04 octobre 2011

Shaun of dead d'Edgar Wright : ISSN 2607-0006

index

En ce mois halloweenesque, si vous aimez les zombies et autres monstres typiques de cette période, vous pouvez regarder Shaun of dead. Cette parodie de film d’horreur rassemble les mêmes acteurs que Hot fuzz mais l'alchimie est moins réussie. Un pauvre anti-héros - Shaun qui ne fait rien de sa vie, excepté trainer dans un pub Le winchester - vit des moments difficiles à cause d'un beau-père envahissant et d'une rupture avec sa petite amie Liz. L’immaturité de notre héros l'amène à multiplier les erreurs alors qu'autour de lui des personnages se comportent de plus en plus bizarrement. Lorsqu'il découvre qu'une jeune femme qui s'est introduite dans son jardin n'est pas une alcoolique finie mais un zombie, Shaun décide de sauver sa mère et sa copine...

Certes, le réalisateur fait rire en jouant avec ostentation avec les codes du genre des films de série B, la présence d'une fausse bimbo qui va se faire forcément tuer, des parodies de scènes sentimentales avant de se faire hacher menu... - en faisant ressentir des frayeurs aux personnages lorsqu'il ne se passe rien alors qu'en pleine invasion zombiesque, nos héros trouvent le moyen de se disputer autour de futilités. Des scènes de comiques faciles qui trainent en longueur sont à déplorer dans ce film qui caricaturent pourtant à merveille les films d'horreur-navet et qui fait un parallèle assez facile entre les vraies mort-vivants et ce qu'on peut considérer comme une vie de zombie, c'est-à-dire la routine métro-boulot-dodo.

Filmé parfois à la manière d'un jeu vidéo, certaines scènes sont hilarantes, notamment lorsque le réalisateur tourne en dérision les comédies sentimentales, lorsque notre joyeuse bande essaie d'imiter les zombies pour passer inaperçus parmi eux en les imitant fort bien, ou fait preuve d'inventivité en décapitant des zombies à coup de 45 tours... Une réussite commerciale et critique mais dont le comique est moins diversifié que dans Hot fuzz, bien que les acteurs excellent dans ce genre de films parodiques...

Shaun of dead, Edgar Wright, 2004, Simon Pegg, Nick Frost, 95 min.

Autre film : Hot Fuzz

Participation au challenge Halloween de Lou et Hilde. Vu par Lou.

Bande Annonce Shaun Of The Dead Comme Au Cinéma

Posté par maggie 76 à 17:55 - - Commentaires [7] - Permalien [#]


30 septembre 2011

El secreto de los ojos de Campanella : ISSN 2607-0006

index

Les yeux sont le miroir de l'âme pensait les romantiques. Autour de cet adage, Campanella bâtit une histoire mélancoliquement belle se déroulant dans l'Argentine des années 70. Un meurtre horrible d'une jeune institutrice provoque le désarroi de Benjamin Esposito qui enquête sur ce crime et dont la rencontre avec le mari Ricardo Mojales - enchaîné à son amour - va bouleverser profondément au point que 25 ans plus tard, il décide d'écrire un livre racontant la vie des différents protagonistes gravitant autour de cette affaire. C'est donc aussi l'histoire d'un écrivain - toujours Esposito - et de son amour impossible pour Irène, qui lui semble inaccesible de part sa situation sociale.

Ce film a mérité ses 5 prix et ses 8 nominations. Loin d'une enquête traditionnelle et loin des effets spéciaux qui s'attachent parfois à ce genre, ce film est plein de surprises et de rebondissements. "une passion reste une passion" : Crimes, vengeances, injustices s'accumulent dans ce film sans pour autant être tragique car les dialogues humoristiques désamorcent la gravité des situations, grâce en partie au personnage de Sandoval, ami d'Esposito, perspicace mais dont l'alcoolisme provoque quiproquos et scènes cocasses.

