31 août 2018

C'est le premier, je balance tout (août 2018) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

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Livre ebdo présente une cartographie interactive de 550 lieux réels d'oeuvres littéraires, ici. Hélas, pour beaucoup, le temps des voyages se termine et la rentrée est là, qu'elle soit livresque, scolaire ou automnale... Parmi les 567 livres présentés en cette année 2018, une sélection de romans vous est proposée aussi par Télérama ; Lire consacre son dernier numéro à la rentrée littéraire, et vous pouvez écouter les choix de France culture et de l'obs... bonnes lectures !

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2) LES FILMS

THE GUILTY Bande Annonce (2018) Thriller

Ce thriller danois, The guilty est vraiment singulier dans sa forme : recevant l'appel d'un femme kidnappée, Asger Holm, policier travaillant au centre d'appels d'urgence décide de mener l'affaire pour la sauver. Il prend donc de nombreuses décisions par téléphone concernant cet enlèvement : il fait suivre la voiture, envoie un collègue pour fouiller la maison du suspect, appelle les enfants de la femme... Parallèlement à cette enquête, on comprend qu'il a des problèmes personnels au sein de la police. Progressivement la tension monte : Asger Holm, va-t-il réussir à sauver cette femme ? Ce film est un concept car on ne voit que le policier ou le centre mais jamais les autres protagonistes : on a juste accès aux voix, aux bruits... Un twist final permet de rendre plus intéressant et profond ce film, qui m'a vaguement ennuyée. De fait, comme on ne regarde que des images similaires ( des gros plans sur le visage d'Asger), on a le temps de réfléchir sur l'enquête qui présente quelques faiblesses.

The guilty, de Möller, 1h25 avec Jakob Cedergren, 2018.

sur le web : Dasola,

 

AU POSTE Bande Annonce Teaser (Benoît Poelvoorde, Orelsan, Quentin Dupieux) 2018

Après avoir abandonné Steak, j'ai pu apprécier Au poste ! de Quentin Dupieux. Un homme (interprété par Grégoire Ludig) a retrouvé le corps d'un homme mort, au bas de son immeuble. Sa déposition est prise par un inspecteur (Benoît Poelvoorde) poussif, tatillon sur le langage et soupçonneux. S'emparant de cette situation banale, le réalisateur en fait une comédie comique et grinçante. Surtout, il développe les situations absurdes et peu sensées : les personnages peuvent intervenir dans les rêves des autres, le commissariat n'en n'est pas vraiment un... Prenons un autre exemple : d'emblée, on voit dans un lieu champêtre un chef d'orchestre presque nu, qui est arrêté. Pourquoi ? Et que fait-il presque nu ? On n'en saura rien. Comme le faisait remarquer un critique dans l'émission du cercle, Au poste ! ressemble à Buffet froid de Blier ( J'en parle ici) avec son décor urbain déshumanisé, une logique illogique, et un travail sur les dialogues. Une excellente comédie déjantée et qui pousse l'absurde très loin, servi par un duo qui fonctionne très bien...

Au poste ! de Quentin Dupieux, avec Grégoire Ludig, Benoit Poelvoorde, 1h13, 2018

Sur le web : Dasola, Trilllian, Le bleu du miroir,

DETECTIVE DEE : LA LÉGENDE DES ROIS CÉLESTES - Bande-annonce officielle VF

J'avais pu apprécier Détective Dee 2 : La légende du dragon des mers mais dans Détective Dee 3 : La légende des rois céleste, Tsui Hark se surpasse encore davantage ! Nous retrouvons donc l'inspecteur Dee, le Sherlock Holmes chinois, qui est chargé de garder une épée magique. Mais, l'impératrice Wu, qui a vécu sous la dynastie des Tang, veut sa perte pour discréditer l'empereur. Elle engage des magiciens pour lui voler l'épée. En fait, l'intrigue est très mince - l'impératrice veut régner seule et elle est prête à tout -  mais compexifiée à souhait.  Cependant, on prend un immense plaisir à voir se déployer de nombreuses fééries comme un dragon et un singe géant. Entre films d'arts martiaux et enquête policière, le réalisateur hong-kongais a réalisé un formidable blockbuster. Une scène post-générique semble faire un clin d'oeil à une autre saga américaine...

