22 mai 2011

Angelica d' Arthur Phillips

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On nous promet une histoire de fantôme mais Angelica est bien plus que ça : Un narrateur commence un pensum, dans lequel il narre l'histoire de Contance, une femme malheureuse. Elle considère son mari comme un homme brutal qui a profité de sa situation d'orpheline pour la courtiser. Mais surtout Constance fait des cauchemars abominables depuis que sa fille de quatre ans, Angelica ne dort plus dans leur chambre sur l'ordre de son mari Joseph : " Etre réveillée par les cris de l'enfant se plaignant d'avoir mal au mains alors qu'elle faisait elle-même un rêve affreux dans lequel ses mains la faisaient souffrir ? Une pensée qui lui fut douce et épouvantable : elles partageaient leurs cauchemars." Mais les angoisses de Constance se transforment en véritable terreur lorsqu'elle s'aperçoit que sa fille est hantée par un démon : " Cela descendait sur la fillette endormie, tel un ange de la mort ou un dieu antique de l'amour, bien décidé à soumettre le corps minuscule à son désir. Mais Constance l'avait interrompu". Un fantôme ! La jeune femme décide donc de faire appel à une exorciste Anne Montague.

Ce roman n'est pas un simple récit de fantôme : il contient mille thèmes qui hantent la société victorienne. Il est aussi question de désir, de refoulement, de solitude, de la condition de la femme, de statut social...  Mais surtout la construction de ce roman force l'admiration du lecteur, exacerbe son imagination et multiplie ses conjectures : quatre récits se succèdent où les mêmes faits sont vus à travers les yeux des différents protagonistes. Ainsi est suscitée une atmosphère oppressante grâce à une narration tortueuse, amenant des éléments de l'intrigue de façon éparse qui vous mènera dans les méandres de l'inconscient de ces quatre personnages. Lecteurs, plus vous avancez dans le récit, plus la vérité semble se dissoudre dans l'apparition de nouveaux secrets, de nouvelles histoires parfois abandonnées... Qui a raison ? Quelle est la clé de l'énigme ? Surnaturel ou réel ? Dans cette intrigue diaboliquement bien conçue, la dernière phrase est comme une apothéose renforçant le mystère et l'étrangeté de roman...

Angelica d'Arthur Phillips, Pocket, 470p.

Vu sur le site de Lou.

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18 mai 2011

Miss Charity, Murail

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 Avec humour, Charity, une petite-fille de l'ère victorienne nous raconte son enfance bercée par les contes cruels de sa nourrice écossaise et par les histoires qu'elle se raconte sur toutes sortes d'animaux. On découvre les préceptes qui régissent la vie de cette petite fille, qui choisit l'imagination comme rempart à toutes les interdictions : "une jeune fille convenables ne devait pas passer dans un musée. c'était un lieu de rencontres douteux", les femmes sont plus vêtues pour aller se baigner que dans un simple bal, les enfants ne doivent pas parler en présence des adultes... Les dialogues alternent avec des récits, dans un style simple mais humoristique, plein de références shakespeariennes et wildiennes. La biographie de Beatrix Potter se fait romance en de nombreux points, l'auteur se laissant influencer par la littérature de l'époque avec une gouvernante séquestrée, sauvée miraculeusement par son prince charmant (en fait, un précepteur allemand !) et une domestique devenant folle, après avoir incendié la maison, dans la plus pure tradition des romans gothiques.