Il y a ainsi des scènes extraordinaires, voire surréalistes comme lorsque nos enquêteurs trouvent un suspect dans un stade de supporters en délire, romanesque aussi lors du vol de lettres incompréhensibles et de sa résolution... Réflexion sur l'amour, la passion comme moteur de la vie de l'homme, réflexion aussi sur la justice et le souvenir, ce film soulève de nombreuses questions sur l'iniquité de la justice et de la vie, sur l'amour et le destin, sur la vengeance, sur l'écriture... Dans tes yeux est un film remarquable et émouvant, où le réalisateur a su mêler fiction et réalité, présent et passé et où l'écriture peut changer la vie...

El secreto de los ojos, Juan José Campanella, 2h09, avec  2009, avec Soledad Vilamil, Ricardo Darin, Pablo Rago.

Vu aussi par Dasola, Choupynette,

Dans ses yeux - Bande-annonce Officielle [VOST FR]

Posté par maggie 76 à 17:22 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

28 septembre 2011

Tristan et Isolde, Kevin Reynold

68638962

Ah ! Pauvre surhomme de Tristan ! Oh infamie ! Presque un demi-dieu chez Béroul ou dans la refonte de René Louis, il redevient un simple mortel adultère devant la caméra de K. Reynold, qui reprend les principaux épisodes des livres en prose du Tristan telle que l'a traduite René Louis et avant lui Bédier, comme l'enfance orpheline de Tristan, le combat avec le Morholt, puis la quête de la belle aux cheveux d'or - Isolde - et de son mariage avec le roi Marc alors que celle-ci aime déjà Tristan... Si les barons félons, les pouvoirs de guérisseuse d'Iseult et Brangien sont toujours présents, le nain Frocin disparaît de même que le mariage de Tristan avec Iseult aux blanches mains et l'épisode fameux de la fuite des amants dans la forêt du Norrois, sans compter les non moins célèbres sauts de la chapelle et la scène des lépreux. Choix encore plus surprenant, alors que ce couple mythique symbolise l'amour plus que la mort, le réalisateur a choisi de montrer à la fin un Tristan attaché à son roi et à son devoir !

Tout est réduit à des dimensions humaines : le dragon de la légende tristanienne est évacué, de même, le géant Morholt est réduit à taille humaine dans ce film. Plus de filtre, ni de visions pour Isolde et la fin des amants est on ne peu plus éloignée du récit originel. Bien sûr que l'impératif du temps d'un film a obligé le réalisateur a faire des choix, mais K. Reynold a transformé la célèbre légende en donnant davantage de crédibilité à la réalité archaïque de l'histoire, c'est-à-dire en développant toutes les scènes de batailles qui se multiplient et se répètent, et en développant les coutumes des celtes comme les duels judiciaires. Les batailles intestines pour la prise de pouvoir de la Cornouailles sont assez bien rendues. Hélas, les spectaculaires scènes de batailles, saisissantes par leur réalisme, ne suffissent pas à rendre "cette comédie romantique" plus attrayante. Tristan et Isolde est une adaptation très libre et très éloignée du récit d'un des héros les plus célèbres de la période médiévale, interprétée par des héros tout aussi fades ; à ne regarder que pour l'arrière-fond historique.

Tristan et Isolde, 2h05, 2006, avec James Franco et Sophia Miles.

Tristan et Iseult, traduction, René Louis, Livre de poche, 270 p.

Participation au challenge amoureux "catégorie histoire mythique" de L'irrégulière.

