30 août 2014

Au mois de septembre 2014... : ISSN 2607-0006

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Le mois de septembre est pour certain simplement annonciateur de l'automne, pour d'autres, c'est la rentrée. Mois spleenétique, s'il en est... Mais cette rentrée sera peut-être studieuse pour les élèves, fastueuse pour la rentrée littéraire, et challengesque aussi ! Alors que se clôt le challenge I love London avec ma copine Titine, que je remercie ainsi que les participantes ( son bilan ici car j'ai été incapable de mettre à jour les liens correctement !), d'autres débutent comme le mois américain organisé par Titine. Je voulais aussi signaler le challenge Tous risques lancé par Aaliz et le challenge Un an en Irlande organisé par Cryssilda auxquels, je vais essayer de participer !

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Quoi de neuf ? Shelbylee fait un très beau panorama des séries à venir. Actuellement, vous pouvez aussi suivre la saison 1 de whitechapel et de Ripper Street. thefrenchbooklover aborde aussi quelques séries. Mrs Figgs a été déçue par le dernier roman de N. Solomons : La galerie des maris disparus. Keisha a déjà commencé en beauté et avec plaisir la rentrée littéraire avec Hérétiques de Padura, de même que Margotte avec la peau de l'ours de Joy Sorman . Alice nous parle d'un peintre préraphaélite à travers la lecture de E. McGregor, La jeune fille au miroir vert. Parmi les auteurs contemporains, Miss léo a chroniqué Aristote, mon père de A . Lyon et pour égayer cette rentrée grisâtre, rien ne vaut La fin du monde a du retard de J-M Erre selon Shelbylee.

Je rappelle quelques dates de LC :

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- 10/09 Les mémoires d'Hadrien, Yourcenar avec alison, Claudia, Praline, Océane et Margotte.

-30/ 09 Le discours de la servitude, La Boétie avec Claudia, Océane, Margotte.

Dans mes derniers achats, se trouvaient Marguerite Yourcenar de Savigneau, Les nouvelles orientales de Yourcenar, Napoléon de Jean Tulard, Le vieil homme et la mer, Une drôle de traversée, Histoire naturelle des morts,  Pour qui sonne le glas, L'adieu aux armes, Le soleil se lève aussi, d'Hémingway, La vie des douze César de Suétone, Les annales de Plutarque, et le conte d'hiver de Shakespeare. Mon catalogue virgilien est terminé ! Bonne lecture et bonne rentrée à tous !

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26 août 2014

Flaubert, Salammbô : ISSN 2607-0006

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Roman historique, Salammbô décrit la guerre inexpiable : la révolte des mercenaires contre Carthage en 264. Le roman commence au moment où les soldats mercenaires sont rassemblés dans les jardins d'Halmicar qu'ils ravagent dans l'attente d'être payés. Mais les oligarches rusent pour ne pas les rétribuer. Comme le soulignait Sainte-Beuve, "L'érudition, qui peut jeter un pont, nous refroidit en même temps et nous glace. On ne peut recomposer la civilisation antique de cet air d'aisance et la ressusciter tout entière" ( article du Constitutionnel). Quel reproche injustifié ! On prend plaisir au contraire à découvrir Carthage et son histoire. Effectivement, l'érudition philologique rend difficile la lecture des premières pages mais un glossaire aide à la compréhension des mots spécifiques à cette civilisation. Bien sûr, l'Histoire présentée dans Salammbô - dont les sources sont Polybe, Hérodote... - est une Histoire fantasmée, une Histoire romantique comme Hugo l'a pu aussi écrire. Elle s'inscrit bien dans le goût de l'orientalisme des Romantiques bien que Flaubert s'en défende et déclare dans sa réponse à l'article du constitutionnel : " je n'ai point fait une Carthage fantastique". Ainsi, si Flaubert ( biographie sur le site Larousse) reconstitue une Carthage historique, c'est la narration qui apparaît comme romanesque.

