25 avril 2012

God save the food ! : ISSN 2607-0006

A toutes celles qui aiment la littérature anglaise, qui rêvent de manoirs tudors... Voici quelques recettes typiquement britanniques :

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Lemon curd :- Râpez le zeste de 4 citrons non traités au dessus de la casserole.

- Pressez et versez 2 dl de jus dans la casserole.

- Ajoutez 200g de sucre et 4 oeufs battus et laissez cuire 5 mn sur feu doux en fouettant jusqu'à l'épaississement. Filtrez, laisser tiédir 10 min puis incorporez 125 g de beurre en fouettant.

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Eton mess : ingrédients : 500g de fraise, 50g de sucre, 4dl de crème liquide très froide, 6 petites meringues

1) Lavez les fraises, équeutez-les et coupez-les en morceaux. Mélangez-les avec la moitié du sucre.

2) Fouettez la crème, ajoutez le reste de sucre et continuez de fouetter jusqu'à ce qu'elle soit très ferme. Ajoutez les fraises et leur jus. Émiettez grossièrement les meringues.

3) Servez aussitôt ou réservez une heure au réfrigérateur.

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Shortbread : 175 g de farine, 125 g de beurre, 60g de sucre, 1 pincée de sel.

- Mettez la farine, le sucre et le sel dans une terrine et ajoutez le beurre. Mélanger en sablant légèrement la pâte, puis formez une boule.

- allumez le four à 180°C. Etalez la pâte sur un cm sur la plaque du four tapissée de papier sulfurisé. Dessinez, avec un couteau, des lignes verticales et horizontales afin d'obtenir des rectangles de 6x2 cm; Glissez au four et laissez cuire 10 à 12 min, jusqu'à ce que les gâteaux soient blonds.

- Retirez du four, laissez refroidir puis découpez les shortbreads en suivant les lignes. Il se conservent bien dans une boîte métallique.

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Jelly : 1/2 litre de jus de fruits de votre choix ( grenade, orange sanguine, clémentine, fraise...), 2g d'agar-agar, sucre à volonté.

- Versez le jus de fruit dans une casserole et sucrez-le selon vote goût; Ajoutez l'agar-agar en pluie et mélangez 1 min sur feu doux.

- Laissez refroidir, puis versez la préparation dans un grand moule ou plusieurs petits. Réservez au réfrigérateur, 6h ou plus. Démoulez sur un plat ou des assiettes et servez.

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22 avril 2012

Titanic de Fellowes : ISSN 2607-0006


Titanic 2012 TV Series Trailer

"L'insubmersible" Titanic coulait dans des sombres eaux glacées il y a exactement cent ans. Titanic de J. Fellowes n'est pas aussi remarquable que Downton Abbey. Certes, les costumes d'époque, les reconstitutions, les querelles religieuses contemporaines, la nette démarcation entre les classes sociales sont extrêmement bien rendus : c'est visuellement superbe, tout comme Gosford park ou Downton Abbey. Mais c'est justement trop ressemblant, un peu comme une réplique de ses films, mais transposée sur le Titanic. Seule une ou deux scènes de la salle des machines, et le naufrage final nous rappellent le contexte. Les dialogues sont assez plats, se composant essentiellement de commérages de langues de vipère. Tout le monde a l'air assez indifférent au naufrage, seul compte pour eux leurs sentiments, ressentiments. Chacun est préoccupé par ses amours, ses problèmes d'argent ou d'égo....

Si on prend plaisir à se promener d'une classe sociale à l'autre, à admirer le luxe des premières classes, il est assez peu question du Titanic, bien qu'étant la première grande catastrophe de la modernité. On reste tout de même ébloui par la manière dont J Fellowes sait peindre la société de l'époque, le mépris pour les troisièmes classes et la haine des étrangers...

Pour compléter votre intérêt pour le sujet "C dans l'air, le Titanic 100 ans de fascination" et Xenius, se penchent sur l'énigme du Titanic, des différentes manifestations actuelles commémorant cet événement, des changements apportés notamment dans les normes de sécurité, les raisons scientifiques de ce naufrage. Le Titanic, la véritable histoire est un docu-fiction qui insiste sur les aspects techniques du naufrage, la question des portes étanches, des raisons du naufrage... Malheureusement, la présentation sous forme de docu-fiction avec reconstitution des témoignages des survivants décrédibilisent ce documentaire, qui est par ailleurs remarquablement didactique. Le Titanic aurait-il pu éviter cette catastrophe ? Pourquoi cette tragédie a tant marqué les esprits ? Alicia nous parle du Titanic insubmersible de Gordon korman, Allie de Voyage mortel de H. Brewster du Titanic de Richard D. Nolane et Lou de Cent ans, les enfants du Titanic. Vous trouverez aussi un article très détaillé sur Wikipédia et une interview du réalisateur sur Télérama.

Fellowes, Titanic, mini-série, voir ici.

