Ete-quelque-part-des-cadavres

Été des cadavres quelque part, quel excellent roman ! Quelle bonne surprise ! Ce n'est pas un véritable roman policier même s'il y a des disparitions, des morts car il n'y a pas de véritable enquête.
La narratrice Musun est paresseuse et doit repasser pour la troisième fois son entrée en lycée. Lorsqu'elle se réveille tard chez sa grand-mère, laissée là par ses parents qui lui ont laissé juste un mot, dans le village de Duwang-ri où il n'y a pas de réseau, pas d'amis, loin de Séoul, elle est dépitée... de mauvaise foi, fainéante et drôle ! Elle ironise sur toutes ces ajummas qui triment du matin au soir dans les champs... à part quand sa grand-mère regarde un k-drama, le Dallas coréen... Tout en paressant plus que jamais, elle apprend qu'il y a eu, autrefois, dans ce village sans histoire, ce trou à rat, 4 disparitions. Que sont devenues les 4 adolescentes disparues ? Mortes ? Fugues ?
Outre le ton caustique de Musun et le comportement cabotin de la grand-mère, on découvre la vie dans cette campagne coréenne, où chacun sait tout de ses voisins... une plongée agréable et amusante dans ce petit village coréen en compagnie d'une "miss Marple" coréenne fainéante et comique !

Eté, quelques part des cadavres, Park Yeon-Seon, Matin calme, France, 2020, 326 p.