31 mai 2018

C'est le premier, je balance tout ( juin 2019) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marineLogo d'allez vous faire lire

1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

still_logo-canva-lbdm17

Vous êtes perdus dans l'offre labyrinthique de Netflix, vous hésitez sur le choix du dernier long métrage à voir ou vous ne savez quel film voir lorsque vous êtes confortablement installé sous une couette, tout en mangeant du pop-corn ? Vous pouvez, dans ce cas, jeter un oeil sur Le bleu du miroir, écrit par plusieurs critiques, qui proposent un choix éclectique de longs métrages, séries, bilan ( le tableau des étoiles) etc... Vous pourrez découvrir, par exemple, un billet sur Burning, en compétition à Cannes, qui est un film où il ne "se passe rien" mais qu'on est diablement tenté d'aller voir.

burnin-lee-chang-dong-critique-1050x699

Burning, Lee Chang Dong

2) MES FILMS

LES DÉLICES DE TOKYO Bande Annonce (Cannes 2015)

Les cerisiers fleuris sont emblématiques du Japon. Ces arbres ponctuent mélancoliquement le film Les délices de Tokyo de Naomi Kawase, où un cuisinier Sentaro, alcoolique et solitaire, qui a perdu la joie de vivre, la retrouve à l'aide d'une vieille femme. Celle-ci, rejetée à cause de sa maladie, lui transmet l'art de cuisiner et d'être sensible par ce qui l'entoure.

Ces cerisiers métaphorisent aussi la liberté et la beauté de la nature, qui sont célébrées dans ce film, par des gros plans, qui esthétisent même le ramassage des haricots rouges. La réalisatrice filme le quotidien de ces trois personnages, Sentaro, la vieille femme et une collégienne avec délicatesse et beauté.

Les délices de Tokyo, Naomi Kawase, avec Kirin Kiki, Masatochi Nagase, Kyara Uchida, 2015, 1h53

READY PLAYER ONE - Dreamer Trailer [HD]

Avec un long travelling avant immersif et fluide, Ready player one nous invite à plonger dans un film conçu comme un jeu vidéo. Un jeune adolescent Wade Watts, qui a perdu ses parents et qui vit misérablement chez sa tante, cherche, à l'aide de 3 amis, de remporter les trois clés de l'Oasis, un monde virtuel. Ses adversaires sont IOI, une multinationale, qui exploitent financièrement et humainement des gens qui ont développé une addiction aux jeux virtuels.

" ce n'est pas qu'un jeu" ( Art3mis) : C'est plus qu'un plaisir de geek qu'offre Spielberg avec ce blockbuster. Exploitant la pop culture (Mechagozilla affrontant gundam ou la moto d'Akira côtoie la Delorean), on nous montre aussi comment le virtuel doit être complémentaire du réel et que l'univers du divertissement ne peut suffire.  Peu subtil du point de vue de l'intrigue, ce film est tout de même la vision d'un virtuose de l'image, où l'invention rivalise avec l'imagination.

Ready player one, Steven Spielberg, avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Lena Waithe, 2 h 20, 2018.

billets : Le bleu du miroirTrillian, Marilyne

Sur le web : Regnier Isabelle, "Ready player one : Steven Spielberg renoue avec son âme d'enfant", Le Monde, mis en ligne le 28 mars 2018. URL : https://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/03/28/ready-player-one-spielberg-renoue-avec-son-ame-d-enfant_5277366_3476.html

3) MES LIVRES

Ce mois-ci, j'ai relu avec bonheur Conrad ( Un avant-poste du progrès et Au coeur des ténèbres) et Annie Ernaux ( Mémoire d'une fille). Ce n'est pas la meilleure autobiographie de cette romancière mais sa lecture m'a donné envie de découvrir Les mémoires d'une jeune fille rangée et son auteur iconique Simone de Beauvoir. En revanche, les romans de Tracy Chevalier et d'Indridason peinent à innover et sont parfaitement oubliables...

