27 janvier 2018

La fille du fermier de Jim Harrison : ISSN 2607-0006

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Connu pour des textes comme Légendes d'automne, qui a été adapté au cinéma ou Dalva ( Télérama propose une sélection de 5 livres), Jim Harrison est une "figure majeure de la littérature des grands espaces" (p. 7). N'ayant jamais lu cet auteur, ce bref roman ou longue nouvelle est une excellente introduction à l'oeuvre de ce romancier : quel dépaysement ! Sarah, à 9 ans, quitte son Ohio natale pour le Montana : elle découvre une vie solitaire, aux somptueux paysages et aux moeurs rustiques. Entre un père mutique et une mère évangélique, Sarah se construit à l'aide de Terry, un adolescent qui lui fait découvrir la littérature et Tim, un vieux cow-boy. Intelligente, belle, mais isolée et mature, Sarah cherche à se venger d'un homme, qui l'a agressée un soir de beuverie...

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Sarah est une héroïne digne de l'ouest américain ! Comme Calamity Jane, ou Mattie Rosse ( True Grit, Charles Portis), elle n'hésite pas à se faire vengeance et à manier les fusils. Elle grandit dans une ferme, sans véritable contact social. Le livre repose sur une dualité : l'amour des livres et de la musique de Sarah mais aussi la réalité, celle des mains calleuses, de la chasse à l'élan, de la mélancolie ou de l'alcoolisme touchant les femmes vivant dans ces endroits déserts... Elle lit Tristram Shandy de Sterne et connaît par coeur une phrase de Emily Dickinson : " La vie est si étonnante qu'elle laisse peu de temps pour autre chose". (p. 96).

Elle grandit donc recluse dans ce Montana à la fois sauvage, fascinant, mais extrêmement âpre : elle est très vite confrontée à la sexualité et elle ne cesse de s'interroger sur ses études, l'amour, et sa vengeance. Mais est-elle prête à tout sacrifier par vengeance ? On suit donc avec fascination le passage de l'adolescence de Sarah. Seule la fin m'a paru choquante mais elle ne semble pas l'être pour le Montana... J'ai passé un bon moment à découvrir la rudesse du Montana, dans cette prose sans fioriture, sèche, en parfait accord avec le sujet...

Jim Harrison, La fille du fermier, folio 2 euros, 130 p.

L'avis de Maryline

Merci Folio pour ce partenariat

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20 janvier 2018

The stranger de Na Hong-Jin : ISSN 2607-0006

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Dans the strangers, de nombreuses morts surviennent dans un village coréen. Les policiers incompétents n'arrivent pas trouver les causes de cette épidémie, qui poussent les habitants dans une folie meurtrière. Aussitôt, ces dernirs accusent un Japonais, qui vit en ermite, d'être un fantôme et de hanter les lieux. Le drame survient lorsque la fille d'un des policiers est aussi contaminée. Il décide alors de se faire justice et le chaman qui l'aide déclare : " La proie est tombée dans le piège". Mais qui est la proie ? Sur qui le piège va-t-il se refermer ?

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Entre scènes sombres et scènes burlesques, le film oscille entre plusieurs genres. Beaucoup d'événements renvoient à la vie très soporifique d'un des policiers et de sa famille : ces séquences réalistes et rustiques ne sont pas sans rappeler Mother ou Memories of murder de Bong Joon Ho ( ce que ce réalisateur appelle " le thriller rural"). En effet, The strangers s'apparente à un histoire policière avec une dimension burlesque ( chute, imbécillité des policiers) et avec des  jumps scares comiques. Mais la tension dramatique monte et peu à peu, l'enquête prend des allures de film d'horreur. Certaines séquences font penser à une sorte d'exorciste coréen tandis que d'autres rappellent des films de zombies.

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Le mélange est assez peu hollywoodien et conventionnel : point de fin heureuse et point de véritable dénouement. Il y est beaucoup question du chamanisme mais je ne sais pas si ces pratiques sont montrées avec réalisme ou vraisemblance. L'aspect sociétal réside là, dans ces différentes croyances du sud de la Corée.