A cause, peut-être, du procès de Madame Bovary, Flaubert proteste contre "la pointe d'imagination sadique" que lui attribue Sainte-Beuve dans un de ses articles du Constitutionnel... Certes, le roman commence comme un poème parnassien, empli de parfums, de couleurs : " Les flammes oblongues tremblaient sur les cuirasses d'airain. toutes sortes de scintillements jaillissaient des plats incrustés de pierres précieuses. Les cratères, à bordure de miroirs convexes, mutipliaient l'image élargie des choses ; les soldats se pressant autour s'y regardaient avec ébahissement et grimaçaient pour se faire rire." Puis, au fur et à mesure de la découverte des conflits qui opposent les deux camps, on découvre des lions et des hommes cruxifiés, des hommes mourant de faim, le martyre de Matho dont on ne distingue plus les liens qui le retiennent captifs de ses tendons... C'est péniblement que j'ai fini le roman tant il m'apparaissait comme un château sadien. C'est aussi, peut-être, parce que Matho et Salammbô, qui succombent sous les sorts les plus cruels, m'apparaissaient comme des héros romantiques, auxquels je me suis attachée, et que leur destin m'ont davantage touchée que le rôle d'Halmicar ou même des mercenaires... Salammbô est donc un roman à la fois poétique, historique mais aussi d'une grande férocité.

Flaubert, Salammbô, folio, 530 p.

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23 août 2014

Dan Waddell, Code 1879/ Depuis le temps de vos pères : ISSN 2607-0006

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C'est en regardant, avec plaisir, la série Whitechapel ( l'épisode 4, de la troisième série), que j'ai repensé à la trilogie de Dan Waddell. En effet, Les inspecteurs J. Chandler et Ray Miles utilisent les archives rangées par Ed Buchan qui ne manque pas d'humour noir ( en rangeant les dossiers sur l'Islande, il prévient son patron que s'il trouve des harengs sur les lieux d'un meurtre, il pourra toujours chercher dans les meutres islandais...).

Dans Code 1879, on découvre donc une sombre d'affaire résolue en partie avec l'aide d'un généalogiste : ces cadavres découverts dans des cimetières prennent sens par rapport à un passé lointain. Et c'est Nigel Barnes qui est amené à tisser ces liens entre le passé et le présent. L'amateur-enquêteur est original et sympathique ( l'officier Heather Jenkins tombe même sous son charme), le final spectaculaire et on découvre aussi le milieu des généalogistes...

Nous retrouvons donc Nigel, dans une deuxième enquête Depuis le temps de vos pères : la mort d'une femme et l'enlèvement de sa fille est la nouvelle enquête confiée à l'inspecteur Foster. D'anciennes affaires similaires dans la même famille sont révélées. Quel lien cette affaire entretient-elle avec le passé ? Si dans Whitechapel, le lien entre passé et présent est fortuit ( dans l'épisode dont je parlais la ficelle est des plus grossières : une affaire exactement similaire se serait produite des années antérieures (?), où un jeune patissier éconduit aurait empoisonnée son aimée avec un poison, exactement le même cas que doit résoudre Chandler), ici, le rapport avec l'histoire familiale sera primordiale pour résoudre l'énigme. Comme dans le premier opus, corollairement à l'enquête, nous est racontée l'histoire d'une jeune fille en lien avec l'enquête. Assez vite, le lecteur peut faire les liens entre les deux histoires. Et pourtant, nous continuons la lecture : cette nouvelle aventure de Nigel dévoile de nouvelles informations sur les recherches généalogiques, sur sa vie personnelle, et sur l'église des Mormons. Un ouvrage agréable à lire, en attendant le troisième tome...

Dan Waddell, depuis le temps de vos pères, Babel noir, 392 p. Billet de Soie.

Dan Waddell, Code 1879, Babel noir, 361 p.

