30 novembre 2018

Inside man de Spike Lee : ISSN 2607-0006

 Inside Man - Bande Annonce

Lorsqu'on commence à visionner Inside man, on pense voir un énième film de braquage de banque. Vous n'aimez pas ce genre ? Surtout, restez devant votre écran. De facto, une première surprise vous attend : une banque est attaquée à Manhattan. Rapidement, on perçoit que ces braqueurs ne sont pas de simples voleurs. Spike Lee a glissé au coeur de son film une autre problématique, bien plus riche, bien plus intéressante...

Une deuxième surprise vous cueillera : l'histoire n'est pas racontée de manière linéaire. Rapidement arrivés sur les lieux, deux inspecteurs, incarnés par Denzel Washington et Clive Owen, doivent faire face à l'ingéniosité des voleurs. Ces derniers ont habillé leurs otages de la même manière qu'eux, les rendant inidentifiables. Ils ne semblent pas assoiffés de sang, ni d'argent. Que sont-ils venus chercher dans cette banque ? Quel est leur objectif ? Mais parallèlement, on voit un défilé de témoins, c'est-à-dire les témoignages des otages, qui devraient se dérouler chronologiqement après. Bref, même déconstruite, la narration nous tient en haleine : comment les braqueurs cachés parmi les victimes du hold-up vont-ils faire sortir leur butin ?

Enfin, dernière belle surprise et non des moindres, Spike Lee n'hésite pas à utiliser tous les types de cadrages, de travelling ( la caméra fait des travellings de gauche à droite pour suivre les allées et venues d'un des braqueurs, marquant par là, la confusion du début des événements, la nervosité du bandit), les témoignages semblent filmées avec des couleurs surexposées, des travellings circulaires mettent en valeur le personnage clé de cette affaire, le directeur de la banque, etc...). La caméra de Spike Lee est particulièrement virtuose et cela confine presque à l'exercice de style, tant les mouvements de caméra se diversifient. Ce hold-up original, filmé de manière ingénieuse, ne fait pas oublier un thème qui semble tenir à coeur au réalisateur, c'est-à-dire les minorités.

Inside man de Spike Lee, Netflix, 2006, 2h10, avec Denzel Washington, Clive Oven, Christopher Plummer, Jodie Foster.

Sur le web : les mouvements de caméra Blow up,

Mandelbaum, Inside man : Spike Lee réalise un gros coup, Le monde, mis en ligne le 11 avril 2006. URL : https://www.lemonde.fr/cinema/article/2006/04/11/inside-man-spike-lee-reussit-un-gros-coup_760495_3476.html

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24 novembre 2018

Passage des ombres d'Indridason : ISSN 2607-0006

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https://www.audiolib.fr/livre-audio/passage-des-ombres-trilogie-des-ombres-tome-3-9782367627595

Dans le dernier opus de La tilogie des ombres, nous nous retrouvons dans deux époques différentes de L'Islande. Comme dans La femme de l'ombre et Dans l'ombre, "la situation" et l'histoire contemporaine sont évoquées en alternance. En effet, cette nouvelle enquête se présente comme une affaire non classée : un vieillard est retrouvé mort dans son lit avec de nombreuses coupures de presse sur une ancienne affaire de meurtre, celui d'une jeune femme morte dans le passage des ombres. Lorsqu'on découvre que ce vieil homme est Thorson, un enquêteur canadien  - qui venait en aide à Flovent dans les deux premiers opus de La trilogie des ombres -, un ancien inspecteur Konrad décide de reprendre l'affaire. Aurait-on assassiné Thorson ? L'affaire du meurtre du passage des ombres étant résolue, pourquoi Thorson continuait-il à être hanté par cette affaire ?

Indridason termine brillamment sa trilogie : enfin, il donne une grande place à l'histoire de l'Islande, non pas comme un historien, mais en créant une atmosphère susceptible de rendre compte ce qu'a été "la situation", notamment pour les femmes islandaises. Trompées et abusées par des Américains, elles vivent une difficile condition. La domination danoise, les légendes populaires, le spiritisme, le comportement des élites, l'occupation américaine prennent de l'ampleur par rapport à l'enquête plutôt simple et laborieusement expliquée dans les derniers chapitrres.

Le récit rend passionnant cette période historique et renoue avec le style des premiers romans de l'écrivain islandais où le contexte historique avait une grande importance comme dans La femme en vert ou L'homme du lac. Les dernières aventures du duo d'enquêteurs sont encore lues avec brio par Philippe Résimond : sur le site vous pouvez écouter un extrait.