Tristan + Yseult (2006) bande annonce

Posté par maggie 76 à 16:43 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

23 septembre 2011

Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire

 

Les_desastreuses_aventures_des_orphelins_Baudelaire_d_apres_Lemony_Snicket1

C'est accompagné de la voix off de l'auteur que vous entrerez dans l'univers des orphelins Baudelaire dont l'esthétique est proche de celle des Noces funèbres de Tim Burton. Ne manquant pas d'humour, le réalisateur a mis en images l'avertissement de l'auteur :

" Chers spectateurs, si vous appréciez les films remplis de chants de lapins, de vaisseaux spatiaux éclatants, ou des pom-pom girls, vous avez choisi le mauvais dvd ! Le film que vous allez voir retrace le destin funeste de trois orphelins et d'une véritable crapule, le comte Olaf qui veut les déposséder de leur fabuleuse fortune. vous y trouverez également des sangsues carnivores, une vipère incroyablement mortelle et Meryl Streep. [...] Vous êtes libres de vous orienter vers des histoires plus légères, mais quant à moi, j'ai le triste devoir de continuer mes recherches sur la vie des enfants Baudelaire. Avec mes respects, Lemony Snicket"

Des images mièvres tout droit issues du monde de Disneyland s'enrayent pour laisser place à une atmosphère brumeuse et crépusculaire. Un film horrifique ? Funeste ? Non, le tout est saupoudré d'humour, de personnages ridicules comme Mr Poe et de scènes cocasses.  Et quelle atmosphère ! Quelle inventivité ! Si le film ne suit pas les péripéties identiquement au livre, l'esprit roman-feuilleton y est bien présent. Jim Carrey interprète avec jubilation un super-scélérat très dickensien, quant à Meryl Streep, elle est parfaite en hystérique déjantée. Cette adaptation d'ailleurs évite l'écueil des redites du livre et rend plus amusant les personnages, notamment celui de la petite Prunille. Visuellement magnifique et onirique à souhait, les personnages originaux nous font vivre une suite d'événements complètement échevelées qui ne manque ni de suspense ni de situations invraisemblables et délicieusement extravagantes. Un écrivain rédigeant les aventures des enfants Baudelaire, des déguisements en cascade, un faux vrai mariage théâtral, des meutres, Les désastreuses aventures des orphelins Baudelaire est un hymne à l'imagination...

Les désastreuses aventures des enfants Baudelaire, Le laboratoire aux serpents, Nathan, 198 p.

Les désastreuses aventures des enfants Baudelaire, avec Jim Carrey, Meryl Streep, Jude Law, 1h48, 2004.

Lu aussi par Mélusine. Voici celui du site Nathan si vous avez hâte de découvrir tous les opus.

Bande-annonce "Les désastreuses aventures des Orphelins Baudelaire"

Posté par maggie 76 à 17:15 - - Commentaires [16] - Permalien [#]

21 septembre 2011

Hot fuzz, de Edgard Wright

18767968

Scream vous fait rire par ses outrances, les films d'horreur qui peuplent nos écrans jouant avec les mêmes stéréotypes vous fatiguent, alors regardez Hot fuzz qui est comme une bouffée d'air frais et se moque allégrement de ce genre et qui plus est, parodie nombre de films tels que Point break, Matrix, plus globalement les westerns et les duos de policiers...

A Londres, un flic tellement exceptionnel - Nicholas Engel - est mis au rencart par ses supérieurs qui ont peur d'être mis à la retraite par ce surdoué. Arrivé dans le petit village de Sandford, il découvre ébaubi, et le spectateur avec, un commissariat où on mange des gâteaux comme dans une vente de charité, où la seule affaire importante qui lui incombe est de ramener un cygne. Il va former un duo loufoque avec le fils du chef du commissaire et combattre un inquiétant- par son ridicule- comité de surveillance des voisins. Mais dans la verte et riante campagne anglaise, une série de meurtres met fin à la tranquillité de Nicholas pour notre plus grand plaisir...

Rythme vif, avec des accélérations, jeux de mots, ironie, gags, quiproquos, Hot fuzz n'est pas un simple film d'actions mais une parodie réussie. En outre, elle aborde de manière loufoque et sans prétention les problèmes de vandalismes, du devoir etc... Jusqu'où peut-on aller pour faire baisser le taux de criminalité ? Cette comédie parodique est un pur produit de l'humour bristish et un vrai régal (Ne vous fiez pas à l'affiche du film tapageuse).

