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Ma chère Océane,
Tu nous demandais, pour ton challenge Daphné du Maurier, de te raconter nos impressions sur les romans de cette romancière britannique : voici celles que j'ai ressenties à la lecture de Rebecca. Je ne gardais qu'un vague souvenir du film de Hitchcock que j'ai vu, il y a une éternité, et qui a immortalisé l'oeuvre la plus célèbre de Daphné du Maurier. Ai-je aimé ce film ? Ai-je frissonné  ? Je n'en sais rien car mon souvenir est très vague bien que je sois certaine de l'avoir vu. J'ai d'ailleurs bien envie de le revoir, maintenant, une fois le livre refermé.
Lorsque j'ai commencé ma lecture j'ai tout de suite été séduite par l'atmosphère de ce roman : les premières pages m'ont évoqué un château de conte de fée, celui de la belle au bois dormant mais en plus inquiétant. J'ai beaucoup apprécié cette narration à la première personne qui nous permet d'être plus proche du personnage principal, cette jeune fille pauvre qui est obligée de se plier aux caprices d'une vieille dame vaniteuse : elle est bien moins oie blanche qu'on ne le croit... J'ai aimé tout de suite cette héroïne réservée, à la limite de la naïveté, due à son jeune âge et à son humble condition. Mais lorsqu'elle analyse le comportement de Mrs Van Hopper, on perçoit bien le fait qu'elle n'est pas dupe de la comédie sociale de cette dernière : "J'aurai voulu avoir le courage de redescendre par l'escalier de service et gagnant de là le restaurant, le [Mr de Winter] prévenir du piège. Mais le souci des convenances me paralysait et puis je ne savais pas comment formuler mon avertissement. Il n'y avait rien d'autre à faire que de m'asseoir à côté de Mrs Van Hopper, tandis que, semblable à une grosse araignée satisfaite, elle tisserait son filet d'ennui autour de l'étranger". J'ai beaucoup aimé aussi la manière dont elle aborde la question du souvenir, la conscience du temps qui passe, sa sensibilité et son imagination très romanesque lors de sa rencontre avec Mr de Winter, le propriétaire de Manderley...

" J'ai rêvé l'autre nuit que je retournais à Manderley" : dès les premières lignes, mon esprit était tout occupé par Manderley tout en me demandant quel pouvait bien être son secret... Et quel secret ! Au fur et à mesure de ma lecture, j'étais suspendue aux paroles de cette jeune fille et j'ai découvert en même temps qu'elle, à travers son regard craintif et admiratif, le manoir de Manderley... Quel suspense ! A partir de son arrivée dans ledit manoir, j'ai senti une tension, une angoisse, qui ne s'est achevée qu'à l'avant dernier chapitre. "Inquiétant, "troublant", "angoissant", "envoûtant", les adjectifs me manquent pour qualifier ce roman et parler des divers sentiments qui m'ont traversée, au fur et à mesure que je découvrais les multiples rebondissements, et que le voile se levait sur le personnage de Rebecca. 

Merci pour ton challenge qui m'a permis de me plonger dans le monde ténébreux de Daphné du Maurier. Je t'écrirai bientôt pour te raconter mes impressions au sujet de L'auberge de Jamaïque... et peut-être d'autres romans si j'arrive à leur mettre la main dessus !

Maggie

REBECCA

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Daphné du Maurier, Rebecca, Livre de Poche,, 378 p.

Challenge d'Océane