42887551

S'inscrivant dans la tradition du roman-feuilleton du XIXeme, Les désastreuses aventures des enfants Baudelaire est paru en 13 tomes.

Tome 1 : "Tout commence mal..." L'histoire est celle de trois enfants confrontés à de multiples mésaventures. Nos trois héros surdoués sont Violette, l'aînée de quatorze ans, qui aime inventer des machines farfelues, Klaus qui adore lire et la petite dernière Prunille qui aime mordre les gens. Tout débute avec la mort de leurs parents, qui ont péris dans un incendie. Mr Poe, ami de la famille, décide de les placer chez un parent éloigné, le Comte Olaf. Ce dernier, mi-comte, mi-acteur, n'a qu'une idée en tête voler : l'immense fortune de la famille Baudelaire. Toute son ingéniosité est mise au service de ce projet qui vaudra bien des malheurs aux orphelins Baudelaire...

Ce roman tient à la fois du conte et du roman mélodramatique du XIXeme siècle. Ce qui relève du conte, ce sont  les lieux et les temps indéterminés, la figure d'opposant, le comte Olaf, l'adjuvant, la juge Abott, et les héros malheureux qui doivent surmonter des épreuves. Mais il s'agit aussi d'une histoire mélodramatique qui mêle sentiment, humour, suspense et un narrateur omniprésent. Celui-ci intervient directement, avec beaucoup de désinvolture, dans le récit, pour commenter les aventures des orphelins. On est charmé de retrouver le style désuet des romans-feuilleton et de la place qu'occupe les livres dans l'intrigue. Après la lecture de ce premier opus, on a hâte de suivre les aventures de nos trois malheureux héros...

"Klaus regarda la porte se refermer sur sa soeur et un accès de découragement le prit. Trois jours, il ne restait que trois jours pour découvrir ce que tramait le comte, sans parler, bien sûr, de trouver le moyen de déjouer ses plans. Pauvre Klaus ! Il avait grandi dans la certitude que les livres contenait la solution à tous les problèmes. Il avait toujours cru, dur comme fer, qu'il suffisait d'avoir beaucoup lu pour venir à bout de tout. Il n'en était plus si sûr. Un coassement le fit sursauter : - Dis donc, toi ! Qu'est-ce que tu fais là ?

Il se retourna. Un compère du comte s'encadrait dans la porte, le grand diable aux crochets à la place des mains."