Détective Dee, La légende des rois célestes, de Tsui Hark, avec Mark Chao, Carina Lau, Feng Shaofeng, 2h18, 2018

Sur le web : Dasola, M cinéma "Détective Dee 3 : la légende céleste, la féérie du complot,

3) LES LIVRES

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Simone de Beauvoir a écrit un immense cycle autobiographique comprenant Mémoires d'une jeune fille rangée, La force de l'âge, La force des choses, Tout compte fait. On peut aussi intégrer La cérémonie des adieux, où elle relate les dix dernières années de la vie de Sartre. Elle anatomise la maladie, la perte des facultés, l'affaiblissement de Sartre, année après année, de 1970 à 1980 : cela crée une gêne et un malaise, car rien ne nous est épargné que ce soit sa dépendance physique ou que ce soit ses problèmes de dentier. Contrairement à la somme mémoriale, où elle cherche à exprimer "l'universel singulier" pour généraliser et intéresser le lecteur, dans ce récit, elle tombe dans l'anecdotique et le sordide. Toujours prolixe, Beauvoir note avec minutie toutes les actions même insignifiantes.

Certes, dans l'avant-dernier paragraphe de Tout compte fait, Beauvoir avoue ne pas être "une virtuose de l'écriture" comme Proust, Joyce ou Woolf, qu'elle cite, mais devait-elle pour autant décrire aussi platement ces 10 années de maladie de l'homme qui fut son compagnon de toute une vie ? L'exposé de faits quotidiens ne nous en dit pas davantage sur Sartre, ni sur Simone de Beauvoir, excepté sa propension à faire des compte-rendus de son emploi du temps banal.

Simone de Beauvoir, La cérémonie des adieux, Folio, 175 p.

4) LES ACHATS

 Un autre roman de Bello s'est ajouté à ma PAL ( Les funambules) ! J'ai acquis une BD Culottées de P. Bagieu et des romans policiers, La daronne de Cayre et Tout ce qu'on s'est jamais dit de NG Céleste. Je vais me lancer dans la lecture de La comédie humaine avec la Cousine Bette...

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01 août 2018

C'est le premier, je balance tout ( juillet 2018) : ISSN 2607-0006

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1) LES EXPOSITIONS

 En passant par Toulouse, j'ai pu visiter deux musées :

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Les paquebots étaient la thématique du musée de l'affiche de Toulouse, qui au tournant du début du XXeme siècle, sont devenus un moyen de transport indispensable.  Le musée se compose, malheureusement, d'une seule minuscule pièce. Cependant, les explications des affiches sont très développées et techniques. Surtout, les activités pour les enfants lors de la visite et les produits liés à l'affiche sont très intéressants.

sur le web : site du MATOU

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La fondation Bemberg rassemble les objets, tableaux, bibelots collectionnés par la baronne Mathilde de Rothschild. Cette dernière avait un goût morbide pour les vanités. Or les oeuvres de cette exposition temporaire "Même pas peur" étaient parsemés au milieu des autres objets, sur trois étages : cela crée un manque de cohérence et de continuité. Voici toutefois, quelques oeuvres marquantes de cette expo : les vanités se développent surtout en Hollande, vers 1620, dans un contexte d'iconoclasme. Le paradoxe des vanités, c'est quelles exhibent les beautés du monde tout en dénonçant l'impermanance de l'homme comme dans le tableau de van Schrieck, Serpent, capaud et papillons.

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Au XXeme siècle, on assite à la sécularisation des vanités comme avec Crâne de Jean Michel Alberola :

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Hôtel Assezat, place Assezat, 31000 Toulouse, Exposition du 29 juin au 30 septembre. Site du musée ici.

2) LES FILMS

SANS UN BRUIT : Bande-Annonce Finale VF [actuellement au cinéma]

Ce film d'horreur sort de l'ordinaire : il y a peu de dialogues et peu de bruits mais cela ne nuit pas au film. En effet, les hommes sont contraints de vivre silencieusement depuis que des aliens qui tuent tout ce qui est bruyant ont envahi la terre. On suit une famille qui lutte quotidiennent pour leur échapper. La tension ne cesse de monter grâce à un crescendo de dangers - comme un accouchement imminent - et par la découverte progressive des monstres. Ce très bon film, qui évite les images horrifiques de série B ou son personnel d'abrutis - repose aussi sur l'excellent jeu des acteurs.

