16 mai 2018

Fallet, Hultkvist et Richard Ulvshammar : ISSN 2607-0006

DcB296aWsAEUC9vCette série suédoise ravira les fans des romans ou séries policières nordiques. Dans une petite commune de Norrbacka, deux médiocres inspecteurs ( Sophie Borg et un agent britannique Tom Brown) doivent faire équipe avec un incompétent chef de police Klas Wall, pour résoudre un meurtre parfaitement sordide, avec un cadavre découvert dans une lugubre forêt. On a l'impression de nager en plein "nordic noir" mais il n'en est rien : Fallet parodie la vogue des polars nordiques.

Cette série présente tous les codes de séries policières mais en les détournant : la victime est retrouvée avec une Bible dans le corps. Crime satanique ? Un indicateur met Sophie Borg sur la piste d'un homme d'affaire, mauvais homme selon lui, mais l'informateur encapuchonné, qui déguise sa voix, est aussitôt démasqué par Sophie. Cette piste d'ailleurs se dénouera par un comique de situation. Les stéréotypes s'accumulent. Lors de la rencontre entre Klas Wall et son collègue britannique, chacun est enthousiaste : l'un compare son homologue anglais à Barnaby et l'autre à Wallander. Une opération d'infiltration est menée dans les milieux de combats illégaux. Que choisit Klas comme mot désignant un danger ? " Henning Mankell". Son fils, en plein danger, l'oublie et cite tour à tour "Annie Holt, Indridason" etc... D'ailleurs, le maladroit Klas Wall ne cesse de divulger des informations à la presse, se référant au roman Millenium de Larsson !

En 8 épisodes de 28 minutes, tout en jouant de situations attendues, l'intrigue arrive non seulement à nous faire rire mais aussi à nous surprendre. Une bonne série policière parodique à découvrir !

Fallet de Hultkvist et Richard Ulvshammar, série suédoise, Netflix, 2017

Sur le web : article de Sébastien Mauge ici " fortiches pastiches de séries"

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09 mars 2018

Phantom thread d'Anderson : ISSN 2607-0006

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L'histoire d'Alma et de Reynolds Woodcock, c'est comme un conte de fée (cf. La lecon de cinéma de Anderson). Paul Thomas Anderson fait référence, par exemple, à The Tailor of Gloucester de Beatrix Potter. En effet, le riche et talentueux Reynolds Woodcock habille la bonne société de Londres, dans les années 50. Il rencontre, par hasard, une jeune serveuse et tombe immédiatement sous son charme : il lui donne une sublime robe et l'emmène dans son magnifique manoir. Mais les femmes ne restent jamais longtemps avec cet homme qui dédie sa vie entière à son travail de couturier. En outre, sa soeur Cyril régente sa vie et ne laisse personne perturber la vie répétitive, silencieuse et monotone du styliste. Mais c'est sans compter sur l'amour d'Alma qui ne va pas se cantonner au rôle qu'on veut lui faire jouer.

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La confection des habits, l'art (cf. La leçon de style des héros de Phantom thread) et la création tiennent une grande place dans le scénario : comme dans les documentaires de Loïc Prigent, on voit des défilés, le travail des couturières, Reynold en train de dessiner... Tissus, ateliers, robes soulignent le travail du créateur qui est extrêmement exigeant.  Les costumes sont absolument magnifiques.

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Mais l'amour qu'Alma porte au styliste va bouleverser son quotidien. La manière de jouer des acteurs vaut bien un oscar ! Le jeu sur les sons ( bruits des tartines, du thé servi !) et celui des regards soulignent les rapports de force des personnages et leur évolution. Le conte de fée se métamorphose en histoire vénéneuse : laissez-vous séduire par cette histoire, qui ne parle pas seulement de couture, qui est émouvante... Cependant, la manière de filmer est assez académique.

