25 avril 2017

Emmanuel Moynot, Suite française, folio

Numérisation_20170425Même en format poche, cette bande dessinée adaptant le roman d'Irène Némirovsky est lisible et d'une grande clarté : les grandes vignettes sont faciles et agréables à lire. En outre, précédant le début de l'histoire, deux doubles pages présentent les personnages assez nombreux : la famille Péricard, les Corte, les Michaud.

On comprend pourquoi Tardi a choisi ce dessinateur Emmanuel Moynot pour lui succéder dans la série des Nestor Burma, car les dessins présentent des similitudes dans le choix du noir et blanc, des graphismes... En juin 1940, plusieurs familles partent sur les routes devant l'avancée des Allemands en France. " Voilà bien les hommes ! race égoïste et dure" (p. 135) pense Charlie Langelet, "un esthète", qui fini par voler un jeune couple un peu naïf. Un curé se fait tuer par ses jeunes protégés et un jeune homme veut participer à tout prix à la guerre mais fuit devant les réalités brutales et sordides. Ainsi voit-on plusieurs destinées se croiser révélant les aspects les plus vils des hommes face au danger, à la peur, à la situation chaotique.

Cette BD est une bonne manière de découvrir l'oeuvre d'une romancière, longtemps restée dans une malle : déportée à Auschwitz, où elle meurt, Irène Némirovsky a légué le manuscrit à ses deux filles. Il n'est publié qu'en 2006. Après cette destinée romanesque, cette oeuvre mérite d'être découverte en BD et je lirai certainement le roman, qui décrit différentes attitudes des Français, dans les années 40, sans concession.

Emmanuel Moynot, Suite française, Tempête en juin, d'après le roman d'Irène Némirovsky, 220 p.

Merci Folio pour ce partenariat !

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21 mai 2014

Tardi, La fleur au fusil / Le der des ders.

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On retrouve la touche des Adèle Blanc-sec dans Adieu Brindavoine : dans l'appareil didactique qui suit cette BD, on apprend qu'elle a été publiée dans un journal hebdomadaire. BD-feuilleton donc, elle met en scène M. Brindavoine, un dilletante, à qui Zarkhov promet un brillant avenir. Brindavoine part à Istambul à la rencontre de son mirifique destin où il fait la connaissance de Carpleasure, un exentrique anglais, qui n'hésite pas en pleine traversée du désert, menacé de mort, à boire son thé. Rêves, aventures rocambolesques, coincidences se succèdent de manière effrénée. Cette aventure très fantaisiste nous permet de faire connaissance avec un anti-héros, Brindavoine, qui va devenir soldat Dans La Fleur au fusil.

En quelques planches, où sont présents aussi les mêmes procédés de rêve, d'animation des objets, La fleur au fusil illustre la vision pacifiste de Tardi : condensé en quelques cases où domine le rouge sang, on voit des combats absurdes et sanglants mais aussi des fraternisations. Certains hommes sont métamorphosés en brute par la guerre, aveuglé par leur pouvoir. Avec des détails historiques réalistes, en employant l'argot des troupiers, Tardi dénonce la guerre avec l'évocation des désertions, des orphelines de guerre, des morts.

Tardi, Adieu Brindavoine, suivi de La fleur au fusil, Magnard Casterman, 79 p.

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Quelques thématiques sont récurrentes chez Tardi : comme les polars, la première Guerre Mondiale... Ce sont ces éléments que l'on retrouve dans Le der des ders. En 1920, le détective privé Eugène Varlot est engagé par un colonel, Fantin de Larsaudière qui soupçonne sa femme d'avoir des relations extra-conjugales. Dans des planches en noir et blanc, on découvre peu à peu une histoire de chantage, avec en arrière-fond une description du Paris de l'entre-deux-guerres, avec mille détails historiques qui ne dément pas l'intérêt de Tardi pour l'Histoire. De surcroît, un épisode sordide et trouble de 1917 est développé ; de même, les cauchemars de Varlot - ancien combattant - et l'évocation des gueules cassées permettent à Tardi de développer sa critique de la guerre. Même si les dessins me semblent souvent très surchargés, on peut voir, dans ces trois histoires, se déployer le talent de Tardi pour créer le suspense, les caricatures mais auss le comique.

