31 mai 2014

Au mois de juin 2014... : ISSN 2607-0006

Que s'est-il passé au mois de mai ? Grâce à Eva, j'ai repéré cette exposition au musée des arts décoratifs sur Dries von noten, un styliste belge.... Titine, quant à elle, a vu Robert Adam au jeu de paume, Adam, un photographe américain qui saisit les vastes étendues de l'Ouest américain tout en montrant l'évolution de ces contrées au contact des hommes. Autre belle exposition, Il était une fois l'Orient Express est détaillée par Dasola.

En avance sur le mois anglais, Agnes a lu Bienvenue au club de Coe et la maison du sommeil. Quant à Keisha, elle a lu le dernier Coe, Expo 85. Je souhaite lire Les mémoires d'Adrien : Niki en parle ici. Luocine a lu le manoir de Tyneford de N. Solomons qui me tente fort.

96569897_o

Pour celles qui ne l'aurait pas marqué d'une pierre blanche, c'est le retour du mois anglais : j'ai commencé la lecture de La foire aux vanités, tout en craignant de ne pas finir à temps..., et une LC est prévue le 11/06 avec Claudia : Comme il vous plaira de Shakespeare. Vous pouvez vous joindre à nous ! D'autres LC sont prévues que vous pouvez consulter sur les sites des organisatrices : Titine, Crissylda et Lou.

 

django-unchained04

Rapidement, j'évoquerai deux films de Tarantino, qui sait déjouer les codes et les genres cinématographiques. Dans Inglorious Bastards, il renouvelle, sur un rythme trépidant, les films de guerre alliant savamment humour, actions avec les " bastards" qui luttent contre les nazis, rencontrent une espionne allemande... Une deuxième intrigue plus sentimentale s'insère dans cette trame, avec l'histoire de Shosanna dont la famille a été exterminée par des nazis et qui mène une vengeance toute personnelle, le tout sur un rythme explosif.

Tarantino a vraiment l'art de traiter de thèmes sérieux tout y mêlant de l'action et de l'humour. Dans Django unchained, sur fond de musique entrainante, on suit la trajectoire spectaculaire d'un esclave nommé Django : ce dernier est devenu un homme libre grâce à un chasseur de prime, Schultz. Il recherche sa femme qui est esclave de l'abominable Calvin Candie.  On y découvre un di Caprio plein d'une rare cruauté. L'humour - notamment une scène inoubliable où Django apparaît vêtu d'un costume très théâtral - n'enlève rien à la dénonciation de la traite des noirs, montrée à travers des images parfois insoutenables. Tarantino revisite d'une excellente manière le genre du Western...

Inglorious Bastards, Tarantino  avec Brad Pitt, Mélanie Laurent, 2009.

Django unchained, 2013, Tarantino, Jamie Foxx, di Caprio.

41g-aq1F8yL

Mes derniers achats : Jack Rosemblum rêve en anglais et Le manoir de Tyneford ! Merci Soie pour le deuxième opus des aventures de Nigel Barnes, Depuis le temps de nos pères. J'ai aussi acheté La maison des miroirs de Connolly, L'équipage de kessel, L'auberge rouge de Balzac et Escadrille 80 de Roald Dhal.... Bonnes lectures à tous et bon mois anglais !

Posté par maggie 76 à 20:05 - - Commentaires [18] - Permalien [#]


21 mai 2014

La fleur au fusil / Le der des ders de Tardi : ISSN 2607-0006

9782210761544_1_75

On retrouve la touche des Adèle Blanc-sec dans Adieu Brindavoine : dans l'appareil didactique qui suit cette BD, on apprend qu'elle a été publiée dans un journal hebdomadaire. BD-feuilleton donc, elle met en scène M. Brindavoine, un dilettante, à qui Zarkhov promet un brillant avenir. Brindavoine part à Istambul à la rencontre de son mirifique destin où il fait la connaissance de Carpleasure, un exentrique anglais, qui n'hésite pas en pleine traversée du désert, menacé de mort, à boire son thé. Rêves, aventures rocambolesques, coincidences se succèdent de manière effrénée. Cette aventure très fantaisiste nous permet de faire connaissance avec un anti-héros, Brindavoine, qui va devenir soldat Dans La Fleur au fusil.

