51s+w84X1CL

Si vous êtes "indridasonifié", vous aimerez ce nouvel opus des enquêtes de l'inspecteur Erlendur : de facto, point de surprise. Dans Le lagon noir, deux enquêtes parallèles sont menées. L'une concerne la disparition, vieille d'une quarantaine d'années, d'une jeune fille, l'une des obsessions de l'inspecteur, qui a lui-même vécu la disparition d'un être cher. L'autre enquête nous amène à découvrir un meutre lié à une base américaine, installée en Islande.

La lenteur de l'enquête, peu de violence, peu de rebondissements caractérisent ce roman policier. Habituellement, se déploie un arrière-fond historique plutôt riche comme dans L'homme du lac, ce qui n'est pas le cas ici : la présence de la base américaine est traitée de manière superficielle même si l'auteur s'étend davantage sur les relations entre les deux cultures. En effet, de nombreux dialogues s'attardent sur les liens de la victime avec une américaine, sa soeur malade d'un cancer, et l'ami de celle-ci, un journaliste... et les mauvaises relations de la police islandaise avec la base américaine.

En outre, on regrette de ne pas en savoir davantage sur Marion Briem et Erlendur, en tant que jeunes enquêteurs. Marion est parfois évoquée dans d'autres enquêtes mais l'auteur ne s'étend pas sur leur vie personnelle, contrairement aux romans précédents. L'écoute est assez brève et le roman est agréablement lu par Jean-Marc Delhausse ( comédien vivant à Bruxelles) mais l'enquête est moins prenante que  La cité des Jarres ou Hypodermie...

Le lagon noir, Indridason, Audiolib, 10 h04. Vous pouvez écouter un extrait ici

Merci Audiolib pour ce partenariat.

sur ce blog, billet d'hiver arctique et L'homme du lac,