28 février 2011

jeu concours Maigret

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 JEU-CONCOURS MAIGRET

livre_poche_logoEn partenariat avec le livre de poche, je vous propose de gagner 3 livres de Simenon, en répondant aux questions suivantes :

 

1) Où est né Simenon ? Liège

2) Quel est le premier métier de Simenon ? Journaliste

3 ) Dans quel pays, l'auteur passa-t-il dix ans de sa vie de 1945 à 1955 ? Etats-Unis

4) Dans quel roman Maigret apparaît-il pour la première fois ? Train de nuit

Un tirage au sort désignera les 3 gagnants. Vous avez jusqu'au 8 mars pour répondre aux questions.

Laissez vos réponses dans "contact" et bonne chance à tous !

FINALEMENT GRACE A LA GENEROSITE DE LIVRE DE POCHE, 5 LIVRES SONT OFFERTS.
LES GAGNANTES SONT : TITINE, BENEDICTE, LILIBOOK

CALYPSO ET OCEANE.

veuillez m'envoyer vos adresses par le biais de contact.

Merci d'avoir participé à ce jeu. Et merci à livre de poche !

Posté par maggie 76 à 09:19 - - Commentaires [15] - Permalien [#]


Simenon, Premières enquêtes

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Les aventures de Maigret sont nombreuses : dans cette dernière parution du livre de poche, Premières enquêtes, sont rassemblés deux romans particuliers, l'un parce qu'il raconte la première enquête de Maigret alors qu'il n'a que 26 ans (publié en 1949) tandis que l'autre est le premier roman publié sous le nom véritable de Simenon, en 1931 .
Pietr le letton : Un escroc d'envergure internationale, Pietr le Letton, est attendu à Paris. Dans ce train, un homme est tué qui ressemble à s'y méprendre à Pietr le Letton. pourtant Maigret voit ce dernier sortir du train et rejoindre un homme d'affaire américain. Qui est l'homme mort dans le train ? Maigret va suivre Pietr le Letton découvrant des aspects surprenants de sa personnalité, se comportant tantôt comme un dandy, tantôt comme un mendiant... Mais qui est-il réellement ?
La première enquête de Maigret. Secrétaire du commissaire Bret, appartenant au beau monde, Maigret mène sa première enquête aidé par un musicien, témoin d'un meurtre. De quel meurtre d'agit-il ? Le musicien aurait entendu des coups de feu dans un riche hôtel privé parisien. Mais dans le milieu mondain, on n'aime pas les scandales et la condition sociale de Maigret l'empêche d'enquêter ouvertement sur la riche famille Balthazar. Une enquête difficile commence...

Reconnaissable par ses éléments traditionnels, comme l'ambiance pluvieuse, la description de la routine et du quotidien, Simenon se démarque du Whodunit traditionnel en laissant de côté les indices et en étudiant " l'homme souterrain, celui qui se dissimule sous la façade sociale" .* Ces deux romans sont plus surchargés et rocambolesques que les autres enquêtes simenoniennes : surcharge de meurtres, beaucoup de personnages et de lieux. On constate que Simenon va vers une simplification des enquêtes et vers une épuration de son style.

Mais quel est l'intérêt de découvrir ces nouvelles enquêtes de Maigret ? Dans ces deux romans, toute l'originalité du commissaire Maigret apparaît : dès l'enquête sur Pietr Le letton, il ne cherche pas à faire la justice ou à débusquer le mal mais on perçoit ce futur Maigret qui s'interroge sur les hommes : la fin de l'enquête est aussi atypique que dans l'Affaire Saint-Fiacre. Dans La première enquête de Maigret, on découvre ce personnage  faisant ses preuves, dans un cadre où la dimension sociale est très présente. Deux enquêtes pleines de rebondissements permettant de découvrir les débuts du plus célèbre commissaire du Quai des Orfèvres.

livre_poche_logoMerci à Livre de poche pour ce partenariat.