"Nous sommes tous dans la boue mais certains d'entre nous regardent les étoiles".(Wilde)

Cette biographie romancée est accompagnée par des illustrations dont certaines font penser à celle de B. Potter mais elles paraissent bien maladroites et inutiles parfois... Les gens et animaux sont bien mieux croqués dans les incisives remarques de B. Potter : "J'avais peut-être espéré rencontrer Monsieur Barney dans une serre au milieu des bananiers en fleur. Monsieur Barney nous attendait dans son bureau, un bureau assez sombre et humide, propice à la culture de la moisissure. Lui-même long et sec, semblait avoir séché sous presse entre deux buvards" (p. 140). Construit en opposition par rapport à Charity, sa mère et la mère Bertram sont des produits typiquement victoriens, de même que les deux cousines de Charity, qui suivent le destin tout tracé des femmes de cette époque : "Je me doutais bien dès que j'avais le dos tourné, elle faisait rire à mes dépends. mais qu'importe, elle me divertissais toujours un peu et je n'avais pas à prendre la peine de lui répondre. Elle parlait toute seule comme Cook. coin, coin, coin.". Hypocrites et orgueilleuses, elles ont un coffre fort à la place du coeur...

Les malheurs morbido-romanesco-rocambolesques de tous ces animaux prennent une place démesurée et sont parfois répétitifs. De même, on pourra trouver un peu artificiel les dialogues de la fin, qui ressemblent davantage à une compilation forcée des oeuvres de Wilde qu'à une vraie conversation sensée, alors que les vers et pièces shakespeariens sont adroitement mêlés au dialogue. Ce sont les seules ombres de cette peinture amusante, fraiche et enlevée de la société victorienne, qui nous donne envie de découvrir une autre biographie écrite par M-A Murail, celle de Dickens.

Miss charity, illustré par Philippe Dumas, L'école des Loisirs, Marie Aude Murail, 563 p.

Lu aussi par Alice, Ys, allie, George, Theoma, Karine et beaucoup d'autres...

Vous pouvez retrouver d'autres informations sur le site" l'univers de B. Potter". Il existe également le film Beatrix Potter par Noonan

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16 mai 2011

Ni ni ou le danger des castilles, Carmouche, De Courcy et Dupeuty

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" SCENE IV.

PARASOL.

Tiens, tu m'y fais penser... Conte-moi, cher amant,
Qui j'ai celui d'aimer?

N.I. NI, après avoir remonté la scène à grands pas.

Un vagabond... transfuge,

Que réclame , à grands cris, la maison de refuge.

Ecoute-moi, je viens pour partir... Il le faut...

( Fausse sortie. ) Sept fois l'on m'a déjà condamné par défaut.

PARASOL.

Que me fait que de toi le sort se raille et rie,
Mon amour, N.i. Ni, rit de sa raillerie.

 

 

N.I. NI.

Je pars, dussé-je aller jusques au grand Mogol,
Sous les feux du soleil!...  ( Fausse sortie. )


Parasol , le retenant vivement.

Eh quoi! sans Parasol?

Je te suis."

Vous aurez reconnu sous les sobriquets de Parasol et de Ni ni, les deux héros du drame romantique de V. Hugo, même si dans la scène 2, c'est Hernani (et non Dona Sol) qui s'écrie : " qui raille après l'affront s'expose à faire rire" ! Comment ? Vous ne trouvez pas amusant ces calembours ? Il est vrai que les jeux mots sont faciles. D'ailleurs, le registre est bas et les jeux de mots paraissent triviaux. En outre les personnages ne sont plus des fils de rois mais des vitriers, ou des boulangers...

Les trois auteurs s'en donnent à coeur joie pour se moquer de la pièce romantique de V. Hugo* (exposition virtuelle sur le site de la BNF) : ils en soulignent les invraisemblables, ici le fait que la noble Dona Sol tombe amoureuse d'un proscrit, les incohérences parce dans la scène 2 de l'acte I, Hernani dans trois longues tirades se présente à Dona Sol comme si celle-ci l'aimait sans savoir qui il est. Ils se moquent aussi de l'alliance du lyrisme et du grotesque et des nombreux changements de décors. Mais derrière cette parodie se cachent des enjeux plus sérieux : le vieux Don Gomez ne s'appelle pas Dégommé pour rien : représentant des classiques, il est vraiment dégommé, c'est-à-dire obsolète, supplanté ! Sous les répliques se cachent aussi de véritables trouvailles comme l'entrée en scène du peuple dans le genre théâtral ou une réflexion sur le genre lui-même : Ni ni ou le danger des Castilles est aussi une subversion de la tragédie et une référence à l'actualité, à la célèbre "bataille d'Hernani". Une pièce très drôle à savourer où le roi d'Espagne don Carlos s'appelle Don Pathos !!! 