Sans un bruit, John Krasinski, avec John Krasinski, Emily Blunt, 2018, 90 min

sur le web : trillian, Dasola, Le bleu du miroir, le cinéma de Durandal,

UNE PLUIE SANS FIN Bande Annonce (2018)

Une pluie sans fin est aussi un film qui donne l'impression de ne plus finir ! Quel ennui  ! Il y a peu d'actions et peu de dialogues. L'intrigue est assez plate : un gardien d'usine traque un meurtrier en série. Il tombe amoureux d'une femme suicidaire, qui ne rêve que d'ouvrir un salon de coiffure à Hong-Kong. Tout est rythmé très soporifiquement par une pluie incessante, qui finit même par diluer la critique sociale : l'anti-héros du film et ses comparses sont tous des laissés-pour-compte de la Chine, juste avant la rétrocession de Hong-Kong. Evidemment, on a de la compassion pour toutes ces pauvres victimes mais ce n'est pas suffisant pour retenir notre attention.

Une pluie sans fin de Hue Dong, avec Yihong Duan, Yiyan Jiang, 2018, 119 min

sur le web : Le bleu du miroir, Dasola,

PARANOÏA : Bande Annonce VF

Paranoia nous parle de harcèlement et de folie. Une femme ayant été harcelée, devient paranoïque et est internée de manière abusive dans un sinistre hôpital psychatrique. Le point de vue adopté est souvent celui de la jeune femme, ce qui nous fait douter de ce qu'elle dit ou voit. Est-ce réellement son harceleur qui travaille dans l'hôpital ou est-ce sa maladie qui provoque des hallucinations ? Est-elle victime d'une arnaque à l'assurance ? Surtout, le malaise et le doute sont renforcés par le cadrage et les choix techniques atypiques : les images filmés par i-phone présentent des couleurs saturées, des déformations, des contre-plongées. L'excellente technique est mise au service d'une intrigue bien menée.

Paranoïa, Soderbergh, avec Claire Foy, Juno Temple, 2018, 98 min

sur le web : Le cinéma de Durandal, Le bleu du miroir,

3) LES LIVRES

Ce mois-ci a été rempli de suspense avec l'histoire des filles au lion de Jessie Burton, Selfie de Adler Olsen, l'enquête littéraire de Bayard ( L'affaire du chien des Baskerville) et l'enquête policière de Bello ( Ada).

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4) LES ACHATS

Voici un nouveau livre sur la cognition qui a rejoint ma PAL ( Libérez votre cerveau ! d'Idriss Aberkane). J'ai fini Ada de Bello et j'ai donc acheté Roman américain et quelques nouveaux romans beauvoiriens après ma lecture d'Une mort très douce : La cérémonie des adieux et Les mandarins.

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30 juin 2018

C'est le premier, je balance tout (juillet 2018) : ISSN 2607-0006

 

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

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Canicules, période estivale, détente ! Avant de faire une pause en août, j'ai commencé Les lettres à Nelson Algren de Simone de Beauvoir, Mémoriser sans peine de Delegaigne Les petites bulles de l'attention de Lachaux et Ada Antoine Bello ( depuis ma découverte d'Enquête sur la disparition d'Emilie Brunet, je veux lire tout Bello ! J'en parlerai probablement bientôt sur ce blog). Comme vous pouvez le constater, je lis de manière obsessionnelle tout ce qui touche Simone de Beauvoir et la cognition... Mais je vais aussi emporter dans ma valise Mapuche de Férey dont j'avais beaucoup apprécié Condor, Les filles aux lions de Jessie Burton et Selfies de Jussi Adler Olsen. Et vous qu'emportez-vous sous la chaleur ?

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2) MES FILMS

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OKJA Bande Annonce VF (Netflix) Film d'Aventure Coréen, Cannes 2017

Outre ces trois films, j'ai enfin pu voir Okja. Le film était-il aussi attrayant que les précédents films de Bong Joon-ho ? Ce réalisateur sud coréen a déjà réalisé l'excellent The Host et Mémories of murder.