Daeninckx, Le der des ders, Magnard Casterman, 107 p.

Participation au challenge le mélange des genres de Miss Léo ( catégorie BD, mon bilan)

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12 juin 2013

Posy Simmonds, Tamara Drewe/ Gemma Bovery

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                                   * p. 9, Gemma Bovery

Quel charme ont les romans graphiques** de Posy Simmonds ! Non seulement, elle sait décrire et illustrer la société contemporaine avec humour et finesse mais elle sait aussi parler littérature. Tamara Drewe s'inpire de Loin de la foule déchaînée de Thomas Hardy tandis que Gemma Bovery est une transposition ludique d'Emma Bovary. Dans Tamara Drewe, trois narrateurs nous entraînent dans le village de Stonefield, où s'ennuient de jeunes adolescents dont Casey, qui va inconsciemment provoquer bien des drames par l'envoi de textos intempestifs ou entrant par effraction chez Tamara. Quant à Tamara, une jeune journaliste londonnienne, elle déchaine les passions dans une campagne anglaise pas si idylique qu'elle en a l'air. Elle sert de cadre à la retraite studieuse d'écrivains en résidence où cohabitent Glen Larson, un universaire déserté par les muses et Nicholas Hardiman, un écrivain à succès qui est" comme une théière" autour duquel les femmes  s'empressent "comme des tasses".

Contrairement aux bandes dessinées, le mélange des textes et de la forme traditionnelle de la bande dessinée permettent de développer la psychologie des personnages et leur point de vue. Ainsi, suit-on dans Gemma Bovery à la fois les fantasmes de la jeune femme qui s'ennuie dans la campagne Normande -  qui rêve de son ex-amant- , qui n'aime pas son indolent mari et ses enfants et  en même temps, on peut suivre les pensées de Raymond Joubert, un boulanger qui bovaryse : il confond comiquement sa voisine avec l'héroïne de Flaubert.

Mais Gemma Bovery et Tamara Drewe ne sont pas de simple réécriture libre. P. Symmonds dépeint la cohabitation entre Français et Anglais dans Gemma Bovery, en mettant en scène un couple d'anglais ( les Rankin) et la vie de Raymond. Elle met aussi en image l'ennui des personnages vivant "loin de la foule déchaînée" et les inconvénient de vivre dans des petites bourgades où chacun s'épie, les difficultés du métier de journaliste ou des décoratrices dépendant des commandes, et même des problèmes de prise de poids, d'odeur d'égout dans les vieilles maisons ou de fraudes fiscales. A cela s'ajoute l'humour et la fantaisie avec l'évocation des coussins corrupteurs ( selon Glen Larson) et de vaches furieusement meurtrières ! en effet, chaque dénouement est des plus rocambolesques ! Un univers à découvrir si vous ne connaissez pas encore Posy Simmonds...

Posy Simmonds, Tamara Drewe, denoel Graphic, p 134.

Posy Simmonds, Gemma Bovery, Denoël Graphic, billet de Miss Léo.

Participation au mois anglais de Lou et titine.

* Définition dans cet article de Neuvième art 2.0

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09 juin 2013

Mysteries, Seule contre la loi, Vincent Wagner, Roger Seiter

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Après la vogue des romans victoriens, voici la mode des BD victorienne : Mysteries, Seule contre la loi est l'adaptation d'un roman de Wilkie Collins. L'adaptation en images est aussi fidèle que possible et que le permet la réduction d'une intrigue de plus de 500 pages en seulement une centaine. Cependant l'histoire reste tout à fait compréhensible : le rôle de Valéria en femme déterminée à découvrir le secret de son mari, qui porte un faux nom est bien mis en scène. Comme le personnage de Mariane dans La dame en blanc, Valéria n'hésite pas à enfreindre les codes de la bienséance pour prouver l'innocence de son mari. On retrouve une galerie de portraits comme dans beaucoup de romans de W. Collins avec la présence du "méchant" Misserimus Dexter - à la hauteur du Fosco de la Dame en blanc , Ariel, ou des excentriques comme dans  Pierre de Lune, et surtout de la présence du romancier lui-même, parfaitement et admirablement barbu !