N,i, ni. ou le danger des Castilles, amphouri-romantique en cinq actes et en vers sublimes mêlés de prose ridicule, Carmouche, De Courcy, Dupeuty.

Hernani, Victor Hugo, GF.

 * Il existe aussi 3 autres parodies, dont Harnali ou la contrainte par le cor de Lauzanne, in Spécial Victor Hugo, Paris, L'avant-scène théâtre, 1985, 106 p.

 

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06 mai 2011

Elizabeth, L'âge d'or de Shekhar Kapur

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L'Espagne catholique de Philippe II, en 1585, domine le monde. L'Angleterre est dirigée par une reine protestante. Menacée par les papistes et par Marie Stuart, reine d'Ecosse, Elizabeth I (biographie sur le site Larousse) doit déjouer les complots. Dans ce contexte explosif, arrive un aventurier Raleigh, qui ne laisse pas la reine indifférente, qui a fondé la Virginie dans le Nouveau Monde en hommage à celle qu'on surnomme la reine vierge : celle-ci n'ayant pas d'héritier, elle doit subir un défilé de prétendants... Comment va-t-elle réagir face à tous ces dangers ? 

Intrigue de coeur et intrigue de cour : filmé en plongée, on suit aussi bien la vie intime de la reine que ses interventions publiques. Le réalisateur a saisi les nuances du caratère de la reine, en la montrant aussi bien autoritaire, jalouse et colérique envers ses amants et ses pupilles que tolérante et courageuse. Le ton badin des intrigues amoureuses de la reine, comme le défilé de prétendants avec le  ridicule Eric de Suède, laisse place à une tonalité plus sombre avec des scènes de tortures, la politique et les complots. Et pour montrer le règne d'une des reines les plus marquantes de l'histoire britanique et l'apogée de la création anglaise, le réalisateur a fait des prises de vue spectaculaires grâce à des plans en plongée audacieux. Même si cette biopic souffre de certaines longueurs, l'évocation du règne d'Elizabeth I vue par S. Kapur se fait grandiose et épique.

En + :" Commander aux vents" : Les bonus présentés comme de véritables documentaires, nous instruisent sur les effets spéciaux : à partir d'un seul bateau reconstitué grandeur nature pour l'armada et la flotte anglaise, l'infographiste a réussi à faire des flottes de deux cents navires : une véritable réussite ! L'armada paraît authentique : le résultat est stupéfiant ! "Le royaume d'Elizabeth" : Pour donner cette impression de spiritualité et d'immensité, le réalisateur a tourné dans des lieux éclairés et a choisi les plus beaux monuments gothiques de l'Angleterre : Westminster, Ely, Cambrigde , Wells. La difficulté vient du fait qu'il a fallu travailler entre les offices, celle de 18h30 le soir et celle de 7 h du matin ! Quelle prouesse ! En outre, il a fallu cacher les aérations chauffages victoriens et autres accessoires modernes ! Pour anecdote, on nous raconte aussi que la cathédrale de Westminster -représentant Saint-Paul dans le film- était en reconstruction, ce qui a fait l'affaire de notre réalisateur : les véritables maçons ont servi de figurants !

Elizabeth, L'âge d'or, de Shekhar Kapur, 1h50, avec geoffrey Rush, Cate Blanchett, Clive Owen, 2007.

Challenge back to the past, organisé avec Lou, spécial tea cup.