Autres séries : Downton abbey

"Le Titanic, la véritable histoire", Richard Dale.

Challenge back to the past organisé avec Lou.

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21 avril 2012

La dame de chez Maxim's de Feydeau : ISSN 2607-0006

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Né près des Grands Boulevards rénovés, Feydeau (biographie sur le site Larousse) baigne dans le milieu artistique et littéraire de la Belle époque : son père côtoyait aussi bien Flaubert que Gautier... Il semble prédestiné à cette carrière de vaudevilliste qu'il entama très tôt.

Vous connaissez peut-être "L'ours et l'amateur des jardins", une fable de La Fontaine où ce dernier nous met en garde contre les amis benêts car mieux vaut un ennemi intelligent. En effet, un ours voulant tuer une mouche posée sur le nez de son ami l'homme, décide de lui lancer un pavé dans la figure. Vous pouvez vous-même tirer les tristes conclusions de ce fâcheux événement. Feydeau met en scène un valet Bretel aussi maladroit que balourd dans Les pavés de l'ours : Bretel parle de "farandole" à la place de "parabole", prend un tapis pour essuyer ses pieds, insulte la future belle-mère de son maître Lucien sans le savoir... Si notre valet se ridiculise et fait rire de ses maladresses, Madame de Prévallon, la future belle-mère de Lucien, bégaie donnant ainsi lieu à de cocasses phrases : " Malalap...malalap...appris... Vous direz  à monsieur Lulu... Lucien que je suis affreuse... affreuse...

- Bretel : affreuse, oui, Madame.

- Madame de Prévallon : affreusement en colère... Et que tout est ro-rompu entre nous. A...adieu.

Évidemment Lucien veut épouser la fille de Mme Prévallon parce que c'est un beau parti... Mais Bretel fera-t-il échouer ce mariage à force d'inculture et de grossièretés ?

La dame de chez Maxim's est certainement la pièce la plus connue de Feydeau. Elle met en scène la môme crevette, une danseuse du Moulin rouge qui se retrouve après une nuit bien arrosée dans la chambre du docteur Petyton, marié à Gabrielle, "une vieille toupie". Sur ces faits déjà compromettants pour le pauvre Petyton, son oncle, le général débarque et prend la môme crevette pour la femme de Petyton. A l'insu de la vrai Mme Petyton, le docteur la fait passer pour la femme de Mongicourt, un ami. Tout ce petit monde se retrouve sur les terres du général pour le mariage de sa nièce où la grande bourgeoisie provinciale est confrontée à cette demi-mondaine... Ajoutez à cela un "fauteuil extatique" qui endort tous ceux qui s'y assoient, une Mme Petyton qui croit aux esprits, l'arrivée d'un ancien amoureux de la môme crevette qui va épouser la nièce du général... Petyton va-t-il réussir à dénouer les fils de cet incroyable imbroglio ?

Les comédies de Feydeau sont typées, il ne cesse de décliner les thèmes de l'argent et du mariage d'affaire, multiplie les quiproquos, les méprises, jusqu'à l'étourdissement dans La dame de chez Maxim's, les femmes cachées dans le placard... On nage en plein vaudeville pour notre plus grand plaisir. Bien sûr, les ficelles sont répétitives, quasi identiques d'une pièce à l'autre, mais on se laisse prendre à ces intrigues rocambolesquement mise en scène et au charme désuet de la Belle-Epoque...

 Challenge théâtre " en scène" Bladelor.

Les pavés de l'ours, Feydeau, Hatier, p. 93.

Notre futur, Feydeau, GF, étonnant classique.

La dame de chez Maxim's, Feydeau, Folio, 404 p.

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18 avril 2012

Mon oncle de Tati : ISSN 2607-0006

 

 


BANDE-ANNONCE MON ONCLE JACQUES TATI 1958 TRAILER HQ

 Depuis cet hiver 1895, avec L'arroseur arrosé des frères Lumières, le cinéma ne cesse de décliner l'univers du burlesque et de la farce. Buster Keaton et Charlie Chaplin excellaient dans le gag. Mais si Chez Chaplin, le comique se double d'une satire violente qu'elle soit sociale - La ruée vers l'or - ou qu'elle soit politique - Le dictateur -, Jacques Tati, lui, reste en dehors de tout engagement. Au premier abord, par sa critique humoristique de la modernité dans Mon oncle, J. Tati apparaît plutôt réactionnaire... Et pourtant son personnage semble chercher davantage à s'adapter à ce monde modernisé qu'à le bouleverser. Reconnaissable à son parapluie, son imperméable, sa silhouette longiligne et sa gestuelle maladroite, le fameux "oncle" ne cesse de désorganiser l'ordre établi.

Incapable de trouver un travail - avec un clin d'oeil Aux temps modernes de Chaplin -, il n'a de cesse de faire rire de son comportement décalé. Dans Mon oncle, les gags se multiplient autour de cette opposition entre l'esthétique "Bauhaus" et industrielle incarnée par la famille Arpel et son quartier... De la mécanique du rire, des récurrences de scènes, de lieux, des constrates naissent aussi un monde presque surréel : l'esthétique très marquée années 60 lui confère même un charme suranné.