Comme The snowpiercer, Okja est une superproduction qui souffre un peu de son hollywoodisation par ses couleurs empruntées à Wes Andersen, une longue course poursuite traditionnelle des films américains d'action ou une amitié ressemblant à celle de Totoro. Cette surhybridation fait perdre un peu de la spécificité du style du réalisateur, même si on retrouve le burlesque ( des chutes, une gesticulation exagérée des acteurs). Okja est un cochon modifié génétiquement, élevé avec amour par Mija dans les montagnes de la Corée de Sud. Mais ce pachyderme n'a été créé qu'à des fins consuméristes sous des dehors humanistes : la société Mirando proclame haut et fort qu'elle veut résorber les problèmes d'alimentation dans le monde. Malgré ses défauts, comme une mise en place un peu lente, l'intrigue prévisible, le message convenu de la déshumanisation de la société capitaliste, Okja reste un bon film. Mais que reste-t-il de son auteur dans ce blockbuster ( et on pourrait se poser pareil question pour Thor réalisé par K. Branagh ou Jurassik world de Bayona) ? 

Okja de de Bong Joon-ho, 1h58, Avec Tilda Swinton, Jake Gyllenhaal, Paul Dano, sur Netflix, 2017

Sur le web : Entretien Télérama, "Okja : Une belle et sa bête seules contre tous" d'Isabelle Régnier M. Cinéma, Le bleu du miroir

3) MES LIVRES

Voici mes lectures éclectiques de ce mois : Une mémoire infaillible de Sébastien Martinez, La maison où je suis mort autrefois d'Higashino et La peste écarlate de J. London. Que de belles découvertes ce mois-ci !

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4) MES ACHATS

Après la lecture de l'intéressant et captivant roman d'Higashino ( La maison où je suis mort autrefois), j'ai acheté Le dévouement du suspect X. Simone de Beauvoir, est-elle encore beaucoup lu ? Je me suis plongée dans Une femme rompue et j'ai tellement apprécié son style que j'ai acquis L'invitée et Une mort très douce. On ne présente plus M. Connely : j'espère que ce volume Sur un mauvais adieu sera aussi efficace que les précédents romans de l'auteur !

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31 mai 2018

C'est le premier, je balance tout ( juin 2019) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

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Vous êtes perdus dans l'offre labyrinthique de Netflix, vous hésitez sur le choix du dernier long métrage à voir ou vous ne savez quel film voir lorsque vous êtes confortablement installé sous une couette, tout en mangeant du pop-corn ? Vous pouvez, dans ce cas, jeter un oeil sur Le bleu du miroir, écrit par plusieurs critiques, qui proposent un choix éclectique de longs métrages, séries, bilan ( le tableau des étoiles) etc... Vous pourrez découvrir, par exemple, un billet sur Burning, en compétition à Cannes, qui est un film où il ne "se passe rien" mais qu'on est diablement tenté d'aller voir.

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Burning, Lee Chang Dong

2) MES FILMS

LES DÉLICES DE TOKYO Bande Annonce (Cannes 2015)

Les cerisiers fleuris sont emblématiques du Japon. Ces arbres ponctuent mélancoliquement le film Les délices de Tokyo de Naomi Kawase, où un cuisinier Sentaro, alcoolique et solitaire, qui a perdu la joie de vivre, la retrouve à l'aide d'une vieille femme. Celle-ci, rejetée à cause de sa maladie, lui transmet l'art de cuisiner et d'être sensible par ce qui l'entoure.

Ces cerisiers métaphorisent aussi la liberté et la beauté de la nature, qui sont célébrées dans ce film, par des gros plans, qui esthétisent même le ramassage des haricots rouges. La réalisatrice filme le quotidien de ces trois personnages, Sentaro, la vieille femme et une collégienne avec délicatesse et beauté.

Les délices de Tokyo, Naomi Kawase, avec Kirin Kiki, Masatochi Nagase, Kyara Uchida, 2015, 1h53

READY PLAYER ONE - Dreamer Trailer [HD]

Avec un long travelling avant immersif et fluide, Ready player one nous invite à plonger dans un film conçu comme un jeu vidéo. Un jeune adolescent Wade Watts, qui a perdu ses parents et qui vit misérablement chez sa tante, cherche, à l'aide de 3 amis, de remporter les trois clés de l'Oasis, un monde virtuel. Ses adversaires sont IOI, une multinationale, qui exploitent financièrement et humainement des gens qui ont développé une addiction aux jeux virtuels.