Elizabeth (1998) Trailer

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04 mai 2011

Impromptu de James Lapine

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 En 1855, Henri Heine écrira un portrait élogieux de Sand (biographie sur le site Larousse) : "George Sand, le plus grand écrivain de France, est en même temps une femme d'une beauté remarquable" (Lutèce, lettres sur la vie politique, artistique et sociale de France). Déjà en 1833, elle a signé un contrat avec Buloz et elle sort d'une relation avec Musset (1834/ Biographie sur le site Larousse), à la fois orageuse et passionnée qui défraie la chronique. Elle travaille beaucoup et a acquis la célébrité en quelques mois. Elle a pour ami Delacroix, et Litz, Sainte-Beuve...et Marie d'Agoult. C'est dans son salon qu'elle entend pour la première fois, la musique de Chopin et en tombe immédiatement amoureuse : la musique est une "langue universelle" qui la "jette dans des extase et des ravissements qui ne sont pas de ce monde". Mais Chopin, fragile et conservateur, est scandalisé par cette femme qu'il fuit. Impromptu développe la rencontre amoureuse entre le célèbre compositeur et la non moins célèbre romancière.

Quant est-il de son travail d'écrivain ? Portrait d'une amoureuse, Impromptu  dresse aussi la peinture d'une romancière en train d'écrire : on nous montre ses rapports avec Buloz, son besoin pressant d'argent pour survenir aux besoins de sa famille, ses habitudes d'écriture, son intérêt pour le théâtre : une représentation improvisée et irrévérencieuse avec Musset n'est pas sans rappeler le théâtre de marionnettes de Nohant. On la voit beaucoup écrire, surtout le soir et avec régularité. D'ailleurs, autant Musset se plaint de la désertion de la muse, autant Sand écrit avec facilité : " J'ai travaillé toute la journée, et le soir j'ai fait dix vers et bu une bouteille d'eau de vie, elle a bu un litre de lait et écrit un volume."1 On la voit entreprendre, anachroniquement, un de ses grands ouvrages, son autobiographie, L'histoire de ma vie, ( commencé en 1848) tout en rédigeant un autre roman.

Ce qui est aussi remarquable dans ce film, c'est le rendu de l'ambiance artistique de l'époque : George s'habille en homme, fume ; par son indépendance affichée et sa vie tapageuse, faites de blagues de potache avec sa joyeuse bande d'artistes* et ses enfants, elle rejette un mode de vie et une morale bourgeoise. Ce rejet s'incarne vivement dans le personnage de la comtesse d'Antan qui admire cette femme mais d'une manière ridicule, sans toutefois arriver à dépasser ses préjugés et ses habitudes. Emma Thompson est d'ailleurs surprenante, dans ce rôle de mécène hystérique et ridicule. La société corsetée est effrayée par cette femme scandaleuse et sulfureuse, qui lance une mode peu conventionnelle : on parle même de "george-sandisme" ! ce contraste s'incarne aussi dans la relation Sand/Chopin, lui étant doux, malade - magnifiquement incarné par Hugh Grant- alors que Sand est fougueuse et audacieuse. "Des gouttes de pluie résonnaient sur les tuiles sonores de la chartreuse, mais elles s'étaient traduites dans son imagination [Chopin] et dans son chant par des larmes tombant du ciel sur mon coeur" écrit George dans histoire de ma vie. Des premières images aux dernières, le film est accompagné de la musique de Chopin, donnant une touche mélancolique à la vivacité de la vie parisienne que mène les artistes de l'époque. Malgré des inexactitudes biographiques, cette biopic nous révèle une fort belle peinture du monde et de l'esprit artistique de la première moitié du XIXeme siècle et un portrait réussi du caractère de George Sand.

1 J'ai trouvé des qualificatif étranges sur Musset dans un synopsis du film : "un goujat arrogant avec qui elle vient d'avoir une liaison ratée" (cinémovies). Ce critique sait-il qui est Musset ? ou alors ça me rappelle Sainte-Beuve et sa critique sur Baudelaire pour le moins ambigu où il parle des fleurs du mal comme d'un "Kamtchatka romantique" et de "folie Baudelaire"....

* p. 38, George Sand, un diable de femme, Anne-Marie Brem.

Impromptu, de James Lapine avec Hugh Grant, Judy Davis, Emma Thompson, 1h43, 1991.