Hot Fuzz, de Edgard Wright, avec simon Pegg, Nick Frost , sortie 2007, 115 min.

Bande Annonce Hot Fuzz

Posté par maggie 76 à 13:10 - - Commentaires [18] - Permalien [#]


17 août 2011

Les quatre filles du docteur March adapté par Gillian Armstrong : ISSN 2607-0006

product_9782070628162_244x0

Le livre : Gaie ou triste, Louisa May Alcott raconte la jeunesse de quatre jeunes filles au XIXeme siècle dans son roman Les quatre filles du docteur March. Qui sont-elles ? Il y a Margaret la romantique, Joséphine l'impétueuse, Beth la timide et Amy la vaniteuse, élevées par leur mère car le père s'est engagé volontairement au côté de l'Union dans la guerre de Sécession. Mille anecdotes dépeignent la vie du quatuor et de leur caractère, comme disputes, confidences, premiers amours, loisirs... travail aussi car les deux aînées doivent gagner de l'argent, étant donné que le pasteur s'est ruiné, ce qui ne va pas sans de nombreuses plaintes... Leur train-train est bouleversé par la connaissance d'un voisin Laurie... et de son précepteur, le professeur M. Brooke.

Ce qui aurait pu être de beaux portraits de femmes se réduit à des descriptions quelque peu naïves et idéalisées, tout empêtrées de morale. Peut-être parce que le père est pasteur que la morale est si présente dans la vie de ces jeunes filles. Est-ce un reflet du puritanisme ambiant ? En outre, le père est absent à cause de sa participation dans la guerre de Sécession mais jamais un mot n'est rapporté sur les causes de cette guerre et sur ses désastres... Toujours est-il que le ton sentencieux et les bons sentiments abondent et finissent par lasser... ou ce livre est-il plaisant à lire qu'à l'adolescence ?

A côté de ces jeunes filles en fleur, le portrait caricatural de la tante, vieille fille insupportable avec un perroquet tout aussi insupportable, apportent une note de gaîté dans ce monde lénifiant. L.M. Alcott s'attache donc à décrire le monde de l'enfance en mettant en relief l'importance de l'imagination mais aussi la naissance d'un écrivain, Jo. Ce roman est très différent des sombres machinations et du suspense présents dans Derrière le masque et Secret de famille du même auteur, qui présentent des intrigues et une écriture beaucoup plus attrayantes...

63797155

Le film : Comédie gentillette, comédie qui ramène le sourire, ce film comporte les mêmes défauts que le livre, vraiment classique, mièvre et lisse, malgré de beaux décors et un casting d'actrices tout à fait remarquables. L'une des curiosités de ce film est de voir K. Dunst, toute jeune actrice incarnant Amy. Condensant la série de livres de L.M. Alcott, on suit la destinée de ces quatre jeunes filles, découvrant ainsi des moments bouleversants comme la mort d'une des sœurs, certainement la plus généreuse, et le destin littéraire de Jo, qui est en fait la véritable héroïne de ce film en s'accomplissant aussi bien professionnellement que dans sa vie amoureuse...

Les quatre filles du docteur March, folio junior, 375 p.

Les quatre fille du docteur March, Gillian Armstrong, avec Susan Sarandon, Wynona Ryder,114 min

Challenge back to the past organisé avec Lou.