" ce n'est pas qu'un jeu" ( Art3mis) : C'est plus qu'un plaisir de geek qu'offre Spielberg avec ce blockbuster. Exploitant la pop culture (Mechagozilla affrontant gundam ou la moto d'Akira côtoie la Delorean), on nous montre aussi comment le virtuel doit être complémentaire du réel et que l'univers du divertissement ne peut suffire.  Peu subtil du point de vue de l'intrigue, ce film est tout de même la vision d'un virtuose de l'image, où l'invention rivalise avec l'imagination.

Ready player one, Steven Spielberg, avec Tye Sheridan, Olivia Cooke, Ben Mendelsohn, Lena Waithe, 2 h 20, 2018.

billets : Le bleu du miroirTrillian, Marilyne

Sur le web : l'article du Monde, "Ready player one : Steven Spielberg renoue avec son âme d'enfant"

3) MES LIVRES

Ce mois-ci, j'ai relu avec bonheur Conrad ( Un avant-poste du progrès et Au coeur des ténèbres) et Annie Ernaux ( Mémoire d'une fille). Ce n'est pas la meilleure autobiographie de cette romancière mais sa lecture m'a donné envie de découvrir Les mémoires d'une jeune fille rangée et son auteur iconique Simone de Beauvoir. En revanche, les romans de Tracy Chevalier et d'Indridason peinent à innover et sont parfaitement oubliables...

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4) MES ACHATS

Des classiques, seulement, sont entrés dans ma PAL : Le petit maître corrigé, Arlequin poli par l'amour ( deux pièces de Marivaux), La peste écarlate de J. London, Simone de Beauvoir de Deguy et La femme rompue de Simone de Beauvoir.

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01 mai 2018

C'est le premier, je balance tout ( mai 2018) : ISSN 2607-0006

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1) MES EXPOSITIONS

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En 1863, à la mort de Delacroix, Fantin-Latour rend hommage au peintre dans une huile sur toile le représentant au milieu d'écrivains tels que Baudelaire ou de peintres comme Manet. Le Louvre aussi lui rend hommage, cette année, en retraçant toute la carrière du peintre romantique à travers ses journaux montrés en milieu de parcours, ses carnets de dessins, ses prises de notes, ses traductions et ses portraits.

La mort de Sardanapale est emblématique de l'art de Delacroix : se reférant à une tragédie de Byron, le peintre a représenté le roi assyrien dans une débauche de couleurs, de luxe, de violence et de corps nus. Le mouvement et le désordre dominent dans ce tableau. Les influences littéraires prennent une grande place dans les thèmes des tableaux : Delacroix a peint aussi bien Dante et Virgile aux enfers en 1922 que Hamlet et Horatio au cimetière.

De nombreux tableaux reflètent aussi les thèmes romantiques du désespoir et de la solitude que ce soit dans Jeune orpheline au cimetière ou Le naufrage de Don Juan. Toute une partie est consacrée aussi à l'Orient et aux commandes publiques, tableaux moins connus et moins spectaculaires, car Delacroix a été tiraillé sa vie durant entre l'art et les nécessités matérielles.

Exposition Delacroix (1798-1863) du 29 Mars 2018 au 23 Juillet 2018 au Louvre, site ici.

Delacroix, une liberté toute romantique, René Grimaud, 110 p.,  Geoart, Le monde.

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La mort de Sardanapale, Delacroix, 1827

2) MES FILMS

'Black Panther' Home Release Trailer

Il n'y a pas de politique dans Black Panther selon P. Rouyer (dans l'émission du cercle) mais le discours inverse est tenu par F. Saltiel dans le 28 minutes sur arte. Qu'en est-il ? T'Challa, la fameuse black Panther et roi du Wakanda, royaume d'une Afrique imaginaire, doit lutter contre Klaue qui cherche à voler les ressources du pays, le vibranium. Comme les traditionnelles adaptations des comics, Black Panther ne manque pas d'actions héroïques, de combats titanesques. Cependant, au cahier des charges attendu, le réalisateur Ryan Coogler a ajouté un conflit politique : le Wakanda doit-il rester en paix en ignorant les autres noirs souffrant dans le monde ou doit-il mener une politique internationaliste ? En outre, les images sont saupoudrés de références à la culture africaine et à l'histoire des noirs. Un super-héros supplémentaire ? Le film, valorise-t-il un message politique ? Les deux !

