28 octobre 2018

La daronne Hannelore Cayre : ISSN 2607-0006

 

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"Grande nouvelle !", nous annonce le site audiolib : La daronne de H Cayre va bientôt être réalisé par Jean Paul Salomé, avec Isabelle Huppert dans le rôle principal. Pour ceux qui ne connaissent pas encore H. Cayre, on nous indique sur la jacquette qu'elle est avocate pénaliste et qu'elle a déjà écrit Commis d'office, Comme au cinéma, Toile de maître. La Daronne a été récompensé par le Grand prix de la littérature policière et Le point du polar européen.

Une femme entreprend de raconter sa vie, notamment comment elle est devenue la "daronne". Après une enfance heureuse dans une cage dorée et mafieuse, elle perd tout à la mort de son mari. Elle devient alors traductrice-interprète judiciaire des écoutes de la brigage des stups dont un ami flic Philippe devient le capitaine. En écoutant ces conversations, elle entend des informations entre une aide-soignante qui s'occupe de sa mère et son fils, dealer, à propos d'une cargaison de drogue. Elle décide de les prévenir d'une embuscade de la police : le jeune trafiquant laisse sa cargaison dans la nature. Lorsqu'elle trouve la drogue, elle décide de l'écouler et devient "la daronne".

"La Daronne" est un personnage atypique, atteinte de synesthésie bimodale, qui lui donne envie de manger des couleurs. C'est une femme d'une cinquantaine d'année au franc-parler et peu politiquement correcte. H Cayre prend à contre-pied les caractéristiques du genre en choissisissant une héroïne, plutôt qu'un homme : elle émet des réflexions peu conventionnelles sur la mort ( sa mère est un EHPAD où le personnel est insuffisant), la société, la drogue, l'intégration des jeunes immigrés...

Le sujet et le milieu ne m'ont pas intéressée. En revanche, l'écriture humoristique, inventive (par exemple le détournement d'un proverbe "Caméléon qui louche n'amasse pas mouche" ou le comique des comparaisons avec une vieille femme s'enfuyant "comme le raptor de Jurassic Park", ) m'ont amenée jusqu'à la fin du CD. Le mélange des registres qui passe de la controverse de Valadolid au langage familier donne un style plutôt réjouissant et caustique, en faisant la satire des institutions policières, médicales... La voix claire et vivante d'Isabelle de Botton rend cette écoute très agréable. Vous Pouvez entendre un extrait ici.

La Daronne, Hannelore Cayre, Audiolib, 4h43, lu par Isabelle de Botton.

Merci Audiolib pour ce partenariat.

Sur le web : billets d'Agnès Dasola et Keisha.

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24 octobre 2018

Soleil de minuit de Jo Nesbo : ISSN 2607-0006

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Nesbo fait partie des auteurs qui entreront dans le Robert comme nous l'annonce cet article de L'express (" ces nouveaux mots qui entrent dans le dico"). La popularité de cet auteur norvégien ( biographie sur le site folio) repose sur la création d'Harry Hole, un inspecteur de police stéréotypé d'Oslo. Soleil de minuit s'inscrit dans une nouvelle série, dont le premier opus est Du sang sur la glace mais il peut être lu indépendamment, étant donné que Soleil de minuit se comprend parfaitement même sans la lecture du précédent opus.

Contruit en opposition à Harry Hole, Jon Hansen est un anti-héros : travaillant comme tueur à gage, sur un quiproquo, pour un trafiquant de drogue d'Oslo, surnommé le Pêcheur, il est obligé de fuir sa ville pour échapper au nouveau... tueur à gage de son ancien patron. Il arrive dans la Finnmarksvidda, " paysage plat, monotone et aride". " Peut-être était-ce le soleil qui brillait alors qu'on était au milieu de la nuit, ou le profond silence, ce village avaient en tout cas quelque chose d'étrangement abandonné" (p. 15) : ainsi nous présente-t-on Kasund où il n'y a pas d'hôtel, ni d'auberge et où le seul endroit où il pourra dormir est une église, puis une cabane isolée.

Cette première nuit passée dans une église lui permet de faire la connaissance de Knut, un enfant de 10 ans, et de sa mère, Léa. Cette femme est le bedeau de l'église de Laestadus, une religion ancestrale, dont le mari est peut-être mort en mer et dont Jon tombe immédiatement amoureux. Notre malheureux Jon, survivant à cette aventure grâce au valium et à l'alcool - au moins un point commun avec Harry Hole - va-t-il échapper au tueur à gage envoyé par le Pêcheur ? Trouvera-t-il assez de détermination pour ne pas se suicider ?