Simenon, Premières enquêtes, Livre de Poche, 381 p.

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* J. dubois, Les romanciers du réel, De Balzac à Simenon, Point essai pp. 314-330.

Challenge Maigret organisé par peuple du soleil

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27 février 2011

La vie immortelle d'Henrietta Laks, Rebecca Skloot

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Des milliers d'heures d'interviews, des proches, de la famille Laks, des recherches d'archives permettent à R. Skloot, journaliste scientifique de retracer le destin extraordinaire de H. Laks. Mais qui est cette femme ? Peut-être la connaissez-vous sous le nom de HeLa, code de cellules qui ont permis une percée très importante dans le domaine médical comme le séquençage génétique, la fécondation in vitro ? Au-delà de l'aspect scientifique, qui se cache derrière ces cellules ? Tout en décrivant son enquête journalistique dans les années 1990, elle reconstitue la vie d'Henrietta Laks, dans les années 50 à Baltimore, en période de ségrégation raciale.

Comment ce projet lui est venu ? " Il y a sur le mur, la photo d'une femme que je n'ai jamais rencontré . Le coin gauche est déchiré et recollé au ruban adhésif. Arborant un tailleurs impeccablement repassé, elle regarde droit dans l'objectif et sourit, les mains sur les hanches, les lèvres peintes en rouge vif. Nous sommes à la fin des années quarante et elle n'a pas encore trente ans. Sa peau brun clair et lisse, ses yeux encore jeunes et espiègles, semblent se rire de la tumeur, qui privera ses cinq enfants de leur mère, et bouleversera à jamais le cour de la médecine. Sous la photo une légende indique Henrietta Laks, Helen Lane, Helen Larson". C'est donc une photo anonyme, vu à 16 ans dans un cours de sciences, qui amène l'auteur à s'interroger sur la famille Laks et à se pencher sur divers problèmes éthiques et sociaux.

Si ces cellules ont permis de grandes découvertes scientifiques, elles sont aussi à la base d'un questionnement moral : pourquoi la famille Laks n'a eu connaissance de la culture cellulaire qu'en 1973 alors qu'elles étaient étudiées depuis 1951 ? Pourquoi cette famille n'a pas les moyens de payer des frais médicaux alors que la commercialisation des Hela est devenue une industrie qui brasse des millions ? Ce récit soulève aussi des questions d'éthique. D'ailleurs l'histoire des sciences est évoquée avec ses tâtonnements, et ses dérives comme les travaux de l'eugéniste Carrel et le procès Nuremberg. Est-ce que les médecins ont enfreint la loi en prélevant des cellules d'Henrietta sans le consentement de sa famille ?

Parallèlement à l'avancée des recherches scientifiques, Rebecca Skloot, en hommage à cette femme inconnue et oubliée qui a contribué au bien-être de l'humanité, nous trace son portrait tout en narrant ses démarches journalistiques et ses difficultés. Il lui aura fallu dix ans pour écrire ce livre ! Cette enquête passionnante et instructive, qui aborde des thèmes aussi variés que la question des lois raciales, de l'éthique, de la science est aussi un bel hommage à Henrietta Laks.

La vie immortelle d'Henrietta Laks, Rebecca Skloot, Calmann-levy, 431p.

Merci à BOB et aux éditions Calmann-levy pour ce partenariat

Posté par maggie 76 à 11:04 - - Commentaires [13] - Permalien [#]

21 février 2011

Le moine de Lewis

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"Il me semble, ô livre vain et sans jugement ! que je te vois lancer un regard de désir là où les réputations s'acquièrent et se perdent dans la fameuse rue appelée Paternoster. furieux que ta précieuse olla-podrida soit ensevelie dans un portefeuille oublié, tu dédaignes la serrure et la clef prudente, et tu aspires à te voir, bien relié et doré, figurer dans les vitrines de Stockdale, de Hookham, ou de Debrett". Par une adresse à son livre humoristique, Lewis nous fait parvenir son livre Le moine, véritable bréviaire de la littérature gothique. Mais qui est ce moine ?