Les quatre filles du Docteur March - BANDE-ANNONCE

Posté par maggie 76 à 17:56 - - Commentaires [22] - Permalien [#]

15 août 2011

La planète des singes, les origines de Rupert Wyatt : ISSN 2607-0006

 

planete-singes

 Pierre Boulle a écrit Le pont de la rivière Kwai et d'autres œuvres, mais celle que la postérité a retenue est La planète des singes : Jinn et Phylis, lors d'un voyage d'agrément trouve, comme dans les romans d'aventure, une bouteille abandonnée dans l'espace. Elle contient un manuscrit, l'histoire d'un journaliste, Ulysse Mérou, qui tel son ancien homonyme, va faire un voyage dans l'espace, de la terre à Beltégeuse. Deux années de voyage intersidéral représentent environ 3 siècles sur terre. Arrivée sur l'étoile Beltégeuse, l'aventure se révèle extraordinaire car la planète est presque semblable à la terre et d'une grande beauté. Là, il rencontre une femme divine mais bientôt va succéder l'horreur lorsqu'il découvre que les habitants intelligents de cette planète se révèlent être des... singes !

L'originalité de ce livre réside dans l'exploitation de la théorie de Darwin mais en sens inverse. Le livre reste crédible dans toutes les hypothèses émises dans la prise de pouvoir des singes : les hommes auraient domestiqués les singes, jusqu'au jour où capables de refaire les mêmes gestes que l'homme, ils finissent par chasser ces derniers dont la terreur et la paresse les vouent à leur perte. 

Livre de Science-fiction, il est plus proche des romans post-apocalyptiques que des romans de SF avec création d'un monde complètement original car l'écriture est très simple et sans jargon technologique ou autres inventions pullulant dans les romans du genre. Surtout la fin réserve une double surprise, bien que préparée par certains indices dès le début du récit cadre.

index

César ou Spartacus ? La planète des singes, les origines, exploite quelques passages du livre tout en inovant sur les causes de la disparition des hommes.  Will Rodman est un scientifique qui mène des recherches sur Alzheimer testant ses produits sur les chimpanzés. César est un singe, dont la mère avait reçu les injections en laboratoire, d'une intelligence hors-norme. Suite à des manifestations violentes sur un voisin, il est enfermé dans un refuge où il subit de nombreuses maltraitances aussi bien de la part des hommes que des autres animaux. Il va alors, grâce à son intelligence, se révolter contre sa condition... 

Décevant, telle est la première impression qu'on a en sortant de ce film bien que l'intrigue tienne la route. Certes les effets spéciaux sont remarquables et on ne les remarque même pas tant les chimpanzés et autres primates du film sont réalistes et crédibles dans leurs comportements. Évidemment, beaucoup de scènes panoramiques, d'ensemble sont véritablement impressionnantes mais il en ressort que ce film reste une grosse production américaine avec beaucoup de sentimentalité - le héros a une aventure avec une jolie vétérinaire au rôle de potiche, le singe défend le père de Rodman, qui est en quelque sorte son " grand-père" parce que ce dernier est frappé par un voisin -, et beaucoup d'actions simiesques bien que les acteurs étant des singes cela change un peu : on a donc droit à la conventionnelle course-poursuite entre policiers et chimpanzés, un combat entre chimpanzés... 

Cela n'est pas mauvais, mais César a trop l'allure d'un nouveau Spartacus plein de bons sentiments et comme toujours le film pèche par un côté redondant, où tout est expliqué mille fois au cas où le spectateur n'aurait pas bien tout compris : d'où une impression de longueur... Bonne surprise, cependant, aucun des personnages n'est manichéen excepté la brute de voisin et le gardien du refuge...

Pierre Boulle, La planète des singes, Pocket, 189 p.

La planète des singes, les origines, réalisé par Rupert Wyatt, avec James Franco, Freida Pinto, 2011, 2h.

Billet de Dasola.

Bande annonce La Planète des singes : les origines (VO)

Posté par maggie 76 à 13:08 - - Commentaires [16] - Permalien [#]

11 août 2011

La série Hercule Poirot et Miss Marple

819zR3eyw5L

Madame Mcgenty est morte. Le meurtre de Madame Mcginty est vite élucidé : cette femme de ménage aurait été tuée par un de ses locataires au chômage, Bentley. Arrêté, il est condamné à être pendu. Cependant, le commissaire Spence ne le croit pas coupable bien que tous les indices l'accusent. Poirot, appelé à la rescousse par le commissaire, découvre que cette vieille femme est morte pour avoir reconnu la fille d'une meurtrière : qui est prêt à tuer pour conserver son secret ?