Les descriptions du Finnemark sont en partie tirées des voyages de l'auteur et de témoignages, en ce qui concerne la culture same et  du laestadianisme. Cependant, Soleil de minuit n'est pas un ethno-polar : on nous décrit les coutumes et la vie de ces pêcheurs du nord de la Norvège, de manière partielle, à travers les yeux du personnage principal qui découvre cette contrée. C'est l'une des nouveautés de ce roman policier, sorte "d'anti hard-boiled" où le héros n'arrive pas à tirer sur quelqu'un alors qu'il a été embauché pour cette fonction. Dépressif, Jon raconte à la première personne son histoire présente et passée, tout en faisant preuve d'autodérision. Avec Soleil de minuit, Nesbo arrive à se renouveler avec ce personnage mélancolique, qui évolue dans un Finnmark, qui ne sert pas que de toile de fond, comme dans la série des Harry Hole...

Soleil de minuit de Jo Nesbo, folio policier, 242 p.

Merci Folio pour ce partenariat.

Autres romans : Le bonhomme de neige, Police,

sur le web : Libération " Soleil de minuit. Spleen boréal", M Livres " Jo Nesbo, le gagnant,

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20 octobre 2018

Les mauvais esprits de Johannesson : ISSN 2607-0006

LES MAUVAIS ESPRITS Bande Annonce (2018)

A l'approche d'Halloween, Nefflix propose de nouveaux films horrifiques dans son catalogue, notamment Les mauvais esprits dont parle avec justesse Le bleu du miroir. Après les films d'horreur mexicains (L'échine du diable de Guillermo del Toro, L'orphelinat de Bayona), espagnols ( Les autres d'Amenabar) ou britanniques ( La dame en noir de James Watkins), un Islandais, Olaf de Fleur Johannesson, propose une variation autour du thème de la maison hantée.

Angela et son frère Jackson font croire qu'ils sont des chasseurs de fantômes. Ils sont aidés dans leur arnaque par la copine de Jackson, Beth, et un ami, amoureux d'Angela, Elliot. Avec des bruits de portes qui grincent, des voix d'outretombe pré-enregistrés, ils arrivent à duper les gens désireux de renouver avec des morts. Progressivement, Angela perçoit des formes fantomatiques : sa mère, avant elle, avait été internée car elle avait des visions. La nouvelle mission d'Angela paraît particulièrement éprouvante avec la visite d'une maison où ont eu lieu des crimes d'enfants.

Des plans fixes de la maison, des couloirs, des escaliers, et des chambres, font penser qu'il va y avoir des apparitions mais elles ne sont jamais là où on les attend. Pourtant, le réalisateur a le bon goût d'éviter les jump scares à outrance et le gore. Si ce long-métrage ressemble à un téléfilm sans photographie particulièrement belle, Johannesson a utilisé un twist pour nous tenir en haleine. Les mauvais esprits n'est pas véritablement effrayant mais arrive à bien jouer sur les frontières du vrai et du faux, du réel et de la folie. Mais ce film est trop fourre-tout ( une partie est filmé en found footage, l'héritage de la folie, une intrigue amoureuse...) et trop impersonnel pour marquer les esprits.

Les mauvais esprits, de Johannesson, netflix, avec Florence Pugh, Celia Imrie, Ben Lloyd-Hugues, 25 oct 2018, 125 min

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17 octobre 2018

Une mort très douce de Simone de Beauvoir : ISSN 2607-0006

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Dans la constellation des récits autobiographiques de Simone de Beauvoir, parmi lesquelles il y a Mémoires d'une jeune fille rangée, La force de l'âge, La force des choses, Tout compte fait et La cérémonie des adieux, on peut trouver ce texte sur l'agonie de sa mère, Françoise, qui a un cancer. Sa fille tend à lui cacher la vérité sur la gravité de la maladie, de même que le personnel médical : le titre est donc antiphrastique. " Ne la laissez pas opérer", lui conseille une infirmière. Simone de Beauvoir a peur aussi que ces opérations soient des tentatives inutiles pour sauver sa mère qui souffre beaucoup.

