Nouveau monde...Dans un style jamesien, aux phrases alambiquées et soignées, retranscrivant chaque mouvement de l'âme de Frieda, M. Heyns trace obliquement aussi, un portrait du célèbre auteur du Tour d'Ecrou : sa manière de travailler, ses manies et son culte de l'art. Entre faits réels et fictionnels, M. Heyns a écrit un roman réjouissant à la tonalité jamesienne...

La dactylographe de Mr James, Michiel Heyns, Phillipe Rey, 328 p. (Rentrée littéraire 2012)

Merci dialogues pour ce partenariat !

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20 septembre 2012

La tentation de Saint-Antoine, Flaubert

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*Bruegel, La tentation de Saint-Antoine.

Dès la première lecture devant un auditoire réduit, Saint-Antoine apparaissait comme une œuvre difficile d'accès. Du Camp et Bouilet expriment leur avis dans les termes suivants : "nous pensons qu'il faut jeter cela au feu et n'en jamais reparler". Baudelaire, lui, parlait de "Carphanaum pandémoniaque de la solitude" (dans "Madame Bovary", L'art romantique) et on ne saurait mieux qualifier ce roman :  La Tentation de Saint-Antoine n'est qu'une suite de visions, un déluge d'érudition sur l'histoire alexandrine du IV siècle, une montagne de références religieuses ; Le tout s'entrechoque, surgit et disparaît devant les yeux de Saint-Antoine, qui s'ennuie, seul dans le désert. Il prend un livre des apôtres dont certains passages évoquent ses tourments qui finissent par faire surgir des fantasmagories qui défilent devant ses yeux...

L'ennui que l'on ressent à certains passages est selon les notes de bas de pages bien naturelles, "L'ennui qui se dégage nettement du monologue de Saint-Antoine correspond bien à ce que l'on sait des premiers moines : Louis Bouyer note chez eux " l'absence totale d'enthousiasme dans l'ascèse".  Les parcelles d'écriture poétique sont noyées sous l'envahissement de la paroles des personnages comme Bouddha, Isis, Diane... La tentation de Saint-Antoine n'est pas une simple hagiographie, toutes les mythologies et religions sont convoquées pour nous mener vers une réflexion théologique... Malgré l'index des noms propres et les notes sur le lexique, j'ai parfois été découragée et désemparée devant autant de références religieuses et j'ai ressenti le même ahurissement que dans ma première lecture de Bouvard et Pécuchet... Une oeuvre bien difficile d'accès sur la question du savoir et de la religion... Et pourtant, j'ai continué à tourner les pages en ressentant la fascination de Flaubert pour l'Orient...

La tentation de saint Antoine, Flaubert, Folio, p. 343.

Lecture commune avec Céline.

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16 septembre 2012

Récapitulatif shakespearien 3

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Voici le troisième bilan du challenge Shakespeare organisé par Claudia et moi, qui vous donnera peut-être envie de continuer des lectures shakespeariennes... car avec Claudia, nous avons décidé de continuer ad vitam aeternam ce challenge... Qui aime Shakespeare, nous suive !

La participation s'ouvre sur cinq billets qui présentent des généralités sur Shakespeare :

-Dominique qui n'est pas inscrite au challenge a eu la gentillesse de nous permettre de citer son billet sur une biographie du dramaturge :Biographie de Wiliam Shakespeare de Bill Bryson, 

Dominique : traduire la poésie, les sonnets.

Maggie : Shakespeare, de Bill Bryson.

Flora :  spot the quote (or crypto-quote): la richesse de la langue shakespearienne

 Wens :  Woody Allen : Shakespeare, Dieu et moi :Qui est Shakespeare?

Audouchoc : Biographie de Bill Bryson, et elle en parle aussi pour sa sortie en poche.

Claudialucia :Le théâtre du Globe

Shakespeare au cinéma

Maggie : Shakespeare in love.

Maggie : La mégère apprivoisée, Zeffirelli.

Maggie : To be or not be, Lubitch

lou : Anonymous

Miriam : Hamlet, to be or not be Lubitch, Mel Brook.

Miriam : Le marchand de Venise, Radford

Claudia : Mise en scène de Macbeth, film d'Orson Welles.