Décidément, le cinéma coréen est des plus attrayants, même si c'est un cinéma souvent violent, violence présente dans Dernier Train pour Busan Yeon Sang Ho ou J'ai rencontré le diable de J. Woon Kim. J'attends toujours avec impatience les derniers films coréens et en 2017, Le tunnel de Kim Seong Hoon était représentatif de ce cinéma coréen, qui renouvelle les genres.

The stranger, Na Hong Jin, 2h36

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15 janvier 2018

Les animaux fantastiques de David Yates : ISSN 2607-0006

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Les animaux fantastiques (dont le réalisateur David Yates a aussi réalisé Harry Potter et les reliques de la mort) est une extention de l'univers d'Harry Potter, mais l'enchantement ne s'est pas produit surtout à cause du scénario  : Nobert Dragonneau arrive à New-York, dans les années 1926. Certains de ses animaux fantastiques s'échappent de sa malle emportée par un non-maj ( un moldu), Jacob Kovalski. Il est aussitôt repéré par Tina, une enquêtrice du Congrès magique des Etats-Unis. Va-t-il réussir à récupérer ses animaux ?

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Ce n'est pas une simple transposition d'un Harry Potter plus vieux dans un autre lieu. L'univers créé est différent et magnifique. Point de château enchanté comme Poudlard mais on a un mélange de reconstitution de rues de New-York et de lieux magiques. Les animaux s'amusant à se déplacer continuellement, on traverse de nombreux endroits tous magnifiquement reconstitués : les décors sont somptueux. Visuellement, c'est spectaculaire.

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Certes les décors sont magnifiques mais le film semble surtout mettre en valeurs les bêtes, délaissant un peu l'histoire. Sur ce plan-là, la gageure est réussie : les animaux s'intègrent parfaitement à l'univers new-yorkais. Les images de synthèse sont particulièrement abouties et montrent une grande imagination. 

On reprochait à Valérian d'être une succession de beaux plans comme des cartes postales, et je pense qu'on peut faire le même reproche pour ce film-ci. Peut-être que ce long-métrage ne sert que de mise en place étant donné qu'il y a une suite prévue pour 2018. C'est pourquoi le scénario m'a paru bien mince, prétexte à des prouesses numériques. Surtout, les deux personnages principaux m'ont paru assez timides, hésitants, sans charisme et je n'ai pas réussi à m'intéresser à leur sort. 

Les animaux fantastiques, david Yates, 2016, 2h13, avec Eddie Redmayne, K. Waterston

 

Les Animaux Fantastiques - Bande Annonce Finale (VF)

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13 janvier 2018

Thor, Le monde des ténèbres, Alan taylor : ISSN 2607-0006

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Thor, le monde des ténèbres ( d'Alan Taylor, qui a réalisé entre autre une saison de Game of Thrones) est beaucoup moins intéressant et prenant que le premier opus Thor : certes il y a de l'action, mais les personnages n'évoluent pas vraiment et on a peu de nouveautés.

On a donc les deux héros jeunes et beaux. Jane est possédée par l'ether ce qui attire la convoitise des elfes noirs...

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qui sont des adversaires très laids et particulièrement méchants...

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Certains passages sont très esthétiques et source d'émotions...

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... d'autres drôles comme le physicien qui explique la coincidence des neuf mondes à l'aide de chaussures ( et vous ne le voyez pas mais il est en slip dans d'autres scènes...)

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Mais l'ensemble manque de profondeur. D'ailleurs le scénario peut-être écrit sur un confetti. Cet épisode est peut-être insignifiant mais j'attends avec impatience de voir Thor ragnarock.

Thor, le monde des ténèbres, Alan Taylor, 2013, 1h52 avec Anthony Hopkins, Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston

 

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09 janvier 2018

Premier contact, Villeneuve : ISSN 2607-0006

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Les scénarios de Villeneuve sont toujours des réussites : je pense à Sicario ou Prisoners. Dans Premier contact, une linguiste Louise Banks est appelée à la rescousse par l'armée car des extra-terrestres ont débarqué sur terre. Que veulent ? Viennent-ils pour détruire la terre ? Aidée d'un astro-physicien, Louise a peu de temps pour dialoguer avec les aliens car le monde est au bord du chaos et de nombreux états sont sur la défensive... Parallèlement à ces événements, Louise a de nombreux souvenirs qui ressurgissent soudainement...

