28 octobre 2009

Vipère au poing adapté par de Broca : ISSN 2607-0006

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C'est avec un petit de retard, que je mets un petit billet sur Vipère au poing, adaptation du livre d'Hervé Bazin par P. de Broca, avec dans les rôles principaux C. Frot, J. Villeret et Jules Sitruck.

L'auteur, H. Bazin, raconte son enfance, entourée de ses frères, de ses parents et des domestiques. Enfant turbulent, il voue une haine farouche à sa mère, qu'il a surnommée Folcoche...

Voici un film qui a eu le mérite de me donner envie de relire le roman autobiographique de Bazin, qui est d'ailleurs d'une grande qualité d'écriture, mais dont je n'avais pas gardé un bon souvenir, lors de ma première lecture.
Si P. Murat, dans sa critique de Télérama, qualifie cette adaptation "d'édulcorée" - ce qui n'est pas faux - cela ne m'a pas empêchée de l'apprécier, notamment pour le jeu des acteurs : C. Frot joue à merveille cette femme aigrie, comme fuyant le bonheur et J. Villeret incarne parfaitement cet homme effacé et écrasé par sa femme. La métaphore du serpent, qui parcourt tout le film et le livre, est très bien rendue... Même si le scénario et la manière de filmer est très classique, on passe un bon moment...

 Sur le web : article Télérama

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Le manoir des immortelles, de Thierry Jonquet

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Salarnier découvre un cadavre dont la tête aurait été tranchée par une faux. Deux autres cadavres auraient, les mois précédents, subi le même sort. Pour quelles raisons ? Qui, en plein Paris, pourrait agir ainsi comme un dément ? Un homme, en guet, devant un immeuble, appelle les habitants dudit immeuble par des numéros, pourquoi ?

Le suspense dans ce roman policier est quasi insoutenable car le lecteur en sait autant, voire moins que les personnages. Jonquet reprend le même procédé que dans la Bête et la Belle et suit successivement les pas des personnages, ceux du meurtrier et ceux du commissaire.  Plongé "in medias res", l'action a déjà commencé lorsque le lecteur s'empare du roman. On ne sait presque rien d'ailleurs des personnages et seul le personnage du commissaire Salernier, homme souffrant mais pudique, est plus développé et attire notre sympathie.

Roman extrêmement noir, le récit se tisse autour du thème de la mort : un meurtrier qui prend le nom d'Hadès, une femme mourante d'un cancer, un homme obsédé par l'immortalité, des allusions aux allégories de la mort de Durer à Holbein... Elle est omniprésente. Surtout la  fin est terriblement inattendue, comme si dans ce roman, la logique de la noirceur voudrait qu'il n'existât pas d'issue... Ce roman policier est habilement construit et vraiment palpitant.

Posté par maggie 76 à 09:47 - - Commentaires [1] - Permalien [#]