Phantom Thread d'Anserspn, 2018, (2h 11min) Avec Daniel Day-Lewis, Vicky Krieps, Lesley Manville

LE FIL CACHÉ | Official French Trailer | Universal Pictures Canada

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26 février 2018

La forme de L'eau de Guillermo del Toro : ISSN 2607-0006

Bande Annonce la forme de l'eau (The Shape of Water) VF

Après Le labyrinthe de Pan et Crimson Peak, Guillermo del Toro met à nouveau en image une sombre histoire avec La forme de l'eau. On retrouve d'ailleurs une thématique del toroesque, celle des monstres (même si le vrai monstre n'est pas celui qu'on croit), déjà présente dans The strain ou Pacific Rim. Dans son dernier long métrage, on découvre donc la vie monotone et sans amour d'Elisa, qui est muette. Elle fréquente son voisin, un vieil homme, homosexuel, peintre talentueux, mais qui n'arrive pas professionnellement à s'adapter à la société en train de changer. Sa collègue de travail est une femme noire et elles doivent nettoyer un local gouvernemental, où un jour une créature est amenée. Elisa découvre qu'elle est capable de communiquer avec elle.

Dans les années soixante, se développe le rêve américain, incarné dans le film par Richard Strickland et sa jolie famille, vivant dans un joli pavillon, avec une jolie voiture. Elle est aussi représentée dans les dessins publicitaires du voisin Giles, à travers une famille blanche, aisée, et heureuse. Conséquemment, les noirs, les homosexuels, et les muets - et encore moins les créatures humanoïdes - n'ont pas de place dans cette société. D'ailleurs, G. del Toro dit avoir écrit cette romance car il ne supportait plus la xenophobie ambiante dans l'Amérique contemporaine ( cf. arte La forme de l'eau nommé aux oscars). C'est la partie la moins subtile du film : les personnages sont clairement stéréotypés. L'ambiguïté du Labyrinthe de Pan fait défaut à ce film.

En revanche, avec une télévision souvent présente à l'intérieur de notre écran, c'est tout le cinéma de l'époque qu'on regarde défiler : La forme de l'eau emprunte son esthétique  à des comédies musicales, une partie de l'intrigue ressemble à un film d'espionnage et une autre à un film fantastique ( inspiré de l'étrange créature du lac noir, un film des années 50). Surtout, avec ses teintes verdâtres comme l'eau et la créature, ses scènes noctures, son imaginaire personnel, Guillermo del Toro nous plonge dans son univers cinématographique reconnaissable, fantastique et onirique.

La forme de l'eau de Guillermo del Toro. Avec Sally Hawkins, Michael Shannon, Richard Jenkins (2 h 03).
billet sur le site le Monde Niki,

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19 février 2018

Taxi Téhéran de J. Panahi : ISSN 2607-0006

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Le réalisateur n'a plus le droit de filmer, ni de quitter son pays. Qu'à cela ne tienne : il met trois caméras dans sa voiture et s'improvise chauffeur de taxi, ce qui lui permet de filmer les rues de Téhéran, les passagers de son taxi.

On peut donc assister à différentes conversations : les deux premiers passagers évoquent la condamnation à mort des voleurs. Doit-on punir pour l'exemple ? Est-ce que cela sert à quelque chose ? A l'inverse, un ami de Panahi vient expliquer qu'il n'a pas dénoncé un voleur car il a reconnu cette personne qui vit dans une pauvreté extrême. Il n'y a pas de vérités assénées mais différents points de vue, un dialogue qui s'instaure entre les personnages et les différentes séquences du films.

Au-delà du quotidien iranien et du questionnement moral de la vie de ses habitants, Panahi met en abyme son film : un jeune étudiant s'interroge sur son futur film. Quelle idée doit-il prendre comme point de départ ? Puis, la nièce de Panahi monte dans la voiture et explique qu'elle doit filmer un cout-métrage : toutes les règles qu'elle énonce sont bafouées par le réalisateur ( il faut dire que selon sa maîtresse, un héros ne doit pas porter de cravate. Et celui qui en porte, est-il forcément mauvais ? ). La forme ingénieuse du docu-fiction force l'admiration mais montre aussi l'insoumission du réalisateur.