L'imminence de la mort transforme sa mère. Celle-ci montre un grand courage et de la vitalité. Elle accepte enfin sa part "d'animalité". En conflit avec sa fille durant sa vie, elles se réconcilient enfin. Ce conflit, la narratrice l'explique par l'éducation "spiritualiste" de sa mère, qui pense à l'aide de "cadres tout faits"( p. 80) ( "maman est entrée dans la vie corsetée des principes les plus rigiges : bienséances provinciales et morale de couventine", p. 41) ou fuit les "vérités gênantes". Elle préfère, par exemple, ignorer les infidélité de son époux. Ainsi, face à la mort, " elle renonçait aux interdits, aux consignes qui l'avaient opprimée toute sa vie". A l'inverse, Simone de Beauvoir a pris le "chemin de la contestation" et renonce au mariage bourgeois : " que le mariage bourgeois soit une institution contre nature, son cas suffisait à m'en convaincre" (p. 45).

La romancière analyse aussi les préjugés, les conditions de vie de sa mère, la question du mariage et des rapports entre les femmes et les hommes, au début du XXeme siècle. " Analyser" est le terme qui convient car l'auteur du Deuxième sexe ne s'épanche pas mais décrit  de manière sociologique et clinique les derniers instants de sa mère, ce qui lui permet de souligner le scandale métaphyphique de la mort qu'elle développera tout au long de son oeuvre romanesque (comme dans Tous les hommes sont mortels) ou de son entreprise mémoriale ( Mémoires d'une jeune fille rangée peut être perçue comme le tombeau de Zaza, l'amie de jeunesse de Simone de Beauvoir). C'est une narration qui thématiquement et styliquement peut être rapprochée d'Une femme d'Annie Ernaux et qui permet de retrouver des motifs emblématiques de l'oeuvre de Simone de Beauvoir.

Une mort très douce, Simone de Beauvoir, Folio 124 p.

 

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13 octobre 2018

La bourse de Balzac : ISSN 2607-0006

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Dans les dernières lignes du Colonel Chabert, le notaire Derville déclare :  "Nos études sont des égouts qu'on ne peut pas curer. Combien de choses n'ai-je pas apprises en exerçant ma charge ! J'ai vu mourir un père dans un grenier, sans sous ni maille, abandonné par deux filles [...] J'ai vu brûler des testaments ; j'ai vu des mères dépouillant leurs enfants, des maris volant leurs femmes, des femmes tuant leurs maris en se servant de l'amour qu'elles leur inspiraient pour les rendre fous ou imbéciles, afin de vivre en paix avec un amant" ( p. 97)*. La comédie humaine montre donc les rouages de la société sous la Restauration, une société en mutation dominée par les intérêts personnels et l'argent.

A contrario, La bourse, qui semble aussi référer à l'argent, thème omniprésent de l'univers balzacien, semble une nouvelle bien optimiste dans toute cette noirceur. Un jeune peintre, Hippolyte Shinner, tombe d'une échelle, dans son atelier, et est secouru par deux femmes, Mademoiselle Adélaïde Leseigneur et sa mère, vivant au quatrième étage, juste au-dessus de son atelier. En voulant les remercier de leur aide, il découvre leur quotidien : elles vivent dans les débris d'un ancien faste, qui amènent des doutes sur leur position sociale. Le jeune homme tombe immédiatement sous le charme de la jeune femme, qui l'aime réciproquement. Deux vieils hommes viennent tous les soirs jouer au piquet avec la mère d'Adélaïde, perdant systématiquement de petites sommes d'argent. Le jour où les deux femmes volent la bourse d'Hippolyte, il s'interroge sur le mariage qu'il espérait nouer avec Adélaïde... Sont-elles des femmes respectables ? Ont-elles volé intentionnellement la bourse ? Leur mauvaise réputation est-elle justifiée ?

Cette brève nouvelle s'insérant dans les scènes de la vie privée ne développe pas les personnages, ni un milieu et parle d'un des thèmes majeurs de la Comédie humaine : les liens matrimoniaux. Malgré quelques beaux portraits, les enjeux et les intérêts de ce récit sont bien minces et paraissent simples. Par exemple, Hipollyte est peintre mais cela n'est qu'accessoire. La Révolution, la Restauration ne sont évoquées qu'en sourdine. La bourse apparaît comme une oeuvre mineure face aux grands romans de La Comédie humaine.

La bourse de Balzac,Classiques et contemporains, Magnard, 76 p.

*Balzac, Le colonel Chabert, étonnants classiques, 97 p.

Lecture commune avec Claudia. Prochaine lecture commune : L'auberge rouge pour le 10. 11.