41jAp94nzYLG01351

51S5nH1++uLimagesCVT_La-femme-de-lombre_1466

4) MES ACHATS

Des classiques, seulement, sont entrés dans ma PAL : Le petit maître corrigé, Arlequin poli par l'amour ( deux pièces de Marivaux), La peste écarlate de J. London, Simone de Beauvoir de Deguy et La femme rompue de Simone de Beauvoir.

9782072697050indexG01316

514yqd3elWL51FbgCbYx-Lroman-post-apo-la-peste-ecarlate

Posté par maggie 76 à 23:03 - - Commentaires [15] - Permalien [#]


01 mai 2018

C'est le premier, je balance tout ( mai 2018) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marine

Logo d'allez vous faire lire

1) MES EXPOSITIONS

476ec43d9af4f9189599f641751f3d44

En 1863, à la mort de Delacroix, Fantin-Latour rend hommage au peintre dans une huile sur toile le représentant au milieu d'écrivains tels que Baudelaire ou de peintres comme Manet. Le Louvre aussi lui rend hommage, cette année, en retraçant toute la carrière du peintre romantique à travers ses journaux montrés en milieu de parcours, ses carnets de dessins, ses prises de notes, ses traductions et ses portraits.

La mort de Sardanapale est emblématique de l'art de Delacroix : se reférant à une tragédie de Byron, le peintre a représenté le roi assyrien dans une débauche de couleurs, de luxe, de violence et de corps nus. Le mouvement et le désordre dominent dans ce tableau. Les influences littéraires prennent une grande place dans les thèmes des tableaux : Delacroix a peint aussi bien Dante et Virgile aux enfers en 1922 que Hamlet et Horatio au cimetière.

De nombreux tableaux reflètent aussi les thèmes romantiques du désespoir et de la solitude que ce soit dans Jeune orpheline au cimetière ou Le naufrage de Don Juan. Toute une partie est consacrée aussi à l'Orient et aux commandes publiques, tableaux moins connus et moins spectaculaires, car Delacroix a été tiraillé sa vie durant entre l'art et les nécessités matérielles.

Exposition Delacroix (1798-1863) du 29 Mars 2018 au 23 Juillet 2018 au Louvre, site ici.

Delacroix, une liberté toute romantique, René Grimaud, 110 p.,  Geoart, Le monde.

1200px-Eugène_Delacroix_-_La_Mort_de_Sardanapale

La mort de Sardanapale, Delacroix, 1827

2) MES FILMS

'Black Panther' Home Release Trailer

Il n'y a pas de politique dans Black Panther selon P. Rouyer (dans l'émission du cercle) mais le discours inverse est tenu par F. Saltiel dans le 28 minutes sur arte. Qu'en est-il ? T'Challa, la fameuse black Panther et roi du Wakanda, royaume d'une Afrique imaginaire, doit lutter contre Klaue qui cherche à voler les ressources du pays, le vibranium. Comme les traditionnelles adaptations des comics, Black Panther ne manque pas d'actions héroïques, de combats titanesques. Cependant, au cahier des charges attendu, le réalisateur Ryan Coogler a ajouté un conflit politique : le Wakanda doit-il rester en paix en ignorant les autres noirs souffrant dans le monde ou doit-il mener une politique internationaliste ? En outre, les images sont saupoudrés de références à la culture africaine et à l'histoire des noirs. Un super-héros supplémentaire ? Le film, valorise-t-il un message politique ? Les deux !

Film américain de Ryan Coogler. Avec Chadwick Boseman, Lupita Nyong’o, Michael B. Jordan, Daniel Kaluuya, Forest Whitaker, Martin Freeman (2 h 14).