Panahi, Taxi Téhéran, 2015, 79 min.

TAXI TÉHÉRAN Jafar Panahi (Official Trailer) Goldener Bär Berlinale

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09 février 2018

Miss Sloane de Madden : ISSN 2607-0006

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Dans Miss Sloane, J. Madden s'éloigne des reconstitutions historiques ( Shakespeare in love, que je n'avais pas particulièrement aimé et Indian Palace) pour se pencher sur la politique contemporaine américaine, notamment le fonctionnement des lobbies.

On assiste donc au procès d'une lobbyiste implacable et froide incarnée admirablement par J. Chastain. Elle doit combattre ceux qui soutiennent le port d'armes et doit convaincre 16 sénateurs de voter pour la loi Heaton-Harris, qui limiterait le port d'armes. Rien de classique dans le procès : on n'assiste pas de manière linéaire au déroulement des audiences, mais des retours en arrière expliquent, montrent la démarche de E. Sloane. On est partagé entre ses convictions nobles et ses méthodes douteuses et illégales.

"On m'a engagée pour gagner", dit Elizabeth Sloane. Au-delà du fonctionnement des lobbies, ce film porte aussi sur une question morale. Les moyens sont-ils tous bons pour arriver à ses fins ? Doit-on comme Machiavel prôner un pragmatisme politique ? De bombreux rebondissements viennent nous tenir en haleine et relancer le débat d'idées. La prestation de l'actrice principale est remarquable, en femme déterminée, manipulatrice et inflexible. Certes, ce film repose sur de nombreux dialogues, scènes de réunions mais il entrouvre une porte sur les corruptions politiques, judiciaires et les pratiques du lobbying.

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Miss Sloane, de John Madden, avec Jessica Chastain, 2016, 2h07.

autre film : Shakespeare in love

MISS SLOANE Bande Annonce (Jessica Chastain - Thriller, 2017)

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20 janvier 2018

The stranger de Na Hong-Jin : ISSN 2607-0006

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Dans the strangers, de nombreuses morts surviennent dans un village coréen. Les policiers incompétents n'arrivent pas trouver les causes de cette épidémie, qui poussent les habitants dans une folie meurtrière. Aussitôt, ces dernirs accusent un Japonais, qui vit en ermite, d'être un fantôme et de hanter les lieux. Le drame survient lorsque la fille d'un des policiers est aussi contaminée. Il décide alors de se faire justice et le chaman qui l'aide déclare : " La proie est tombée dans le piège". Mais qui est la proie ? Sur qui le piège va-t-il se refermer ?

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Entre scènes sombres et scènes burlesques, le film oscille entre plusieurs genres. Beaucoup d'événements renvoient à la vie très soporifique d'un des policiers et de sa famille : ces séquences réalistes et rustiques ne sont pas sans rappeler Mother ou Memories of murder de Bong Joon Ho ( ce que ce réalisateur appelle " le thriller rural"). En effet, The strangers s'apparente à un histoire policière avec une dimension burlesque ( chute, imbécillité des policiers) et avec des  jumps scares comiques. Mais la tension dramatique monte et peu à peu, l'enquête prend des allures de film d'horreur. Certaines séquences font penser à une sorte d'exorciste coréen tandis que d'autres rappellent des films de zombies.

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Le mélange est assez peu hollywoodien et conventionnel : point de fin heureuse et point de véritable dénouement. Il y est beaucoup question du chamanisme mais je ne sais pas si ces pratiques sont montrées avec réalisme ou vraisemblance. L'aspect sociétal réside là, dans ces différentes croyances du sud de la Corée.