La pluie battante de la première case annonce bien l'ambiance sinistre et glauque qui s'installe au fil des pages, où le dessinateur privilégie les couleurs froides et qui culmine avec la découverte de la maison délabrée de M. Dexter et ses abominables croutes. Mais surtout la dimension historique est particulièrement soignée : coupé, tilbury pour le décor, mitaine résille, crinoline et houppelande pour les vêtements, rien n'est oublié pour recréer l'ambiance de l'époque victorienne. L'appareil didactique final souligne le rôle joué par la système jusdiciare dans les romans de Collins, qui a fait des études de droit même s'il n'a jamais plaidé. Le format plus petit de Magnard Caterman permet, en outre, une lecture aisée en toutes circonstances !

Quelques BD victoriennes :  Le roman graphique Elinor Jones, (Lu par L'irrégulière), Le célèbre From Hell de Moor et Campbell, Peter Pan de Loisel, Professeur campbell de J. Sfar, Tea party de Nancy Pena ( lu par la petite marchande de prose), La madone de Pellini, Feredici, (Lu par Lou) , Emma de K. Mori, Clues de Mara ( lu par Clélie) .Scotland Yard, Dobbs et Perger (Lu par sookee), Venise hanté, Seiter et Vincent Wagner (lu par Cryssilda), La série Fog, Seiter et Bonin, lu par Lou, ..

Mysteries, Seule contre la loi, Vincent Wagner Roger Seiter, Magnard Casterman, 119 p. Lu par Cryssilda, syl, Titine,

Participation aux challenges British Misteries de Lou, Challenge I Love London organisé avec Titine et au mois anglais organisé par titine et Lou.

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01 juillet 2010

Cadavre exquis de Pénélope Bagieu

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Cette bande dessinée commence comme de la chick litt : une jeune femme, la vingtaine, peu cultivée et assez sotte, hôtesse d'accueil dans un salon de voitures se morfond entre un ami sans intérêt et grossier et un travail peu exaltant. Zoé vit frustrée jusqu'au jour où elle rencontre un écrivain du nom de Thomas Rocher... qui paraît bien mystérieux : pourquoi refuse-t-il de sortir de chez lui ? Quelles sont les raisons pour lesquelles il vit caché, les rideaux de son appartement toujours fermés ? Zoé croit avoir trouvé enfin le bonheur et un ami exaltant lorsque l'ex-femme de Thomas Rocher refait surface....

Mais qui est ce "cadavre exquis" présent dans le titre, plaçant ainsi cette bande dessinée sous le genre de la bande dessinée policière ? Bien qu'il n'y ait pas d'enquête traditionnelle, l'histoire prend un autre ton, plus mystérieux, sans jamais être sombre : Les milieux de l'édition ne sont pas épargnés et la figure de l'auteur y est caricaturé : égocentrique, aimant la gloire et le succès. Si les poncifs sont présents, c'est pour mieux les détourner.

L'intrigue est intéressante  même si certaines scènes sont  passablement prévisibles ou les ficelles parfois un peu grosses notamment en qui concerne la rencontre de l'auteur et de la jeune fille. On retrouve, dans le début de l'histoire, le ton déjà présent dans les séries Joséphine et Ma vie est tout à fait fascinante avec des situations cocasses liées à la vie de la jeune fille avec les conventionnelles déboires amoureux, problèmes au travail avec les collègues .... Cependant cette bande dessinée est beaucoup plus travaillée, et étoffée que les précédentes avec des dessins très vifs et colorés et décidément très agréables.  Les dialogues le sont moins, rares et plutôt légers mais cette bande dessinée aux jolies illustrations vous fera passer un agréable moment de détente...

