chantage

Commençant comme un film muet avec l'arrestation d'un malfaiteur, suivi de procédures policières, on découvre ensuite l'héroïne - Alice White - coquette qui a rendez-vous avec son fiancé Frank - inspecteur à Scotland Yard - mais elle préfère le délaisser pour suivre un peintre qui la séduit et tente de la violer. Pour se défendre, elle est obligée de le tuer. A partir de là des images fantomatiques nous la montrent errant dans les rues et complètement obsédée par le meurtre qu'elle vient de commettre. Frank trouve le gant d'Alice sur les lieux du crime. Que va-t-il faire ? Lorsqu'il arrive chez sa fiancée - dont les parents tiennent un bar - il découvre qu'elle est harcelée par un maître chanteur...

Ah ! quel film ! Encore un chef d'oeuvre Hitchcock : Chantage est le premier grand triomphe de ce réalisateur où encore une fois il innove. On a coutume de dire que " c'est le dernier des muets et le premier des parlants" d'Hitchcock : en effet, il avait d'abord tourné le film en muet puis a profité des nouvelles techniques pour intégrer le son, ce qui se révéla une véritable prouesse. L'expressionnisme du jeu des acteurs nous empêche pas de plonger dans cette histoire très noire et amorale. Dès ce premier film, on prend plaisir à découvrir ce qui deviendra l’esthétique hitchockienne : une tension insoutenable ( Alice va-t-elle être arrêtée ?) , des images et personnages obsessionnelles comme dans Vertigo ou Psychose, l'humour noir, les enquêtes policières... Sans compter le final spectaculaire ponctué d'une course poursuite, où le British museum y a un rôle important, et d'une réplique finale pleine d'humour noir ! A découvrir absolument !

chantage, Hitchcock, 1929, avec Anny Ondra, john Longden, Ciryl Ritchard

participation au challenge hitchcock de titine. son billet ici