Décidément, le cinéma coréen est des plus attrayants, même si c'est un cinéma souvent violent, violence présente dans Dernier Train pour Busan Yeon Sang Ho ou J'ai rencontré le diable de J. Woon Kim. J'attends toujours avec impatience les derniers films coréens et en 2017, Le tunnel de Kim Seong Hoon était représentatif de ce cinéma coréen, qui renouvelle les genres.

The stranger, Na Hong Jin, 2h36

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15 janvier 2018

Les animaux fantastiques de David Yates : ISSN 2607-0006

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Les animaux fantastiques (dont le réalisateur David Yates a aussi réalisé Harry Potter et les reliques de la mort) est une extention de l'univers d'Harry Potter, mais l'enchantement ne s'est pas produit surtout à cause du scénario  : Nobert Dragonneau arrive à New-York, dans les années 1926. Certains de ses animaux fantastiques s'échappent de sa malle emportée par un non-maj ( un moldu), Jacob Kovalski. Il est aussitôt repéré par Tina, une enquêtrice du Congrès magique des Etats-Unis. Va-t-il réussir à récupérer ses animaux ?

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Ce n'est pas une simple transposition d'un Harry Potter plus vieux dans un autre lieu. L'univers créé est différent et magnifique. Point de château enchanté comme Poudlard mais on a un mélange de reconstitution de rues de New-York et de lieux magiques. Les animaux s'amusant à se déplacer continuellement, on traverse de nombreux endroits tous magnifiquement reconstitués : les décors sont somptueux. Visuellement, c'est spectaculaire.

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Certes les décors sont magnifiques mais le film semble surtout mettre en valeurs les bêtes, délaissant un peu l'histoire. Sur ce plan-là, la gageure est réussie : les animaux s'intègrent parfaitement à l'univers new-yorkais. Les images de synthèse sont particulièrement abouties et montrent une grande imagination. 

On reprochait à Valérian d'être une succession de beaux plans comme des cartes postales, et je pense qu'on peut faire le même reproche pour ce film-ci. Peut-être que ce long-métrage ne sert que de mise en place étant donné qu'il y a une suite prévue pour 2018. C'est pourquoi le scénario m'a paru bien mince, prétexte à des prouesses numériques. Surtout, les deux personnages principaux m'ont paru assez timides, hésitants, sans charisme et je n'ai pas réussi à m'intéresser à leur sort. 

Les animaux fantastiques, david Yates, 2016, 2h13, avec Eddie Redmayne, K. Waterston

 

Les Animaux Fantastiques - Bande Annonce Finale (VF)

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13 janvier 2018

Thor, Le monde des ténèbres, Alan taylor : ISSN 2607-0006

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Thor, le monde des ténèbres ( d'Alan Taylor, qui a réalisé entre autre une saison de Game of Thrones) est beaucoup moins intéressant et prenant que le premier opus Thor : certes il y a de l'action, mais les personnages n'évoluent pas vraiment et on a peu de nouveautés.

On a donc les deux héros jeunes et beaux. Jane est possédée par l'ether ce qui attire la convoitise des elfes noirs...

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qui sont des adversaires très laids et particulièrement méchants...

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Certains passages sont très esthétiques et source d'émotions...

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... d'autres drôles comme le physicien qui explique la coincidence des neuf mondes à l'aide de chaussures ( et vous ne le voyez pas mais il est en slip dans d'autres scènes...)

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Mais l'ensemble manque de profondeur. D'ailleurs le scénario peut-être écrit sur un confetti. Cet épisode est peut-être insignifiant mais j'attends avec impatience de voir Thor ragnarock.