La comédie humaine :

1. scène de la vie de province : Eugénie Grandet, Le cabinet des antiques,

2. scène de la vie parisienne : La fille aux yeux d'or, La duchesse de langeais

3. Etudes philosophiques : La peau de chagrin

4 scène de la vie privée : Mémoire de deux jeunes mariées, Le père Goriot, La bourse, Gobseck,

5. scène de la vie de campagne : Le lys dans la vallée

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10 octobre 2018

Mission : Impossible 3 de J.J. Abrams : ISSN 2607-0006

 Mission Impossible 3 ( bande annonce VF )

Mission : Impossible 3 appartient à une franchise - comme Alien, Harry Potter, Thor... - dont chaque film est réalisé par un cinéaste différent : après Bryan de Palma et John Woo, c'est J.J. Abrams qui est au commande de ce troisième opus. Cette franchise est assez connue pour que tout le monde puisse au moins imaginer le début : on propose à l'agent secret Ethan Hunt d'accepter une mission alors qu'il se fiance à Julia. En effet, un des agents qu'il a formé est enlevé et torturé. Il doit le sauver. Il est confronté à Owen Davian, qui le menace ainsi que sa femme. Davian cherche à se procurer un objet : "patte de lapin". Est-ce que Ethan arrivera à sauver sa femme à temps ? Quel est l'objet des convoitises de Davian ? Va-t-il pouvoir le récupérer ?

Certaines scènes d'actions sont mémorables, voire, J.J. Abrams se prend parfois pour Michael Bay : on peut donc voir des combats d'hélicoptères, des explosions et encore des explosions dans la première grosse scène d'action, lorsque Ethan Hunt cherche à sauver son agent. L'action est bien filmée, notamment les scènes noctures avec Shangaï illuminée, au moment où le personnage principal doit aller chercher la "patte de lapin". Heureusement qu'il y a toutes ces scènes d'actions, car toutes celles qui concernent la vie privée d'Ethan et de sa femme sont plutôt mièvres et stéréotypées.

Comme tous les films ayant comme acteur principal Tom Cruise, il vampirise complètement ce long-métrage en étant présent dans toutes les scènes. Il faut dire que l'acteur réalise lui-même ses cascades. Maquillage, déguisements, combats, le rythme est soutenu. C'est un honnête film d'action et d'espionnage, où la patte de l'auteur n'apparaît pas vraiment.

Mission : Impossible 3, J.J. Abrams, Netflix, avec Tom Cruise, P. S. Hoffman, 2005, 126 min.

sur le web : Mission : Impossible 3 de Cécile Mury, Télérama,

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06 octobre 2018

Gobseck de Balzac : ISSN 2607-0006

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Le peseur d'or, Gérard Dou, 1664

Ce petit récit est une oeuvre peu lue de Balzac mais emblématique de son oeuvre par son thème : l'argent ( "La vie n'est-elle pas une machine à laquelle l'argent imprime le mouvement ?" p. 35). Ernest, le fils du marquis de Restaud courtise Camille, la fille de la duchesse de Grandlieu. Cette dernière ne semble pas approuver cette liaison car la comtesse de Restaud - fille du père Goriot a ruiné sa famille. Cependant, Derville, leur notaire commence une narration pour rétablir la réputation du jeune homme et favoriser ce mariage d'amour.

Son histoire est donc une analepse, où il présente Gobseck : "Il s'était changé à mes yeux en une image fantastique où se personnifiait le pouvoir de l'or" (p. 35). Ce dernier lui a prêté de l'argent, pour qu'il achète son cabinet. Ensuite, il est témoin de diverses scènes, où la comtesse Restaud, son amant Maxime de Trailles viennent lui emprunter de l'argent. Au désespoir devant l'inconduite de sa femme, le comte Restaud veut déshériter ses fils illégitimes en faveur de son premier fils, Ernest. Gobseck et Derville lui proposent donc un fidéicommis. Au moment de son agonie, la comtesse cherche désespérement à récupérer l'argent de l'héritage...

Après une longue description de Gobseck et de son "milieu", le narrateur Derville décrit les mécanismes financiers sous la Restauration. Ces deux personnages, au coeur de l'intrigue, donnent une vision de la société dominée par l'or et les intérêts personnels.  En sociologue, Balzac peint aussi le type de l'usurier mais aussi de l'aristocratie avec les portraits des Restaud et de Maxime de Trailles et de la bourgeoisie dans le personnage de Derville, le notaire.

Gobseck s'inscrit clairement dans la veine du réalisme tout en gardant une touche fantastique dans la peinture du prêteur. Passion mélodramatique, logique financière, univers réaliste sont contenus dans Gobseck, qui subsument l'univers passionnant balzacien.

Gobseck, Balzac, Carrés classiques, Nathan, 147 p.

Lecture commune avec Claudia. Prochaines lectures communes où vous pouvez nous rejoindre : "La bourse" ( 13.10) et L'auberge rouge ( 10.11)...