Sur le web : Sotinel Thomas, "Black Panther" : L'afrique a enfin son super-héros sur grand écran, Le Monde, mis en ligne le 14 février 2018. URL :  http://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/02/14/black-panther-l-afrique-a-enfin-son-super-heros_5256544_3476.html#YEoqe7Lfohyct3MH.99

BUFFET FROID (bande-annonce)

 Depuis Les valseuses, Blier ne cesse de provoquer le spectateur et de refuser un cinéma " bourgeois". En quelques semaines, il a écrit Buffet froid : si le scénario paraît des plus étranges, c'est que le réalisateur n'a gardé que tout ce qui était " dingue" ( déclare-t-il dans les bonus). En effet, Alphonse ( joué par Depardieu), un chômeur, rencontre un quidam dans le métro, près de la Défense. ce dernier meurt de manière étrange : il désigne Alphonse comme son meurtrier mais ce dernier n'était pas présent au moment de sa mort puisqu'on le voit déambuler dans les couloirs de la station de métro. Un film policier ? A première vue, une enquête semble s'amorcer avec la présence d'un inspecteur venu s'installer dans le même immeuble qu'Alphonse mais on découvre assez rapidement que ce dernier n'hésite pas à tuer et évite d'arrêter les meurtriers. Commence une " mécanique du meurtres" où toutes les paroles et actions des acteurs paraissent absurdes. Ce film présente des similitudes avec le théâtre de l'absurde : "Le langage s'était désarticulé, les personnages s'étaient décomposés" ( Notes et contre-notes de Ionesco). Ce long métrage du réalisateur français contient un humour noir et une dimension réflexive, qui n'a pas du tout mal vieilli.

Buffet froid, Blier, 1979, avec G. depardieu, Michel Serrault, Carole Bouquet...

3) MES ACHATS

Quelques achats sont venus grossir ma PAL : deux livres d'Eric Vuillard, Mémoire de fille d'Annie Ernaux, A l'orée du verger de T. Chevalier et Une mémoire infaillible de S. Martinez

index9782330035990

2180922_mediumG01351index

Posté par maggie 76 à 21:51 - - Commentaires [18] - Permalien [#]

01 avril 2018

C'est le premier, je balance tout (avril 2018) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marine

Logo d'allez vous faire lire

1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

Bande-annonce - Le tombeau des lucioles

Beaucoup moins connu que Miyazaki, Takahata n'en laisse pas moins de très beaux animes comme Le tombeau des lucioles ou Pomkopo. Trillian fait une belle rétrospective illustrée, qui j'espère vous donnera envie de plonger dans le quotidien, les mythes et les contes japonais...

2) LES FILMS

gone-girl-poster3149649

J'ai pu voir ce mois-ci Phantom thread d'Anderson et The disaster artist de James Franco. J'ai continué aussi l'exploration de l'univers de Denis Villeneuve avec Enemy... J'ai visionné Gone girl mais je trouve l'univers de Fincher assez banal, pas clairement identifiable ( même si ce thriller psychologique est réussi et qu'il contient de nombreux "twists").

THE DISASTER ARTIST Trailer (2017)

Oh ! Hi lecteurs ! ( début fétiche des répliques de Wiseau dans The room). The disaster artist raconte le biopic de Tommy Wiseau qui réalise un film The room, qui deviendra un nanar culte. Inspiré de l'autobiographie de Greg Sestero, le long métrage se déroule en deux parties : une première, plutôt pathétique où l'on voit les déboires d'acteur du fantasque Wiseau, puis, une seconde, partie comique, qui révèle le tournage de The room. Le film doit être surtout vu pour la prestation de James Franco, qui incarne complètement Wiseau : un split final permet de comparer les deux films - The room et The disaster artist - et en souligne les similitudes parfaites. Toutefois, on aurait aimé en savoir plus sur le tournage du film, notamment les choix artistiques qui ont conduit à la confection de ce nanar inénarrable et les motivations des deux réalisateurs ( Quelles sont les raisons qui ont poussé Wiseau à faire ce film ? Et James Franco ? Est-ce un hommage au réalisateur ? A The room ? A lui-même ?). Un excellent film !

The disaster artist de James Franco, 2018, 1h44, avec James Franco, Dave Franco...