Claudia : La  mégère apprivoisée, Zeffirelli

Wens : La mégère apprivoisée, Zeffirelli

Wens : Hamlet, Zeffirelli

Shakespeare et la danse contemporaine

Claudia : De la tempête de shakespeare à The tempest replica de Crystal Pite.

Quand les écrivains parlent de Shakespeare

Océane : Dumas et Shakespeare.

Claudialucia :Michel Quint : Les Joyeuses

Claudialucia : Gérard Donovan dans Julius Winsome

Wens : Extrait de Bill James :Skakespeare et le polar 

 

ANTOINE ET CLEOPATRE

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Irrégulière  : Antoine et Cléopâtre

Claudia : Antoine et Cléopâtre

Maggie : Antoine et Cléopâtre

Océane : Antoine et Cléopâtre

miriam : Antoine et Cléopâtre

BEAUCOUP DE BRUIT POUR RIEN



Lewerentz : beaucoup de bruit pour rien (le film de Kenneth Branagh),

Titine : Beaucoup de bruit pour rien.

LE CONTE D'HIVER

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Claudia : Le conte d'hiver

HAMLET

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claudialucia: Rimbaud : Ophélie , Hamlet : en guise d’introduction(1), Ophélie (2), Hamlet aime-t-il Ophélie?(3)

Wens: Hamlet de Zefirelli

Theoma :   Hamlet

Miriam :Hamlet de Laurence Olivier (1948)

Droopyvert : Hamlet

Maggie :to be or not to be (Lubitch)

Wens : to be or not to be (Lubitch)

JULE CESAR

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Miriam : Jules César doit mourir, Taviani / Jules césar ( la pièce)

LA MEGERE APRIVOISEE

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 Oh Océane: La mégère apprivoisée

Wens : La mégère Apprivoisée (Zeffirelli)

Maggie : La mégère Apprivoisée

claudia: La mégère apprivoisée (la pièce/ zeffirelli)

LA NUIT DES ROIS

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Maggie : La nuit des rois

Wens : La nuit des rois

Claudia : La nuit des rois

LE SONGE D'UNE NUIT d'ETE

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droopyvert : Le songe d'une nuit d'été.

Maggie: adaptation d'Hoffman.

Lou : adaptation de Nicolas Briançon

 

LA TEMPETE

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Miriam :Lire-la-tempête-shakespeare-folio-trad-yves-bonnefoy/, Prélude pour la Tempête de Shakespeare Honnegger, prospero-ill-to-my-book/, Une Tempête de Aimé Césaire, La tempête : prosperos-books-greenaway-les-grimoires-du-magicien, La Tempête : john-gielgud-le-visage-de-prospero/

Claudialucia: La tempête : citations

claudia : La tempête

Claudia : La tempête au festival d'Avignon.

LE MARCHAND DE VENISE

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Miriam: Le marchand-de-venise-film-de-Michael-Radford, Al Pacino : un Shylock poignant

Claudialucia: Le marchand de Venise (1), Le marchand de Venise et l'antisémitisme (2), Le marchand de Venise : Thèmes et citations (3)

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MACBETH


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Hathaway: Macbeth

Irrégulière :Macbeth 

Céline :Macbeth

Claudialucia : Mise en scène de Macbeth :  Le film D'Orson Welles /  Mises en scène de Macbeth : Le Centaure/ Macbeth africain

Maggie :Macbeth

OTHELLO

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 Audouchoc : Othello.

Eiluned : Othello, Le maure de Venise

RICHARD III

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Céline commente Richard III.

Miriam: Richard III : une mise en scène contemporaine / Richard III : retour au texte / Richard III : looking-for-Richard Al Pacino

LE ROI LEAR

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Bookworm

ROMEO ET JULIETTE

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Ellcrys: Roméo et Juliette

L'Irrégulière Roméo et Juliette 

Flora dans Ma Librairie : Jouer Juliet and Romeo à 76 et 66 ans

Miriam: Romeo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo/ Roméo et Juliette au théâtre des Quartiers d’Ivry

Eiluned : Romeo et juliette

Océane : Roméo et Juliette

SONNET

Claudialucia : Un sonnet de Shakespeare : L'immortalité littéraire

Dominique : Traduire la poésie. Les sonnets.