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19 août 2014

Cathédrales, 1789-1914 Un mythe moderne : ISSN 2607-0006

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Pensant aller voir les cathédrales de Monet et des impressionnistes, j'ai été agréablement surprise par la variété des représentations de cathédrales au XIXeme siècle jusqu'à nos jours, à travers des orientations savantes et romanesques. Monuments très bien représentés dans les oeuvres des romantiques, ils sont intégrés dans le paysage dans les tableaux de Corot ( tableau ci-dessous) ou de Friedrich. Ils alimentent aussi l'imagination de Chateaubriand dans Le génie du christianisme et l'oeuvre graphique et écrite de V. Hugo.

Mais ils font aussi l'objet d'une attention archéologique et on peut ainsi admirer de nombreuses photographies du XIXeme siècle : des relevés dessinés, des lithographies, des témoignages des restaurations de Viollet le Duc, montrent un goût pour le gothique. Mais le gothique entre aussi dans les intérieurs : Michelet parle de la "manie du gothique" qui se manifeste dans les arts décoratifs, décor appelé "à la cathédrale". Le goût pour le Moyen-Age apparu en Angleterre dès le XVIII eme siècle - sans oublier les romans gothiques... - investit les bourdoirs, où on retrouve des croisées d'ogives et des remplages gothiques, mais aussi de menus objets comme des bijoux, encriers, chaises... Le service Du Gueslin fabriqué par la manufacture de Sèvre est particulièrement impressionnant.

Les cathédrales, un mythe moderne ? Plus proche de nous, la dévastation des cathédrales pendant la première Guerre Mondiale, notamment la cathédrale de Reims a servi de propagande. Elles ont continué de fasciner les artistes contemporains comme Picasso ou Brassai, qui a fait une magnifique photographie de Stryge ( photographie ci-dessous). Ainsi au-delà du symbole nationale qu'incarnent les cathédrales, elles ont aussi une dimension spirituelle présente dans les oeuvres oniriques de Moreau et Redon. Une belle exposition, qui donne à voir l'art monumental gothique, à découvrir jusqu'à la fin du mois d'août, à Rouen... Quelques ouvrages sur le sujet pour rester plongé dans l'univers des cathédrales :

- Notre Dame de Paris, Hugo

- De l'architecture allemande, Goethe, 1772

- Génie du christianisme, Chateaubriand.

- Un rêve, Zola

- Voyages pittoresques et romantiques dans l'ancienne France, Nodier

- " La mort des cathédrales", Pastiches et Mélanges, Proust

- Histoire d'une cathédrale, histoire d'un hôtel de ville, Viollet Le Duc

- Connaissance des arts, hors de série, 65 p.

- Exposition du musée des Beaux-Arts de Rouen, 12avril-31 août 2014.

 

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14 août 2014

Jean-Marie Rouart, Napoléon ou la destinée : ISSN 2607-0006

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Avec cet essai biographique, J-M Rouart ne cherche pas à rivaliser avec l'histoire universitaire comme il l'affirme dans ses remerciements. Il souhaite raconter "les échecs secrets" de cet homme, qui a tant fasciné la génération romantique. Mais comment et pourquoi est-il devenu une figure emblématique ? Reprenant les principaux événements de la vie de Napoléon, de sa jeunesse à ses victoires ou défaites, Rouart développe ses pensées à travers diverses suppositions.

En développant les états d'âme du futur empereur, il m'a semblé qu'il en faisait une figure éminemment romantique. La victoire de Marengo, la mort de Desaix, Muiron, et l'hypocrisie de son entourage, lui font éprouver "  un sentiment nouveau pour lui : le désenchantement" (p. 148). C'est ce même sentiment que ressentent Musset, Nerval, qui est la "maladie du siècle"... En 1806, après la victoire d'Austerlitz lorsqu'il se recueille sur la tombe de Frédéric, il décrit la scène comme une page de roman gothique : " il se tient debout dans la crypte obscure ; le halo lumineux d'une lanterne sculpte son visage. On distingue le simple cercueil en bois, recouvert de cuivre où, sur des dalles noires et blanches, repose la dépouille du grand Frédéric. La scène a des allures fantomatiques" (p. 232). Ce dialogue avec des morts illustres n'est pas sans rappeler une scène d'Hernani... La réflexion sur la destinée, ou de "sa bonne étoile", sous-titre de cet essai, semble davantage souligner une construction a posteriori de Napoléon de son propre mythe.