Enemy - Bande annonce VOST

Comme dans Premier contact Villeneuve utilise un structure assez conventionnelle de film de la rencontre avec des aliens mais pour mieux en déjouer les attentes ( les aliens ne sont pas des ennemis et ils permettent surtout de développer un drame intimiste), dans Enemy, le réalisateur semble filmer une enquête, qui est bien plus symbolique et intimiste que ne le laissent penser les apparences : un professeur d'histoire, Adam, découvre qu'un acteur a exactement le même physique que lui. Il se met donc en quête de cette personne, fasciné par cette ressemblance. En revanche, il découvre une personnalité exactement inverse de la sienne. En suivant le fil rouge de la sculpture "Maman" de Louise  Bourgeois, le spectateur comprend peu à peu la dimension psychologique de cette quête, l'araignée ayant plusieurs signifiations dans ce film, elle nous laisse sur une interprétation ambigüe de la fin... En bonus sur le DVD, on peut visionner l'après-séance du fossoyeur de film qui développe ses propres interprétations. 

Enemy de Denis Villeneuve, 2014, 1h30, avec J. Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Sara Gadon...

3) LES LECTURES

Peu de lectures ce mois-ci mais j'ai pu découvrir l'écriture autobiographique fascinante de Claude Simon et l'univers policier et historique de Férey. J'ai été déçue par l'écriture de Lola Lafon, même si le livre vaut la peine d'être lu pour son sujet : la vie de Nadia Comaneci.

la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamaislivre_galerie_978270732017951056VVLlPL

4) LES ACHATS

Après la lecture du billet de Lewrentz sur un auteur japonais, Higashino, j'ai acheté La maison où je suis mort, La prophétie de l'abeille et La lumière de la nuit. Quant au billet de Tania sur Patti Smith, elle m'a donné envie d'acquérir Les glaneurs de rêves.

41quqRSwz5LA14228

 

41nTZAUxp7L97823300046139782330050894

Posté par maggie 76 à 11:12 - - Commentaires [17] - Permalien [#]

02 mars 2018

C'est le premier, je balance tout ( mars 2018) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marineLogo d'allez vous faire lire
1) Les chroniques venues d'ailleurs

1633802880

Aimez-vous l'art nouveau ? Tania nous emmène dans une exposition art nouveau, reconstitution des magasins Wolfers : des objets luxueux, de la joaillerie sont présentés dans meubles dessinés par Horta. Un ravissement absolu ! Ci-dessous une des photographies que vous pourrez admirer sur son site...

923259223

2) MES LECTURES

Exceptées les enquêtes écrites par Runcie, mes lectures ont été des déceptions avec la trilogie Miss Peregrine et les enfants particuliers de Riggs, le roman de Beauvais et La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon dont je vous ferai bientôt un compte-rendu.

41a-43mF0+L81-osY3tJKL9782367625614-001-T

 

9782367624280-001-T9782330057824la-petite-communiste-qui-ne-souriait-jamais

4) LES FILMS

J'ai passé de très bons moments cinématographiques avec La forme de l'eau de G. del Toro, Taxi Téhéran de Panahi, Miss Sloane de Madden.

4836834taxi-teherancBihI90XaXiWEB9bFJeTC73BlWF

MADEMOISELLE (Park Chan-wook, Thriller Érotique) - Bande Annonce / FilmsActu

J'ai aussi vu Mademoiselle de Park Chan Wook : ce film coréen se déroule dans les années 1930. Il est inspiré Du  bout des doigts de Sarah Waters. Sooke et un escroc veulent capter l'héritage d'une jeune japonaise, enfermée par son oncle dans une grande demeure. Sookee entre au service de cette dernière mais leur plan va être déjoué... Et ce n'est pas la seule surprise que réserve le scénario, particulièrement retors. L'esthétique du film est à couper le souffle. Cependant, j'ai trouvé que les scènes sexuelles auraient pu être davantage implicites car toutes les dernières scènes sont très crues...

