9791093749129

Ah ! Comme on savait écrire des intrigues créant le supense au XIXeme siècle ! Même si j'ai déjà lu ce roman, je n'ai pas hésité une seconde à replonger dans la lecture du roman feuilleton de Rymer.

Dès le premier chapitre, un barbier au physique effrayant brutalise son apprenti pour qu'il ne révèle pas d'éléments sur les événements pouvant survenir dans son échoppe. Mais quel événement peut-il bien advenir dans la boutique d'un barbier ? Un personnage inquiétant et une disparition inaugurale ouvrent mystérieusement cette diabolique histoire.

La préface rappelle que le roman a été d'abord publié sous la forme de feuilleton en 1850. Cela implique quelques redites - notamment l'histoire de Johanna et de son malheureux prétendant, Mark Ingestrie - qu'on nous raconte à de multiples reprises. Mais elles ne nuisent pas à l'intérêt qu'on peut porter à l'intrigue de ce roman, précurseur du genre policier gothique. En effet, Johanna se met en quête de son amant, à l'aide d'une romanesque amie, qui croit pouvoir trouver la solution dans la lecture de ses romans, et à l'aide d'un magistrat. A cette recherche, s'ajoute des déguisements, des rebondissemnts multiples, des brigands, des anciens caveaux abritant des secrets.

La publication en feuilleton - genre populaire - fait oublier que ce roman tient un discours ur la mentalité de son époque : des femmes sont enfermées dans des asiles pour leur usurper leur héritage, des bigottes sont ridiculisées, des fils refusent de suivre le destin imposé par leur père... Sous des apparences moralisatrices - le narrateur est souvent sentencieux - le récit se fait parfois surbversif ou humoristique.

Cette nouvelle édition du livre, nous dit la préface, a vocation de retoruner à l'origine de la légende du barbier, de nous faire découvrir un auteur et une histoire oubliée. Alors lisez cette histoire dont voici les premières lignes : " C'était bien avant que Fleet Street n'eût gagné l'importance que nous lui connaissons aujourd'hui. Geroge III était encore jeune et les deux stratues qui sonnaient habituellement les carionns de la vieille église de Saint Dustan étaient le sommet de leur gloire - c'est-à-dire qu'elles gênaient énorménent les garçons de course dans leur travail en faisant l'objet d'une vive curiosité parmi les campagnard"...

J.M. Rymer, Sweeny Todd, Le diabolique barbier de Fleet Street, 344 p., Mon billet

Merci aux Tind Editions pour ce partenariat