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Chris MCandless a renoncé à tout, une fois son diplôme en poche, à un avenir tout tracé à Havard, à une tranquillité bourgeoise, à une vie de confort. Il arpente la terre en fuyant cette société "empoisonnée". "Voyageur esthète", après deux ans sur les routes et de multiples rencontres, il arrive dans l'immensité de l'Alaska, en 1992, il découvre une nature hostile mais sublime. C'est un retour à la nature dans ce qu'elle a de plus beau, de plus sauvage, le grand nord comme dans les roman de Jack London.

Le film oppose, par des retours en arrière, son ancienne vie conventionnelle, avec la remise de diplôme notamment, à sa vie solitaire dans l'immensité de la nature, sans loi. Symboliquement, c'est la société consumériste américaine qu'il fustige, en refusant une voiture neuve alors qu'il en possède déjà une en bon état, puis en l'abandonnant sans regret et en brûlant ses derniers dollars. Il note d'ailleurs que "l'argent et le pouvoir sont une illusion". Dans cette quête idéale de liberté absolue, c'est le matérialiste  de toute une société qui est condamné. S'appuyant sur des extraits du journal intime de Chris et  des citations de ses auteurs préférés, Sean Penn retrace un émouvant portrait et un magnifique road movie, en filmant une nature époustouflante de beauté. Sean Penn a magistralement adapté le roman de Krakauer, retraçant la vie réelle et tragique de Chris MacCandless... Cependant, la fin du film semble bien lisse par rapport aux questions posées par le roman de Krakauer qui est beaucoup plus polémique : quel lien entretiennent les américains avec la nature ? Quels sont les réelles motivations de Chris ? A-t-il été négligent ? ... Un film à voir pour sa beauté tragique...

L'avis de Titine qui m'a donné envie de voir ce film...

Challenge lunettes noires sur plage blanche de Happy Few.