Passage des ombres, la trilogie des ombres, tome 3, Indridason, audiolib, texte lu par Philippe Résimont, 8h27

autres romans : Dans l'ombre, La trilogie des ombres, tome 1, Indridason, audiolib.

La femme de l'ombre, La trilogie des ombres, tome 2, Indridason

Hiver arctique, L'homme du lac, Indridason

Le lagon noir, Indridason

Sur le web : Ferniot Christine, "Le passage des ombres, Indridason", Télérama, mis en ligne le 26 avril 2018. URL : https://www.telerama.fr/livres/passage-des-ombres,n5620571.php 

Partenariat Audiolib

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17 novembre 2018

Japon Express de Depardon : ISSN 2607-0006

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http://www.lecerclepoints.com/livre-japon-express-raymond-depardon-9782757873199.htm

De deux courts séjours au Japon, Raymond Depardon, armé de son Leica, a pris une série de "photographies de rue" au gré de ses déambulations. Personne ne pose, ce sont des des instantanés urbains qui donnent un aperçu du "Pays du Soleil-Levant" des années 2016 et 2017.

A travers une centaine de clichés, on peut donc y voir la cohabitation de l'Orient et l'Occident, des aspects traditionnels ( les kimonos) et de la modernité. Ce qui frappe dans ces images, ce sont les couleurs, dites "formica", celles des néons plus nombreuses qu'en France ou celles des habitants, des lieux... Elles tranchent avec les photos en noir et blanc qu'il avait faites en 1964 pour les Jeux Olympiques à Kyoto. Quelques mots accompagnent ces photographies, qui ne sont pas légendées. On perçoit vite son admiration pour le métro tokyoïte. De brèves annotations permettent de présenter les rituels du mariage dans les hôtels, le quartier chic de Ginza. Il prend en photographies des sujets divers, aussi bien l'empereur Akihito, des cadres, le vieillissement de la population, ou la tour Mori.

Dans l'entretien qui précède l'album ( propos recueillis par Philippe Séclier, janvier 2018 à Clamart), le photographe souligne le dépaysement d'un tel voyage : " tout est différent, tout est nouveau". On le questionne aussi sur les photographes japonais, ses références cinématographiques ( il a d'ailleurs photographié la tombe d'Ozu, un réalisateur qu'il admire)... A travers ces photographies, il nous fait partager "le premier regard, la découverte rapide" du Japon.

"On se sent là-bas réellement au coeur de ce monde qui ne cesse de bouger et de changer. Un voyage au Japon est une expériences unique" ( p. 14)

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Depardon Raymond, Japon Express, Points, 128 p.

Sur le web : France info. 2018. "Raymond Depardon : "Se rendre au Japon, c'est faire un voyage dans le temps". Animé par Jean Mathieu Pernin. Diffusé le 6 juin 2018.

Le temps d'un bivouac. 2018. "Japon Express. De Tokyo à Kyoto". Animé par Daniel Fiévet. Diffusé le

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13 novembre 2018

The chase de Kim Hong-Seon : ISSN 2607-0006

 The Chase Korean Movie Trailer

En lisant Première ici, vous pourrez apprendre que Netflix, après Dernier train pour Busan ou Psychokinesis, a acheté de nouveaux films coréens : The chase en fait partie.

Un viel homme acariâtre, Sim Deok-Soo, possédant plusieurs appartements, vient régulièrement harceler ses locataires d'un quartier misérable pour récupérer l'argent des loyers. Il est en outre serrurier. Cet homme brutal et grincheux va pourtant faire deux rencontres qui bouleversent sa vie : une de ses locataires est une jeune étudiante qui donne tout son argent à sa mère malade et qui se montre respectueuse envers lui alors que tout le monde le méprise. L'autre rencontre est celle d'un vieux locataire, un ancien inspecteur de police qui est obsédé par une affaire vieille de 30 ans et qui pense qu'un meurtrier en série a recommencé à tuer. Ce dernier est toujours en contact avec un ancien policier ( Park Pyong Dae) qui est atteint de la maladie d'Alzheimer et qui a vu les yeux du tueur. Malgré lui, notre vieux misanthrope va être embrigadé dans cette enquête lorsque la jeune étudiante disparaît après le meurtre de deux vieillards.