En quelques planches, où sont présents aussi les mêmes procédés de rêve, d'animation des objets, La fleur au fusil illustre la vision pacifiste de Tardi : condensé en quelques cases où domine le rouge sang, on voit des combats absurdes et sanglants mais aussi des fraternisations. Certains hommes sont métamorphosés en brute par la guerre, aveuglé par leur pouvoir. Avec des détails historiques réalistes, en employant l'argot des troupiers, Tardi dénonce la guerre avec l'évocation des désertions, des orphelines de guerre, des morts.

Tardi, Adieu Brindavoine, suivi de La fleur au fusil, Magnard Casterman, 79 p.

000866814

Quelques thématiques sont récurrentes chez Tardi : comme les polars, la première Guerre Mondiale... Ce sont ces éléments que l'on retrouve dans Le der des ders. En 1920, le détective privé Eugène Varlot est engagé par un colonel, Fantin de Larsaudière qui soupçonne sa femme d'avoir des relations extra-conjugales. Dans des planches en noir et blanc, on découvre peu à peu une histoire de chantage, avec en arrière-fond, une description du Paris de l'entre-deux-guerres, avec mille détails historiques qui ne dément pas l'intérêt de Tardi pour l'Histoire. De surcroît, un épisode sordide et trouble de 1917 est développé ; de même, les cauchemars de Varlot - ancien combattant - et l'évocation des gueules cassées permettent au bédéiste de développer sa critique de la guerre.

Même si les dessins me semblent souvent très surchargés, on peut voir, dans ces trois histoires, se déployer le talent de l'auteur de C'était la guerre des tranchées pour créer le suspense, les caricatures mais auss le comique.

Daeninckx, Tardi, Le der des ders, Magnard Casterman, 107 p.

Participation au challenge le mélange des genres de Miss Léo ( catégorie BD, mon bilan)

Posté par maggie 76 à 11:22 - - Commentaires [11] - Permalien [#]

17 mai 2014

Marc Beaugé, De l'art de mal s'habiller sans le savoir.

de-l-art-de-mal-s-habiller-sans-le-savoir-9782757839577_0

De la mode : Nous sommes obligés de nous vêtir - comme le rappelle le journaliste Marc Beaugé dans De l'art de mal s'habiller sans le savoir, car se balader nu en public reste " un plaisir coupable, passible d'un an d'emprisonnement et de 15 000 euros d'amende ( article 222-32 du code Pénal))". Cependant, l'auteur se demande s'il est bien raisonnable d'arborer une doudoune, de porter une cravate ultra-fine, de cumuler barbe, lunette, mèche.... question toute rhétorique ! Effectivement, porter une chemisette au travail  se révèlera peu esthétique au moment de faire une présentation power point. En revanche, elle sera tout appropriée à la plage... De même, rentrer son pantalon dans ses bottes - à moins d'être un pêcheur ou un cavalier - est une mode peu sensée car si les manequins rentrent leur pantalon dans leurs boots, c'est pour mieux mettre en valeur ces dernières. Des quiproquos regrettables amènent ainsi des modes peu esthétiques. A partir de chaque pièce de l'habillement féminin ou masculin se cache un héritage sociologique ou historique ou révèle une époque. Par exemple, le mot "dandy" est complètement gavauldé et M. Beaugé de rappeler que ce n'est pas seulement une mode vestimentaire " Le dandysme est davantage une manière d'être que de paraître". Ces articles analysent brièvement, avec drôlerie, les travers vestimentaires et l'historique de certains vêtements.

D'un extrait : "Est-ce bien raisonnable de  porter une cravate quand on est une fille ?

Puisque Honoré de Balzac a eu la gentillesse de nous avertir que "la cravate de l'homme de génie ne ressemble pas à celle du petit esprit" il aurait aussi pu nous prévenir que la cravate de la femme libre, indépendante et , accessoirement, fumeuse de pipe telle que George Sand, n'avait pas grand -chose à voir avec la cravate de la fille vaguement dans le coup, et très mollement punk-rockeuse, telle Avril Lavigne. Cela aurait permis d'éciter toute assimilation entre l'auteure de la mare au diable et celle de Skater Boy.