Cadavre exquis, de P. Bagieu, Gallimard, p 124.

 

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08 janvier 2010

Le tartuffe de Molière, tome 2, de Duval et Zamzim

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J'attendais avec beaucoup d'impatience le nouveau tome du Tarfuffe qui est décidément des plus enthousiasmants et devrait réconcilier les plus récalcitrants avec un classique de la littérature française.

Ce deuxième tome regroupe les actes III, scène 1 à l'acte IV, scène 4 : Orgon s'est donc entiché d'un faux dévot au point de vouloir lui donner sa fille en mariage et de déshériter son fils au profit de Tartuffe. Il tolère même que cet hypocrite fasse la cour à sa femme ! Aveuglé par la fausse dévotion de ce fieffé coquin, il met toute la maisonnée en danger : heureusement que son beau frère Cléante et sa femme Elmire luttent pour rétablir la vérité...

Tartuffe apparaît dans toute sa forfanterie : il est gourmand, vil, menteur et coureur de jupon. Molière a su comme nul autre brocarder la fausse vertu. Tartuffe a beau parler de "haire" et de "discipline", les membres de la famille ne sont pas dupes, excepté Orgon qui est, comme dirait la servante Dorine, "tartuffié".

Le texte étant intégralement reproduit, l'intérêt réside dans la mise en image. Les dessins sont vraiment appropriées, venant illustrer à merveille les défauts dénoncés par Molière : Tartuffe est laid et Orgon niais. Le dessinateur a su rendre plus compréhensible certains passages en rajoutant des scènes, notamment l'épisode de la cassette volée par Tartuffe. Le dessinateur réalise une véritable prouesse en illustrant la célèbre scène de l'aveu de Tartuffe à Elmire : au fur et à mesure de la déclaration d'amour, le paradis remplissant l'arrière plan des cases se transforment en enfer dantesque. Les scènes sont rendues vivantes, avec brio, grâce à des images colorées et imaginatives.

Tartuffe, Tome 2, Duval et Zamzim, Delcourt, 47 p.

billet du tome 1 ici

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10 octobre 2009

Adèle et la bête de J. Tardi

 

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Tome 1 : "Adèle et la Bête".
Un scientifique arrive, par télépathie, à faire éclore un oeuf de ptérodactyle qui va semer la terreur sur Paris. Léonce Caponi, un commissaire incompétent est désigné pour mener l'enquête sur ces sanglants meurtres. Adèle Blanc-sec cherche à sauver un ami de la peine capitale pour avoir dévalisé une bijouterie... Tous ces personnages vont se croiser dans un Paris peuplé de monstres fantastiques !
A la croisée des genres, cette bande dessinée mêle une intrigue policière, teintée de fantastique dans un Paris réaliste du début du XXeme siècle. Le scénario est plein de rebondissements, de meurtres et de scènes rocambolesques : Adèle Blanc-sec finit même par s'écrier "quelle salade" au moment où un des personnages prend la parole pour apporter des éclaircissements sur les zones d'ombre de l'intrigue.
Une intrigue complexe, mais rehaussée par les dessins de Tardi. Adèle Blanc-sec, habillée en style Belle Epoque, est en fait une héroïne moderne, qui n'a pas froid aux yeux, et est difficile à cerner dans ce premier épisode.
juste un petit mot sur l'édition "classique et contemporain" de Magnard : j'aime bien ce petit format, pratique à lire et les bulles sont tout à fait lisibles.

Jacques Tardi, Adèle Blanc-sec, Adèle et la Bête, Magnard, classiques et contemporains, 69 p.