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Premier contact

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2001, L'odyssée de l'espace

Ce qui est dommage, c'est que la présence des aliens ne semble là que pour traiter de questions qui touchent le personnage principal. D'ailleurs, les raisons de leur présence ne me semblent pas très claire. Des éléments du scénario m'ont paru incohérents : pourquoi la linguiste arrive à déchiffrer le langage alien mais eux ne semble pas pouvoir communiquer avec elle ? Comment a-t-elle fait pour créer ce langage ? La décision finale du personnage étonne, c'est un peu comme si les savoirs qu'elle avait acquis ne servaient à rien...

En revanche, Villeneuve surprend en ne voguant pas sur le genre du film à grand spectacle mais en mettant l'accent sur la communication, la découverte de l'autre, la rencontre. L'esthétique choisie semble faire signe vers l'Odyssée de l'espace ( autre film que je n'ai pas su apprécier et que je n'aurai peut-être pas compris si je n'avais pas lu le livre), qui a peut-être influencée l'histoire un peu fantastique de Louise Banks...

Premier contact, Denis Villeneuve, 2016, 1h56, avec Amy Adams, Jeremy Renner

Arrival Official Trailer 1 (2016) - Amy Adams Movie

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07 janvier 2018

Thor, Kenneth Branagh : ISSN 2607-0006

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Dans Thor, nous pouvons découvrir un des héros de Marvel atterrir sur terre, contre sa volonté, et percuté par une scientifique étudiant des phénomènes scientifiques dans le Nouveau Mexique. Nous apprenons dans un flash-back qu'il devait être couronné roi d'Asgard : lors de la cérémonie, Thor lance son marteau en l'air, ( capture d'image ci-dessous même si elle n'est pas très nette)  se fait acclamer par la foule, fait des clins d'oeil aux femmes... et surtout déclenche une guerre contre les Géants de glace.  Face à ce dieu arrogant, narcissique et immature, Odin décide de l'envoyer sur terre : le dieu du tonnerre perd tous ses pouvoirs et Mjollnir ne pourra être soulevée que par un héros de valeur...

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J'ai failli abandonner le film dans le premier quart d'heure : je trouvais les décors en toc et l'acteur tout en muscle insupportable. Puis, je me suis laissée entraîner par l'histoire : bien m'en a pris. On voit donc le héros progresser pour mériter son marteau et ses pouvoirs : comme dirait l'oncle de Spider Man, "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" ! Outre l'évolution du personnage, c'est la dimension humoristique qui participe pour beaucoup à rendre attrayant ce film. L'adaptation de Thor dans un monde qui n'est pas le sien crée des décalages et du comique de situation. N'oublions pas que ce film est adapté d'un "comics", mot transparent.

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Surtout, lorsqu'on écoute les commentaires de Kenneth Branagh, dans les bonus ( il commente entièrement le film), on comprend mieux les choix du réalisateur : par exemple, les deux captures d'écran sont des images débulées. Ce choix a été fait, explique le réalisateur, pour donner du dynamisme, imiter les BD. De même, de nombreux plans ont été pensés pour mettre en scène le conflit entre le père et le fils.  Décors, costumes, choix des acteurs donnent un divertissant film d'action. Une bonne surprise...

Thor, Kenneth Branagth, 2011, 1h55, avec Chris Hemsworth, Anthony Hopkins, Natalie Portman...

autre film de Branagh : Frankenstein

THOR (VF) - Bande Annonce

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04 janvier 2018

Norcturnal animals, Tom Ford : ISSN 2607-0006

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Tom Ford avait déjà réussi un film particulièrement esthétique : A single man. Avec Nocturnal aminals, on retrouve de magnifiques couleurs contrastées, des paysages somptueux ( même la mort est esthétisée !). C'est une variation aussi sur le deuil d'un amour de jeunesse et sur la solitude. Mais le scénario se déroule de manière originale et la fin n'est pas aussi perssimiste que le laisse entendre la violence des images et la souffrance des personnages. Mais qui sont les personnages ? Quel est le synopsis ?