Car au début de l'histoire, la cravate était , chez la femme, une affaire politique. en délaissant corsets et crinolines pour s'pproprier l'accessoire masculin ultime, les féministes du XIXeme siècle, de Flora Tristan à George Sand, revendiquaient en effet le droit à mener une vie libre et active. A la même époque , la féministe américaine Amelia Bloomer formalisa, pour les femmes, une tenue d'action dite "rationnelle". Outre un pantalon large serré aux chevilles par des volants, celle-ci comprenait une cravate d'homme, symbole de l'émancipation, pas encore objet de mode"...

De l'art d'illustrer :

MB5

 Quelques illustration de Bob London viennent agrémenter cette lecture plaisante. Cet illustrateur a publié ses dessins dans The New York Times et The guardian et il collabore aux chroniques hebdomadaires de Marc Beaugé dans le magazine le Monde.

Marc Beaugé, De l'art de mal s'habiller sans le savoir, point, 167 p.

Billet de Keisha

Posté par maggie 76 à 09:16 - - Commentaires [5] - Permalien [#]

12 mai 2014

Les Monuments men de Edsel : ISSN 2607-0006

product_9782070453818_195x320

 Forfuitement, j'ai écouté une émission sur France culture " question d'éthique" ( par Monique Canto-Sperber) intitulée "Les oeuvres d'arts volés par les nazis : les enjeux moraux des restitutions" avec Elizabeth Royer, marchance d'art et historienne, alors que je lisais Monuments men. Cette écoute m'a permis d'avoir un regard critique sur ma lecture. J'avais d'ailleurs vu un documentaire sur "Gurlitt et le trésor nazi" mais qui n'apportait pas vraiment de faits nouveaux.

Monuments men relate la genèse, la biographie et les actions de ce groupe d'hommes envoyés pour protéger les oeuvres d'art pillées pendant la Seconde Guerre Mondiale et les monuments bombardés lors des combats. Qui sont-ils ? Quels étaient leurs moyens ? En quoi consistaient leurs actions ? En s'appuyant sur des essais, sur des biographies, sur  des lettres envoyées par ces hommes tels que Georges Stout, Rose Valland, Romirer... et sur des archives reproduites à la fin de chaque chapitre, Edsel reconstruit la trajectoire de ces hommes qui se vouaient à l'art. Comme les Monuments men n'oeuvraient pas à chaque instant au sauvetage des oeuvres art, on les voit aussi participer au combat. Très clairement, il souligne la difficulté de cette entreprise: " Aucune ville n'a mieux que Saint-Lô illustré la complexité de la mission des Monuments men censés trouver le juste milieu entre la protection du patrimoine et la réalisation des objectifs militaires" (p. 128). Par exemple, Romirer a essayé d'empêcher que le jardin des Tuileries soit saccagé par les camions, les chars de l'armée présents lors de la libération de Paris. De manière factuelle, Edsel resitue leurs actions dans la guerre, décrivant le débarquement en Normandie, la libération de Paris, l'invasion de l'Allemagne et la découverte des camps de la mort.

Cet essai restitue de manière très fouillée le destin de ces hommes. C'est clairement un éloge de leur travail, qui longtemps n'a pas été reconnu : il soulige leur courage, luttant sans cesse contre les décisions militaires, le manque de moyen, l'incompréhension des soldats devant leur mission et leur rôle capital dans la découverte de la mine de Altausee. L'auteur souligne d'ailleurs que l'oubli de leur rôle n'a pas permis de renouveler la création de la MFAA lors de guerres suivantes ( comme en Irak).

L'art pourrait être considéré comme mineur quand des vies de soldats sont en jeu : pourtant, il a un autre enjeu comme le montre les paroles de ce jeune Monument man Harry Ettlinger, juif allemand ayant fui son pays : " Je n'ai pris vraiment conscience de ce que signifiait l'Holocauste, qu'en me rendant compte que les Nazis avaient privé les juifs non seulement de la vie ( au fond, je ne l'ai saisi que bien plus tard) mais aussi de leurs biens personnels [...] Neusschwanstein m'a ouvert les yeux sur cet épisode de l'histoire qu'il ne faut surtout pas laisser sombrer dans l'oubli" ( p. 510).