Le moine de Lewis est une oeuvre flamboyante, à tel point, qu'Artaud disait : "Je continuerai à tenir pour une oeuvre essentielle Le moine qui bouscule cette réalité à pleins bras, qui traîne devant moi des sorciers, des apparitions et des larves, avec le naturel le plus parfait, et qui fait enfin du surnaturel une réalité comme les autres". A Madrid, accompagnée de sa laide tante Leonella, Antonia fait la rencontre de Lorenzo qui va vite tomber sous son charme et elle va entendre parler, pour la première fois, d'Ambosio, le moine qui fascine tout le monde par sa vertu. Antonia vient voir son oncle le marquis de Las Cisternas car sans ressource et avec une mère gravement malade, elle cherche la protection de ce parent éloigné .A  partir de cette histoire, une myriade de récits fantastiques pleine d'hallucinations, de fantômes, de revenants, de prédictions. tourbillonnent vertigineusement.. Une deuxième intrigue commence : Agnès, religieuse du couvent et soeur de Lorenzo entretient une relation secrète avec le marquis. Vont-ils pouvoir s'aimer tendrement ? Lorenzo pourra-t-il demander en mariage l'innocente Antonia ? Le moine va-t-il rester vertueux ?

"A ceux qui osent, rien n'est impossible"

Diverses histoires mises en abîme de passions punies donnent vie à des thèmes, repris plus tard dans la littérature fantastique, tels que l'histoire de la nonne sanglante ou celle du juif errant.

" Assis sur un fragment de roche, le calme  de ce spectacle m'inspirait des idées mélancoliques qui ne manquait pas de charme, le château que j'avais en pleine perspective, offrait un aspect imposant et pittoresque.Ses murs épais que la lumière de la lune teignait de la lueur mystérieuse ; ses vieilles tour à demi-ruinées, qui s'élevaient dans les nues et semblaient menacer les plaines d'alentours ; ses créneaux tapissées de lierres, et ses portes ouvertes en l'honneur de l'hôte fantastique, me pénétrait d'une triste et respectueuse horreur". Tous les topos de la littérature gothique, du château hanté, des femmes violentées dans des caves remplies de cadavres, au pacte avec le diable sont présents, formant avec excès une oeuvre gothique au carré. La suite d'exergues de Shakespeare  et la place des rêves, des hallucinations et des prémonitions induisent une vision onirique mais pleine de violence : l'illusion de la vie, sa fragilité révèlent la noirceur de l'âme des hommes et de son iniquité. Tout n'est qu'apparence et vanité : "Depuis qu'il [Ambrosio] avait perdu la réalité de la vertu, l'apparence semblait lui être devenue précieuse".

" De moment en moment, la passion du moine devenait plus ardente, et la terreur d'Antonia plus intense. Elle lutta pour se dégager ; ses efforts furent sans succès et, voyant Ambrosio s'enhardir de plus en plus, elle appela au secours à grands cris. L'aspect du caveau, la pâle lueur de la lune, et les objets funèbres que ses yeux rencontraient de toute part, étaient peu faits pour lui inspirer les sentiments qui agitaient le prieur ; ses caresses même l'éprouvaient par leur fureur : cet effroi, au contraire, cette répugnance manifeste, cette résistance incessante, ne faisaient qu'enflammer les désirs du moine, et prêter de nouvelles forces à sa brutalité". Remarquable par sa littéralité, les références à la littérature, que ce soit la Bible ou des légendes "le roi des eaux" croisent le destin des hommes et côtoient le paroxysme des atrocités, des sentiments, des passions : excessivement onirique, Le moine est un magnifique et frénétique palimpseste de la littérature gothique.

Le moine de Lewis, Babel, 480 p.