Film américain de Ryan Coogler. Avec Chadwick Boseman, Lupita Nyong’o, Michael B. Jordan, Daniel Kaluuya, Forest Whitaker, Martin Freeman (2 h 14), 2018.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2018/02/14/black-panther-l-afrique-a-enfin-son-super-heros_5256544_3476.html#YEoqe7Lfohyct3MH.99

BUFFET FROID (bande-annonce)

 Depuis Les valseuses, Blier ne cesse de provoquer le spectateur et de refuser un cinéma " bourgeois". En quelques semaines, il a écrit Buffet froid : si le scénario paraît des plus étranges, c'est que le réalisateur n'a gardé que tout ce qui était " dingue" ( déclare-t-il dans les bonus). En effet, Alphonse ( joué par Depardieu), un chômeur, rencontre un quidam dans le métro, près de la Défense. ce dernier meurt de manière étrange : il désigne Alphonse comme son meurtrier mais ce dernier n'était pas présent au moment de sa mort puisqu'on le voit déambuler dans les couloirs de la station de métro. Un film policier ? A première vue, une enquête semble s'amorcer avec la présence d'un inspecteur venu s'installer dans le même immeuble qu'Alphonse mais on découvre assez rapidement que ce dernier n'hésite pas à tuer et évite d'arrêter les meurtriers. Commence une " mécanique du meurtres" où toutes les paroles et actions des acteurs paraissent absurdes. Ce film présente des similitudes avec le théâtre de l'absurde : "Le langage s'était désarticulé, les personnages s'étaient décomposés" ( Notes et contre-notes de Ionesco). Ce long métrage du réalisateur français contient un humour noir et une dimension réflexive, qui n'a pas du tout mal vieilli.

Buffet froid, Blier, 1979, avec G. depardieu, Michel Serrault, Carole Bouquet...

3) MES ACHATS

Quelques achats sont venus grossir ma PAL : deux livres d'Eric Vuillard, Mémoire de fille d'Annie Ernaux, A l'orée du verger de T. Chevalier et Une mémoire infaillible de S. Martinez

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01 avril 2018

C'est le premier, je balance tout (avril 2018) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

Bande-annonce - Le tombeau des lucioles

Beaucoup moins connu que Miyazaki, Takahata n'en laisse pas moins de très beaux animes comme Le tombeau des lucioles ou Pomkopo. Trillian fait une belle rétrospective illustrée, qui j'espère vous donnera envie de plonger dans le quotidien, les mythes et les contes japonais...

2) LES FILMS

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J'ai pu voir ce mois-ci Phantom thread d'Anderson et The disaster artist de James Franco. J'ai continué aussi l'exploration de l'univers de Denis Villeneuve avec Enemy... J'ai visionné Gone girl mais je trouve l'univers de Fincher assez banal, pas clairement identifiable ( même si ce thriller psychologique est réussi et qu'il contient de nombreux "twists").

THE DISASTER ARTIST Trailer (2017)

Oh ! Hi lecteurs ! ( début fétiche des répliques de Wiseau dans The room). The disaster artist raconte le biopic de Tommy Wiseau qui réalise un film The room, qui deviendra un nanar culte. Inspiré de l'autobiographie de Greg Sestero, le long métrage se déroule en deux parties : une première, plutôt pathétique où l'on voit les déboires d'acteur du fantasque Wiseau, puis, une seconde, partie comique, qui révèle le tournage de The room. Le film doit être surtout vu pour la prestation de James Franco, qui incarne complètement Wiseau : un split final permet de comparer les deux films - The room et The disaster artist - et en souligne les similitudes parfaites. Toutefois, on aurait aimé en savoir plus sur le tournage du film, notamment les choix artistiques qui ont conduit à la confection de ce nanar inénarrable et les motivations des deux réalisateurs ( Quelles sont les raisons qui ont poussé Wiseau à faire ce film ? Et James Franco ? Est-ce un hommage au réalisateur ? A The room ? A lui-même ?). Un excellent film !

The disaster artist de James Franco, 2018, 1h44, avec James Franco, Dave Franco...