Si l'enquête policière structure l'ensemble du film, ce qu'on retient de ce long métrage, c'est sa dimension comique et sociétale. Le comique provient évidemment de ce duo d'enquêteurs improbables dont l'un a alzheimer et l'autre est misanthrope. On apprend d'ailleurs que Sim Deok-Soo aurait pu être soupçonné dans la première enquête, 30 ans auparavant, mais dans les papiers de l'inspecteur, on découvre qu'il a noté qu'il était trop "bête" pour les commettre, ce qui déclenche la colère de notre irascible anti-héros.

Le réalisateur met aussi en exergue la condition des personnes âgées - qui constituent une grande partie du casting - obligées d'aller manger à la soupe populaire, ou mourant seules dans des misérables logis. Néanmoins, point d'apitoiement, c'est ce même élément qui crée le comique, avec une course poursuite anti-héroïque : on voit, par exemple, notre bougon propriétaire, sur son scooter, poursuivre un jeune mais qu'il n'arrive pas à rattraper alors que ce dernier est éclopé ! Le tout culmine lorsque le vieux Park arrive à mettre au tapis une vingtaine de jeunes qui se moquaient de lui... Ainsi nous retrouvons avec plaisir l'hybridation générique commune aux films coréens.

The chase, Kim Hong-Seon, avec Yun-Shik baek, Chun Ho-Jin, 2017, Netflix, 1h50

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10 novembre 2018

L'auberge rouge de Balzac : ISSN 2607-0006

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http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-2/L-Auberge-rouge

 L'auberge rouge est une longue nouvelle, publiée en feuilleton en 1831, qui trouve place dans les "études philosophiques" de La comédie humaine. En effet, ce récit questionne le lien entre l'argent et la morale. Comme dans d'autres oeuvres de La comédie humaine, Balzac s'interroge sur les fortunes qui se sont bâties sous la Restauration. Il se penche notamment sur le cas du riche banquier Frédéric Taillefer, père de Victorine, personnage récurrent de la Comédie humaine et que l'on retrouvera notamment dans La peau de chagrin.

Lors d'un dîner, où est présent le narrateur, une jeune femme demande à leur hôte allemand, Hermann, de raconter "une histoire allemande qui fasse bien peur" ( p. 14). Un banquier souffrant, placé face au narrateur, assiste aussi à ce dîner. L'histoire se passe sur les bords du Rhin, où un homme nommé Prosper Magnan et son compagnon - Taillefer, qui n'est jamais nommé - rencontre un riche marchand qui dort sur une valise remplie d'argent. Pendant la nuit, Prosper imagine le meurtre du marchand, sort de l'auberge se changer les idées et revient apaisé de sa promenade. Le lendemain, le marchand est retrouvé mort, dans la même chambre que Prosper. Qui a tué le pauvre homme ? Tout accuse Prosper qui accepte la mort pour avoir eu en pensée l'idée de ce meurtre. Dans une deuxième partie intitulée "Les deux justices", le narrateur interroge ses convives : doit-il épouser la fille de Taillefer qui a "une mare de sang dans les terres" ( p. 59) ?

A cette question philosophique et morale, plusieurs réponses sont données : pour certains, " ainsi que la vertu, le crime a ses degrés" (p. 56 Racine, Phèdre). Pour le prêtre, l'amour justifie le mariage. C'est au lecteur de répondre, de réfléchir, étant donné l'absence de réponse : "que faire ? Messieurs, de grâce, un conseil ?" (p. 60)

Cette nouvelle, se situant en Allemagne et citant les contes d'Hoffmann, évoque des thèmes fantastiques, en vogue pendant le romantisme avec le motif du double, le pouvoir de la pensée, le monde du rêve. Balzac donne d'ailleurs de l'Allemagne une image hyperboliquement romantique, voire caricaturale : "en voyant cette terre merveilleuse, couverte de forêt, et où le pittoresque du moyen âge abonde, mais en ruines, vous concevez le génie allemand, ses rêveries et son mysticisme" (p. 20)

Enfin, l'autre aspect moral est la culpabilité d'Hermann Magnan qui préfigure l'inconscient, qui ne sera théorisé qu'un siècle plus tard, mais qu'avec  beaucoup de modernité et de vivacité, l'auteur de La peau de chagrin réussit à mettre en scène. Tout en ayant l'allure d'une nouvelle policière, Balzac examine passionnément la réalité de son temps et les profondeurs de l'âme humaine.