Edsel n'idéalise pas le comportement de tous, il évoque notamment le pillage des Russes ( "Aux troupes soviétiques [...], se joignaient des officiers des brigades financières dont la mission consistait à s'emparer des richesses de l'ennemi [...] pour racheter les souffrances de son peuple" (p. 393), du peuple Allemand, et des Américains, dans le dernier chapitre " L'après-guerre", il s'attache à chaque Monument man pour décrire leur destin, tout en laissant un peu de côté le fait que beaucoup d'oeuvres n'ont pas été restituées, ni retrouvées... Cet ouvrage, très richement documenté sur l'histoire de cette période ( même si l'auteur a romancé certains dialogues comme l'indique dans la présentation de l'ouvrage, et effectivement, il n'hésite pas à créer du suspense autour des révélations de Rose Vallant), découpés en brefs chapitres facilitant la lecture, permet de faire la lumière sur un sujet peu abordé mais passionnant et qui soulève bien des problèmes éthiques...

Robert M. Edsel, avec Bret Witter, Monuments men, A la recherche du plus grand trésor nazi, folio, 598 p.

Partenariat folio, Merci Lise.

Participation au challenge mélange des genres de Miss Léo, ( catégorie essai, mon bilan)

Posté par maggie 76 à 18:45 - - Commentaires [12] - Permalien [#]

08 mai 2014

Bong Joon-Ho, Memories of murder/The snowpiercer : ISSN 2607-0006

Memories-of-murder1

Après avoir vu Mother, découvert son film comico-fantastique The Host, j'ai pu voir Memories of murder et j'étais bien curieuse de découvrir son dernier film The Snowpiecer.

Tout d'abord, parlons de Memories of murder. Dans les années 80, des meurtres en série sont commis en Corée. Face à ce nouveau type de crime la police est désemparée et cumule les bévues. Dès les premières images du film, des indices sont détruits à cause de la négligence de la police : et toute l'intrigue se contruit sur cette absence de preuves et la ruine psychologique des enquêteurs principaux. La police archaïque emploie des méthodes peu orthodoxes, révélant la déréliction des principaux enquêteurs. Qui est l'assassin ? Trois suspects sont suscessivement arrêtés mais aucune preuve ne peut être définitivement donnée, ce qui crée une tension jamais résolue... L'arrivée d'un flic de Séoul va-t-il permettre à l'enquête de progresser ?

C'est avec beaucoup de talent que  Joon-Ho Bong arrive à ressusciter la Corée des années 80. Le film est sombre, très lugubre : dans des coloris gris ternes, nous pouvons voir se déployer une enquête sur fond rural. Le réalisateur déclare même avoir créé le genre du "thriller rural", renouvelant ainsi les films sur les sérials killers. Le désarroi grandit parmi ces policiers impuissants à attraper le criminel. C'est une oeuvre très réaliste, qui s'inpire de faits réels et qui montre un grand soin dans la reconstitution - décor, objets et costumes - de ce fait survenu en 1986 . On retrouve avec l'intérêt un film où l'on retrouve l'esthétique de J-H Bong.

Memories of murder, J-H Bong, 2004, 2h10.

arton24127

Snowpiecer est une contre-utopie inspiré d'une BD, intitulé Le transperceneige de B. Legrand et Jacques Lob (1984) : dans un paysage post-apocalyptique, situé en en 2013, les derniers survivants de l'humanité essaient tant bien que mal de survivre, dans un train qui fait le tour du monde. Le réalisateur donne une vision marxiste de l'humanité avec une lutte des classe sans cesse renouvelée. Le message manichéen, lutter pour la liberté - et les scènes de combats hollywoodiens éloignent ce film de l'esthétique du réalisateur. De nombreuses scènes d'une grande cruauté - comme un combat à la hache qui paraît interminable - sont répétitives et caricaturales. Seuls les paysages enneigés sont impressionnants et grandioses. Un film d'une grande violence où l'on ne retrouve pas l'humour ni la touche esthétique de J-H Bong.