Enemy - Bande annonce VOST

Comme dans Premier contact Villeneuve utilise un structure assez conventionnelle de film de la rencontre avec des aliens mais pour mieux en déjouer les attentes ( les aliens ne sont pas des ennemis et ils permettent surtout de développer un drame intimiste), dans Enemy, le réalisateur semble filmer une enquête, qui est bien plus symbolique et intimiste que ne le laissent penser les apparences : un professeur d'histoire, Adam, découvre qu'un acteur a exactement le même physique que lui. Il se met donc en quête de cette personne, fasciné par cette ressemblance. En revanche, il découvre une personnalité exactement inverse de la sienne. En suivant le fil rouge de la sculpture "Maman" de Louise  Bourgeois, le spectateur comprend peu à peu la dimension psychologique de cette quête, l'araignée ayant plusieurs signifiations dans ce film, elle nous laisse sur une interprétation ambigüe de la fin... En bonus sur le DVD, on peut visionner l'après-séance du fossoyeur de film qui développe ses propres interprétations. 

Enemy de Denis Villeneuve, 2014, 1h30, avec J. Gyllenhaal, Mélanie Laurent, Sara Gadon...

3) LES LECTURES

Peu de lectures ce mois-ci mais j'ai pu découvrir l'écriture autobiographique fascinante de Claude Simon et l'univers policier et historique de Férey. J'ai été déçue par l'écriture de Lola Lafon, même si le livre vaut la peine d'être lu pour son sujet : la vie de Nadia Comaneci.

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4) LES ACHATS

Après la lecture du billet de Lewrentz sur un auteur japonais, Higashino, j'ai acheté La maison où je suis mort, La prophétie de l'abeille et La lumière de la nuit. Quant au billet de Tania sur Patti Smith, elle m'a donné envie d'acquérir Les glaneurs de rêves.

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02 mars 2018

C'est le premier, je balance tout ( mars 2018) : ISSN 2607-0006

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1) Les chroniques venues d'ailleurs

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Aimez-vous l'art nouveau ? Tania nous emmène dans une exposition art nouveau, reconstitution des magasins Wolfers : des objets luxueux, de la joaillerie sont présentés dans meubles dessinés par Horta. Un ravissement absolu ! Ci-dessous une des photographies que vous pourrez admirer sur son site...

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2) MES LECTURES

Exceptées les enquêtes écrites par Runcie, mes lectures ont été des déceptions avec la trilogie Miss Peregrine et les enfants particuliers de Riggs, le roman de Beauvais et La petite communiste qui ne souriait jamais de Lola Lafon dont je vous ferai bientôt un compte-rendu.

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4) LES FILMS

J'ai passé de très bons moments cinématographiques avec La forme de l'eau de G. del Toro, Taxi Téhéran de Panahi, Miss Sloane de Madden.

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MADEMOISELLE (Park Chan-wook, Thriller Érotique) - Bande Annonce / FilmsActu

J'ai aussi vu Mademoiselle de Park Chan Wook : ce film coréen se déroule dans les années 1930. Il est inspiré Du  bout des doigts de Sarah Waters. Sooke et un escroc veulent capter l'héritage d'une jeune japonaise, enfermée par son oncle dans une grande demeure. Sookee entre au service de cette dernière mais leur plan va être déjoué... Et ce n'est pas la seule surprise que réserve le scénario, particulièrement retors. L'esthétique du film est à couper le souffle. Cependant, j'ai trouvé que les scènes sexuelles auraient pu être davantage implicites car toutes les dernières scènes sont très crues...

Mademoiselle, Park Chan Wook, 140 min, 2016

5) LES ACHATS

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03 février 2018

C'est le premier, je balance tout ( février 2018) : ISSN 2607-0006

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1) Les chroniques venues d'ailleurs

Hamnøy –the Oldest and Most Picturesque Fishing Village in Lofoten, Norway

Savez-vous que Margotte a lancé un challenge nordique ( présentation ici) ? Il prend fin en août 2018 mais ne vous privez pas de littérature venue du Nord pour autant. Ce week-end, elle organisait un RAT et on devait soutenir les blogueuses.  C'est chose faite même si je n'ai pas pu y participer. Emma présente d'ailleurs L'heure trouble de Théorin. Je suis inscrite à ce challenge et j'ai fait quelques achats en vue de cette participation...

2) Les achats

Depuis que j'ai lu Le poisson Scorpion et L'usage du monde de Nicolas Bouvier, je commence à prendre goût à la littérature de voyage. A défaut d'arpenter des pays réels, je voyage donc grâce à ces auteurs. D'autres auteurs vont m'emmener loin comme Koyoshi ( Maiko, Journal d'une apprentie geisha) et Jaaskelainen avec Lumikko.