Contemporain de Chateaubriand dont NApoléon admire le style, Rouart fait du Corse un lecteur de Corneille, du Werther, des grands hommes de Plutarque, et il ne cesse de rappeler sa campagne d'Egypte, l'Orient si cher aux romantiques... L'auteur, tout en suivant chronologiquement les différentes campagnes napoléoniennes, rappelle que cette figure politique est un inspirateur des ambitieux de Balzac, il est l'idole de Julien Sorel et peuple de sa présence les plus belles pages des Misérables... Lors des 100 jours, le biographe en fait même un double de l'instable Benjamin Constant !

Ne connaissant pas d'autres biographies de Napoléon, je ne sais où la légende noire commence et où la légende dorée s'arrête... Cependant, Rouart propose une bonne introduction sur le personnage légendaire et historique. Son ouvrage, précis au niveau des faits historiques, chaque événement étant introduit par une date scandant les chapitres, se lit comme un roman ( les dialogues, citations, descriptions de paysages permettant d'alléger la répétition des conquêtes militaires) où perce son admiration pour l'énergie et la volonté de grandeur de l'exilé de Saint-Hélène tout en le dédouanant de sa politique belliqueuse...

Rouart, Napoléon ou la destinée, folio, 400 p.

Merci Anna  et aux éditions folio pour ce partenariat

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11 août 2014

Cinna, Corneille : ISSN 2607-0006

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La conspiration de Cinna est familière au public du XVIIeme siècle, inspirée du De Clementia de Sénèque, qui doit servir de miroir de prince pour Néron : Auguste qui s'est imposé par la force en plongeant "son poignard dans le sein de ses amis" est désemparé lorsqu'il apprend que Cinna, petit-fils de Pompée avait organisé un guet-apens. Il est las de devoir faire face aux nombreux complots, qui ne cessent de se multiplier tels les têtes d'une Hydre. C'est alors que sa femme Livie, lui conseille d'essayer la clémence. L'inventio étant connue, comment intéresser le public ?

Tout d'abord par le ressort essentiel du théâtre cornélien : l'admiration et la surprise. Après une scène d'exposition (acte I) qui permet de présenter les acteurs de la tragédie, le noeud de l'intrigue, Auguste convoque Cinna et Maxilien, principaux conjurés : le complot est-il découvert ? Non, Auguste recherche leur conseil sur sa légimité à gouverner. Pour expliquer la conjuration, Corneille a inventé le personnage d'Emilie, amante de Cinna, qui veut venger son père proscrit au début du règne d'Auguste. Cinna doit choisir entre venger le père d'Emilie ou laisser la vie sauve à Auguste. Maxilien devient le rival amoureux de Cinna : il dénoncera le rôle de celui-ci dans la conjuration.  Ainsi voit-on qu'à la vérité historique, s'est ajoutée une intrigue amoureuse. Que ce soit lors de la fomentation du complot ou de sa découverte, les héros cornéliens font assaut de générosité et de vaillance bien qu'ils soient en péril de mort suscitant ainsi l'admiration.

Cette pièce politique de Corneille, dont le sujet est romain, fait allusion à des événements contemporains du dramaturge : La clémence d'Auguste et l'assujetissement de Cinna qui possède des valeurs aristocratiques n'est pas sans rappeler la mise en place de la monarchie après les troubles de la Fronde.