Thor, le monde des ténèbres, Alan Taylor, 2013, 1h52 avec Anthony Hopkins, Chris Hemsworth, Natalie Portman, Tom Hiddleston

 

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09 janvier 2018

Premier contact, Villeneuve : ISSN 2607-0006

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Les scénarios de Villeneuve sont toujours des réussites : je pense à Sicario ou Prisoners. Dans Premier contact, une linguiste Louise Banks est appelée à la rescousse par l'armée car des extra-terrestres ont débarqué sur terre. Que veulent ? Viennent-ils pour détruire la terre ? Aidée d'un astro-physicien, Louise a peu de temps pour dialoguer avec les aliens car le monde est au bord du chaos et de nombreux états sont sur la défensive... Parallèlement à ces événements, Louise a de nombreux souvenirs qui ressurgissent soudainement...

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Premier contact

images

2001, L'odyssée de l'espace

Ce qui est dommage, c'est que la présence des aliens ne semble là que pour traiter de questions qui touchent le personnage principal. D'ailleurs, les raisons de leur présence ne me semblent pas très claire. Des éléments du scénario m'ont paru incohérents : pourquoi la linguiste arrive à déchiffrer le langage alien mais eux ne semble pas pouvoir communiquer avec elle ? Comment a-t-elle fait pour créer ce langage ? La décision finale du personnage étonne, c'est un peu comme si les savoirs qu'elle avait acquis ne servaient à rien...

En revanche, Villeneuve surprend en ne voguant pas sur le genre du film à grand spectacle mais en mettant l'accent sur la communication, la découverte de l'autre, la rencontre. L'esthétique choisie semble faire signe vers l'Odyssée de l'espace ( autre film que je n'ai pas su apprécier et que je n'aurai peut-être pas compris si je n'avais pas lu le livre), qui a peut-être influencée l'histoire un peu fantastique de Louise Banks...

Premier contact, Denis Villeneuve, 2016, 1h56, avec Amy Adams, Jeremy Renner

Arrival Official Trailer 1 (2016) - Amy Adams Movie

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07 janvier 2018

Thor, Kenneth Branagh : ISSN 2607-0006

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Dans Thor, nous pouvons découvrir un des héros de Marvel atterrir sur terre, contre sa volonté, et percuté par une scientifique étudiant des phénomènes scientifiques dans le Nouveau Mexique. Nous apprenons dans un flash-back qu'il devait être couronné roi d'Asgard : lors de la cérémonie, Thor lance son marteau en l'air, ( capture d'image ci-dessous même si elle n'est pas très nette)  se fait acclamer par la foule, fait des clins d'oeil aux femmes... et surtout déclenche une guerre contre les Géants de glace.  Face à ce dieu arrogant, narcissique et immature, Odin décide de l'envoyer sur terre : le dieu du tonnerre perd tous ses pouvoirs et Mjollnir ne pourra être soulevée que par un héros de valeur...

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J'ai failli abandonner le film dans le premier quart d'heure : je trouvais les décors en toc et l'acteur tout en muscle insupportable. Puis, je me suis laissée entraîner par l'histoire : bien m'en a pris. On voit donc le héros progresser pour mériter son marteau et ses pouvoirs : comme dirait l'oncle de Spider Man, "Un grand pouvoir implique de grandes responsabilités" ! Outre l'évolution du personnage, c'est la dimension humoristique qui participe pour beaucoup à rendre attrayant ce film. L'adaptation de Thor dans un monde qui n'est pas le sien crée des décalages et du comique de situation. N'oublions pas que ce film est adapté d'un "comics", mot transparent.

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Surtout, lorsqu'on écoute les commentaires de Kenneth Branagh, dans les bonus ( il commente entièrement le film), on comprend mieux les choix du réalisateur : par exemple, les deux captures d'écran sont des images débulées. Ce choix a été fait, explique le réalisateur, pour donner du dynamisme, imiter les BD. De même, de nombreux plans ont été pensés pour mettre en scène le conflit entre le père et le fils.  Décors, costumes, choix des acteurs donnent un divertissant film d'action. Une bonne surprise...

Thor, Kenneth Branagth, 2011, 1h55, avec Chris Hemsworth, Anthony Hopkins, Natalie Portman...

autre film de Branagh : Frankenstein

THOR (VF) - Bande Annonce

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