Dans le chat et le pigeons, deux meurtres et un enlèvement font bien mauvais genre dans un pensionnat de jeunes filles.  Quel secret a pu découvrir le professeur de gym pour être transpercée d'un javelot ? Madame Blanche, professeur de Français est retrouvée noyée. Mais par qui ? Sur fond de roman d'espionnage, les intrigues multiples ainsi que les fausses identités vont mettre à rude épreuve les qualités de Poirot.

Voici une série très fidèle aux oeuvres de la célèbre "reine du crime", Agatha Christie ( biographie sur le site Larousse). Trop fidèle ? Il y a certains classiques qu'on n'aime pas voir modernisé, transformé et c'est le cas de l'univers délicieusement suranné de Poirot...  Le personnage prend vie sous les traits de David Suchet, tout à fait crédible dans ce rôle, qui reprend les manies de Poirot. Que serait Hercule Poirot sans sa célèbre moustache, son orgueil démesuré, et ses costumes tirés à quatre épingles ? De facture très classique, chaque épisode reprend très fidèlement les romans. Certes ces adaptations d'Agatha Christie sont sans grande originalité mais c'est avec un plaisir toujours renouvelé qu'on retrouve les aventures du célèbre détective, surtout que cette série extrêmement soigné aussi bien dans le choix des acteurs que des décors, arrive très bien à en restituer l'esprit et l'atmosphère désuète.

La plume empoisonnée. Lorsque Jerry et Joanna Burton débarquent à Lymstock, ils pensent s'ennuyer à mourir dans ce cadre un peu trop champêtre et trop monotone à leur goût où se succèdent thé et vente de charité. c'est sans compter la présence de lettres anonymes ordurières envoyées à tous les habitants et qui provoquent des meurtres en cascade. Un général est trouvé mort dans sa bibliothèque : meurtre ou suicide ? Jerry, ancien aviateur blessé pendant la guerre, se pique au jeu et mène l'enquête... mais c'est Miss Marple, bien assise dans son fauteuil tout en tricotant, qui va découvrir la clé de l'énigme bien que son rôle soit très discret...

Privilégiant le quotidien et une galerie de portraits typiques du monde d'Agatha Christie comme le pasteur, la vieille fille, la jeune gouvernante séduisante... L'enquête repose sur l'atmosphère cancanière de ces petits villages où chacun épie l'autre et le charme de la campagne anglaise. Les images vieillotes et le jeu affecté des acteurs - mais n'est-ce pas volontaire ? - sont compensées par un certain humour  - où les vieilles dames avec leur lourd sac et leur air paisible se révèlent tout aussi dangereuses que les pires malfaiteurs dixit l'inspecteur - et par le développement de plusieurs intrigues sentimentales et portraits : aussi bien chez Anne Perry que chez Agatha Christie, les hommes tombent amoureux en battement de cil ! Suspense, meurtres et déductions, ces épisodes vous feront passer d'agréables soirées...

La plume empoisonnée, série britannique, 2006, 1h40, avec Géraldine McEwan.

challenge back to the past, organisé avec Lou.

Posté par maggie 76 à 19:03 - - Commentaires [8] - Permalien [#]

27 juillet 2011

Sherlock Holmes, série BBC 2010

sherlock_season-4

Bien que cette série ait été largement commentée, il ne semble pas inutile d'en reparler tant la série est réussie : après la version très dynamique et modernisée mais peu fidèle de Guy Ritchie, Sherlock Holmes a toujours le vent en poupe et reprend sa célébrissime veste en tweed et du service mais cette mini-série d'épisodes d'1h30 n'apparaît-elle pas comme un "bis repetita" ? En fait, la série des Sherlock Holmes dépoussière intelligemment les enquêtes du célèbre détective : les personnages ont gardé leur caractère, leurs manies, l'atmosphère du 221 B Baker street sont bien recréées, cependant les scènes se déroulent dans le Londres du XXIe siècle, avec utilisation de toutes les nouvelles technologies, tels que les textos, et un Sherlock Holmes adepte du smatphone et un Watson tenant un blog ! 