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29 septembre 2009

Broderies de Marjane Satrapi

 

 

 

 

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Marjane Satrapi, dans le prologue de cette bande dessinée, présente sa grand-mère : c'est une femme, qui a été mariée trois fois, et surtout qui n'a pas sa langue dans sa poche ! Lorsque celle-ci réunit ses amies, à la fin d'un repas, elles discutent. Mais ce terme a un sens bien particulier pour elle : " parler derrière le dos des autres est le ventilateur du coeur". De quoi parlent-elles ? Évidemment des autres femmes, des hommes, de l'amour ...

J'ai beaucoup ri en lisant la bande dessinée de M. Satrapi. C'est toujours avec autant d'humour qu'elle aborde la question de la vie des femmes en Iran. Chaque anecdote croustillante dresse un portrait intimiste et souvent cru, loin des clichés. Les situations sont cocasses mais réalistes.

Si l'écriture et le ton sont assez proches de Persepolis, son autobiographie en BD, la mise en page s'en démarque : elle est beaucoup plus libre, sans case. Mais on reconnaît le coup de crayon de l'artiste, avec ses dessins en noir et blanc.

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01 septembre 2009

Le Cid de Corneille

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Le Cid, Corneille, adapté par Mennetrier et Baillard, Petit à Petit, 240 p.

Castille, XIeme siècle. Chimène et Rodrigue s'aiment mais au moment d'officialiser leur union, le père de Chimène gifle le père de Rodrigue. Ce dernier, trop âgé, demande à son fils de le venger en engageant un duel avec Don Gomès, père de Chimène. Dilemme cornélien : Rodrigue va-til choisir l'amour ou le devoir ?  Il se dit "réduit au triste choix ou de trahir [s]a flamme ou de vivre en infâme" (acte I, sc. 6).

"A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" (acte II, sc. 2)

Cette adaptation en bande dessinée de cette tragi-comédie possède une dimension pédagogique : à la fin de la pièce, a été ajouté un complément pédagogique qui permet de mieux aborder le théâtre au XVIIeme siècle : une biographie du dramaturge, la définition des genres théâtraux et la présentation de la "querelle du Cid". Tout au long du texte, les mots spécifiques du XVIIeme siècle sont expliqués dans des notes de bas de page.

La lecture du texte de Corneille est agrémentée et facilitée par les dessins de Mennetrier et Christophe Billard. En revanche, la dimension esthétique est quelque peu absente des images qui sont traitées très simplement : peu de décors et du noir et blanc. Cependant, elles ne sont pas dénuées d'imagination et d'humour et les dessinateurs déploient un certain talent à animer les longs monologues.

Même si les dessins sont un peu austères, cette bande dessinée a le mérite de vulgariser l'un des chefs-d'oeuvre de Corneille, illustrant à merveille ce qu'on a appelé le dilemme cornélien : " l'amour n'est qu'un plaisir, l'honneur est un devoir" (acte III sc. 6)

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26 août 2009

Le crime d'Hallowen d'Agatha Christie, adapté par Chandre

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Voici un nouvel épisode des célèbres aventures d'Hercule Poirot : Lors d'une fête d'Halloween, organisée par Mrs Blake,  une enfant, prénommée Joyce, est retrouvée morte dans la bibliothèque. Juste avant d'être assassinée, elle dit à Mrs Olivers, auteur de roman policier : "J'ai déjà assisté à un vrai meurtre quand j'étais petite...". Ces paroles signent son arrêt de son mort. Mrs Olivers fait alors appel à son ami Poirot pour élucider ce meurtre...

Ce tome 15 des aventures du célèbre détective est mis en images aquarellées par Chandre. Malgré les nombreux personnages, on lit facilement cette BD policière sans cartouche et avec des dialogues sobres. Cette adaptation est agréable à lire : l'intrigue est bien ficelée et Hercule Poirot toujours aussi perspicace !

Autre adaptation en BD d'Agatha Chritie, par le même dessinateur : Témoin indésirable

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