TITUS ANDRONICUS

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Maggie : Titus Andronicus

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12 septembre 2012

Jane Eyre,Susanna White

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Quelle félicité lorsqu'on regarde la mini-série BBC (2006) de Jane Eyre ! Quel bonheur de retrouver enfin l'atmosphère et l'esprit du roman ! Certes les autres adaptations et notamment celle de Fukunaga ne manquaient pas de charme et de beauté et respectaient grosso modo l'histoire, mais celle de Susanna White est bien supérieure par son réalisme historique et par sa fidélité à la narration.  Tout d'abord on découvre Jane Eyre, en plein désert : c'est par l'imagination que lui procure un livre qu'elle s'est transportée dans un tel lieu. puis, on la découvre parmi sa famille - les Reed - qui l'a recueillie : les brimades et les humiliations sont le sort que Jane Eyre subit... Ainsi, on découvre progressivement la vie de l'héroïne, tout en nuance, bien plus subtile que les précédentes versions.

" Je suis maîtresse de moi-même" (Jane Eyre) : A la beauté plastique des paysages, s'ajoutent une ambiance propice à faire surgir le mystère : brume épaisse, château lugubre, violente tempête... S. White redonne toute sa place au secret de famille de Rochester, aux apparitions, à Grace Poole, tout en brossant lentement la relation qui s'installe entre Rochester et Jane : ce sont deux tempéraments volcaniques, pour l'un extériorisé dans une attitude bourrue et pour l'autre, intériorisé et pourtant perceptible dans les nombreuses prises de position de Jane face à un "beau" monde pas si élevé qu'il en a l'air... En outre, le format de la série permet de rétablir certaines scènes invariablement tronquées et pourtant très signifiantes comme la scène de la bohémienne... Il me semble que toute la magie du film se concentre dans cette scène mémorable de la rencontre, dans le brouillard, la nuit, entre cette "elfe" et "le voyageur"... c'est vraiment une sublime adaptation d'une beauté gothique.

Jane Eyre, BBC, 2006, Susanna White avec Ruth Wilson et Toby Stephens.

voir ici, participation au challenge back to the past, organisé avec Lou

Edit du 16/09 : autres billets : Jeneen, arieste, Eiluned,

Autres adaptations : Jane Eyre, zeffirelli, Jane Eyre 1983 (BBC), Jane Eyre Fukugana., Jane eyre, Robert Stevenson.

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08 septembre 2012

La loi du silence, Hitchcock

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Imaginez un prêtre, Michael Logan, à qui on confesse le meurtre d'une personne qu'il connaît, l'avocat Villette, qui fait chanter une femme qu'il aimait avant d'être prêtre. Lorsqu'une enquête s'ouvre, imaginez le silence du père Logan à cause du secret de la confession. Imaginez aussi ses tourments lorsqu'il est arrêté pour ledit crime parce que des témoins ont vu un homme en soutane proche du lieu du crime et que cette soutane est retrouvée dans les affaires de M. Logan. C'est l'intrigue de de La loi du silence - titre original : I confess - réalisé par Hitchcock qui s'est inspiré d'une pièce française Nos deux consciences de Paul Anthelme.

Évidemment le suspense est à son comble : Hitchcock excelle dans l'art des faux-semblants, des coupables innocents et l'art de créer une attente insoutenable. Le père Logan va-t-il être condamné à mort ? Comment prouvera-t-il son innocence ? Surtout que toutes les preuves l'accablent, de même que les divers témoignages : il est souvent filmé en plongée comme écrasé par son secret et sa culpabilité. Quelle attente angoissante ! Ce film repose entièrement sur le jeu d'acteur de M. Logan incarné par Montgomery Clift. Ses peurs, ses doutes se lisent sur son visage. Pourquoi la critique de l'époque parle-t-elle de la "retenue habituelle" de cet acteur ? Il laisse véritablement transparaître divers sentiments... C'est un film plus sombre que les autres Hitchcock car aucun humour n'atténue le dramatique de la situation même si un flash-back insère la romance de Michael avec une jeune femme, ce qui  ne rend pas ce film moins réussi. Au contraire, c'est encore un excellent Hitchcock. Pour l'anecdote, la femme d'Otto Keller, jouée par l'actrice Dolly Haas, est une ancienne comédienne allemande très célèbre qui a arrêté sa carrière pour suivre son mari aux Etats-Unis. Elle reprend du service exceptionnellement pour le célèbre réalisateur....