Dans "Une étude en rose", premier opus de la série, tous les ingrédients des romans et nouvelles de Conan Doyle (biographie sur le site Larousse) sont présents : suspense, génie de la déduction, humour, excentricité de Sherlock Holmes jusqu'à l'extravagance, se qualifiant lui-même de sociopathe. Une série de suicides présente des points communs mais le disparition de la valise de la quatrième victime prouve bien qu'on a affaire à un tueur en série.  Qui mieux que Sherlock Holmes pourra démasquer le meurtrier alors que la police est désemparée ?

La qualité des séries BBC ne se dément pas et l'originalité des images n'est pas étrangère à l'humour et à l'intérêt que suscite l'épisode : les textos ou les déductions de Sherlock Holmes sont ajoutés aux images à la manière des BD. Quant aux acteurs, ils sont excellents : Benedict Cumberbatch campe un Holmes maniant humour noir et intelligence, tandis que Waston joue bien le fidèle second admiratif et un peu ahuri. Le premier opus qui va à un rythme endiablé, mettant en relief le charme, la vivacité et l'élégance des acteurs aussi bien que des images, donne vraiment envie de visionner toute la série.

Les inrock en parle, ainsi que A l'heure du thé, blog de wen, Maribel...

Série Sherlock Holmes, BBC, réalisé par Steven Moffat et Marc Gatiss, avec benedict Cumberbatch et Martin Freeman.

Posté par maggie 76 à 10:04 - - Commentaires [24] - Permalien [#]

18 juillet 2011

Les hauts de Hurlevent, adapté par Peter kosminsky

 

65718511

 Est-il encore besoin de présenter l'histoire qui  a rendu célèbre Emily Brontë (biographie sur le site Larousse)? Les hauts de Hurvelent, publié en 1847 est un roman de la passion et de la vengeance : il retrace la vie de catherine et Heathcliff que le mépris d'un frère pour ce dernier séparent. Mais les deux amoureux sont liés jusque dans la mort qui est omniprésente.

L'histoire forme une boucle bien rendue par le réalisateur et l'interprétation du roman reste fidèle, reprenant les phrases et les événements clés du roman. La structure complexe du récit cadre est cependant remplacée par un déroulement simplifiée. La bonne idée, mais peu développée de ce film, est de mettre en scène la romancière elle-même, rêvant à ses personnages, parcourant les lieux qui provoquent son imagination.

Malheureusement, les acteurs incarnent bien mal les personnages créés par E. Bronte : ils ne vieillissent pas, rendant peu crédibles certains passages et J. Binoche est plus glougloussante que convaincante. En ce qui concerne les décors, les paysages sont sublimes et le fantastique diffus, avec une ou deux scènes qui font sursauter. Mais où est passée l'atmosphère obscure et sombre  de ce grand roman ? Pour G. Bataille, c'est "peut-être la plus belle, la plus profondément violente des histoires d'amour". Komensky ne semble avoir retenu que l'histoire d'amour, masquant la noirceur morale des personnages derrière une bluette sentimentale. La réalisation lisse se regarde sans déplaisir mais si certaines adaptations sont réussies, mieux vaut pour cette fiction, lire le roman...

Les hauts de hurlevent, Adapté par Peter kominsky , 1992, avec Juliette Binoche, Ralph Fiennes.

Challenge Back to the past, organisé avec Lou.

Posté par maggie 76 à 12:29 - - Commentaires [16] - Permalien [#]