La comédie humaine :

1. Scène de la vie de province : Eugénie Grandet, Le cabinet des antiques

2. Scène de la vie parisienne : La fille aux yeux d'or, La duchesse de Langeais

3. Etudes philosophiques : La peau de chagrin

4. Scène de la vie privée : Mémoires de deux jeunes mariées, Le père Goriot, Gobseck

5. scène de la vie de campagne : Le lys dans la vallée

 

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01 octobre 2018

C'est le premier, je balance tout (septembre 2018) : ISSN 2607-0006

c-est-le-1er-je-balance-tout-banniere-bicolore-marineLogo d'Allez vous faire lire

1) LES CHRONIQUES VENUES D'AILLEURS

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 C'était le mois du Festival america ( présentation ici). Marilyne, sur son blog Lire et merveilles, nous présente un photoreporter français, Zen Leford, qui témoigne par ses images de la résistance des Amérindiens pour empêcher la construction d'un oléoduc  traversant leur réserve. Marilyne évoque aussi une exposition d'art inuit. Outre, ces expo, le festival propose aussi des documentaires comme The ride ou King.

2) LES FILMS

Ce mois-ci, je vous présenterai un film d'animation sorti en août 2018 et un autre plus ancien.

LES INDESTRUCTIBLES 2 Bande Annonce VF (2018)

 Voilà encore des super-héros qui reprennent du service. Alors qu'une loi empêche les Indestructibles d'intervenir dans la ville, un jeune homme décide de mettre en avant Elastigirl pour promouvoir leur image et les réhabiliter. Surgit alors un méchant démoniaque qui hypnotise nos héros et auquel doit faire face l'héroïne. Mêlant humour et actions, Les indestructibles 2 est un bon divertissement familial. L'originalité de ce film est de mettre en parallèle les pouvoirs héroïques pour sauver une ville et ceux déployés pour être un bon parent : pendant qu'Elastigirl sauve le monde, Monsieur Indestructible reste au foyer pour s'occuper de leurs trois enfants. Ce n'est pas qu'une débauche d'actions, les films de super-héros peuvent aussi aborder des problèmes sociétaux. Neuf semaines de projection ! Une belle réussite de Pixar...

Les indestructibles 2, Brad Bird, 2018

Sur le web : LEs indestructibles 2 le bleu du miroir, trillian, Dasola, Le monde cinéma

Mon Voisin Totoro - Bande annonce (ressortie 2018)

Mon voisin Totoro est un des films cultes des studios Ghibli qui a fêté ses 30 ans. On peut voir, dans ce film d'animation de Miyazaki, un père et deux filles, Mei et Satsuki, s'installant à la campagne pour se rapprocher du lieu où leur mère est hospitalisée. Là, les deux petites filles découvrent les beautés de la nature et des dieux qui ne sont perceptibles que grâce à leur imagination d'enfant. Elles font donc la rencontre de noiraudes, de Totoro qui vole sur une toupie (!), l'esprit de la forêt et d'un chat-bus carrollien qu'on voudrait tous emprunter ! Le chagrin de l'absence de la mère est compensée par les joies du quotidien : observer des plants pousser, aller apporter un parapluie à leur père à la descente du bus, se perdre dans un tunnel de verdure pour retrouver Totoro... Certes l'intrigue est bien mince par rapport à Princesse Monoke ou Le château dans le ciel, mais de ce paysage rural et réaliste, Miyazaki réussit à faire surgir un univers fabuleux, un imaginaire lié à l'animisme...

Mon voisin Totoro, Miyazaki, 1h27, 2002

sur le web : les inrockuptibles, le bleu du miroir, Télérama...

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3) LES LIVRES

Ce mois-ci, je me suis lancée dans La Comédie humaine avec Le cabinets des antiques de Balzac. Suite au commentaire de Claudia, je signale une lecture commune avec Claudia de Gobseck pour le 6.10. Vous pouvez nous rejoindre !  J'ai aussi renoué avec plaisir avec le genre de la BD en lisant Culottées 2 de Pénélope Bagieu. Et j'ai enfin découvert trois auteurs que je désirais lire depuis un moment : Kasischke, Céleste Ng et Magaret Atwood.

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4) LES ACHATS

Trois auteurs coréens sont venus rejoindre ma PAL (La dénonciation de Bandi, Bienvenue de Kim Yi Seol, Ma mémoire assassine de Kim Young Ha) ainsi que Les fantômes du vieux pays de Nathan Hill et Soleil de minuit de Nesbo. Merci Emma pour l'envoi du livre de Lodge, un homme de tempérament ( son billet ici).

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