Lecture commune avec céline et sabbio

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14 février 2011

To be or not to be, Lubitsch

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Né dans une famille juive, Lubitsch (biographie Larousse) fuit l'Allemagne en 1922 et réalise une oeuvre engagée To be or not be. Hitler dans les rues de Pologne, en 1939, avant même son invasion ? Quel est le secret de sa présence dans ce pays ? Pourquoi est-il seul ? Non, ce n'est pas Hitler mais un acteur. Il fait partie d'une troupe de comédiens, qui se retrouve mêlée à un sombre complot : Joseph Tura et sa femme Maria jouent Hamlet lorsque celle-ci rencontre un jeune aviateur qui démasque un espion à la solde des allemands, le professeur Siletsky. Pour empêcher ce dernier de donner les noms de résistants polonais, la troupe décide de déjouer les plans de Siletsky en singeant la Gestapo. Plusieurs mises en scène leur permettent de duper les nazis et de lutter contre l'invasion allemande.

Caricature d'Hitler, satire du nazisme, Lubitsch en pleine période nazie n'hésite pas à stigmatiser la dictature allemande. Ridiculisant les troupes nazis ainsi que ses représentants, il dénonce avec cette oeuvre engagée la censure et les atrocités de la guerre.
Pourquoi cette référence à Shakespeare ? A côté de la critique politique, se noue un drame amoureux. Joseph Tura joue le rôle d'Hamlet mais à chaque fois qu'il prononce la célèbre réplique "to be or not to be", un homme se lève... Doutant tout d'abord de ses capacités de comédien, il s'aperçoit que ce nom de code cache une intrigue amoureuse dans laquelle sa femme est mêlée.

Quiproquo, caricature, le film enchaîne tous les ingrédients de la comédie mis au service d'une satire du nazisme. Cependant, cette oeuvre comporte ce que la critique a appelé la "Lubitsch touch" : le procédé du théâtre dans le film crée une illusion au service de la réalité. Le comique de farce, de répétition côtoie un scénario original et plein de finesse et Lubitsch manie des dialogues humoristiques comme une arme. Une très grande comédie...

to be or not to be, 1942, Lubitsch,
challenge Shakespeare, organisée par Claudia et maggie

TO BE OR NOT TO BE - Bande-annonce VOST

Posté par maggie 76 à 21:01 - - Commentaires [20] - Permalien [#]

10 février 2011

La jeune fille à la perle de Tracy Chevalier : ISSN 2607-0006

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Laissant errer son imagination, à partir d'un tableau de Vermeer, Tracy Chevalier invente la vie du modèle. Qui est cette jeune fille à la perle, dont le visage illuminé se détache de la sobriété du fond ? Cette  jeune fille Griet issue d'un milieu humble entre au service de la famille Vermeer pendant trois ans, de 1664 à 1667. Cette tranche de vie imaginaire s'inscrit dans un quotidien et une peinture de Delft reflétant la vie du siècle d'or hollandais. Si ses gestes et récits sont répétitifs, peu à peu, le lecteur perçoit son éveil à une sensibilité artistique. A travers son regard, Delft apparaît comme un tableau : "La matinée était encore fraîche, le ciel d'un gris pâle et mat recouvrait Delft tel un drap que le soleil d'été n'était pas encore assez haut pour dissiper. Le canal que je longeai était un miroir de lumière blanche moirée de vert. Plus le soleil deviendrait intense, plus le canal s'assombrirait, jusqu'à prendre la couleur de la mousse".

Celle qui est maltraitée par toute la famille, excepté par le peintre pour des raisons artistiques, devient son assistante et finira par poser pour lui. Discrètement, le roman lève le voile sur le travail du peintre dont les éléments biographiques sont rares. Quelles couleurs employait-il ? Comment travaillait-il ? Quel était son caractère ? La vie du peintre, bien documentée, est évoquée par petites touches, nous permettant d'appréhender son regard d'artiste et son travail, du broyage des couleurs à ses relations avec son mécène Van Ruijen.

