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Deuxième opus d'une trilogie composée du Barbier de Séville, de La mère coupable, Le mariage de Figaro marque un tournant dans l'écriture théâtrale de Beaumarchais ( présentation de l'auteur sur le site de la BNF ; les essentiels littérature) : Figaro doit épouser Suzanne mais celle-ci est courtisée par le comte d'Almaviva, marié à Rosine. Mais le mariage ne peut pas être célébré, empêché par le comte mais aussi par Marceline : Figaro est lui-même convoité par Marceline, la vieille femme de charge, qui cherche à faire valoir ses droits à l'aide d'une lettre de dette, où Figaro s'engage à se marier avec elle s'il ne la rembourse pas d'un emprunt. Elle s'allie avec le docteur Bartholo, ancien tuteur et prétendant de Rosine, qui se réjouit de se venger de Figaro. Ajoutons à tous ces personnages, Chérubin, le jeune page du comte, intéressé par toutes les femmes, un jardinier ivre...
Cette pièce n'est pas sous-titrée inutilement "une folle journée" : les intrigues amoureuses se multiplient ainsi que des ruses pour se jouer soit du comte, soit de Figaro. Les actions s'imbriquent à un rythme très dynamique avec de nombreux déguisements, témoins cachés, non pas pour donner une dimension comique mais romanesque à cette pièce. En effet, une scène de reconnaissance, un jugement et les sujet du mariage et de la justice donnent une dimension sérieuse à l'intrigue. Beaumarchais traite de la question du mariage avec originalité puisque le mariage ne marque pas le dénouement de la pièce mais devient une des actions principales de cette folle journée, en outre, il  dépeint aussi l'après-mariage à travers le couple que forme le comte et Rosine, Le mariage de Figaro se situant trois ans après Le Barber de Séville, où ils étaient les progragonistes principaux.
Après Molière, les comédies se rapprochent du drame et les dénonciations de la justice, des abus de la noblesse font de cette pièce une véritable satire très enlevée.
Le mariage de Figaro, Beaumarchais, GF, 222 p.

 Lu dans le cadre du challenge j'aime les classiques ! de Marie L .