George Sand, Un diable de femme, Anne Marie de Brem, Découverte Gallimard, 111 p.

Challenge back to the past, organisé avec Lou.

Challenge George Sand par George.

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Le chaperon rouge de Catherine Hardwicke

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Le petit chaperon rouge est un conte universellement connu, prenant parfois des formes inattendues. Catherine Harwicke en fait un film fantastique et croise le conte avec le mythe du loup-garou. Dans un village reculé, une jeune fille est amoureuse de Peter un bûcheron mais elle est promise à Henry car il a plus d'argent. Forcément, cela complique l'histoire. Ajoutez à cela une mère adultère et un premier meurtre commis par un loup-garou qui sévit dans la forêt proche. Et voici notre jeune fille prise dans un dilemme et tout le village en émoi part à la chasse du méchant loup-garou.

Ce qui est remarquable dans ce film, c'est l'atmosphère du conte qui est admirablement créée  grâce à la lumière et aux couleurs, la plastique des images - quelques peu carte postale il le faut reconnaître - n'est pas sans rappeler celles des publicités pour haute courture, ayant déjà exploité ce mythe. La féérie est vraiment bien rendue, avec des visions tout à fait réussies de grandes étendues de neiges ou de forêts majestueusement sombres.  En outre, les références à l'histoire du chaperon y sont faites sous forme de clins d'oeil : une grand mère dévorée par un loup, le loup attrapé et jeté au fond de l'eau, la peur de l'étranger etc... bref, un film qui ne se prend pas au sérieux ?

Cependant là où le film pèche, c'est dans la trame très convenue. Il y a des scènes attendues, on cherche bien évidemment à séduire un grand public, avec les scènes d'amour platoniques obligés, et des scènes de combats évidemment spectaculaires. Les explications sont bien données et on insiste vraiment. Pas de mystères laissés au hasard, le cinéma américain aime bien être redondant au cas où on n'aurait pas bien compris ce qui se passe... On regrette aussi que tous les acteurs aient la taille manequin et des vêtements qui ne se tachent jamais ; le sang et la boue très peu pour eux, et qu'ils soient aussi expressifs que leurs chaussures en peaux de bête. Les morts pleuvent ainsi que des bras arrachés mais personne n'a une ride qui bouge (trop de silicone ?) : moment frappant, c'est lorsque le loup garou révèle son identité, il le fait tout aussi naturellement que s'il parlait du mauvais temps ou de manger des galettes chez sa grand-mère. Quant au chaperon rouge, il ne réagit pas à cette découverte, qu'on a attendu pendant tout le film : jouer l'étonnement, la colère ou l'horreur doit être trop difficile. Une grosse production hollywoodienne qui se laissent regarder...

 Séverine en parle aussi ici.

Le chaperon rouge de Catherine Hardwicke, 2011, Luckas Haas, amanda Seyfried, Max Iron, Gary oldman

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02 mai 2011

challenge Shakespeare : le récapitulatif

 

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Wiliam Shakespeare

Voici le bilan du challenge Shakespeare que nous avons ouvert, Claudia et moi, il y a six mois, au mois de Novembre. Nous sommes 24 participants (les inscriptions sont toujours ouvertes) et pour l'instant 14 amoureux de Shakespeare ont participé.  Bien entendu, signalez-nous omissions et erreurs.

La participation s'ouvre sur cinq billets qui présentent des généralités sur Shakespeare :

-Dominique qui n'est pas inscrite au challenge a eu la gentillesse de nous permettre de citer son billet sur une biographie du dramaturge. Elle s'interroge aussi sur la traduction de la poésie dans les sonnets de Shakespeare :Biographie de Wiliam Shakespeare de Bil Bryson,  traduire la poésie, les sonnets

Flora, écossaise, professeur d'université, nous a envoyé un article sur le langage Shakespearien :  spot the quote (or crypto-quote): la richesse de la langue shakespearienne

 Wens laisse la parole à Woody Allen qui traite, à sa manière, pas très sérieuse vous vous en doutez, la question de l'identité du dramaturge : Shakespeare est-il Bacon, Marlowe ou... lui-même ?  Woody Allen : Shakespeare, Dieu et moi :Qui est Shakespeare?