La loi du silence, Hitchcock, 1953, 95 min, avec Montgomery Clift, Anne Baxter.

Participation au challenge Hitchcock organisé par Titine. Son billet sur "La loi du silence ici.

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03 septembre 2012

Au mois de septembre...

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Au mois de septembre, on sent déjà l'automne s'approcher subrepticement ; la rentrée des classes et la rentrée littéraire sont déjà là et comme Jane Eyre on a bien envie de fuir ailleurs... Mais ne nous laissons pas abattre ; beaucoup de lectures communes, de challenges et de belles découvertes se préparent...

Je vous signale plusieurs lectures communes . N'hésitez pas à nous rejoindre :

- 8/09 : Avec Titine, nous allons visionner La loi du silence de Hitchcock

-20/09 : avec Dominique, nous allons lire une biographie de Flaubert par de Biasi

- 6/ 10 : Avec Ellcrys, nous lirons Persuasion.

- 22/10 : Intrigue à l'anglaise avec Ellcrys

- 31/10 : Antoine et Clépâtre de shakespeare avec Claudia.

- 2/ 11 : nord/sud de Gaskell avec Shebylee, Ellcrys...

Je fais voyager la biographie de Shakespeare écrite par Bryson, n'hésitez pas à la réclamer... * Edit du 10/ 09 : il passera d'abord chez claudia, ensuite chez Keisha, fleur, Ellcrys, Lewerentz...

Que s'est-il passé le mois dernier sur la blogosphère  :  Titine et Cryssilda nous font découvrir un improbable polar dont le titre est mon pire ennemi est sous mon chapeau de L. Bénégui. Côté biographie, Dominique a lu celle de Littré par Alain Rey, et Miss Popila nous conseille de lire l'autobiographie de A. Christie. Margotte s'est penchée sur un essai L'écrivain et la vie de V.  Woolf. Pour les lecteurs de SF, Miss Léo a analysé Hyperion de Dan Simmons. Enfin, Cryssilda nous rappelle pourquoi il faut lire Cervantes...

Après avoir découvert L'aventure de mme Muir de Mankiewicz, Miss Popila me donne envie de voir aussi L'affaire Ciceron du même réalisateur. Niki nous parle de The tomb of Ligeia de Corman, une adaptation d'une oeuvre de Poe, quant à Shelbylee, elle a décidé de voir toutes les adaptations de Jane Eyre en commençant par la version 2011, puis celle de de la BBC de 1984 .

Il pleut des challenges comme il pleut sur la ville : Vous avez envie de découvrir Londres à travers la littérature, Titine et moi avons lancé le challenge "I Love London", pour plus de renseignements ici. Cryssilda, Lou et Titine lancent le challenge "Prix Camus". Que faut-il faire ? Lire des oeuvres parmi 40, soumis au votes de jeunes de 15-25 ans. Elles proposent aussi des LC. j'ai déjà fait un classement des livres que j'avais lus: 1. Albert Cohen, Belle du seigneur, réinvente l'amour romantique dans une langue très belle et audacieuse 2. Romain Gary, La promesse de l'aube, écrit une biographie fantasmée humoristique,3. La symphonie pastorale (André Gide) est un très beau texte sur l'être et le paraître dans une langue ciselée, 4. George Orwell, avec 1984, écrit une intéressante et effrayante dystopie (avec quelques longueurs...), 5. Fred Uhlman, L'ami retrouvé est un excellent texte sur l'amitié sur fond de guerre ( que je relirai bien...) 6. Wladimir Nabokov, Lolita, traite d'un sujet difficile mais sa prose est remarquable, 7. Jean Paul, les mots, écrit une biographie et une réflexion sur les mots, son amour pour l'écriture, 8..La reine des lectrices (Allan Bennet) est un bon divertissement, amusant... 9. Daniel Pennac, Au bonheur des ogres, analyse avec humour une famille et le milieu de l'édition avec fantaisie...10.  La vie est ailleurs de Milan Kundera, est un roman que j'ai oublié... 11. L'élégance du Hérisson (Muriel Barbery) m'a paru surfait...