Comme ses prédécesseurs, les dialogues sont peu importants chez Tati mais le bruit y a une place majeure : utilisé en point d'ancrage, véritable actant de son film, caractérisant le personnage, le bruit symbole de la modernité envahit tout cet univers en mutation. En revanche, les gestes, les mouvements, l'agitation des corps jusqu'à l'hystérie envahissent l'écran pour créer un comique certain. Avec ce réalisateur, ça passe ou ça casse... La méticulosité de Tati qui post-produit tout et son personnage original font de Tati un grand réalisateur mais en deçà d'un Chaplin... et ça donne envie de visionner Eraserhead de David Lynch dont les thématiques et les procédés sont très proches...

Mon oncle, Tati, 1h50, 1958.

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12 avril 2012

Sherlock holmes, saison 2 : ISSN 2607-0006

SHERLOCK: S2E1 A SCANDAL IN BELGRAVIA TRAILER

Pas étonnant que cette série soit une véritable réussite quelque peu déjantée ! M. Gatiss et S. Moffat, ont l'habitude des adaptations victoriennes. Mais on n'assiste pas seulement à un changement de siècle mais aussi à des ajouts originaux tout en restant dans l'esprit des nouvelles écrites par Conan Doyle... Un scandale à Buckingham, Le chien de Baskerville et la chute du Reichenbach sont des aventures de Sherlock Holmes tout à fait captivantes où notre héros est aussi brillant que cynique. Les personnages secondaires sont à la hauteur et véritablement développés. Tous les personnages ont un haut sens de la théâtralité s'ajoutant à des dialogues percutants : le cynisme de S. Holmes est à savourer, de même que l'humour presque toujours noir quand il s'agit de Holmes...

Véritable dandy, Sherlock Holmes évolue dans un décor époustouflant comme l'atmosphère dans l'épisode du chien des Baskerville... Les objets technologiques ont une grande place dans ces histoires où les portables, ordinateurs, blogs et autres technologies servent l'intrigue avec efficacité, atteignant des sommets avec le "palais mental" de Holmes où ses pensées sont visibles... Et quelles intrigues ! Vols des bijoux de la couronne, affrontement entre Sherlock et son ennemi dangereusement fourbe Moriarty ( La chute du Reichenbach ou La solution finale), attaques de molosses gigantesques ( Le chien des Baskerville), manigances d'une intrigante au service d'un criminel Moriarty - Irène Adler, dans un scandale à Buckingham -, on n'est pas au bout de nos surprises dans ces intrigues, qui en mélangent plusieurs, magnifiquement mises en scène. "Des empreintes gigantesques, un molosse, je ne raterai pas cela pour un empire", dit en substance Sherlock Holmes et nous non plus !

Série britanique de Marck Gatiss et Steven Moffat, avec Benedict Crumberbatch et Martin Freeman, BBC, épisode de 50 min, 2012.

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06 avril 2012

Nuages de cendre de D. Cooper : ISSN 2607-0006

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L'Islande est une " terre de glace" mais aussi de feu, dont Dominic Cooper nous conte une ancienne véritable affaire, une orageuse vendetta nordique. Un vieux médecin mélancolique se rappelle d'un terrible antagonisme entre deux hommes, deux shérifs qui s'affrontent dans l'Islande du XIXeme siècle. La haine qui brûle entre eux est transmise à leurs descendants finissant dramatiquement. Qui peut les juger à travers une histoire lacunaire ?

Les blancs de cette histoire, qui nous est dévoilée peu à peu, sont retransmis par différentes voix, prenant tour à tour la parole pour révéler l'affrontement entre deux hommes et tout un pan de l'histoire islandaise. En 1718, après une terrible épidémie de variole et une éruption volcanique sans précédent, l'Islande croule sous le joug danois. Jens Wium, un shérif danois au passé obscur brutalisent son homologue islandais, Thorsteinn. Peu de temps après un retissant procès d'inceste provoque une dégradation des rapports entre les deux hommes.

Thorsteinn est-il mort par la faute de J. Wium ? Leurs enfants reproduisent cette haine... Mais le monde n'est ni tout noir, ni tout blanc et on découvre petit à petit une terrible vérité sur chacun des personnages, nous gardant dans un flou insoutenable tout au long de la narration. Une fois les noms propres assimilés, une fois habitué au changement de voix, on est embarqué d'une traite dans cette tragique histoire de vengeance, sombre, très sombre, tout en étant fasciné par les innombrables descriptions de l'île, des tempêtes de neiges et de landes désertes, arides et brumeuses comme les hommes qui les habitent... Une histoire palpitante !

D. Cooper, Nuage de cendre, Métailié, p. 236.

Merci Dialogue et Caroline pour ce partenariat.

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