Notre bilan (2) présente les participations de chacun au challenge Shakespeare en les regroupant, après les textes généraux sur le dramaturge, par pièces, adaptations au théâtre ou au cinéma, sonnets. Vous trouverez à l'heure actuelle des billets sur onze pièces différentes et un sonnet. A nous de continuer à enrichir ce bilan !

Maggie : Shakespeare in love.

Claudialucia : Le théâtre du Globe

Quand les écrivains parlent de Shakespeare

Claudialucia : Michel Quint : Les Joyeuses

Claudialucia : Gérard Donovan dans Julius Winsome

Wens : Extrait de Bill James :Skakespeare et le polar 

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Antoine et Cleopâtre

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Irrégulière  : Antoine et Cléopâtre

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Beaucoup de bruit pour rien

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Lewerentz : beaucoup de bruit pour rien (le film de Kenneth Branagh), Titine

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Hamlet

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claudialucia : Rimbaud : Ophélie , Hamlet : en guise d’introduction(1), Ophélie (2), Hamlet aime-t-il Ophélie?(3)

Wens : Hamlet de Zefirelli

Theoma :   Hamlet

Miriam : Hamlet de Laurence Olivier (1948)

Droopyvert : Hamlet

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La Mégère apprivoisée

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 Oh Océane: La mégère apprivoisée

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La Nuit des rois

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Maggie : La nuit des rois

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Le songe d'une nuit d'été

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droopyvert : Le songe d'une nuit d'été.

- Maggie : adaptation d'Hoffman.

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La Tempête

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Miriam : Lire-la-tempête-shakespeare-folio-trad-yves-bonnefoy/, Prélude pour la Tempête de Shakespeare Honnegger, prospero-ill-to-my-book/, Une Tempête de Aimé Césaire, La tempête : prosperos-books-greenaway-les-grimoires-du-magicien, La Tempête : john-gielgud-le-visage-de-prospero/

Claudialucia : La tempête : citations

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Le marchand de Venise

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Miriam  parle de Shylock au cours d'un voyage à Venise, Shakespeare : VO ou VF ? j’ai choisi l’édition Bilingue du Marchand de Venise, Le marchand de Venise est-elle un pièce antisémite?, Une livre de chair, En observant Venise de Mac Carthy, Le marchand-de-venise-film-de-Michael-Radford, Al Pacino : un shylock poignant

Claudialucia : Le marchand de Venise (1), Le marchand de Venise et l'antisémitisme (2), Le marchand de venise : Thèmes et citations (3)

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Macbeth

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Hathaway: Macbeth

Irrégulière : Macbeth 

Céline :Macbeth

Claudialucia  : Mise en scène de Macbeth :  Le film D'Orson Welles /  Mises en scène de Macbeth : Le Centaure/ Macbeth africain

Maggie :Macbeth

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Othello

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 Théoma  présente othello dans son blog Audouchoc :"Loin de moi la prétention de rédiger une analyse mais l'envie de donner envie de lire, de relire Shakespeare".  (lire la suite chez Theoma)

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Richard III

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Célinecommente Richard III.

Miriam : Richard III : une mise en scène contemporaine / Richard III : retour au texte / Richard III : looking-for-Richard Al Pacino

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Roméo et Juliette

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Ellcrys: Roméo et Juliette

L'Irrégulière Roméo et Juliette 

Flora dans Ma Librairie : Jouer Juliet and Romeo à 76 et 66 ans

Miriam : Romeo kiffe Juliette et Juliette kiffe Roméo / Roméo et Juliette au théâtre des Quartiers d’Ivry

Eiluned : Romeo et juliette

Océane : Roméo et Juliette

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Sonnets

Claudialucia : Un sonnet de Shakespeare : L'immortalité littéraire

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