Snowpiercer, J-H Bong, avec chris Evans, Jamie Bell.

lien vers le billet de Dasola qui parle aussi de la BD.

Posté par maggie 76 à 10:24 - - Commentaires [10] - Permalien [#]

01 mai 2014

au mois de avril 2014... ISSN 2607-0006

18_lautrec_0Au petit palais s'expose actuellement "Paris 1900, la ville spectacle", une exposition bien tentante. Voici une autre exposition à voir, celle de "Caillebotte à Yerre, au temps de l'impressionnisme" dont parle Titine.

Au rayon polar, Keisha fait éloge de Ed McBrain, Le 87eme district. La mort s'habille en crinoline de Jean-christophe Duchon-Doris a beaucoup plu à Fanny et titine. Pour changer des polars nordiques ( Aproposdeslivres présente la muraille invisible de Mankel) et des whodunits anglais, Sharon présente un policier belge : La mort à marée basse de Pieter Aspe. Quant à Persephone, elle a été déçue par Intrigue à Giverny de Goetz. Pour ceux qui ont aimé le premier Dan Waddell, le deuxième opus Depuis le temps de vos pères est chroniqué chez titine , Lou et Soie.

Au rayon biographie et autographie, Un été avec Montaigne d'A. Compagnon est évoqué chez Keisha et Shelbylee dit ce qu'elle pense de la biographie de Shakespeare de P. Ackroyd. Malice nous parle de William blake de C. Jordis. Mrs Figgs s'est penchée sur la vie de Henry James ( L'auteur, l'auteur de Lodge) et La Lyre sur la vie de Janet Frame ( Faces in the water, J. Frame)

Au rayon livre historique, Lili nous conseille dans le grand cercle du monde, de J. Boyden. Luocine a peu apprécié Expo 85 de J. Coe. En revanche, Fleur nous conseille La petite communiste qui ne souriait jamais de Lafon qui décrit la Roumanie des années 80. Et pour augmenter vos hautes PAL, je signale le billet Mrs figgs sur Les infortunes de Katty Grey, de Hooper et le billet de Keisha,  Isabel Dalhousie de McCall smith.

PRISONERS-Affiche-France-Jake-Gyllenhaal

Prisoners : Deux fillettes sont enlevées. Cela pourrait donner lieu à une très classique intrigue mais dans le thriller de Denis Villeneuve, Le suspense ne cesse de croître. Le dénouement est retardé par des événements contingents : découverte d'un cadavre dans une cave, une ancienne affaire d'enlèvement... Hasards ? In fine, on découvre une intrigue machiavéliquement construite, rendue encore plus énigmatique par des ellipses. Le doute persiste jusqu'au bout avec une fin pas aussi heureuse qu'elle n'y paraît. Pluie, obscurité, noirceur des âmes, des acteurs impressionnants par leur réalisme, deux enquêtes parallèles, celle du père Keller et celle du policier Locky, permettent à cette enquête d'échapper à quelques poncifs et d'être terriblement efficace.

Prisoners, réalisé par Denis Villeneuve, 2h33, 2013, avec Hugh Jackman, Jack Gillenhaal

Great-Expectations-Poster

Dans mes derniers achats se trouvent De l'art de mal s'habiller sans le savoir de M. Beaugé, Sodome et Gomorrhe de Proust, car j'ai enfin décidé de lire toute la Recherche , Chronique d'un crime de Connely, Shakespeare notre contemporain de Jay Kott, Amerigo de Sweig, La marche de Radetzky de Joseph Roth, Les mémoires d'Hadrien  et L'oeuvre au noir de Yourcenar. Et même si je l'ai déjà vu, j'ai acheté De grandes espérances réalisé par Bryan Kirck où Gillian Anderson, après avoir brillé dans The house of mirth, dégage une aura fascinante dans cette adaptation de Dickens. Bonne semaine et bonnes lectures !

Posté par maggie 76 à 09:12 - Commentaires [20] - Permalien [#]