Et je compte lire la liste suivante : Romain Gary, La vie devant soi, William Faulkner, le bruit et la fureur, Simone de Beauvoir, Mémoire d'une jeune folle rangée, et peut-être, Jack Kerouac, sur la route...

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J'ai abandonné Mondo de Le clézio et ses enfants livrés à eux-mêmes dans une nature pas si accueillante que ça, j'ai lu avec indifférence Le chateau des Carpathes de Jules Verne mais avec intérêt le débat sur la nature et la civilisation dans Vendredi ou la vie sauvage, Je lis mollement Les chroniques martiennes bien que les sujets abordés soient intéressants et avec ahurissement l'homme qui rit de Hugo et La tentation de saint-Antoine.de Flaubert, Mais c'est avec bonheur que je lis Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire et Nos voisins d'en dessous de Brysson... Bonnes lectures à tous... Et vous que lisez-vous ?

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01 septembre 2012

Challenge "I LOVE LONDON"

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Challenge « I LOVE London »

Hello,

Après l'anniversaire des 60 ans de la Reine, les Jeux Olympiques et des diffusions britishness sur arte en juin, avec Titine, nous vous proposons de continuer à vivre à l'heure anglaise avec le challenge « I LOVE London ». Pendant un an, vous pourrez visiter Londres à travers la littérature. Titine vous a concocté une belle bibliographie non exhaustive, ainsi qu'un logo.

Voici différentes catégories qui vous permettrons d'explorer Londres :

  • Soho : 1 livre

  • Bloomsbury : 2 livres

  • Notting Hill : 5 livres

  • Picadilly : 10 livres et plus...

Inscrivez-vous par le biais des commentaires et bonne exploration. Enjoy !

 

Challenge « I LOVE London »-Bibliographie

  • P. Ackroyd, « La maison du docteur Dee »

  • M. Ali, « Sept mers et treize rivières »

  • M. Allingham, « Cercueils et Cie », « Les mystères du West End »

  • M. Amis, « London fields »

  • JG. Ballard, « L’île de béton »

  • A. Bennett, « La reine des lectrices »

  • F. Bourland, « le fantôme de Baker Street », « Le diable du Crystal Palace », « Le serpent de feu »

  • E Bowen, « Emmeline »

  • W. Boyd, « Orages ordinaires », « Armadillo »

  • ME. Braddon, « Les oiseaux de proie », « La femme du docteur »

  • G. Brandeth, « oscar Wilde et le meurtre aux chandelles », « Oscar Wilde et le nid de vipères »

  • A. Brookner, « Loin de soi », « Fêlures », « Une trop longue attente », « les règles du consentement »

  • A. Burgess, « Mort à Deptford »

  • B. Campiche, « Station Victoria »

  • G. Carriger, « Sans âme », « Sans honte »

  • LF. Céline, « Guignol’s band »

  • T. Chevalier, « Le récital des anges », « L’innocence »

  • A. Christie, « un, deux, trois… », « le train de 16h50 », « A l’hôtel Bertram », « La maison biscornue », « Témoin à charge », etc…

  • J. Coe, « Les nains de la mort »

  • Collectif(s), « Londres noir »

  • W. Collins, « La dame en blanc », « Seule contre la loi »

  • A. Conan Doyle, « Une étude en rouge »

  • J. Conrad, « L’agent secret »

  • P. Cornwell, « Jack l’éventreur, affaire classée »

  • T. De Quincey, « Les confessions d’un mangeur d’opium anglais »

  • D. Defoe, « Moll Flanders »

  • C. Dickens, « Oliver Twist », « Le conte des deux villes », « David Copperfield », « Barnabé Rudge », « La maison d’Âpre-vent »

  • H. El-Cheikh, « Londres mon amouré

  • G. Eliot, « Daniel Deronda »

  • M. Faber, « La rose pourpre et le lys »