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Susan est une galeriste, originaire d'une famille catholique texane et délaissée par son mari. Elle reçoit un roman de son ex-mari. Insomniaque, elle commence à lire le roman, qui met en scène une famille, qu'on visualise sous les traits d'Edward et d'une femme qui lui ressemble. Sur une route du Texas déserte, Edward et sa famille se font agresser. Parallèlement à la lecture du roman, Susan s'interroge sur sa vie présente...

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Ce film est riche de symboles et porté par des acteurs qui jouent avec une grande justesse. Le film n'est en rien sentimental et met en parallèle une enquête très violente - celle racontée dans le roman - et la vie de Susan. Est-elle heureuse ? A-t-elle fait les bons choix ? L'histoire racontée par le roman est angoissante, pleine de suspense, s'opposant à la vie très normée de Susan : ce changement de rythme nous tient en haleine jusqu'au bout. Outre les thèmes que j'ai déjà cités - la solitude, le deuil, l'amour - s'ajoute aussi me semble-t-il une réflexion sur l'art contemporain, les écrivains et l'art qui peut directement impacter la vie réelle.

Nocturnal animals, Tom Ford, 116 min, avec Amy Adams, Jack Gyllenhaal, 2016

NOCTURNAL ANIMALS - Official Teaser Trailer - In Select Theaters November 18

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01 janvier 2018

C'est le premier, je balance tout (Meilleurs voeux 2018) : ISSN 2607-0006

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TOPS : FILMS

Mon palmarès n'a rien d'original, surtout que j'ai vu moins de films cette année et que je n'ai pas pu voir 3 longs métrages qui me tenaient à coeur : Okja de Bong Joon Ho, Un homme intègre, et Blade runner 2049 de Villeneuve.

La planète des singes, suprématie, Matt reeves

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Le Caire confidentiel, Tarik Saleh

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Get out, Jordan Peele

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TOPS : LIVRES

Même chose pour les livres : mes lectures se sont réduites à une peau de chagrin ! Je vais, en outre, vous présenter des livres dont je n'ai pas parlé pendant l'année mais qui m'ont marquée.

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Ce roman jeunesse est une merveille : Lyra vit accompagnée de son daimon Pantalaimon et d'Erudits. Elle est intriguée par la Poussière évoquée par son oncle Lord Asriel. Lorsque son ami Roger est enlevé, Lyra part à sa recherche... De l'aventure, des psychologies développées sans infantilisation, des personnages attachants, des rebondissements où l'auteur n'a pas hésité à introduire de la cruauté, de la noirceur, plusieurs milieux inventifs. Bref, l'accumulation des qualités de ce roman pourrait être longue : une belle surprise ! J'ai hâte surtout de découvrir la suite des aventures de Lyra !

A la croisée des mondes, Le royaume du Nord, Pullman, folio 533 p.

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Le regard de Ken Liu et Le poids du coeur de Montero sont deux romans qui parlent sensiblement des mêmes sujets, dans des styles très différents : ces auteurs questionnent la finitude de l'homme, notre monde contemporain, les dérives de la technologie en utilisant la structure d'une enquête.

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Après Piste noire où nous avons découvert un inspecteur cynique et bougon, dans Froid comme la mort, il est à nouveau confronté à meurtre : une femme est retrouvée pendue dans son salon. Suicide ? Assez rapidement, il découvre que c'est en réalité un meurtre. Mais le vrai coupable n'est pas celui qu'on croit. Voici l'inspecteur le plus désagréable, le plus mal embouché, le plus sarcastique confronté à l'anniversaire de sa maîtresse, au mauvais temps hivernal de l'Aoste, à la bêtise de ses agents, à un assassinat, qui va se résoudre avec un clin d'oeil à la littérature. Sans avoir l'air d'y toucher, avec son personnage original et avec de l'humour noir, Manzini place au coeur de son roman un problème sociétal. Dans les remerciements, Manzini souligne qu'"il y a 122 cas de féminicide en Italie, selon la Maison internationale de la femme de Rome".