Mademoiselle, Park Chan Wook, 140 min, 2016

5) LES ACHATS

livre_galerie_2707310735 2livre_galerie_9782707320179product_9782072747687_195x320

9782367625614-001-T81-osY3tJKL2014-thor-renaissance-00

Posté par maggie 76 à 18:11 - - Commentaires [20] - Permalien [#]

03 février 2018

C'est le premier, je balance tout ( février 2018) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marine

Logo d'allez vous faire lire

1) Les chroniques venues d'ailleurs

Hamnøy –the Oldest and Most Picturesque Fishing Village in Lofoten, Norway

Savez-vous que Margotte a lancé un challenge nordique ( présentation ici) ? Il prend fin en août 2018 mais ne vous privez pas de littérature venue du Nord pour autant. Ce week-end, elle organisait un RAT et on devait soutenir les blogueuses.  C'est chose faite même si je n'ai pas pu y participer. Emma présente d'ailleurs L'heure trouble de Théorin. Je suis inscrite à ce challenge et j'ai fait quelques achats en vue de cette participation...

2) Les achats

Depuis que j'ai lu Le poisson Scorpion et L'usage du monde de Nicolas Bouvier, je commence à prendre goût à la littérature de voyage. A défaut d'arpenter des pays réels, je voyage donc grâce à ces auteurs. D'autres auteurs vont m'emmener loin comme Koyoshi ( Maiko, Journal d'une apprentie geisha) et Jaaskelainen avec Lumikko.

41Por0gx6tL7167J7g7inL51n00Pb8TKL

3) Les livres et films

Ce mois-ci n'a pas été riche en lecture mais en visionnage de films. J'ai tout de même découvert un auteur : La fille du fermier d'Harrison. Vous aimez le cinéma coréen ? Regardez The strangers. Je vous conseille aussi Nocturnal animals de Tom Ford et Premier contact de Denis Villeneuve, deux réalisateurs que j'affectionne. Dans le Marvel cinématic universe, je conseille Thor.

product_9782070468409_195x320265733118675208

118697298118685090

4) Les flops

indexMV5BMjQyODg5Njc4N15BMl5BanBnXkFtZTgwMzExMjE3NzE@205295

Parmi les films qui m'ont ennuyé, il y a Thor , le monde des ténèbres, Les animaux fantastiques, qui sont insipides ( bien que visuellement réussis) et Deadpool : je n'ai pas regardé ce long métrage jusqu'à la fin car une débauche de violence et de vulgarité m'ont déplu.

Deadpool, de Tim Miller, 1h43 avec Ryan Reynolds

Bonnes lectures pour mars...

Posté par maggie 76 à 23:13 - - Commentaires [21] - Permalien [#]


01 janvier 2018

C'est le premier, je balance tout (Meilleurs voeux 2018) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marine

Logo d'allez vous faire lire

TOPS : FILMS

Mon palmarès n'a rien d'original, surtout que j'ai vu moins de films cette année et que je n'ai pas pu voir 3 longs métrages qui me tenaient à coeur : Okja de Bong Joon Ho, Un homme intègre, et Blade runner 2049 de Villeneuve.

La planète des singes, suprématie, Matt reeves

203328

Le Caire confidentiel, Tarik Saleh

le_caire_confidential_-_affiche

Get out, Jordan Peele

487327

MV5BNzA1Njg4NzYxOV5BMl5BanBnXkFtZTgwODk5NjU3MzI@okjasingle286045854

TOPS : LIVRES

Même chose pour les livres : mes lectures se sont réduites à une peau de chagrin ! Je vais, en outre, vous présenter des livres dont je n'ai pas parlé pendant l'année mais qui m'ont marquée.

51Jmw8jNJPL

Ce roman jeunesse est une merveille : Lyra vit accompagnée de son daimon Pantalaimon et d'Erudits. Elle est intriguée par la Poussière évoquée par son oncle Lord Asriel. Lorsque son ami Roger est enlevé, Lyra part à sa recherche... De l'aventure, des psychologies développées sans infantilisation, des personnages attachants, des rebondissements où l'auteur n'a pas hésité à introduire de la cruauté, de la noirceur, plusieurs milieux inventifs. Bref, l'accumulation des qualités de ce roman pourrait être longue : une belle surprise ! J'ai hâte surtout de découvrir la suite des aventures de Lyra !

