12 juillet 2015

Police de Nesbo : ISSN 2607-0006

 

Police

 L'homme chauve-souris a fait connaître Nesbo, un romancier norvégien. Police est le dixième opus des enquêtes de Harry Hole. Ce dernier est devenue professeur de l'école de police. Quant à ses collègues, ils font face à plusieurs meurtres de policiers, commis sur les lieux de crimes non élucidés. Harry acceptera-t-il de les aider ?

Ce roman policier, à l'intrigue trépidante n'est pas fondalement différents des autres romans nordiques. Il est difficile au début de d'entrer dans cette histoire car elle reprend certains éléments, des personnages des enquêtes précédentes et le rythme est soutenu. Lieux et actions s'enchaînent sans laisser de répit au lecture.

Ce n'est pas seulement l'inspecteur Harry qu'on suit mais chaque personnage dont le destin est parfois surprenant, comme la mort d'un des personnages principaux. L'intrigue est complexifiée à souhait : les suspects et les événements se multiplient. Le style est nerveux et les phrases brèves. Certaines phrases en anglais, très simples, ne sont pas traduites. Cette langue remplacera-t-elle les fameux mots en français en italique ?

Malgré l'intrigue bien menée et les rebondissements qui s'accumulent, ce roman policier est somme toute bien commun. Rien ne le démarque vértitablement des autres polars nordiques, si ce n'est les détails horrifiques, et l'enquête aurait pu se passer n'importe où. Fred Vargas fait entrer l'histoire dans ses intrigues, A. Christie a créé un personnage hors du commun mais pour Nesbo, je ne saurais dire...

Lassitude ? Absence de personnages charismatiques ? Clichés  ( corruption de la police, tueurs en série en pagaille, criminalité délirante !) ? Une lecture qui convient parfaitement pour l'été...

Nesbo, Police, Folio policier, 617 p.

Partenariat Folio

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04 juillet 2015

Au mois de juillet 2015 : ISSN 2607-0006

Après avoir accosté et visité livresquement l'Angleterre pendant un mois, il est temps de clore ce voyage par un bilan. Merci aux organisatrices Titine, Lou et Crissylda.

1) LA BLOGOSPHERE :

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Même si je n'ai pas pu voir l'exposition Tudors, j'ai eu le plaisir de lire le hors-série du Connaissances des arts : Les Tudors au musée du Luxembourg. Magnifiquement illustrée, cette revue propose une bibliographie, une filmographie et la vision de cette dynastie par les romantiques, après avoir fait le portrait de Marie Iere, Elizabeth Iere et Henry VIII. Le papier glacé met en valeur les images, tableaux, en revanche, les analyses iconographiques, les textes et les informations restent superficielles. Cette revue est donc une bonne introduction poussant à approfondir le sujet ( billets de Praline, Lou, Titine, Somaja , fleur).

Connaissance des arts, Les Tudors au musée du Luxembourg, 66 p.

2) LIVRE VOYAGEUR

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Alors qu'attendent dans ma PAL, Le docteur Thorne et Quelle époque, mais ayant apprécié le style, la galerie de portraits et la peinture sociétale de Miss Mackenzie d'A. Trollope, j'ai ouvert avec curiosité le recueil de nouvelles John Bull sur le guadalquivir. C'est avec humour que Trollope décrit le comportement de quatre Anglais à l'étranger. Exploitant le comique résultant des défauts et des préjugés des Anglais, Trollope aborde en fait la question du mariage. Dans chaque nouvelle transparaît diverses conditions féminines. "Les vestiges du général Chassé" croque un groupe de femmes anglaises se comportant comme des harpies alors que "La crique de Malachi" se déroulant en Cornouailles, évoque l'atmosphère des nouvelles de Stevenson. quant à "A cheval à travers la Palestine", tout en traitant d'un thème fort répandu à l'époque - De Paris à Jerusalem de Chateaubriand, par exemple - Trollope décrit un destin poignant et romanesque d'une jeune femme.  J'avais peur que la forme brève ne convienne pas au style de Trollope mais en fait, ce fut une divertissante lecture... Merci Claudia pour ce livre voyageur ! Lu par keisha et il part chez Océane.