Et puis, il reste l'elocutio : cette pièce se compose de 1780 vers dans un style soutenu où les maximes abondent ainsi que les morceaux de bravoure comme la longue narration à l'acte I, scène 3 de Cinna présentant la conjuration. On peut ajouter aux fameuses citations " A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire" ou " Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point les années" : "Plus le péril est grand, plus doux en est le fruit", " on n'est point criminel quand on punit un crime", " Qui méprise sa vie est maître de la sienne" ou " Je suis maître de moi comme de l'univers"...

Cette tragédie qui semble très régulière au niveau de la forme  - respect de la vraisemblance, unité de lieu, d'action, de temps... -, simple dans son intrigue, présente de très beaux caractères complexes, avec le très romanesque Maxilien, où les nombreux dilemmes et paradoxes soulignent la complexité de l'héroïque Cinna et du magnanime Auguste. Bien que les intérêts et le sujet de la pièce soient éloignés de nous, les vers présentent de " sublimes et divines beautés" comme dirait Mme de Sévigné.

Cinna, Corneille, livre de poche, 177 p.

 Auguste, sur france culture. Période augustienne.

Lecture commune avec Claudia, Margotte, Océane.

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07 août 2014

Aristophane, Le Lysistrata : ISSN 2607-0006

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" La guerre sera l'affaire des femmes" : Avant de commencer à lire la pièce mieux vaut connaître le contexte : la guerre du Péloponnèse ( 431-404 av. JC), époque à laquelle Aristophane, fait jouer ses pièces, dure depuis une vingtaine d'années. Athènes subit de nombreuses défaites et après la mort de Périclès ( en 429 av. J.C.), Cléon est bien décidé à mener une guerre à outrance pour imposer l'hégémonie d'Athènes. Pièce politique, Le Lysistrata, met en scène une femme - protagoniste éponyme - qui oblige les femmes à faire la grève du sexe pour amener les hommes à faire la paix. Elle envoie le demi-choeur des vieilles pour assiéger l'Acropole où était tenu l'argent de la cité. Hélas, les femmes présentées de manière misogyne préfèrent "passer à travers le feu", " plutôt cela que le membre". (p. 17)

Le comique du bas corporel fait partie des procédés traditionnels de ce genre mais étendu à toute une pièce, cela devient vite lassant : disons que le rire étant historique, le comique lié aux jeux de mots sur le sexe ne m'ont pas paru risibles. Heureusement qu'il n'est pas question que de sexe et qu'à partir d'une solution fantaisiste - les femmes prenant le pouvoir, ce qui tient bien de l'inversion carnavalesque et qui est inpensable au Veme siècle dans la Grèce ancienne - Aristophane critique la mauvaise gestion politique des Athéniens. La guerre, contre sa rivale Sparte, oblige le pays à payer un lourd tribut, argent et hommes, comme le rappelle Lysistrata dans son dernier réquisitoire contre la guerre : " Puisque je vous tiens, je veux vous faire à tous de justes reproches, vous qui d'une ablution commune arrossez les autels, comme les enfants de la même famille, à Olympie, aux Thermopyles, à Pytho ( combien d'autres lieux, je citerai, si je devais métendre), quand vos ennemis les Barbares sont là en armes, vous tuez des Héllènes et détruisez leurs cités!" ( p. 117).

On peut voir ainsi l'importance du théâtre dans la cité athénienne : la comédie ancienne fait partie des fêtes données lors des Dyonisies, fêtes qui reflétaient la puissance d'Athènes. Cette institution démocratique mettait donc en scène des problèmes d'actualité : Aristophane propose à travers ses comédies, une belle plongée au coeur de la Grèce du Veme siècle av J.C. et cette pièce subversive donne envie de découvrir les autres pièces de cet auteur.

Aristophane, Le Lysistrata, édition en poche bilingue, Les belles Lettres, 188 p.

Participation au challenge mélange des genres de Miss Léo ( Mon bilan)

Lecture commune avec Claudia, Océane et Margotte.

Documentaires pour en savoir davantage sur la guerre du péloponnèse. ou Sparte, une cité exceptionnelle ( history channel) .

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