A la croisée des mondes, Le royaume du Nord, Pullman, folio 533 p.

index61036

Le regard de Ken Liu et Le poids du coeur de Montero sont deux romans qui parlent sensiblement des mêmes sujets, dans des styles très différents : ces auteurs questionnent la finitude de l'homme, notre monde contemporain, les dérives de la technologie en utilisant la structure d'une enquête.

51LXHYSWgYL

Après Piste noire où nous avons découvert un inspecteur cynique et bougon, dans Froid comme la mort, il est à nouveau confronté à meurtre : une femme est retrouvée pendue dans son salon. Suicide ? Assez rapidement, il découvre que c'est en réalité un meurtre. Mais le vrai coupable n'est pas celui qu'on croit. Voici l'inspecteur le plus désagréable, le plus mal embouché, le plus sarcastique confronté à l'anniversaire de sa maîtresse, au mauvais temps hivernal de l'Aoste, à la bêtise de ses agents, à un assassinat, qui va se résoudre avec un clin d'oeil à la littérature. Sans avoir l'air d'y toucher, avec son personnage original et avec de l'humour noir, Manzini place au coeur de son roman un problème sociétal. Dans les remerciements, Manzini souligne qu'"il y a 122 cas de féminicide en Italie, selon la Maison internationale de la femme de Rome".

Manzini, Froid comme la mort, 293 p., Folio policier.

9782705802448_1_75

Enfin, Monsieur Jabot de Topffer, l'inventeur de la BD, dont l'humour est délicieux ! Bouvier soulignait d'ailleurs "le rire qui monte de ses albums" dans Boisonnas.

tumblr_mfwmcdeZV31qig4rjo1_500

"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" (Wilde)

Bonne année & belles lectures pour 2018...

Posté par maggie 76 à 11:39 - - Commentaires [26] - Permalien [#]

24 décembre 2017

Joyeux noël 2017 ! : ISSN 2607-0006

doctor-who-bbc-christmas-ident-tardis-snow

Posté par maggie 76 à 00:10 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

09 décembre 2017

C'est le premier, je balance tout (novembre 2017) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marineLogo d'Allez vous faire lire

1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

9782749152523WEB

 Un billet intitulé "c'est le premier, je balance tout", publié le 9 du mois ne paraît pas logique. Cela ne va pas m'empêcher de vous parler littérature... Ce mois-ci, en me promenant dans le labyrinthique réseau de blogs, j'ai déniché Derniers regards de William H Gass. Peut-être connaissez-vous ce nom ? Océane en parle avec tant de passion que je l'ai noté, me promettant de l'acheter ou de le lire au plus vite : ici son billet.

9782253161134-001-T

Un autre billet passionné a occasionné un achat, celui de Claudia qui parle de la "poésie du grand nord" avec les contes d'Andersen. Je ne les connais pas tous. C'était donc l'occasion pour moi d'acheter l'édition illustrée par Dulac.

2) MES TOPS...

Commençons par une exposition : "Le théâtre du pouvoir", au édition du Louvre.

Ici, sur le site du Louvre, un aperçu de la collection. Quel rapport entre l'art et le théâtre ? Comment la scénographie du pouvoir est-elle représentée dans les arts ? Plusieurs parcours de l'Egypte ancienne, en passant par le fameux couronnement de Napoléon et en s'arrêtant sur les attributs de la République, sont détaillés. N'ayant pas l'occasion d'aller voir l'exposition, voici un livre qui comblera en partie la visualisation des oeuvres du Louvre.

theatre-du-pouvoir-petite-galerie-du-louvre

Parmi mes dernières découvertes, je vous avais parlé de Monsieur Jabot de Toepffer ("le plus féroce des bédéistes", selon Bouvier dans Histoires d'une image) qui décrit la vie de Mr Jabot. Quelle est son ambition ? Plaire aux aristocrates et se conformer aux usages du monde, à ce qui est convenu, attendu d'un homme du monde. Toepffer en profite pour le ridiculiser : Mr Jabot se retrouve ainsi accroché à un clou, tombe à de nombreuses reprises et prend feu ( ci-dessous). L'auteur se moque donc de notre personnage arrogant et suffisant. Les traits de dessins sont simples et confinent à la caricature : considéré comme le père de la BD, je rapprocherai plutôt ses planches des romans graphiques...