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3) Les livres et films

Ce mois-ci n'a pas été riche en lecture mais en visionnage de films. J'ai tout de même découvert un auteur : La fille du fermier d'Harrison. Vous aimez le cinéma coréen ? Regardez The strangers. Je vous conseille aussi Nocturnal animals de Tom Ford et Premier contact de Denis Villeneuve, deux réalisateurs que j'affectionne. Dans le Marvel cinématic universe, je conseille Thor.

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4) Les flops

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Parmi les films qui m'ont ennuyé, il y a Thor , le monde des ténèbres, Les animaux fantastiques, qui sont insipides ( bien que visuellement réussis) et Deadpool : je n'ai pas regardé ce long métrage jusqu'à la fin car une débauche de violence et de vulgarité m'ont déplu.

Deadpool, de Tim Miller, 1h43 avec Ryan Reynolds

Bonnes lectures pour mars...

Posté par maggie 76 à 23:13 - - Commentaires [21] - Permalien [#]

01 janvier 2018

C'est le premier, je balance tout (Meilleurs voeux 2018) : ISSN 2607-0006

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TOPS : FILMS

Mon palmarès n'a rien d'original, surtout que j'ai vu moins de films cette année et que je n'ai pas pu voir 3 longs métrages qui me tenaient à coeur : Okja de Bong Joon Ho, Un homme intègre, et Blade runner 2049 de Villeneuve.

La planète des singes, suprématie, Matt reeves

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Le Caire confidentiel, Tarik Saleh

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Get out, Jordan Peele

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TOPS : LIVRES

Même chose pour les livres : mes lectures se sont réduites à une peau de chagrin ! Je vais, en outre, vous présenter des livres dont je n'ai pas parlé pendant l'année mais qui m'ont marquée.

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Ce roman jeunesse est une merveille : Lyra vit accompagnée de son daimon Pantalaimon et d'Erudits. Elle est intriguée par la Poussière évoquée par son oncle Lord Asriel. Lorsque son ami Roger est enlevé, Lyra part à sa recherche... De l'aventure, des psychologies développées sans infantilisation, des personnages attachants, des rebondissements où l'auteur n'a pas hésité à introduire de la cruauté, de la noirceur, plusieurs milieux inventifs. Bref, l'accumulation des qualités de ce roman pourrait être longue : une belle surprise ! J'ai hâte surtout de découvrir la suite des aventures de Lyra !

A la croisée des mondes, Le royaume du Nord, Pullman, folio 533 p.

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Le regard de Ken Liu et Le poids du coeur de Montero sont deux romans qui parlent sensiblement des mêmes sujets, dans des styles très différents : ces auteurs questionnent la finitude de l'homme, notre monde contemporain, les dérives de la technologie en utilisant la structure d'une enquête.

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Après Piste noire où nous avons découvert un inspecteur cynique et bougon, dans Froid comme la mort, il est à nouveau confronté à meurtre : une femme est retrouvée pendue dans son salon. Suicide ? Assez rapidement, il découvre que c'est en réalité un meurtre. Mais le vrai coupable n'est pas celui qu'on croit. Voici l'inspecteur le plus désagréable, le plus mal embouché, le plus sarcastique confronté à l'anniversaire de sa maîtresse, au mauvais temps hivernal de l'Aoste, à la bêtise de ses agents, à un assassinat, qui va se résoudre avec un clin d'oeil à la littérature. Sans avoir l'air d'y toucher, avec son personnage original et avec de l'humour noir, Manzini place au coeur de son roman un problème sociétal. Dans les remerciements, Manzini souligne qu'"il y a 122 cas de féminicide en Italie, selon la Maison internationale de la femme de Rome".

Manzini, Froid comme la mort, 293 p., Folio policier.

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Enfin, Monsieur Jabot de Topffer, l'inventeur de la BD, dont l'humour est délicieux ! Bouvier soulignait d'ailleurs "le rire qui monte de ses albums" dans Boisonnas.

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"Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais" (Wilde)

Bonne année & belles lectures pour 2018...

Posté par maggie 76 à 11:39 - - Commentaires [26] - Permalien [#]

24 décembre 2017

Joyeux noël 2017 ! : ISSN 2607-0006

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