A. Trollope, L'herne, John Bull sur le Guadalquivir, 164 p.

3) LIRE OU NE PAS LIRE :

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 Enfin j'évoquerai brièvement quelques déceptions et abandons : après avoir apprécié le remarquable et humoristique roman de N. Solomons, Jack Rosemblum rêve en anglais, j'ai abandonné Le Manoir de Tyneford, fort convenu ( billet de Brize). De même, j'ai abandonné Le bouc émissaire de Daphné du Maurier, ridiculement manichéen et prévisible ( L'avis de Praline,). Comme je souhaitais découvrir Hooper, j'avais acheté une série jeunesse mais je ne l'ai pas terminé : La maison du magicien se caractérise par son absence d'actions, de contexte historique ( alors que l'intrigue se déroule sous l'ère élisabéthaine) et la naïveté du personnage qui induit une simplicité de style. 

4) LES ACHATS :

  Manchette, La position du tireur couché + Giraudoux, La guerre de Troie n'aura pas lieu + Dorgeles, Les croix de bois + Julian Fellowes, Passé imparfait + J. coe, Expo 58

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25 juin 2015

Voir ou ne pas voir des films... britanniques : ISSN 2607-0006

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Participation au mois anglais de Titine,, Cryssilda

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13 juin 2015

La dernière fugitive de Tracy Chevalier : ISSN 2607-0006

 

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"En art, l'extravagant vaut mieux que le plat", disait T. Gautier pour défendre la graniloquence d'Hernani. En effet, si l'on s'ennuie dans le dernier roman de Tracy Chevalier, même si le récit se lit très facilement, c'est parce que tout est plat et convenu, aussi plat que les plaines de l'Ohio et de Faithwell où a atterri l'héroïne : après une déconvenue sentimentale, Honor Bright, une jeune fille quaker, traverse l'Atlantique avec sa soeur. Malheureusement, celle-ci meurt assez rapidement et Honor se retrouve seule dans ce vaste pays inconnu où commence à se manifester des abolitionnistes.

Ainsi voit-on que la trame est la même que celle des romans précédents de l'auteur : comme dans La jeune fille à la perle ou Prodigieuses créatures, le destin particulier de l'héroïne s'entremêle à l'histoire. Sans surprise, donc. L'histoire racontée d'une manière linéaire, pontuée des lettres d'Honor, avec une régularité de métronome, exploite mal les thèmes intéressants. L'auteur survole la question de l'abolitionnisme, du chemin de fer clandestin, de la vie des quakers, ou plutôt elle le fait d'une manière romanesque sans s'attacher aux détails, servant de toile de fond à la vie privée de l'héroïne.

"Le caractère régulier et répétitif de la tâche m'apaise" ( La dernière fugitive). L'histoire un peu plate est aussi en adéquation avec le caratère d'Honor qui recherche la quiétude, le silence, qui est sobre et timide. Même l'intrigue amoureuse se conclut en deux pages, rencontre et mariage compris ! C'est sans doute le mutisme, l'égalité de caractère d'Honor Bright qui donne cet aspect ouaté, cotonneux et morne de ses aventures, et même les nombreuses morts qui jalonnent le roman sont racontées sans dramatisation.

En outre, une réflexion amorcée autour de l'obéissance à une loi injuste est résolue de manière caricaturale. L'écriture fluide de la romancière, qui a la régularité des points de couture d'Honor, nous emmène jusqu'au dénouement facilement mais sans nous faire ressentir beaucoup d'empathie pour son héroïne...

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Etats-Unis, 1850, T. Chevalier, La dernière fugitive, p. 11

Sur le web : Partage de lecture, Nourritures en tout genre ont aimé ce roman, mais Lilly l'a moins apprécié.

Participation au mois anglais de Titine, Cryssilda et Lou.

Merci Folio et Anna pour ce partenariat.

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06 juin 2015

La littérature Droodienne : ISSN 2607-0006

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Dernier roman inachevé de Dickens ( biographie sur le site Larousse), Le mystère d'Ewin Drood relate l'histoire du héros éponyme qui est destiné à épouser Rosa Bud, mais il disparaît la veille de Noël. Disparition ? Meurtre ? Et pour quelles raisons ? Est-ce son oncle opiomane, John Jasper qui l'aurait supprimé car ce dernier est secrètement amoureux lui aussi de la jeune fille ?