jabot30a-1Je continue avec constance à écouter des audiolivre : rien de mieux pour vous accompagner dans les longues files d'attentes, les trajets dans des transports en communs. Ce mois-ci, le tome 2 de la quête d'Ewilan de Bottero m'a tenu compagnie...

116560774_o

3) MES ACHATS

Ruffin est un auteur qui aborde toutes les époques et tous les genres. Etant assez surprise de voir qu'il avait même écrit une utopie, j'ai fait l'acquisition du livre, assez curieuse de voir comment il imaginait notre société dans Globalia... Même surprise devant ce titre de Balzac, Un début dans la vie, qui ne me semble pas très connu... et après ce classique, j'ai acheté un livre contemporain Réparer les vivants, qui a été adapté récemment et qui a été très médiatisé...

413cVpSFWrL51F281RJCMLGlobalia

Posté par maggie 76 à 20:13 - - Commentaires [14] - Permalien [#]

04 novembre 2017

C'est le premier, je balance tout ( octobre 2017) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marineLogo d'allez vous faire lire

1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

268716547135673770902428196051

Avec un peu de retard, je vous livre mes dernières lectures et trouvailles. Sur la route du cinéma propose plusieurs chroniques de films sortis en octobre : comme je n'ai pas eu beaucoup de temps ni pour lire, ni pour aller au cinéma, voici un petit florilège vraiment tentant. En exergue, je mets Zombillenium qui est vraiment de saison mais aussi Knok ( un cauchemar de collégienne !). Et voici le lien vers son site pour lire d'autres critiques...

2) MES LECTURES

ththHistoire-de-Mr-Jabot-Rodolphe-Töpffer-Les-Bourlapapey-Bibliothèque-numérique-romande

117630450117474767117474721

 ...MES TOPS

Plus qu'un roman, je viens de découvrir un auteur dont je lis à présent le troisième ouvrage traduit : Ken Liu.

product_9782070793105_195x320

...MES FLOPS

la-vague

Inspiré d'une histoire vraie, La vague décrit la démonstration d'un professeur : qu'est-ce qu'une dictature ? Mesurant mal les conséquences de ses leçons, l'auteur veut montrer le danger du totalitarisme. C'est un livre qui se lit facilement donnant une vision assez manichéenne et simpliste de l'embrigradement de jeunes pour une idéologie (mais finalement, peut-être qu'il n'est pas si éloigné de la réalité...). Disons, que ce message a été donné de manière plus remarquable dans La ferme des animaux par exemple...

Le livre de Strasser a été adapté en film mais je ne l'ai pas trouvé plus intéressant que le livre. Seul différence majeure, le réalisateur a transposé l'histoire en Allemagne.

3) MES ACHATS

Loin de la rentrée littéraire, quelques classiques sont venus rejoindre ma PAL...

thth51+uscKa4yL

Posté par maggie 76 à 01:44 - - Commentaires [24] - Permalien [#]

01 octobre 2017

C'est le premier, je balance tout (septembre 2017) : ISSN 2607-0006

 

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-sapinLogo d'allez-vous faire lire

Alors que la rentrée littéraire bat son plein, je n'ai pas beaucoup lu... ni écrit... Voici donc un bref bilan.

1) LES FILMS

Vive le cinéma coréen ! Il produit des films à voir absolument, dans tous les genres, tout en les mêlant et les renouvelant : il y a eu récemment une parodie de films de zombie ( Dernier train pour Busan), une film catastrophe atypique ( Le tunnel), un film postapocalyptique (The Snowpiercer), un film fantastique ( The host)... Pourtant les deux derniers films que j'ai pu voir était plutôt décevants.