L'auberge rouge, Balzac, Carrés classiques, Nathan, 93 p.

Lecture commune avec Claudia (son billet ici), Miriam et Cléanthe. Une LC sur Le colonel Chabert est prévue pour le 8.12. Vous pouvez nous rejoindre, si vous le souhaitez.

La comédie humaine :

1. scènes de la vie de province : Eugénie Grandet, Le cabinet des antiques

2. scènes de la vie parisienne : La fille aux yeux d'or, La duchesse de Langeais

3. Etudes philosophiques : La peau de chagrin, L'auberge rouge

4. scènes de la vie privée : Mémoires de deux jeunes mariées, Le père Goriot, La bourse, Gobseck

5. scènes de la vie de campagne : Le lys dans la vallée

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06 novembre 2018

Quelques minutes après minuit de Bayona : ISSN 2607-0006

A Monster Calls : quelques minutes après minuit (VF)

Avant de réaliser le dernier opus de Jurassic world : fallen kingdom, Bayona a fait Quelques minutes après minuit. Cette histoire débute "comme un cauchemar" (au sens propre et figuré) nous dit une voix off : un jeune garçon est réveillé par les images cauchemardesques de sa mère qui meurt engloutie dans un cimetière et qu'il n'arrive pas à retenir. On découvre la vie d'un jeune garçon, Conor O'Malley, qui vit avec sa mère malade et qui est battu par des élèves de sa classe, à cause de sa différence : l'enfant dessine, est rêveur... Et pour cause, il se réfugie dans un monde fantastique où les arbres peuvent se déraciner et parler, voire conter des histoires. L'arbre gigantesque, qu'il voit de sa fenêtre, va prendre vie et lui apprendre par trois fictions la vérité sur sa situation qu'il n'accepte pas.

Quelle montage ! Quelle réalisation merveilleuse ! Les contes narrés sont représentés sous la forme d'animation aquarellée, chacune racontant une histoire qui n'est pas manichéenne. Même les "gentils" ( comme King Kong qu'on entrevoit à la télévision) peuvent mourir. Peuplé de symboles - comme le train, le numéro 6 ou l'arbre - comme l'explique Bayona, dans les commentaires audio, le film nous "donne une idée de la vérité mais pas de la réalité". Ce film rappelle l'esthétique et les idées du Labyrinthe de Pan de Guillermo del Toro.

Bayona tisse plusieurs sujets graves tels que le deuil, le harcèlement scolaire, le cancer et la vérité. Cette adaptation du roman de Patrick Ness analyse subtilement des sentiments et un moment de la vie particulièrement difficile, le passage à la vie adulte. En effet, les cadres ( celui des tableaux mais aussi des fenêtres et des portes) se multiplient dans le film, nous permettant de voir le passage des seuils entre le monde de l'enfance et le monde des adultes, celui du réel et de l'imaginaire. Ce merveilleux long métrage présente une grande fidélité au roman de P. Ness, écrit avec des mots simples mais dont la portée symbolique est très riche par la narration des contes. On peut regretter l'absence des illustrations de Jim Kay dans l'édition folio junior ( ci-desous, une de ses illustrations).

En bonus, les commentaires du réalisateur montrent l'envers du décor : très instructifs, les remarques de Bayona nous permettent de connaître les lieux où le film a été tourné, l'émergence de idées pour le choix des dessins, les décisions prises au moment des casting ( Les acteurs, Félicity Jones, Lewis MacDougall et Sigourney Weaver  sont excellents), les hommages cinématographiques... Ses choix artistiques révèlent son attention portée aux détails et aux couleurs, qui entrent en résonance tout au long du film pour créer un réseau de significations mettant en exergue l'importance de l'imagination dans la quête de la vérité. Le réalisateur ne cesse de répéter que le créateur doit "rompre les règles" et c'est ce qu'il a parfaitement réussi dans ce film magnifique. Un film et un livre à découvrir absolument !

Quelques minutes après minuit, Bayona, 2016, 1h48, avec Félicity Jones, Lewis MacDougall et Sigourney Weaver

 Ness, Quelques minutes après minuit, Folio junior, 192 p.