Manzini, Froid comme la mort, 293 p., Folio policier.

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Enfin, Monsieur Jabot de Topffer, l'inventeur de la BD, dont l'humour est délicieux ! Bouvier soulignait d'ailleurs "le rire qui monte de ses albums" dans Boisonnas.

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"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" (Wilde)

Bonne année & belles lectures pour 2018...

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24 décembre 2017

Joyeux noël 2017 ! : ISSN 2607-0006

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16 décembre 2017

La quête d'Ewilan, 2. Les frontières de glace, Bottero : ISSN 2607-0006

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Audiolib présente des romans policiers, "bien-être et spiritualité", des essais et se lance dans la littérature jeunesse : ici, sur le site. Quelle bonne idée ! Je vous ai déjà présenté Hunger Games et je suis en train d'écouter Songe à la douceur de Beauvais. Je vous propose aujourd'hui de vous parler d'un livre de Bottero.

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L'année dernière, j'ai lu le tome 1, intitulé  la quête d'Ewilan, "D'un monde à l'autre", où j'ai pu découvrir Camille, une adolescente vivant dans notre monde contemporain. Mais son vrai nom est Ewilan lorsqu'elle rejoint, par un pas sur le côté, Gwendalavir. Ce royaume enchanté - où on peut dessiner des images qui prennent vie - est sous le pouvoir des Ts'liches, qui ont enfermé dix humains ( les figés), très puissants par leur imagination.

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Dans ses pérégrinations, l'héroïne est accompagnée de son ami Salim, originaire du même monde qu'elle,  d'une marchombre ( une jeune femme extrêmement douée pour le combat); d'un rêveur ( il peut guérir les blessures), d'un chevalier Bjorn et de Duom ( une vieil analyste, un savant). A ce groupe, s'ajoute un Faëls, sorte d'humain plus petit et plus agile... Une fois accoutumé à tous ces personnages dans le premier volume, on peut voir, dans ce nouvel opus, Ewilan combattre des rais ( monstres à la solde des Ts'liches) car elle se rapproche des Figés.

Deux sentiments dominent à l'écoute de cette histoire : tout d'abord, j'ai admiré la place laissée à l'imagination. C'est grâce à elle que le personnage principal arrive à se sortir de tous ses mauvais pas. En outre, cette même imagination a permis de construire des villes et des objets d'une très grande beauté : "Jaillissant de la plaine comme un bastion inexpugnable, un plateau rocheux aux bords verticaux s'élevait à une cinquantaine de mètres. La capitales était construite à son sommet, tours défiant le ciel, coupoles de nacre, passerelles arachnéennes. Chacun des toits semblait tissé de lumière et l'enseble tenait davantage du chef-doeuvre prêt à l'envol que de la ville classique". Les descriptions sont brèves et l'action domine dans ce roman destiné aux 8-11 ans, mais jamais le vocabulaire n'est enfantin.

En revanche, l'histoire n'est pas neuve. Ewilan est blessée par un Ts'liche et ressent une douleur à chaque fois qu'elle est proche d'eux. Le faëls est un être très agile et maniant l'arc avec dextérité. Salim apporte de la gaieté et de l'humour. Les hordes raïs ressemblent à des gobelins et Ewilan doit affronter un dragon etc... bref, cela ne vous rappelle rien ? J'ai trouvé beaucoup de similitudes dans cette quête avec Le seigneur des anneaux.

Le livre est bien écrit mais clairement destiné à la jeunesse. La voix, celle de Kelly Marot, que vous avez pu entendre comme "voix française de Jennifer Lawrence" dans la série Hunger Games, permet de donner vie à cette histoire avec beaucoup de dynamisme et les courts chapitres permettent une écoute facile... Vous pouvez écouter un extrait ici.

La quête d'Ewilan, Les frontières de glace, Bottero, 6h37, texte intégral lu par Kelly Marot,

Merci audiolib pour ce partenariat.

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