  • A. Featherstone , « La gigue du pendu »

  • P. Féval, « Les mystères de Londres »

  • R. Fresan, « Les jardins de Kensington »

  • R. Gunesakera, « Récifs »

  • H. Hanff, « 84 Charing Cross Road », “La duchesse de Bloomsbury Street”

  • J. Hawes, “Une mercèdes blanche avec des ailerons”

  • T. Hill, « Cryptographe »

  • N. Hornby, « Haute fidélité », « Carton jaune »

  • V. Hugo, « L’homme qui rit »

  • H. James, « Une vie à Londres »

  • L. Jackson, « les secrets de Londres », « Le cadavre du métropolitain, « Une femme sans peur », « L’ange de Leather Lane, « Le jardin des derniers plaisirs »

  • PD. James, « Les meurtres de la Tamise »

  • H. Kureishi, « Le bouddha de banlieue » ; « Black album »

  • D. Lake, « L’apothicaire de Londres »

  • Lao She, « Messieurs Ma, père et fils »

  • J. Le Carré, « Les gens de Smiley »

  • A. Levy, « Hortense et Queenie »

  • D. Lodge, « La chute du British Museum » ; « L’auteur ! L’auteur ! »

  • J. London, « Le peuple d’en-bas »

  • P. Loughram, « Londres express »

  • I. Mc Ewan, « Samedi »

  • C. Fowler, « Psychoville »

  • R. Marsh, « Le scarabée »

  • R. McLiam Wilson, « Ripley Bogle »

  • N. Meyer, « L’horreur du West End »

  • G. Miton, « Le nez d’Edward Trencom. Les aventures héroïques et byzantines d’un fromager londonien. »

  • T. Mo, « Au pays du soleil couchant »

  • P. Morand, « Londres »

  • N. Mukherjee, « Le passé continu »

  • I. Murdoch, « Dora »

  • G. Orwell, « Dans la dèche à Paris et à Londres »

  • C. Palliser, « Le quinconce »

  • A. Perry, « Rutland Place, «  le mystère de Callander Square », « Resurrection Row », « Buckingham Palace Gardens », « Le crime de Paragon Walk »,etc….

  • P. Prange, « Miss Emily Paxton »

  • J. Prévert, « Charmes de Londres »

  • I. Rankin, « Rebus et le loup-garou de Londres »

  • I. Sinclair, « London orbital »

  • W. Self, « Le livre de Dave », « Dorian »

  • T. Sharpe, « Wilt 1 »

  • W. Stace, « L’infortunée »

  • G. Swift, « La lumière du jour »

  • Z. Smith, « Sourires de loup »

  • M. Spark, « L’ingénieur culturel », « Portobello road  et autres nouvelles »

  • SA. Steeman, « L’assassin habite au 21 »

  • WM. Thackeray « La foire aux vanités »

  • A. Thirlwell, « Politique »

  • C. Toibin, « Le maître »

  • S. Townsend, « La reine et moi »

    Trollope, Quelle epoque !

  • F. Tristan, « Promenades à Londres »

  • J. Vallès, « La rue à Londres »

  • P. Verlaine, « Un tour à Londres »

  • E. Von Arnim, « Mr Skeffington »

  • S. Waters, « Ronde de nuit », « Affinités », « Caresser le velours », « Du bout des doigts »

  • E. Waugh, « Scoop »

  • P. Wentworth, « Meurtre à Craddock house », « L’appel du danger », « Prends garde à toi ! », « Faute de choix »

  • E. Wharton, « Les boucanières »

  • A. Wheatle, « Redemption song »

  • O. Wilde, « Le portrait de Dorian Gray »

  • PG Woodehouse, toutes les aventures de Bertie Wooster

  • V. Woolf, « Mrs Dalloway », « La scène londonienne »

  • W. Wordsworth, « Sur le pont de Westminster »

    Participantes : . Lou, cryssilda, Mango, Shelbylee, Melon, Asphodèle, Malice, Ellcrys, Romanza, Jeneen, Zahlya, Dominique. Céline ( blog bleu),manu .... billet récapitulatif ici.

Posté par maggie 76 à 08:46 - Commentaires [71] - Permalien [#]