Du même réalisateur : Jurassic world : fallen Kingdom

quleques_minuteshttps://www.telerama.fr/cinema/juan-antonio-bayona-quelques-minutes-apres-minuit-parle-vraiment-de-ce-qu-est-grandir,152318.php

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03 novembre 2018

C'est le premier, je balance tout ( octobre 2018) : ISSN 2607-0006

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1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

Bandes Annonces - L'orphelinat

Halloween se termine et s'il vous manquait des idées de films, le bleu du miroir vous propose une sélection : L'orphelinat de Bayona, La mouche de Cronenberg, Simetierre, Ne t'endors pas de Mike Flanagan, Le loup-garou de Londres de Landis, The Strangers de Na Hon jin et bien d'autres références. Quant à moi, j'ai découvert Insidious  1 et 3 de James Wan, Les mauvais esprits de Johannesson.

2) LES LIVRES

J'ai continué la lecture de La comédie humaine avec Gobsek et "La bourse" et pour ceux qui veulent lire ou relire Balzac, je poursuivrai avec la lecture de "L'auberge rouge" avec Claudia le 10.11.

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 3) LES ACHATS

Après mes envies de lectures balzaciennes,  je me lance dans la lecture de romans ou essais féministes. J'ai commencé par l'achat d'un discours de Ngozi Adichie et d'un essai de l'historienne Mona Chollet  : je continuerai à vous faire part de mes découvertes du monde féminisme.

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01 novembre 2018

Insidious de James Wan : ISSN 2607-0006

 INSIDIOUS - Bande annonce - VF

Comment bien fêter Halloween ? En découvrant un classique du film d'horreur ! James Wan est un réalisateur prolifique de films d'horreur. Il a notamment réalisé Insidious et sa suite, les Saw, et Death sentence. Le synopsis d'Insidious ressemble à celui de L'exorciste : une famille déménage lorsqu'elle pense que leur maison est hantée. En effet, leur fils Dalton tombe d'une échelle et dans le coma, sans qu'on trouve d'explications médicales. Le père est universitaire et fuit l'ambiance délétère de la maison. Quant à la mère, une compositrice, elle pense devenir folle lorsqu'elle voit des manifestations surnaturelles comme la trace d'une main ensanglantée sur le draps de son fils. Elle décide de faire appel à Elise, une médium qui leur explique que leur fils est hanté car il est capable de faire des voyages astraux. Ainsi, des morts cherchent à prendre possession du corps du garçon.

Quelques jump scares, une photographie grisâtre, des apparitions sont le lot de beaucoup de films d'horreur. En revanche, la présence de deux chasseurs de fantômes venus aider Elise donne une touche d'humour à ce long-métrage fantastico-horrifique. Avec leurs jouets transformés en détecteurs de présence de l'au-delà, leur comportement puéril, ils apportent un élément comique. De fait, le film n'est pas réellement effrayant mais les représentations des cauchemars et des "voyages astraux" apportent une atmosphère gothique dans ce film assez convenu. L'au-delà apparaît comme une immense maison lynchienne avec des personnages étranges créant le malaise. Moins spectaculaire que L'exorciste, ce film très classique dans son montage se regarde sans déplaisir.

Insidious : Chapitre 3 - Bande-annonce VF

Quant à Insidious chapter 3, Elise est à nouveau présente. Quinn, une jeune fille qui vient de perdre sa mère, vient la consulter pour entrer en contact avec elle. Mais elle a un accident de voiture qui la cloue sur une chaise roulante. Préquel d'Indisious et réalisé par Leigh Whannell, ce nouvel opus de la saga reprend le même synopsis, la même représentation de l'au-delà et les mêmes personnages.

Le rythme lent dessert ce film peu inventif où Elise prend une grande importance en luttant contre les forces démoniaques. A nouveau, le film gagne un peu d'intérêt grâce à la présence des deux chasseurs de fantômes, qui donnent une tonalité à la limite parodique à ce long métrage : " ils ont l'air ridicule", déclare le père de Quinn ! Ils désamorcent toute dimension trop effrayante.  Malgré un message sur le deuil, qui donne de la profondeur à un film qui en manque, l'ensemble reste passablement ennuyeux...

Insidious de James Wan, netflix, 112 min, Patrick Wilson, Rose Byrne, Ty Simpkins

Insidious : chapter 3, Leigh Whannell, netflix, avec Lin Shaye, Stephanie Scott, 98 min

Sur le web : Rauger François, "Insidious : une famille hantée par un corps astral", Le Monde, mis en ligne le 14 juin 2011. URL : https://www.lemonde.fr/cinema/article/2011/06/14/insidious-une-famille-hantee-par-un-corps-astral_1535666_3476.html

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