Le roman étant inachevé, fleurit alors une littérature droodienne : les writers on Ewin Drood cherchent à élucider ce mystère. Mais bien d'autres questions se posent : Drood est-il mort comme le pensent "les croquemorts" contrairement aux "résurrectionnistes" ? Et qui est Datchery ? Quel aurait été le rôle de ce personnage apparaissant tardivement dans l'histoire ? Le suspense est à son comble mais il ne faut pas oublier la comique galerie de portraits des habitants de Cloisterham où Dickens excelle.

Le personnage qui me semble coupable est bien évidemment Jasper comme le pense les "Jasperiens". Pourtant cette solution ne me satisfait pas car elle paraît trop évidente et elle est dictée par mon antipathie pour le personnage. D'ailleurs, les autres personnages - que ce soit Edwin, Rosa... - ne sont pas très reluisants. A bien y regarder, l'intrigue est particulièrement complexe car elle fait apparaître de nouveaux personnages comme Mr Tartar et des nouvelles données au fur et à mesure de l'enquête. Et dans ce cas, quel serait le rôle d'Helena, qui est loin d'être secondaire ?

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Dan simmons est l'un de ces writers on Edwin Drood. Il n'écrit pas la suite du roman mais plutôt son propre roman à sensations, racontant les origines du roman écrit par le célèbre auteur de Notre ami en commun. "Comme tu n'es pas sans l'ignorer cher lecteur, au XIXeme siècle, le roman feuilleton, sensationnel faisait fureur. Parmi eux, Drood tient une place mythique", écrit le narrateur de l'histoire qui est le non moins mythique Wilkie Collins. A partir d'un accident de train survenu à Dickens à stapehurst, et en s'appuyant sur des éléments biographiques véridiques, l'écrivain opiomane raconte les dernières années de la vie de Dickens.

Dans Simmons rivalise d'ingéniosité dans la construction de l'intrigue avec un auteur comme Collins. Aucun temps mort, il fait abonder les rebondissements, excepté lors des plaintes répétitives de Collins au sujet de ses maux et d'un certain scarabée égyptien.

Les bas-fonds de Londres, des temples égyptiens, un peuple d'en bas, le mesmérisme, des meurtres qui n'ont rien à envier à ceux de Jack l'éventreur révèlent l'imaginaire fertile de l'auteur. Il dresse aussi la peinture du Londres victorien, la fameuse " Babylone" et de la rivalité entre Dickens et Collins. Même si l'auteur de La dame en blanc noircit l'image de Dickens, ce dernier garde toute son aura. En ce qui concerne Collins, je ne sais pas quel est le degré de véracité des éléments biographiques mais ceux qui concernent Dickens sont très documentés ( une impressionnnate bibliographie en fin d'ouvrage montre la documentation de Simmons).

Deux romans à sensations terriblement bien réussis même si la fin absente du roman dickensien frustre ! ( l'édition archipoche propose une fin, celle de Paul Kinnet, mais elle me paraît bien simple et rapide). On peut mentionner l'existence d'un téléfilm BBC, une adaptation filmique assez plate du roman.

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Dickens, Le mystère d'Edwin Drood, Archipoche, 495 p.

Simmons, Drood, Pocket, 1204 p.

Le mystère d'Edwin Drood, téléfilm BBC, 2013, 1h42

 

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01 juin 2015

Les brèves du mois de juin 2015... : ISSN 2607-0006

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1. Dasola, Alex 6:  La loi du marché, S. Brizé

2. Dominique : Les Buddenbrook, Thomas Mann.

3. Fanny : Loin de la foule déchainée, T. Hardy

4. Aaliz : Moby Dick, Melville.

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27 mai 2015

Le chardonneret de Donna Tartt : ISSN 2607-0006

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Donna Tartt, Le maître des illusions.

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15 mai 2015

Le maître des illusions de D. Tartt : ISSN 2607-0006

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Lecture commune avec Titine, Shelbylee, Miss Léo

billet d'Agnès

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