J4ai

Kim Jee woon, dans J'ai rencontré le diable, filme un agent secret qui décide de venger la mort de sa fiancée. Lorsqu'il retrouve le tueur en série, il ne l'arrête pas mais fait le choix de le torturer. Le film est donc constitué de scènes violentes, d'une succession de sévices infligés au sérial killer. Le réalisateur ne nous épargne ni les détails sordides, ni la cruauté des personnages. Ce film, qui traite de la vengeance, parle aussi de la monstruosité de chacun... Un film assez éprouvant à voir.

J'ai rencontré le diable, Kim Jee Woon, 2h22, 2011

 

th

 

Navet ou parodie ? Ce film mêle fantastique et écologie : une bête féroce mange des hommes. Plusieurs hommes partent la traquer, amenant une réflexion écologique ( " la vie d'un être humain vaut plus que des pommes de terre") : cette bête est née de la pollution provoquée par les humains, qui empiètent sur son territoire. Le fond sociétal est intéressant mais les effets sont grossiers. Clairement parodique, le film exagère tant qu'on est à la limite du nanar ( manque de budget ? ) : on se moque du "gros bras" venu traquer la bête, une sorte de rambo coréen, on se moque aussi des policiers incompétents, qui font des roulés-boulés dans toutes les scènes... La bête est si mal faite qu'une peluche paraît plus réelle ( voir ci-dessous)... Il n'y a pas une personne folle mais deux... Dommage, l'excès empêche d'apprécier complètement le film.

Chaw, Shin Jung Won, 2h00, 2019

 

th

 

2) MES LECTURES sans TOP...

th

J'ai peu apprécié ma lecture de L'usage du monde de Bouvier : il raconte son voyage, partant de la Yougoslavie et aboutissant en Inde. Bouvier, ce n'est pas l'exostisme romantique des grands tours qu'il recherche, mais sa quête est à la fois géographique, historique et sociale... Pourtant, la répétition des mésaventures et un humour que je ne partage pas, m'a emmenée laborieusement vers la fin du voyage... Son récit est littéraire, total - il a intégré des dessins de Thierry Vernet et il aurait voulu y ajouter des photographies - mais ses observations n'ont pas suscité l'émerveillement qu'il a ressenti : sans doute, il y a différentes façons d'être au monde...

le paradoxe de fermi

En revanche, je vous parlerai bientôt du paradoxe de Fermi, le livre de Boutine, que j'ai trouvé très intéressant : encore de la SF intelligente...

th

Et pour terminer, j'ai découvert l'une des deux dernières pièces de Racine, ses pièces religieuses jouées par les demoiselles de Saint Cyr : Esther. Commande de Mme de Maintenon, cette tragédie mêle chant et vers. Evidemment, on est admiratif devant le vers racinien...

...LES FLOPS

th

Dans cette autobiographie, S. Tesson énonce les motivations qui l'ont conduit à se réfugier dans une cabane en Sibérie. Il décrit ce qu'il voit et ce qu'il vit, en comparant son isolement sibérien à sa vie parisienne. Autour de sa cabane, il y a de la neige, une mésange et la solitude. Puis, il y a de la neige, une mésange et la solitude. Oui, comme vous l'avez compris, j'ai trouvé son récit assez répétitif, superficiel et je n'ai pas réussi à m'intéresser aux élucubrations de l'auteur et à ses allusions quotidiennes à l'alcool, qui me semble s'éloigner de l'idée de " se retrouver soi-même".

Sylvain Tesson, Dans les forêts de Sibérie, folio, 290 p.

th

Je suis une légende de Matheson, un livre culte ? Je me suis beaucoup ennuyée en le lisant et je vous dirai bientôt pourquoi...

3) LES ACHATS

Ken Liu, L'homme qui mit fin à l'histoire, Volupté de Sainte-Beuve et merci Lewerentz pour Sidney Chambers et l'ombre de la mort, LEs mystères de Grantchester de James Runcie.

ththth

Posté par maggie 76 à 08:26 - - Commentaires [15] - Permalien [#]