Surtout ce livre nous fait entrer dès les premières pages, au moment où Griet ouvre la porte de la maison Vermeer, dans l'atmosphère des tableaux : de nombreuses descriptions dépeignent des peintures de cette époque comme Les entremetteurs ou d'autres plus anciens comme La servante à la robe écarlate ou La laitière : ce sont des tableaux accrochant la lumière, reflétant des scènes souvent intimistes ou du moins quotidiennes de l'époque. Roman sur une jeune fille infortunée du XVIIeme siècle hollandais, La jeune fille à la perle laisse entrevoir tout l'imaginaire des tableaux de Vermeer.

"Une femme se tenait devant une table, elle était tournée ver un miroir accroché au mur de sorte qu'on la voyait de profil. Elle portait une veste de somptueux satin jaune, bordée d'hermine et, selon le goût du jour, un noeud rouge s'épanouissait en cinq boucles sur ses cheveux. Sur la gauche, une fenêtre l'éclairait, la lumière jouait sur son visage, soulignant la courbe délicate de son front et de son nez. Elle passait son collier de perles autour de son cou. Elle le nouait les mains à hauteur de visage. En extase devant l'image que lui renvoyait le miroir, elle ne semblait pas avoir conscience d'être observée. A l'arrière plan, sur un mur d'une étincelante blancheur, on apercevait une vieille carte et, dans la pénombre du premier plan, on reconnaissait la table sur laquelle étaient posés la lettre, la houppette et les autres objets que j'avais époussetés" ( tableau : La femme au collier).

Tracy Chevalier, La jeune fille à la perle, Quai voltaire, 256 p.

Autres romans : Prodigieuses créatures

Billet de Ys, Mango...

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05 février 2011

Le tour d'écrou, Henry James

 

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Le tour d'écrou est certainement le chef d'oeuvre de la littérature fantastique. Commençant comme un récit traditionnel, une histoire racontée autour d'un feu, le thème de la nouvelle l'est beaucoup moins. Annoncé comme un récit "épouvantablement épouvantable", l'histoire de la gouvernante commence pourtant comme un conte de fée. Par amour pour son employeur, une jeune fille accepte de travailler dans d'étranges conditions : elle doit élever deux enfants mais sans jamais faire part de ses problèmes à l'oncle des deux enfants.  Le lecteur ne sait que par bribes les histoires antérieures de ces deux enfants que la gouvernante accepte de prendre en charge : morts des parents, le départ de plusieurs gouvernantes... Assez vite la jeune gouvernante, sensible et impressionnable, va avoir des hallucinations.

Les deux enfants, Flora et Miles sont-ils mauvais ? Hallucinations ou réalité ?  Et tout au long du récit, irréel et réel, beauté et épouvante se côtoient jusqu'à l'acmé finale. Jamais l'art de l'implicite et de la litote de James (biographie Larousse) n'ont été aussi présents que dans cette nouvelle de James envahi par "l'inquiétante étrangeté".

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Si le téléfilm de Fywell  est impeccable au niveau de la réalisation et de l'atmosphère, l'écriture fantastique est occultée par un parti pris du réalisateur : la narratrice, la jeune gouvernante est dans un asile. Il semblerait d'emblée qu'elle soit folle. Son éducation, sa jeunesse expliquent ses hallucinations : une tendance nettement psychanalytique a été faite de l'oeuvre jamesienne. Le réalisateur joue nettement aussi sur l'opposition entre le bien et le mal. L'innocence et la beauté incarnée par les enfants contrastent avec la noirceur des adultes et des scènes d'orage et d'apparitions... faisant apparaître un thème fantastique absent de l'oeuvre de James : "j'ai vu le diable", dira la narratrice. Un beau film d'époque mais très éloigné de l'univers de James.

Henry James, Le tour d'écrou, Livre de poche, 159 p.

Autre oeuvre : Daisy Miller

Adaptation en téléfilm de Tom Fywell, 2009, 90 min.

Challenge Henry James de Cléanthe.

Posté par maggie 76 à 18:02 - - Commentaires [34] - Permalien [#]